03 - Avant l'abordage

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– Aux canons ! cria le Capitaine. Préparez poudre et boulets. À mon ordre, faites feu !

– Feu a dit le Capitaine ! Feu !

– À mon ordre, j’ai dit "à mon ordre" ! En ai-je donné l’ordre ? Non ! Je crois m’exprimer de façon claire, limpide, compréhensible, non ?! L'un d’entre vous a-t-il une remarque à effectuer sur ma façon de parler ? Non ? Dites-le, n’hésitez pas, si je bafouille, si je baragouine, si je bégaye, si je patoise, surtout ne vous privez pas de me le dire.

Et vous, vous n'vous privez pas pour me poser, déjà, une question... Patoise ? C'est parler le patois, une langue locale, qui n'est employée que dans une région restreinte.

Les pirates se regardèrent et, pas dupes, tous surent que le mieux à faire était de se taire, de ne rien dire et de laisser passer l’orage. Tous... sauf un qui leva la main et se lança :

– Moi, je vous ai parfaitement compris, mon Capitaine.

Le Capitaine hésita à s’en prendre à lui, à s’emporter, mais, réflexion faite, il n’y vit que pertinence et bon sens :

– Enfin un qui sort du lot de la bande d’incapables que vous êtes ! Alors, puisque je n’ai qu’ordonné de faire feu à mon...

Un BOUM éclata ! Un boulet partit en direction du bateau ennemi et tomba à l’eau dans un grand splash ponctué d’éclaboussures.

Bah oui, la distance entre les deux bateaux était encore trop importante pour que l'projectile puiss' atteind'e sa cib'e.

C'est pour ça que l'Capitaine n'avait pas donné l'ordre, voilà, parfait !

Le Capitaine tourna la tête vers le canonnier fautif qui, aussitôt, ressentit une énorme pression et le devoir de s’expliquer :

– Là, vous ne pouvez pas me dire que vous n’aviez pas ordonné de faire feu... hein ? Capitaine ?

Le Capitaine resta de marbre, sauf peut-être ses yeux qui lancèrent des éclairs foudroyants vers le pauvre pirate qui se justifia encore :

Quoi ? Comment il peut encore parler alors qu’il vient d’êt’e foudroyé ? Tu te fous… c’est à c’genre de réflexions que j'dois m’attend’e tout l’long d’l’hsitoire ? Non, parce que sinon faut me l’dire tout d’suite, je n’vais pas t’nir, j’vais m’énerver, j’vais crier, j’vais êt’e malpolie et ça va finir que j’vais m’en prend’e à vous.

Ok, j’suis prév’nue, j’vais m’cont’nir ; puis j’vais supprimer deux trois détails, on va fair’ court, comme ça vous pourrez aller jouer… ailleurs !

Hein ? J’n’ai pas répondu… Pfff, j’vous dirais bien qu’la moralité est que tout n’mérite pas nécessair’ment d’réponse mais… j’vois bien qu’tu n’as rien compris et je n’peux pas laisser ça comme ça :

Un regard qui lance des éclairs c’est une expression ! Les yeux n’lancent pas d’éclairs ! On n’est pas dans un roman fantastiq… euh, oui et non, tout c’que j’dirais par la suite est vraie, même si ça pourra vous paraîtr' extraordinaire. N’oubliez pas, la magie et les mondes féeriques existent. Mais bon, le Capitaine n’est pas magicien et il ne lance pas d’éclairs ! C’est une façon d’dire qu’il a le regard mauvais et qu’il est prêt à l’engueul… à le disputer.

– C’est vrai que le bateau me…

Quoi, encore ?!

Qui parle ? Mais c’est l’pirate qui s’justifie ! En même temps si vous n’m’aviez pas interrompue ! Je… je… va pas falloir qu’ça dure ! Va falloir suivre, sinon j’vous fous dehors !

