3 principes pour vendre vos écrits (LdD n°91)

de Image de profil de Eric GallandEric Galland

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Il n'est pas toujours facile de se vendre.

Cette semaine, j’ai reçu le message ci-dessous. Comme je lis tout ce qu’on m’envoie sur Ecrire-un-roman.com, j’ai vaillamment attaqué le morceau. Mais j’avoue… j’ai rapidement décroché.

Du coup, je me suis dit que ça pourrait être intéressant d’en parler avec vous dans cette « Lettre du Dimanche » : nous verrons quelques principes de base pour vous vendre, c’est-à-dire pour être lu.

Mais revenons à ce message (je ne vous mets que le début) :


Objet : Contact

Corps du message :

Je crois que pour un écrivain, il n’y a rien de pire que de ne pas être publié. Et encore plus, lorsque celui-ci commence à avoir une certaine notoriété via des médias « périphériques ». Je crois qu’il n’y a rien de pire également, pour un écrivain, de se sentir perdu au milieu d’une multitude d’autres qui ne considèrent cette vocation que comme un « à coté » ; qui ne le voient que comme un « passe-temps », et qui atteignent moins de personnes qu’ils ne l’espèrent. Mais qui, malgré tout, sont édités, diffusés, appuyés, accompagnés par des maisons d’éditions.
Combien de fois, ai-je constaté que celles-ci prenaient sous leur aile des auteurs sans envergure, sans imagination, sans talent ? Combien de fois ai-je remarqué ces « romanciers », « nouvellistes », ces « chroniqueurs » qui pullulent ici et ailleurs, dont les textes sont truffés de fautes d’orthographe, de grammaire, de longueurs, de répétitions, etc., et qui réussissent à se faire approcher par des maisons d’éditions ? Des dizaines de fois ? Des centaines de fois ? Probablement. Chaque jour, lorsque je parcours les murs qui défilent à l’orée du mien, ou quand je passe quelques minutes dans les différents groupes ou forums-Internet auxquels je suis affiliés, j’en croise régulièrement. Parfois même, je suis écœuré de me rendre compte à quel point la langue française est ainsi torturée, galvaudée, malmenée, par des personnes qui se prétendent « auteurs ». Et malheureusement, ce n’est pas l’apanage des réseaux sociaux ou des forums-Internet. Y compris à l’intérieur de nos quotidiens papier, de livres rédigés par des romanciers connus et reconnus, je tombe de temps en temps sur des « coquilles » et des « barbarismes » qui auraient de quoi faire hurler n’importe quel professeur de français un tant sois peu sérieux.
Et pourtant, parce que ce sont des noms qui « font vendre », nul n’y prête attention. Les correcteurs des grandes maisons d’éditions qui les diffusent, laissent passer ce qu’ils ne tolèrent pas pour un écrivain anonyme. Je dis cela, mais je suis loin d’être le seul à subir cette sorte de « diktat » de leur part. Quant à ceux et celles qui écrivent et qui sont publiés par de petites maisons d’édition, j’ai le regret d’avouer que le plus souvent, leurs récits sont, au mieux, passables, au pire, rebattus. Souvent ? Ils n’ont aucune originalité ; ils n’ont pas de profondeur ; leur empreinte stylistique est sans envergure. C’est affligeant…

Le message continue comme ça longtemps. 

C’est simple, pour avoir une idée de la longueur, il suffit d’ajouter ce passage… 28 fois !


Bon, relevons nos manches et trouvons de suite les points forts de sa démarche.

• L’auteur n’écrit pas trop mal.

• Il raconte son histoire avec sincérité.

• Il proclame son amour blessé de la langue française et de l’écriture.

• Il positionne son « adversaire » (j’y reviendrai plus bas).

• Il annonce être lu par beaucoup de monde.

• Ce qu’il dénonce est vrai (en partie du moins, mais c’est suffisant).


Il reste quelques fautes d’accord, répétitions et autres détails (par exemple, au pluriel « maisons d’édition » ne prend pas de s à édition). Cela serait passé inaperçu s’il n’avait pas autant chargé les « chroniqueurs ». Mais ce n’est pas très grave.


La question importante est… pourquoi suis-je resté en dehors de son histoire ? Pourquoi n’ai-je pas été saisi par cet auteur ?

Car il ne faudrait pas se tromper : ce n’est pas la taille qui m’a refroidi : d’une part, je n’avais pas mesuré la longueur en commençant, et, d’autre part, un texte captivant, on le lit jusqu’au bout, quelle que soit sa taille.

Lettre du Dimancheconseil d'écriture
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3 principes pour vendre vos talents d'auteursChapitre4 messages | 4 ans
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