Ah simple ptiote !

Moins d'une minute de lecture

Laisse-moi calquer mon algorithme

Sur tes courbes magnifiques,

Ne sois pas aussi scientifique,

Laisse-toi emporter par le rythme.


Ne calcule pas la probabilité

Que nous puissions nous aliter.

Ce n'est pas une histoire de chance,

Si nous commençons une romance.


Je te propose de devenir mon binôme,

Qu'on ne forme qu'un, tel un atome,

Pour un laps de temps indéfini,

Qui sait! Peut-être, toute la vie !


Mais ne fais pas d'extrapolation

Sur la nature de mes intentions.

Si ma proposition te semble indécente,

Tu pourras toujours prendre la tangente...

Annotations

Recommandations

Défi
Accord écrit


Souvent l’on parle de moi à tort et à travers,
Que je sois vache, fauve, bestial ou enragé
Que je sois filial, maternel, fraternel, libre ou conjugal
Que je sois tendre, piquant, doux ou inconditionnel
Que je sois fou ou raisonné
Que je sois passionnel, exclusif, blessé ou bafoué
Que je sois charnel ou spirituel
Que je sois fantasmé ou réel
Que je défie les règles de la bienséance, que je sois conventionnel ou arrangé
Que je sois gratuit ou à consommer
Que je sois matérialiste ou bien sacré
On m’a inventé un jour de fête, décrété une date anniversaire
Que ce soit le jour, que ce soit la nuit

Que mes noces soient blanches,
de coton,
de cuir,
de froment,
de cire,
de bois,
de chypre,
de laine,
de coquelicot,
de faïence,
d’étain,
de corail,
de soie,
de muguet,
de plomb,
de cristal,
de saphir,
de rose,
de turquoise,
de cretonne,
de porcelaine,
d’opale,
de bronze,
de béryl,
de satin,
d’argent,
de jade,
d’acajou,
de nickel,
de velours,
de perle,
de basane,
de cuivre,
de porphyre,
d’ambre,
de rubis,
de mousseline,
de papier,
de mercure,
de crêpe,
d’émeraude,
de fer,
de nacre,
de flanelle,
de topaze,
de vermeille,
de lavande,
de cachemire,
d’améthyste,
de cèdre,
d’or,
de camélia,
de tourmaline,
de merisier,
de zibeline,
d’orchidée,
de buis,
d’azalée,
d’érable,
d’olivier,
de diamant,
de platane,
d’ivoire,
de lilas,
d’astrakan,
de palissandre,
de jasmin,
de chinchilla,
de granite,
de mélèze,
de platine,
d’albâtre ou de chêne
d'infini...
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Défi
Izia FRANK

Cher Matt,

Au moment ou tu lis ces lignes, je suis en balade avec ton épouse Doris et la charmante Charlene, prunelle de tes yeux. Mais cette promenade planifiée avec le plus grand soin est bientôt terminée. Je vais aller à l'essentiel et leur conter ta furie de ce jour maudit de mai 1945.  
La guerre avait pris fin. Tu le savais !
Mais la victoire alliée, les coeurs brisés des petites françaises, les pillages, cela ne te suffisait pas. Tu en voulais plus et en me capturant tu tenais ton trophée de chair et d'os.
Privation d'eau, d'air, de nourriture; Ce fut l'antichambre de l'enfer sous tes poings.   
Le fracas de mes os contre le marbre de cette résidence au coeur de Berchtesgaden me hante encore.
Tu avais pourtant le choix Matt : laisser filer la souris, lui permettre de se fondre parmi les siens dans la masse hagarde des vaincus.     
Mais comme tu me l'as si souvent sussuré : seul voir mon âme "s'envoler" t'importait. C'était ton crédo.
Cette lettre est finalement bien trop longue à mon goût. Mon talent de conteuse s'amenuise et ma patience touche à sa fin. 
Je vais étancher ma soif dans le sang. 