Je n’peux pas ? Moi, je n’peux pas ? Parce que vous êtes sous ma responsabilité ? Je… je… mes antécédents psychiatriques suffiront à c’que je n’sois pas inculpée ! Ce qui signifie ? Que vous mettre à la porte serait la meilleure chose qui puisse vous arriver ; il est encore temps pour vous de partir.

Restez assis ! Personne ne part ! Voilà, vous obéissez et je continue.

– C’est vrai que le bateau me semblait encore loin mais…

– Chut, chut. Chut. Vois-tu, j’essaye de rester calme, alors n’aggrave pas ta situation et ne m’énerve pas avec tes explications hasardeuses. Aujourd’hui est, après tout, un jour de chance ; alors oui, je vais essayer de rester détendu. Je ne vais pas m’emporter alors que l’on va bientôt être riches. Si ? Devrais-je m’emporter ? Je constate que tu t’es trompé, ce n’est pas très grave. Pas bien grave. L’erreur est humaine, tu es humain, ça peut arriver, c’était un accident. Était-ce bien un accident ?

– Oui, c’est tout à fait ça, Capitaine. C'est un accident dû à une malheureuse erreur humaine, s’enthousiasma le pirate soulagé.

– Et puis, ce n’est pas comme si je venais de mentionner et répéter le "à mon ordre"... et que je n’en avais pas donné l’ordre. Non, vraiment, en fait, ce n’est pas grave… ce n’est vraiment pas grave.

– Oui, vous…

– Chut, chut. Chut. Laisse-moi penser.

– À quoi ? Pourquoi penser à quoique ce soit ? s'inquiéta le pirate préoccupé. Moi je pense que tout est clair et qu’il est de bon ton d’en rester là.

Le Capitaine secoua la tête :

– Je pense, moi, que le mieux serait peut-être tout de même que l’on te jette à l’eau. Oui, et si j’ordonnais, tout de suite, là, maintenant, que l’on te balance par dessus bord, hein ? Qu’en dis-tu ?

– Euh… non, répliqua le coupable, désenchanté. Je ne préférerais pas. Et si je vous dis que je suis désolé ? Parce que comprenez que j’avais cru que…

– Tu avais cru ? Que je comprenne que tu avais : CRU ?! beugla le Capitaine de plus en plus hors de lui. Bon bah alors, si tu avais cru, tu es pardonné, tu ne seras pas puni, finit-il par ironiser.

– Est-ce vrai ? Je ne serai pas puni ? Merci Capitaine, s’extasia à nouveau le pirate tout heureux de retrouver l’espoir.

Le Capitaine, déconfit et ahuri par tant de naïveté, soupira, renonça à tout agacement et au final déclara d’un ton posé :

– Quel imbécile. Mais quel imbécile. J’en arrive même à admettre que ça ne servirait à rien de te jeter à l’eau : les requins ne voudraient pas de toi, tu es immangeable, indigeste et c'est sans parler de l’océan qui te recracherait sans prendre le temps de te noyer.

– Oh, vous exagérez…

– La seule chose que je vais prendre un malin plaisir à exagérer sera ta punition !

– Je…

Devant les éclairs de foudre et de tonnerre projetés par les yeux du Capitaine, le pirate s’abstint de finir sa phrase et rectifia :

– Je me tais. Chut, chut. Chut.

– Ces trois mots te sauvent la vie, je vois que tu peux être sensé et que tu tiens à survivre, un talent non négligeable. Je verrai donc plus tard ce que je peux faire de toi, tu m'as fait perdre assez de temps. Pirates, place au combat !

J’suis heureuse de voir que tu n’as pas relevé, à nouveau, les éclairs qui sortent des yeux. À croire que tu as compris… non, chut ! Chut ! Restons-en au "tu as compris". Je n’voudrais pas avoir à... à... à t'punir.

Puisqu’on aborde les punitions, j’ai toujours adoré celles du Capitaine, qu’est-ce qu’il était drôle. Une fois, il a coupé l’oreille d’un pirate sous prétexte qu’il l’avait fait répéter quat’e fois. Bon, c’est vrai, c’était un peu extrême mais… qu’est-ce qu’on a ri !

