21 - Au revoir à la tempête

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23e jour de la saison du soleil 2448

Argent ne put que regarder lorsque les soldats de Daigorn serrèrent les menottes installèrent des manilles aux pieds et aux mains des prisonniers. Elle se sentait carrément impuissante. Son statut de future reine forçait sa main à punir les rebelles, mais son cœur était attaché à la plupart de ces hommes et femmes. Elle les connaissait tous pour diverses raisons, mais ils faisaient parties de sa vie, certains d'eux même au quotidien. Elle ne comprenait pas pourquoi ils avaient commis une telle atrocité. Son père les traitait du mieux qu'il le pouvait; souvent, c'était difficile de plaire à tous. Elle avait pris la plus sage décision possible.

Kiojar dut se rendre compte qu'elle était attristée car il lui accorda un sourire en coin, espérant lui offrir un peu de support. La jeune femme l'apprécia, mais son cœur demeura serré. Elle ne pouvait pas se convaincre de garder la tête haute quand elle savait que Demien lui faisait des yeux de chien battu. Toute cette situation l'exaspérait. Elle voulait s'écrouler dans son lit et se retirer de la société.

« Reste forte, s'encouragea-t-elle. La défaillance n'est pas une option. »

Elle se redressa le dos bien droit et fier. Elle n'allait pas se laisser abattre. Les changements imprévus de la vie était une chose à laquelle il fallait s'habituer.

- Argent, appela Demien alors qu'un garde le forçait a se lever.

La future reine l'ignora, mais cela ne changeait pas qu'elle pouvait l'entendre. Elle serra les dents.

- Argent, supplia-t-il. Où la neige tombe.

Il continua de répéter cette phrase alors qu'on l'emportait en direction de la porte principale de Nothar en compagnie des autres rebelles.

- Qu'est-ce qu'il veut dire? demanda Kiojar à sa future épouse.

- Je n'en suis pas certaine, mentit Argent. C'est probablement un message codé.

En réalité, elle savait parfaitement ce que l'ex-soldat essayait de lui dire. La pair se rencontraient souvent à la lisière des sous-bois pour profiter de leur intimité pour agir comme deux égaux et tout simplement profiter de leur temps ensemble en tant qu'amis, sans préjugé ni d'attente sociale. Elle se rappela du chemin qu'elle empruntait pour s'y rendre, soit du total opposé au sien afin d'assurer qu'on ne les voit pas ensemble. Cela prenait énormément de temps, mais c'était plus sécuritaire. Finalement, elle n'était pas mieux qu'Azéna qui prenait des risques pour Fayne.

C'était finit tout ça, finit le bon temps de son enfance et de son adolescence. Il était temps d'être une adulte.

✦×✦

29e jour de la saison du soleil 2448

Quelques jours passèrent et Argent n'avait pas revu Demien ; il était officiellement disparu d'après les éclaireurs qui avaient été mis en charge de traquer les rebelles afin de s'assurer qu'ils ne revenaient pas dans le royaume. On avait reporté que Demien s'était argumenté avec ses compagnons pour revenir en arrière pour un instant, mais qu'il refusait de révéler de quoi il parlait. Finalement, il avait cédé et était partit. Lorsque Argent entendit le rapport, elle avait été forcée de retenir ses larmes. Elle savait que son ami s'était encore mit a risque pour elle; il voulait probablement tout simplement lui dire au revoir. Elle espérait qu'il refasse sa vie ailleurs, peut-être sur les landes de ces fameux elfes sylvains dont Azéna parlait.

Les troupes de Lôre étaient restés à Nothar pour aider leurs sujets a réparer la cité.

- Vos cultures sont trop merveilleuses, ricanait-il en se flattant le bedon. On ne peut pas se permettre que vous soyez en rogne contre nous!

D'ailleurs, parlant de cultures, plusieurs soldats ainsi que Kiojar et Argent aidaient les fermiers aujourd'hui. Le roi Brun supervisait leur groupe en sirotant un jus de pamplemousse qu'il décrivait comme divinement rafraîchissant. Cela fâchait un peu Argent de le voir agir en paresseux. Son comportement ainsi que son allure lui rappelaient un lion en charge de sa troupe.

