préface et prologue (1/2)

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L'ombre de la guerre s'étend sur l'empire draconique, les armées ennemies avancent. L'heure a sonné, une nouvelle ère est en train de naître. Tout sera réduit en cendre. Le monde basculera dans la noirceur...
Tant de sang versé pour notre propre gloire. Pour la Guerre.
À celà est voué notre monde.

Prologue : partie I

« Les dragons sont des créatures très puissantes, leur race est l'une des plus anciennes du monde.
Craints de tous.
Quiconque ose les défier n'est pas sûr de rester en vie. Ce sont des guerriers nés, leur force ancestrale est telle qu'ils ravagent tout sur leur passage et que nul ne peut s'opposer à eux. »
Extrait des écrits de Kalenduin, empereur dragon.

Les sombres yeux mauves de la reine dragon scrutent les contrebas de la forteresse. Du haut de sa tour, elle observe chaque mouvement. Rien ne lui échappe. Elle sonde les horizons bleutés, couchés sur la verdure que la cité royale Dréalounkiéra lui offre. Capitale de l'Empire Draconique, elle abrite la plus noble race présente sur le continent de Dramaran.
Allongée dans sa tour, nettoyant les quelques pièces de viandes broyées par sa mâchoire acérée, Aurora contemple ce désastre.

Mais elle le sait bien, en tant que reine, elle doit savoir montrer l'exemple, même si elle n'aime pas cette façon de faire. Elle doit infliger de terribles souffrances à ses ennemis et s'oblige à se délecter de leur chair sanguinolente.

Déjà mille ans de combats et d'expériences au côté des hauts dirigeants suprêmes du royaume. Autant de temps passé qui ne suffit pas à la Reine Rouge pour égaler la splendeur et la puissance de ces colosses multimillénaires. L'idée même de défier ce couple en pleine apogée et prétendre à la couronne effraie les plus courageux. Même Korga, l'un des plus vieux dragons du royaume, vainqueur à de multiples reprises dans l'arène, tremble lorsqu'on lui souffle les mots « prétendant » et « couronne ». Quand elle y pense...

— J'étais sûre de te trouver ici, ma sœur. Tu es songeuse, ces temps-ci.
Aurora se retourne. Elle ne s'attendait pas à entendre la voix de sa sœur. Tout sourire, elle s'exclame :
— Hernéra, je suis contente de te voir ! Tu es de retour. Cela fait plus de cent ans que l'on ne s'est plus vues ! Quel bon vent t'amène ici, dans le lieu que tu hais le plus ?
Hernéra prend un air grave et regarde durement Aurora.
— Toi, ma sœur. Ça gronde dans tout le royaume, tu sais. La guerre est à notre porte et des guerres civiles déchirent déjà nos peuples. J'ai l'impression que tu ne désires plus te battre, tu n'as plus goût à la vie.
Aurora lève sur sa sœur un regard assombri, l'air morose, avant d'ajouter :
— Connais-tu la dernière nouvelle ? Les deux hauts dirigeants ont décidé que je devrai rendre ma couronne très prochainement et le fait que je n'ai aucun héritier ne les arrange pas. Les dragons sont des êtres avides de pouvoir, alors ils veulent tous ma place. Ils ne l'auront pas...
Hernéra se redresse et d'un air supérieur ajoute :
— Tu vois, moi cela fait bien longtemps que j'aurais dû régner, mais finalement j'ai fait le bon choix. Refuser de monter sur le trône m'a attiré les foudres des hauts dirigeants, enfin sutout de Natyla, mais j'ai gardé ma liberté, dit Hernéra.
Un petit sourire espiègle se dessine sur les lèvre de la dragonne.
Ne va pas me faire croire que tu es libre, Aurora. Tu es reine de quoi au juste ? D'un tiers du royaume seulement ? Toi-même tu dois obéir, alors... Je ne vois pas l'intérêt. Quand on veut régner, on règne seul. Tu es trop naïve, trop gentille. Ils ne m'ont pas eue, moi, mais toi, ils t'ont eue... Ils te gardent sous leur contrôle. Bats-toi et surtout, choisis bien tes alliés. Du moins si tu y arrives, ce qui n'est pas sûr, ajoute-t-elle avec moquerie.
Aurora, motivée par les paroles de sa sœur répond :
— Tu as raison, Hernéra, l'heure du changement a enfin sonné. Je dois changer les choses et tu vas m'aider.
— Ah, j'aime mieux ça ! Répond sa sœur d'un air satisfait.
Derière la porte, un dragon approche. Les deux soeurs le sentent.

Aurora prend un air paniqué tandis que Hernéra semble sereine.
— Vite, cache-toi, il ne doit pas te sentir, dit Aurora.

— Oh ne t'inquiète pas pour ça. Personne ne peut me voir et personne ne peut sentir ma présence. Mon pouvoir est bien plus fort que le leur, répond Hernéra d'un air supérieur.
Un dragon aux écailles fauve et aux yeux rouges franchit la porte.
— Ma reine, j'ai cru vous entendre parler, tout va bien ?
Aurora prend un air décontracté et assuré.
— Oui, Engùr, je parlais toute seule. Requiert-on ma présence quelque part, ce qui justifierait ta venue ?

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