Une aut’e fois, il a j’té un pirate à l’eau car il refusait de s’laver. Bon, c’était très marrant, on a encore bien ri, jusqu’à ce que l’on s’aperçoive que c’ pirate ne savait pas nager. Oui, bah oui, il s’est noyé. Mais après ça a servi d’leçon à tout l’monde, on s’est lavés toutes les s’maines, et on a même été surnommés « les Pirates propres ».

Et vous, avez-vous déjà été puni ? Oui ? Mes p’tits pirates, j’vais vous donner un bon conseil : faites attention à n’jamais vous faire prendre, et si c’est l’cas, mentez, niez, s’il le faut accusez les autres, si besoin contredisez-vous, embrouillez les explications, mais quoiqu’il en soit n’avouez jamais, ou seulement après avoir négocié la punition !

Moralité, mes p’tits pirates, soyez, en toute occasion, de vrais pirates !

Au rythme régulier des rameurs, le bateau pirate se rapprocha à une distance…

J’vous écoute, à quelle distance ? À la distance de tir des canons, bien, bien. Final'ment peut-êt’e que ça va bien s’passer entre nous, vous m’redonnez d’l’espoir.

Le Capitaine se tenait prêt pour l’abordage mais la situation ne le rendait pas tranquille.

Comme on dit, il a comme un pressentiment. Pfff, une intuition ! Il sent que quelque chose ne va pas.

Le Capitaine observa et vit que certaines choses immuables ne l’étaient pas.

Oui, je vois, le vocabulaire n’est pas adapté à votre pathétique langage. Des choses immuables, ce sont des choses qui ne doivent pas changer. Là, c’n’est pas l’cas... Pfff, ce qui veut dire que rien n'est comme il se doit !

Le drapeau noir à tête de mort était hissé, pourtant l’autre bateau continuait à naviguer le plus tranquillement du monde.

Un équipage raisonnab’e, à la vue d’notr’ emblème, aurait au moins essayé d’manœuvrer pour nous distancer. Là, rendez-vous compte, le bateau continue à naviguer, pas impressionné par la présence des pirates, pas intimidé par le boulet tiré ! En même temps, vous m’direz, l’tir raté était pitoyab'e.

Mal à l’aise, inquiet, le Capitaine, désireux de voir en détail ce qui pouvait bien se passer du côté ennemi, réclama sa longue-vue :

– Ma longue vue, qu’on m’apporte ma longue vue !

Il espérait voir des marins pétrifiés au point de n'pas penser ou pouvoir fuir.

– Vous l’avez dans la main, Capitaine, osa lui répondre un pirate.

– Quoi ? Me prends-tu pour un idiot ? Je sais très bien que je l’ai dans la main ! mentit-il en toute bonne foi.

Concentré sur le petit bateau, pris dans ses pensées, il ne s’était même pas rendu compte qu’il la tenait toujours.

– Alors pourquoi demandez-vous à ce qu’on vous l’appo… Non rien. Je n’ai rien dit. J’ai mal compris. C’est moi, pardon, se ravisa le pirate comprenant bien qu’il ne servait à rien d’insister, si ce n’est qu’il risquait de s’attirer les foudres du Capitaine déjà passablement sur les nerfs.

– En voilà un avec un peu de jugeote ! Dommage que ce soit à retardement.

– Je ne peux pas rivaliser avec votre intelligence, Capitaine, je n’ai pas votre présence d’esprit.

– N’essayerais-tu pas de me flatter, par hasard ?

– Non, loin de moi cette idée. Je ne fais qu’énoncer une évidence.

– Oui, bon, ok. Redis-le, pour voir. Puis profites-en pour le crier, autant que les autres idiots présents en prennent conscience ! Autant que vous tous, sachiez que le prochain qui s’avise à me contrarier, à me critiquer ou à me déplaire, finira mal ! Contentez-vous de faire ce que je vous ordonnerai, je n’attends pas de vous des miracles, juste que vous m’obéissiez, ici, là, maintenant, de suite, aujourd’hui, hier, demain !