- Il est bien ton père, glissa Argent au prince.

- C'est comme ça qu'il est, répliqua le prince nonchalamment.

Le front en sueur, Kiojar venait de déposer un dixième sac de terre fertile dans le tas. Il fallait beaucoup replanter si Nothar espérait nourrir ses citoyens cet hiver.

- Hé Kiojar! hurla Lôre. Attrape! On n'a reçu un nouveau lot.

Prit par surprise, le prince reçut un sac de terre en pleine figure et s'écroula sous le choc.

- Oh, pauvre petit, dit son père sur un ton sincèrement désolé. Tu veux bien l'aider, Argent ma chère?

La jeune femme fixa Kiojar et lui tendit la main. Celui-ci avait la figure couverte de poussière et de terre. Le sac avait fendu en s'écorchant sur son unique épaulière de plaque qu'il aimait bien porter quand il travaillait. Le reste de sa tenue se composait de simple culotte large et de sandales. D'ailleurs, Argent devait avouer qu'il avait un beau torse juste légèrement musclé comme elle aimait bien. Il devait tenir de sa mère, car son père avait le physique d'une brute de guerre.

- Merci, dit-il en acceptant l'aide d'Argent.

- Je vais t'aider, taquina-t-elle.

Elle balança le sac par-dessus son épaule en faisant attention à l'angle de la rupture et l'emporta avec les autres. Bientôt, il y en aurait assez pour remplir la brouette.

- Tu ne devrais pas trop t'épuiser, conseilla Kiojar.

- Pas besoin de te préoccuper pour moi, répliqua la jeune guerrière.

Un sourire coquin aux lèvres, elle zieuta ses biceps, puis vira le regard sur ceux du prince qui étaient plus petits. Il se rendit compte de ce qu'elle essayait de lui dire et soupira.

- Toi et père, vous ne rendez pas ma vie facile.

- Arrête de te plaindre et charge la brouette, ordonna Argent.

- Ça s'est bien dit, rugit Lôre. Donne-lui une leçon à ce petit!

Le roi s'éclata de rire de bon cœur. Il donna une tape amicale sur le dos de sa future héritière. Décidément, il l'aimait de plus en plus.

- Vous deux ensembles, ce n'est pas une bonne affaire, décida Kiojar.

✦×✦

32e jour de la saison du soleil 2448

Enfin vint le moment pour Argent de partir à sa nouvelle demeure : les vastes dunes d'Elthen, le royaume vertu de la coupe dorée. Sa petite sœur et sa mère pleurèrent un peu malgré leur devoir de paraître respectables. Lôre était clément; il comprenait la situation difficile de la famille Kindirah. Voir son enfant aîné partir était ardu. Cependant, il laissait donc tout le temps nécessaire pour les au revoir.

Argent avait été offert en cadeau de noces un étalon aussi intelligent que Jre'gan, entraîné personnellement par le meilleur dresseur de chevaux de Nëowalds.

Je voulais te procurer un griffon, mais père ne voulait pas t'accorder trop de pouvoir, blaguait Kiojar. Alors, je t'ai trouvé le meilleur des chevaux qui était disponible.

Cela prit un moment avant qu'elle se décide sur un nom pour l'animal à la robe crème aux reflets dorés. Kiojar expliqua que pour les Eltheriens, il n'y avait aucun cadeau de noces supérieur à une monture exceptionnelle et qu'elle n'en aurait de besoin dans les conditions rudes du désert. En effet, l'étalon avait un physique très inhabituel, très élancé et athlétique.

Finalement, Argent décida de suivre la tradition et de donner à son nouveau compagnon un nom elfique: Tyohjen ce qui se traduisait vaguement à fier premier soleil. Sans le vouloir, elle se transformait déjà à l'image de son nouveau royaume. D'ailleurs, elle devait apprendre comment Elthen fonctionnait si elle voulait bien régner: son système, sa culture, ses gens, ses lois ect... Elle n'y connaissait que la surface. C'est tout ce que ses instructeurs lui avaient appris.

Une fois en chemin, pour détendre l'atmosphère, Lôre présenta sa massue géante à Argent.

