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Défi
Leah Nash


Alors que les dernières minutes de ma très longue vie s’écoulent, je repense à au jour où ma liberté me fut rendue. À celle qui s’est soulevée contre sa propre espèce pour me sauver.
Des centaines d’années auparavant, le monde dans lequel je vis était des plus cruel envers mon espèce. Il faut dire que les humains font tout pour contrôler ce qui leur fait peur, et nous leur faisions extrêmement peur. C'est à cause de cette peur et de cette cruauté que je vécu le début de ma vie en captivité, et la plus grande partie de celle-ci à me défendre dans leurs arènes. Comme les gladiateurs combattaient des lions il y a des siècles, les hommes combattaient des dragons. Nés en captivité ou capturés, nous étions forcés de nous battre pour le plaisir des humains, ou de périr sous leurs coups. Nous qui étions autrefois gigantesque et fort, étions devenu de la taille d’un cheval et beaucoup plus faible. J'étais l’un des plus fort (si on peut appeler cela de la force), ce qui fit de moi le dragon le plus prisé, et tous les gladiateurs voulaient être celui qui mettrait fin à ma misérable vie. Les ailes parfois brisées ou fendues, nos cornes lacérées, nos corps meurtris par les coups d’épées et de lances étaient les quelques preuves du traitement ignoble que nous accordaient les humains. Nous vivions sous l’arène, dans des pièces étroites et noires à en devenir fou. Certain sont mort de folie, au milieu des cris et coups en tapant dans les murs. Nous avions à peine de quoi manger : quelques morceaux de viande plus ou moins frais selon notre popularité parmi les spectateurs. Nos nuits étaient faites de cauchemars, de douleurs, de lamentations et d’odeur infecte de sang, signe que la mort approchait. Les journées, elles, étaient pires : l’attente du combat, se dire qu’il s’agissait peut-être du dernier. Mais rien de comparé aux cris de joie des spectateurs à chaque coup reçu, au peuple qui criait “MORT” au gladiateur au-dessus de sa victime à bout de force, attendant le choix de ses supporteurs. Voilà la vie que menait les créatures autrefois nobles, fières et fortes. En tout cas, jusqu'à ce que notre héroïne n’apparaisse.
Vibia était son nom. Elle était la fille d’un lanista. Elevée dans le monde des gladiateurs, elle ne s’était pourtant pas habituée à la violence et l'atrocité des combats. Elle était d’une nature gentille et juste, tout l’inverse de son père.
Un jour où je sentais que ma fin était proche, Vibia s’était introduite dans nos quartiers sous l’arène. Ce n’était pas la première fois qu’elle venait nous rendre visite. Elle nous regardait un par un avec un visage grave et triste. Mes pauvres petits, dit-elle.
Elle s’approcha de ma prison. Arkos. Tu es donc là. Je crois avoir entendu que c’est toi qui combats dans le dernier affrontement aujourd’hui...
Oui, c’était bien moi. J'étais étonné qu’elle sache mon nom, peut-être m'avait-elle reconnu ?
Sa visite était plus qu’agréable. Elle était bien la seule à ne pas crier, ou taper sur la porte pour nous stresser, ni à rentrer, arme au poing pour nous affaiblir d’autant plus avant d’aller mourir. Sa petit voix douce et chaude me procurait une sensation que je ne pouvais décrire, ne la connaissant pas jusque-là. Si seulement elle savait que sa présence même suffisait à me donner espoir de vivre encore une journée, de gagner. Elle était la seule humaine digne de son espèce. La seule éprouvant de la sympathie, la seule qui soit raisonnable et juste dans cette ville. La seule que je n’ai jamais respecté de ma vie.
Elle partit, et j’entrais dans l’arène. Le sang de mes congénères sur le sol, mêlé à des morceaux de leur peaux me mirent hors de moi. Je regardais autour : les spectateurs, toujours aussi nombreux me regardaient en criant le nom de mon adversaire “COSSIUS”. Le combat commença. Cossius était un redoutable adversaire. Armé d’un large bouclier et d’une masse, chacun des coups qu’il portait et m’atteignait me mettais à sang. Un coup sur la tête et je me trouvais au sol. Alors que tout semblait perdu, je fus rejoins par d’autres dragons. Jamais cela n’était arrivé, cela ne se pouvait ! Les spectateurs se mirent à crier et à partir en courant. Le filet au-dessus de l’arène qui nous empêchait de voler à l’extérieur tombât sur nos têtes. Les cordes qui le tenant avaient été coupées. Vibia arriva et nous délivra. C’était elle qui avait ouvert toutes les portes aux autres dragons, et elle nous délivrait, épée à la main, vêtu d’une légère armure de cuir marron. Je me souviendrai toute ma vie de ce moment. Le moment où, avec elle sur le dos je m’envolais enfin pour la première fois vers la liberté, entouré de ceux qui avaient souffert les pires atrocités en même temps que moi.
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Défi
Anneh Cerola

Tirant à vue
En intervalles réguliers
Petites touches saccadées
Tu vrilles mes pensées
D'ondes sonores
Qui s'immiscent
Incolores

Voilà que l'éclair survient
Se rapproche de moi
Plus proche encore
Illusion ou réalité ?
Ma peau se hérisse
D'anxiété

Pause bienvenue
L'impression que tu t'en vas
Mais le leurre est rusé
À nouveau tu reviens
Faire battre mon coeur
Au rythme de ta chaleur

Faces encapuchonnées
Sourires rapaces
Ta veste de cuir figée
Souligne ton regard vermeil
Enfonce un pieu
Dans mon âme en sommeil

Martèle
Martèle
Martèle
Puis la fin
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Charlie Jdan
Dans la rue, on croise des gens,
Leur vie, leurs pensées, on passe à côté,
Sans s'en soucier.
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