– Vive le Capitaine, vive son intelligence, hurla le pirate dans l’espoir que le Capitaine se désintéresse vite de lui.

– Pas mal, tu es pardonné et promu vigie en chef dès la semaine prochaine ! Tu n’oublieras pas la longue-vue, je te la prêterai.

– Merci, Capitaine, répondit-il avec amertume.

– De rien.

Le Capitaine positionna la longue-vue sur son œil, toujours le gauche, et zyeuta le pont ennemi : un marin présent à la barre, d’autres occupés à briquer le pont et, pire que tout, certains en train de discuter.

Il pivota sa longue-vue de droite à gauche et en vit un autre accoudé au bastingage, un filet dans les mains, toujours absorbé par son activité de pêche malgré la menace des pirates.

Ok, allez, c’est quoi tous ces doigts l’vés ? Ce n’est pas un reproche, c’est bien, vous êtes de bons élèves, vous respectez les règles… mais en fait, ça m’énerve. Et v’là t’y pas que j’lève mon doigt bien haut, puis après ? Je l’vois qu’vous avez mal au bras, alors vous gesticulez, vous vous dandinez, vous vous t’nez l’coude avec l’aut’e main et... c’est pénib’e !

Dorénavant, si vous avez une question, vous vous contentez d’un p’tit signe et on règle le problème tout d’suite, parce qu’après, sinon, on n’sait plus où on en est.

J’change d’avis ? Et alors, ça vous pose un problème ? C’est ça, bien dit p’tit fayot : « Y’a qu’les imbéciles qui n’changent pas d’avis ». Ai-je l’air d’une imbécile ? Bon, j’préfère.

Donc ces doigts l’vés… Pour quoi ? Amertume ? C’est qu’c’est amer. C’est à dire ? Pfff, c’est qu’il ressent un peu de… bon, dans not’e cas, le pirate a répondu merci sans vraiment êt'e satisfait d'partir à la vigie. Pourquoi il ne s’rait pas content d'y aller ? Euh… vous… c’est pour rire, hein ? Hein qu’c’est pour rire ? Oui, on va dire qu’c’est pour rire.

Ensuite ? Bastingage ? J’ai dit ça, moi ? Peut-être. Rassurez-moi, vous êtes déjà montés sur un bateau ? Ok, n’répondez pas tous à la fois… Bastingage, ça vous fait penser à quoi ? À rien… c’est bizarre, ça n’m’étonne qu'à moitié. Bon, pour faire très simple, c’est une barrière autour du bateau pour éviter d’tomber à l’eau.

Ça m’fait penser qu’si j’étais sur un bateau avec vous, je n’mettrais pas de bastingage. C’est bon, j’rigole. Oohh, vous n’avez aucun humour ; c’que vous êtes déprimants. C’qui m’surprend c’est qu’vous ayez compris…

Et ? Encore ?! Fayot ? C’est quelqu’un qui fait du zèle, qui cherche à plaire, comme le pirate avec le Capitaine. D’ailleurs, avec moi aussi vous pouvez fayoter, j’aime bien.

– Mais c’est un monde, ils se moquent de nous ! Ils devraient au moins nous accorder le respect que l’on doit avoir ! Ils devraient avoir peur ou… ou… je ne sais pas moi… ils devraient au moins faire semblant d’avoir peur ! hurla le Capitaine consterné.

Ses hommes, concentrés, toujours prêts à en découdre, ne comprenaient pas trop ce que le Capitaine pouvait bien raconter.

Ne m’regardez pas comme ça avec vos yeux hagards ! Pfff, vos regards vides !

Sans longue-vue, les pirates, eux, n’peuvent pas voir précisément leurs adversaires ! Pensez bien qu’jamais ils ne se s’raient imaginé qu’l’ennemi s’fichait éperdument qu’un bateau pirate arrive vers eux.