- Voici Keuhal, dit-il tout fier. Il a plus de cinq-cents ans derrière lui, passé de génération en génération. Un jour, il sera dans les mains de Kiojar. Enfin... s'il trouve la force pour le manier.

Il attendit pour une réaction de la part de son fils. Lassé rapidement, il leva Keuhal à deux mains. L'arme brilla sous les deux soleils. Un seul coup avec Keuhal serait suffisant pour pulvériser un homme massif. Argent remarqua que sur sa poignée en or était gravé une coupe, le symbole de la maison royale d'Elthen.

- Tu es un sale frimeur, dit Kiojar. Arrête d'ennuyer Argent.

- Hé, petit garçon ingrat, rétorqua Lôre avec un sourire. Viens ici que je te cogne!

Kiojar pouffa. Son père était très mauvais quand venait le temps de passer pour un roi strict. Ce n'était pas du tout dans sa nature.

- Chéri, supplia la reine.

- D'accord, d'accord, dit le roi. Allez-vous amuser, les tourtereaux.

Argent n'était pas certaine de ce que le roi voulait dire, mais Kiojar semblait comprendre. Le prince talonna Jre'gan et fit signe à sa promise de l'accompagner, ce qu'elle fit. Il suivit le chemin de terre jusqu'à ce qu'il perdre les chevaliers du front de vue et vira dans les bois.

- Qu'est-ce que tu fais? demanda Argent sur un ton joueur.

- Il nous as dit de nous amuser, pas vrai? expliqua Kiojar. Viens, je veux te montrer quelque chose que j'ai découvert lorsque j'étais en route pour Nothar.

- Tu es tout à fait l'explorateur.

Tyohjen et Jre'gan se déplacèrent au travers des obstacles de la forêt avec aise. Ils sautèrent par-dessus des arbres tombés et éventuellement, ils traversèrent une rivière débordante de saumons en trouvant les endroits peu profonds avec prouesse. Leurs cavaliers n'eurent même pas besoin de les guider.

- Impressionnant, dit Argent.

Kiojar poussa un petit rire.

- Tu as déjà pêcher?

Argent cligna des yeux.

- Avec quoi? Nous ne sommes nullement équipés pour cela. En plus, devrions-nous retourner bientôt?

À ce moment, un saumon vint s'écraser dans l'épaule de la jeune femme. Par réflexe, elle empoigna son épée. Sa monture ne broncha pas; sa concentration inébranlable.

- Relaxe, conseilla Kiojar. Si c'est la rivière qui te donne le trac, ne t'en fais pas. Tyohjen et Jre'gan savent ce qu'ils font.

Argent devait avouer qu'elle n'était pas amatrice de l'eau. Sa nature indomptable la rendait mal à l'aise. Tyohjen poussa un petit hennissement et ralentit son allure comme s'il essayait de rendre sa cavalière plus confortable avec la situation. Argent le remercia silencieusement, encore une fois étonnée par sa clairvoyance.

L'étalon doré prit si longtemps à traverser que Kiojar et Jre'gan eurent le temps de relaxer de l'autre côté de la rivière. Le jeune prince avait même réussi à attraper un saumon qu'avec ses mains. Il le présenta à Argent qui l'examina avec curiosité.

- Tu as des réflexes vraiment développés, complimenta-t-elle.

- Il faut bien que quelque chose compense pour mon manque de force physique, ricana-t-il.

Finalement, il déposa délicatement le poisson qui gigotait dans tous les sens dans l'eau.

Les deux compagnons continuèrent leur chemin jusqu'à ce qu'ils atteignent un arbre qui se distinguaient par sa taille gigantesque et par les vignes qui pendaient des branches. Son tronc faisait trois à quatre fois la largeur des autres. Il dominait ses frères et sœurs et ne semblait pas à sa place.

- C'est magnifique, n'est-ce pas? Dit Kiojar en fixant l'arbre avec un regard presque amoureux. Je suis déjà impressionné de voir tant d'arbres, mais n'ai jamais vu une telle chose de ma vie.

- Il est superbe, répliqua Argent. Mais.... D'où vient-il? Je n'ai jamais vu un tel arbre dans nos forêts.

