Chapitre 43 Promenades - Partie 3

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 Tabatha et Sin fo firent donc demi-tour et retraversèrent le village en sens inverse, mais cette fois, elles s'arrêtèrent devant chaque maison, et après avoir frappé trois coups sourds à la porte, elles criaient :

- Réveillez-vous, l'aube est là. Nous quittons ce village dans trente minutes.

 Elles criaient si fort que le message se répandit en quelques minutes, et une activité fébrile s'empara des habitants. Lorsque les deux jeunes femmes arrivèrent à la maison où elles avaient dormi, Hank était déjà réveillé et les attendait sur le pas de la porte.

- Vous m'avez laissé tout seul. Heureusement que je n'ai pas peur dans le noir.

 Sin fo se pendit à son cou et l'embrassa sur la joue.

- Quel homme courageux ! Tu vois Taby, c'est pour cela que je l'ai épousé.

 Tabatha imita Sin fo et embrassa Hank sur l'autre joue avant de dire :

- Je croyais que c'était parce que tu avais craqué sur ses bras musclés.

- J'ai l'impression qu'on se fiche de moi ici, je me trompe ?

- Quand tu as deux belles femmes dans les bras, ne pose pas de questions et profites-en, lui conseilla Sin fo.

- Il n'en a plus deux, répliqua Tabatha en s'écartant et en donnant une pichenette sur le front de Hank. J'ai mieux à faire que câliner un croulant.

 Sur ce, elle ouvrit la porte et s'éloigna dans le couloir en sautillant.

- On dirait que notre petite princesse a repris du poil de la bête. Ça faisait bien longtemps que je ne l'avais pas vue comme ça.

- Oui, nous avons un peu discuté, et je crois que cela lui a fait du bien.

- C'est normal. Personnellement, je pourrais t'écouter parler pendant des heures. D'ailleurs, tous nos compagnons ont eu la chance d'apprécier ta douce voix au réveil.

- Bon très bien, dit Sin fo en s'écartant à son tour. Nous allons établir une règle. Plus de sarcasmes avant le petit-déjeuner.

- À tes ordres ma chérie.

- Arrête avec ça !

- Tu sais que je ne veux que ton bonheur, se défendit Hank en se composant une fausse innocence sur le visage.

- Je vais te botter le train si tu continues, le menaça Sin fo en riant. J'espère au moins que tu as préparé le petit-déjeuner.

- Tu ne manques pas d'air ! J'aurais dû m'occuper de tout pendant que tu sortais te promener ?

- Je n'étais pas partie me promener, répliqua Sin fo en ouvrant la porte, et ils rentrèrent tous les deux en se chamaillant.

 Vingt minutes plus tard, ils retrouvèrent tous leurs compagnons à la sortie de la ville. Ils étaient tous habillés de pied en cap, et malgré les mines décomposées et les bâillements à s'en décrocher la mâchoire, personne ne se plaignit de l'heure matinale. Tabatha prit la parole et leur proposa de continuer à marcher plein sud. Comme personne n'avait de meilleure idée, cette décision fut adoptée et ils se mirent en route au plus vite.

 Ils quittèrent le village sans se retourner et sans regrets. Ils avaient pris tout ce qu'ils avaient pu, et ils n'avaient plus rien à faire ici. De plus, le bûcher qu'ils avaient allumé brûlait encore, et bien que ce soit un mal nécessaire, l'odeur qui en réchappait était des plus désagréables et des plus sinistres. C'est pourquoi ils étaient tous contents de s'engager sur le sentier qui les mena bientôt sous le couvert des arbres d'une forêt toute proche, là où l'air sentait bon l'humus et la rosée matinale.

 L'hiver touchait à sa fin, et comme il n'avait pas neigé depuis près de dix jours, les soleils avaient eu le temps de faire leur office et presque toute la neige avait fondu au sol. Ce n'était pas encore le printemps, mais déjà des bourgeons apparaissaient sur les arbres, et les animaux sortaient de leur hibernation. La nature sortait de son sommeil forcé et la vie reprenait ses droits.

 Le sentier étant étroit, ils avançaient en file indienne, par rangées de trois. L'ensemble n'était pas très ordonné et certains marchaient à l'écart du groupe, mais comme l'avait souligné Hank la veille, les habitants de Ts'ing Tao n'étaient pas des soldats, et Tabatha ne pouvait pas leur demander d'observer une organisation militaire. Quoi qu'il en soit, il y avait très peu de chances qu'ils croisent des djaevels ce jour-là. En effet, s'il y avait eu des djaevels dans les environs, ils auraient quitté la forêt pour attaquer le groupe pendant qu'ils tuaient leurs congénères au village.

 Les membres du groupe l'avaient bien compris et ne faisaient donc pas preuve d'un grand zèle ni d'une grande prudence. La plupart n'avaient même pas sorti leurs armes, qu'ils avaient laissées dans leurs sacs, ou dans la charrue qu'ils avaient récupérée au village et que deux hommes tiraient en fin de cortège.

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