Chapitre 33 La traque - Partie 3

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 Hank posa sa main sur le front de Tabatha et s'aperçut qu'il était brûlant de fièvre. Il colla son oreille sur sa poitrine et sentit son cœur battre. Hank soupira, soulagé. La petite princesse n'était pas au mieux de sa forme, mais elle n'était pas en train de se transformer en djaevel. De l'autre côté de la fosse, Sin fo cria pour le ramener à la réalité. Hank regarda autour de lui. Il avait récupéré Tabatha, mais il était toujours entouré de centaines de djaevels. Il était pour le moment protégé par un mur de pierre que Sin fo avait érigé à la hâte, mais il n'allait pas résister longtemps au poids des dizaines de djaevels massés derrière. De plus, Hank n'était plus armé que de son poignard.

 Il se mit debout et regarda par dessus le mur pour voir s'il pouvait récupérer sa lance sans se mettre en danger. Il allait devoir passer devant au moins trois djaevels pour rejoindre l'homme qui avait enlevé Tabatha. En agissant rapidement, il pouvait aisément reprendre son arme et revenir vers son amie sans être blessé. C'était même l'occasion de tuer quelques djaevels au passage. Hank se hissa sur le mur et s'apprêta à sauter, lorsqu'il vit quelque chose qui le stoppa dans son élan.

 L'homme avait remué un bras. Non, c'était impossible, il avait été mortellement touché. Et pourtant, l'homme bougea à nouveau un bras, puis l'autre. Il remua les doigts, et fit courir ses mains sur ses côtes, jusqu'à l'endroit où la lance l'avait transpercé. Là, il saisit le bois de la lance et tira dessus d'un coup sec pour s'en libérer. Hank n'en croyait pas ses yeux. L'homme était maintenant en train de se redresser en prenant appui sur ses coudes.

 Hank n'attendit pas qu'il soit complètement relevé. Il sauta précipitamment le mur de pierre, courut en direction de l'homme étendu par terre, bousculant quatre ou cinq djaevels au passage, et envoya violemment son pied dans la mâchoire de l'homme, dont la tête rebondit lourdement sur le sol. Hank se dépêcha de ramasser sa lance et s'en servit immédiatement pour tuer les djaevels devant lui. Lorsqu'il sauta par dessus le mur, il entendit une plainte derrière lui. L'homme était déjà en train de se relever.

 Hank atterrit avec souplesse à côté de Tabatha. Il la secoua par l'épaule, lui donna quelques légères tapes sur la joue, mais il n'obtint aucune réaction. Il la saisit donc par la taille et la mit sur ses pieds. La tête de la jeune femme bascula en avant, mais Hank prit son menton dans sa main, et la tourna vers lui pour lui dire d'une voix presque implorante :

- Taby, fais un effort, ouvre les yeux. Ou au moins, essaie de marcher, je te guide.

 Toujours sous l'emprise d'une drogue ou d'un ensorcellement, Tabatha ne se réveilla pas, mais elle obéit docilement. Elle leva un pied et commença à avancer. Tout en la soutenant, Hank interpella Sin fo :

- J'ai besoin de ton aide pour la faire traverser, fais quelque chose.

 Alors qu'ils arrivaient au bord de la fosse, des pierres remontèrent du fond et vinrent se fixer à la paroi. S'agglutinant les unes aux autres, elles formèrent petit à petit une passerelle suffisamment large pour deux personnes. Hank voulut attendre qu'elle soit terminée avant de s'engager dessus, mais un bruit sourd dans son dos l'obligea à se dépêcher. L'homme venait d'abattre le mur de Sin fo, et il se tenait dans l'ouverture. Il avait une lueur démente dans les yeux.

- Encore toi, hurla-t-il. Cette fois je jure que je vais te tuer !

 Des djaevels s'engouffrèrent à sa suite et se précipitèrent en avant. Hank se crut perdu, car il ne pouvait pas lâcher Tabatha sans risquer qu'elle bascule dans le précipice, mais les djaevels n'arrivèrent jamais jusqu'à lui. L'homme avait levé le bras dans leur direction, et ils furent soufflés par une violente bourrasque qui les projeta au fond de l’abîme.

- Il est à moi ! Je vais le tuer de mes propres mains, hurla l'homme de plus en plus furieux.

 Hank était terrifié par cet homme. Il le savait capable d'exécuter ses menaces. La priorité était de mettre Tabatha à l'abri. Hank s'engagea donc sur la passerelle, en priant pour qu'elle tienne. Comme Tabatha n'avançait pas vite, Hank la souleva et la prit dans ses bras. Le pont était presque terminé, encore deux mètres et il aurait rejoint l'autre bord. Hank se retourna et vit que l'homme le talonnait. Il fallait que Sin fo fasse plus vite. Ou bien, au contraire, il fallait qu'elle...

- Arrête, cria Hank. Sin fo, arrête tout ! Il ne faut pas qu'il puisse passer !

 Sin fo obéit et les pierres s'arrêtèrent immédiatement de rouler. Sans perdre une seconde, Hank prit son élan et bondit au dessus du vide. Il parvint à retomber sur ses jambes, mais il s'écrasa lourdement sous le poids de Tabatha, et il entendit sa cheville craquer. Sin fo s'approcha de lui pour l'aider, mais il lui dit :

- Ça va aller. Prends plutôt Taby, elle ne peut pas marcher seule.

- Par les dieux, que lui ont-ils fait ?

- Je ne sais pas, mais elle est vivante, c'est le principal. Il faut qu'on parte d'ici avant que ces monstres n'aient l'idée de faire le tour.

 À peine eut-il fini sa phrase que l'homme atterrit à ses côtés. Hank jeta Tabatha dans les bras de sa femme et les poussa toutes les deux en arrière.

- Sauve-toi ! Prenez un lopvent toutes les deux et partez d'ici. Je le retiens.

 L'homme se redressa, mais mit aussitôt un genou à terre. Il porta sa main à son ventre, qui saignait toujours abondamment.

- Je ne peux pas te laisser seul, tu es blessé !

- Il l'est aussi, et plus que moi. Fais ce que je te dis !

 Sin fo tourna les talons et emmena Tabatha vers les lopvents.

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