Kiojar s'efforça pour paraître heureux, mais il était évidemment désappointé qu'Argent n'avait pas de réponses pour lui.

- Vraiment? questionna-t-il. Mmm.. Dommage. De toute façon, je pensais t'introduire au chevalier qui t'entraînerait dès que nous arriverons à la capitale.

Les oreilles des deux étalons se redressèrent. Ceux-ci tressautèrent légèrement. Quelque chose clochait. Argent et Kiojar échangèrent un regard et dégainèrent leur épée. Ils tendirent l'oreille et scrutèrent chacun une direction, assurant qu'ils n'allaient pas être attaqués par derrière.

Quelques instants passèrent et finalement, les deux montures tressaillirent encore. Argent flatta la nuque de Tyohjen afin de le calmer.

Des bruits de branches cassées brisa le silence. Puis, des pas et des cliquetis de métal.

Un grand homme aux épaules larges et aux torses couverts de poils se fraya un chemin au travers des buissons à l'aide de sa hache de guerre. Il coupait tout ce qui bloquait son passage, grognant sa frustration. Lorsqu'il leva le regard, il aperçut enfin les deux cavaliers et balança sa hache sur son épaule fièrement.

- Je suis gentils, assura-t-il en souriant. Je sais, j'ai l'air d'une crapule. J'essaie tout simplement de trouver un chemin pour mes compagnons.

En effet, il avait l'allure sale et sauvage d'un barbare. Il était très exposé avec sa légère armure en métal renforcée de piques. Celle-ci se composait uniquement d'une épaulette, de bracelets d'une grosse ceinture et de protège genoux. Pour se cacher son instrument de reproduction, il n'y avait qu'un simple pagne de fourrure. Finalement, il portait une paire de botte en cuir et sa hache de guerre. Sa chevelure brun foncé était attachée en queue-de-cheval. Il peigna sa longue barbe de ses doigts, pas que ça avait fait une différence; elle paraissait toujours aussi désastreuse. Puis, il procéda à se secouer légèrement comme le ferait un animal comme s'il se dégourdissait le corps.

Il s'approcha et Kiojar leva son épée en avertissement. De plus près, le nouveau venu avait une odeur de merde de cheval et de viande mal cuite. Les deux chevaux renâclèrent.

- Oh l'ami, dit-il. Je suis gentil.

Il leva les deux mains et s'arrêta.

- Que désirez-vous? questionna Kiojar sur un ton sévère.

Les petits yeux de l'homme répondirent pour lui ; ils zieutèrent Argent avec appétit comme s'il n'essayait même pas de le cacher.

- Elle est forte, semble-t-il.

- Oui, répliqua Kiojar. Maintenant, retournez voir vos compagnons. Je ne voua avertirez pas une seconde fois.

- D'accord le grand. Elle te fera des enfants forts. C'est important tu sais, avoir un héritier né pour survivre et conquérir...

Il se tourna et sur son dos reposait un immense crâne de dragon sanglant comme tatouage. Il agrippa une corne de guerre qui pendait de sa ceinture et souffla dedans.

- Ne vous en faites pas, j'appelle juste mon cheval.

Il leur offrit un sourire malicieux. Argent réalisa que l'homme devait être un éclaireur et qu'il venait de sonner l'alarme pour que son groupe le rejoigne. Il n'appelait pas seulement sa monture. Elle talonna Tyohjen et hurla:

- C'est un éclaireur! Viens, partons.

Kiojar lui fit confiance et l'imita. Leurs deux étalons elfiques s'élancèrent vers la rivière. Quelques mètres plus loin, quelque chose passa près de la tête d'Argent. Trop près. Une hache de guerre vint se ficher dans l'arbre à proximité de la jeune femme. Sur le coup, Tyohjen paniqua et faillit renverser sa cavalière. Kiojar fit signe à Jre'gan de faire demi-tour. Celui-ci fit face au barbare afin de le distraire. L'homme poilu ne voulait pas récupérer son arme avec le prince dans son chemin et préféra attendre.