– Je vais leur montrer, moi. Je vais leur apprendre à avoir peur. Ils vont regretter de ne pas s’être préparés à nous affronter. S’ils veulent se laisser voler sans combattre, ils vont être déçus ! On ne va pas se contenter de les piller et de leur dire au revoir, ah ça non ! Nous allons les embrocher ! En avant, pirates ! En avant ! Ramez ! Ramez ! Feu ! Feu !

Oui, je sais, j’avais dit qu’on n’demandait qu’à êt’e gentil, qu’si on pouvait éviter de s’batt’e c’était mieux, blabla blabla... On aime bien pas combattre mais… oh, vous m’énervez… vous écoutez vraiment tout c’que j’dis ?

Bon, qu’on s’mette d’accord dès l’début : si y’a des incohérences, on évite de m’faire la remarque, ça m’insupporte !

Donc, le Capitaine a envie de s’battre parce que l’attitude des autres l’énerve, ok ?

Vous m’énervez, donc je vais aussi avoir envie de me battre contre vous ? Mais qu’est-ce que c’est qu’ce raisonn'ment absurde ? N’importe quoi, vous m’fatiguez ! Si vous continuez comme ça, on n’va pas avancer dans l’histoire ! Puis j’suis sûre qu’à force d’interromp'e sans arrêt le récit, on va finir par m’traiter de pip’lette !

N’vous avisez pas d’me traiter d’piplette !

Cinq boulets de canon partirent vers le petit bateau. Deux tombèrent à l’eau. Un cassa une partie du bastingage. Un emporta un marin, celui au filet. Un autre tapa la coque et l’enfonça un peu mais sans plus. Le dernier effleura la grand voile avant de tomber lui aussi à l’eau.

J’attends… Personne ne s’manifeste ? Bon, vous l’écoutez l’histoire oui ou non ? À force de m'couper la parole vous n’êtes plus d’dans ! Il n’y a rien qui vous choque ? Alors je relis depuis le dernier paragraphe…

Les bateaux se rapprochaient et les pirates virent à leur tour une absence totale de réaction. Les six – six ! – boulets de canon n’avaient rien changé, d’ailleurs le Capitaine avait déjà décidé de cesser le feu. D’ordinaire, les boulets ralentissaient l’ennemi ou amoindrissaient leur force ; là, l’ennemi, plus que docile, n’avait vraiment pas l’air de vouloir fuir. Aucune raison donc de gâcher de précieux boulets et de risquer d’abîmer une hypothétique merveilleuse cargaison.

Les pirates se mirent à hurler, à pousser des Yaahh ! Ou encore des Greuuh ! Toutes sortes de sons émis pour faire peur et terroriser l’adversaire.

C’était une habitude prise avant chaque abordage, en général ça effrayait. À l’occasion, quand vous s’rez par exemp'e en voiture derrière vos parents, essayez.

Comment ça j’suis inconsciente et vous risquez d’provoquer un accident ? Oui, peut-être, et ? Pfff, vous êtes pire qu'des adultes, depuis quand un enfant c'est prudent et responsab'e ?

Ok, alors on essaye maint’nant.

Grihh… Yiihhh… Oh, les bébés pirates ! J’n’y crois pas, ce sont vos couches culottes qui r’tiennent vos hurlements ? Et vous parliez d’provoquer un accident… Oula, sacré carambolage auquel on aura l'droit... 

Loin d’être terrifiés, les marins ennemis, à leur rythme, arrêtèrent leurs activités. Puis ils s’agitèrent et, disciplinés, se regroupèrent en carré sur le pont. Tous étaient vêtus de noirs, des habits amples et qui ne laissaient que peu paraître leurs formes. Tous portaient un bandana jaune en guise de coiffe sur leurs têtes. Contrairement aux pirates, ils paraissaient imberbes, aucun n’avait de barbe ou une quelconque pilosité douteuse. Le mimétisme s’étendait même jusqu’à leur apparence physique, tous étaient de grandeurs et de corpulences à peu près égales : ni gros, ni maigres, ni grands, ni petits.

– Qu’est-ce qui cloche avec ces marins ? se demanda le Capitaine de plus en plus perplexe et intrigué.

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