Ada
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Défi
Chanel Lackaday

Oui, j'ai un rêve. Je l'ai toujours eu. Je ne peux pas dire que j'ai arrêté d'y croire. Parfois, j'y crois plus que d'autres fois.
Ecrire un film.
C'est cela, mon rêve. Je ne désespère pas. Je suis sûre qu'avec du travail, c'est possible. En une décennie, j'ai eu l'idée de tant d'histoires. Tant d'histoires jamais écrites, pour la plupart! Parfois, je ferme les yeux et j'imagine.
J'imagine le casting. J'imagine les musiques. J'imagine le début et j'imagine la fin. J'ai déjà rédigé tant de débuts et tant de fins! Mais rarement des milieux. Pourtant, c'est le plus important, dans un film, non?
J'imagine le tournage. Un peu mouvementé, mais assez calme. J'ai les yeux qui pétillent, lorsque j'y pense. Peut-être suis-je née pour créer. Peut-être pas. Il y a des auteurs qui sont prolifiques, et d'autres qui ne le sont pas. Qui suis-je, de ces deux catégories? Je ne sais pas. Il m'arrive d'écrire dix pages en une soirée, et il m'arrive aussi de "galérer" pour se faire suivre dix mots. Cela dépend.
Mais j'ai ce rêve. Je ne saurai vous dire combien cela me brûle au fond de mon âme de ne pas pouvoir les réaliser, ce rêve et ce film (bonjour, zeugma :-) ). Je sais que j'ai une histoire en moi, qui ne demande qu'à être rédigée. Je veux écrire. Mais je n'y parviens pas. Ce n'est pas que c'est trop difficile, non. C'est bien plus décontenançant que cela. A chaque fois que je commence à rédiger un scénario, après deux pages, je n'ai plus l'impression que ce "futur" film soit bien.
Mais je sais que les rêves ont été donnés pour une raison. Comme j'aime le dire, "Suis tes rêves : ils connaissent la route". Nous avons tous des tonnes de rêves, et pour moi, ce rêve-là compte pour deux millions de rêves.
Peut-être qu'un jour, j'y parviendrai. Si c'est le cas, j'enverrai mon scènario (qui fera au moins 80 pages, puisqu'une page équivaut à une minute) à l'un de mes acteurs favoris, si je l'écris en anglais (ce que je pense que je vais faire), ou bien à un réalisateur ou je ne sais qui encore. Bref, je ne veux pas écrire "pour moi". Je veux aussi écrire pour les autres. Parce que faire rêver quelqu'un avec des cosmes que l'on a soi-même écrit, je trouve cela magnifique.
Presque tous les jours, mes parents m'en parlent, de ce scénario. Tu n'as encore rien écrit! C'est cela qu'il me disent. Et tu parles d'être scénariste!
Je veux pouvoir écrire ce film. J'ai des idées de titres, des idées de dialogues, des idées de fins. Je note tout cela dans un minuscule carnet à couverture argentée, acheté pour à peine 60 centime le paquet de trois carnets. Depuis 2015, je fais cela. Depuis 2015, j'attends un déclic, ou une idée qui serait meilleure que les autres. J'attends un miracle. Bien que je sache que les miracles n'existent pas. Je le sais.
Cela me crève le coeur de savoir que je suis la seule qui puisse réaliser ce rêve. En principe, personne ne peut m'aider. A part en m'encourageant, et encore, si je perd le goût d'écrire ce que j'écris, je ne sais pas vraiment si cela serait utile.
Mais il faut croire en nos rêves. Ils nous ont été donnés pour une raison. Et je m'en fiche de faire un bon film ou un film nanardesque, l'important, c'est de faire un film. Tout simplement. Je préfèrerai en faire un bon, cela dit... Qui plus est, allons, ce rêve n'est pas si irréalisable que cela, si? Il y a déjà pleins de gens qui l'ont fait avant moi!
J'ai envie d'y croire. De toute manière, à chaque fois que j'ai l'impression de ne plus y croire, au fond de mon coeur, il y a quelque chose qui me dit que mon rêve n'est pas le plus infaisable des rêves... Je conserve l'espoir d'un jour voir mon nom sur la jacquette d'un DVD: "Ecrit par"... Je pense que j'utiliserai un autre nom de plume, ce jour-là. J'ignore encore lequel.
Je rêve d'un jour travailler avec mon acteur favori. Ce serait le plus bel accomplissement, pour moi! Je n'ai pas envie de me réveiller un matin à 80 ans, et me dire "Oh, merde, j'ai laissé passé ma vie! J'ai gardé ce rêve dans mon coeur, et il ne s'est jamais concrétisé!". Je ne veux pas regretter de n'avoir rien fait.
Car, admettons-le. Certains rêves, peu importe ce que l'on fait, sont voués à l'échec. Et l'on n'y peut rien. Mais là, j'y peux quelque chose. Si je ne réalise pas ce rêve, ce sera entièrment ma faute. Et là, il y aura vraiment de quoi s'en mordre les doigts!
Tellement de gens ont fait des "mauvais films". Mais au moins, il ont fait des films. Et c'est cela qui compte. Peut-être que, d'ici vingt ans, ou un peu moins, j'éspère (j'ai 19 ans), je pourrai rire de ce texte posté un jour sur Scribay.
Le principal, dans la vie, c'est d'aller au-delà du rêve. Concrétiser l'abstrait. Donner un coup de poing aux idées noires qui nous disent qu'on ferait mieux de tout abonner. Défoncer la gueule de ces murs imaginaires qui s'élevaient au-dessus de la rue de nos rêves. Briser ces murs d'acier froid pour en bâtir d'autres: des murs d'or ou d'argent, autour de nos rêves. Pour qu'ils restent bien à l'abri.
Je serai presque prête à tout pour réaliser ce rêve. Parce que c'est un rêve qui vit en moi, il a envie d'en sortir, je le sens. Il a envie d'exploser, et de devenir une nuée de papillons aux ailes pailletées.
J'ai envie d'y arriver. Tant de personnages sont nés en moi, et ils ont maintenant besoin d'être liberés. De devenir autonomes. Ils sont plus que des Etres d'encre et de papier. Et je le sais.
Il faut que je l'écrive, cette longue histoire. Pour faire vivre le rêve. Et pour que d'autres n'oublient pas que, oui, les rêves sont la clés de tout. Les miracles n'existent pas.
Ou, s'ils existent... c'est grace aux rêves...
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