Kiojar n'eut pas le loisir d'aider Argent à calmer sa monture; la terre s'était mise a trembler légèrement. Même Jre'gan compris ce que cela voulait dire: les autres compagnons du barbare étaient arrivés et ils étaient presque tous sur des chevaux.

- Nous allons devoir nous battre, annonça Argent.

Comme de fait, une horde de barbares fit son entrée. Ils grognaient, hurlaient et cognaient leurs armes contre des arbres en signe d'agressivité. Ils avaient tous des accoutrements semblables, soit de fourrure, de cuir et parfois, de métal. Il y avait même quelques rares femmes aussi musclées que des bœufs parmi leurs rangs.

- Je veux cette femme, dit l'éclaireur. Elle nous fera des fils robustes! Allez, les gars, on se la partage.

Les barbares clamèrent en union et se ruèrent sur leurs cibles. Ces monstres étaient équipés pour le combat sur un terrain difficile. Ils possédaient des armures solides aux bons endroits et le reste de leurs habits étaient quasi inexistant pour leur laisser une bonne liberté de mouvement. Partout sur eux, ils cachaient des armes ce qui rendait la situation encore plus difficile pour Argent et Kiojar. Ils s'assuraient aussi que les chevaux étaient trop loin pour que leurs maîtres les montent.

Le prince n'était pas aussi bon en duel que sa promise et elle dû lui sauver la peau plus d'une fois. Rapidement, ils furent repoussés vers la rivière. Un homme costaud frappa de son épée bâtarde. Argent para, mais ses bras brûlaient d'épuisement. Elle fut forcée de reculer d'un pas pour maintenir son équilibre. Une sensation de froid envahie son pied. Elle réalisa qu'elle avait atteint l'eau et qu'elle devait agir. Elle songea au dire si puissant de son royaume natal et se concentra:

« L'œil de la tempête ruminera et renaîtra. Je suis une Kindirah et bientôt une Lènmar et je ferai le nécessaire pour la survie de mon héritage. La paix n'est clairement pas dans le coeur de ces crapules, mais elle est dans le mien. »

Une lamentation de cheval retentit puis, le bruit d'éclaboussements. Tyohjen ou Jre'gan était tombé.

- Arrête idiot, cria un barbare. Ces chevaux valent de l'argent. On les veut vivants.

- Jre'gan, hurla Kiojar dans une voix brisée par le chagrin. Vous allez payer!

Plusieurs rirent se moquèrent du prince. C'était intolérable. Argent leva les bras et laissa tomber son épée longue. L'arme tinta sur les roches mouillées avant de se vouer au silence.

- Part avec Tyohjen, ordonna-t-elle. Il faut que tu survies.

- Mais... mais..., balbutie Kiojar.

- Va! hurla Argent.

Tyohjen compris le message et envoya son capteur s'écraser contre un arbre en lui donnant un solide coup de sabot au ventre. Le barbare décéda sur le coup. Le vaillant étalon fit son chemin jusqu'au prince en se servant de la rivière pour éloigner les autres attaquants.

- Je ne vais pas t'abandonner, promit-il et donna l'ordre à Tyohjen de galoper.

Plusieurs lances filèrent proche du cheval elfique et l'une d'entre elles atteint Kiojar à la cuisse droite. Celui-ci eut le réflexe de poser ses mains sur sa blessure afin d'arrêter le flot de sang et perdit son équilibre. Paniqué, Tyohjen disparut dans l'ombre de la forêt.

- Parfait, se moqua le barbare qui semblait être à la tête du groupe. Il n'ira pas loin dans son état.

Il s'arrêta devant Argent qui grinçait les dents dans sa frustration. Maintenant, il était trop tard pour se lever et attaquer. Elle était trop désavantagée. Elle ne voyait que les bottes dégoulinantes de boue du barbare.

- Tu es des nôtres maintenant, ricana son capteur.

Deux d'entre eux la forcèrent à se lever et entamèrent de la pousser plus profondément dans la forêt, laissant Kiojar derrière. Heureusement il n'était pas dans de l'eau profonde et il réussit à ramper au sec. Il n'allait peut-être pas abandonner Argent, par le temps qu'il se rendrait aux troupes, elle serait bien trop loin pour qu'il la retrouve aisément.

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