Chapitre 17 La vie de château - Partie 4

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Trois ans auparavant.

 Tabatha s'ennuyait ferme. Elle avait toujours trouvé assommants ces cours de danse et de maintien. Ces règles de bienséance ridicules étaient faites pour les nobles. Ces idiots devaient les respecter s'ils voulaient conserver leur place à la cour, mais elle, elle était la princesse, la fille du roi, sa place était acquise. Personne n'aurait l'audace de lui faire la moindre remarque sur son comportement, elle le savait, et elle en profitait. Mis à part ses parents, seul Jacob lui faisait la leçon de temps à autre, mais avec tous les autres, elle n'en faisait qu'à sa tête.

 Elle ne supportait pas qu'on lui donne des ordres, c'est pourquoi elle séchait assidûment les leçons de danse de la vieille madame Joan. De plus, elle n'était pas seule à suivre ces cours. Il y avait aussi l'affreuse Lizzie Brooks et sa bande de chipies. L'horrible Lizzie était une petite rousse aux cheveux frisés et au visage constellé de tâches de rousseur qui passait son temps à se pavaner et à critiquer Tabatha. La princesse savait qu'elle était simplement jalouse de ne pas être aussi jolie qu'elle, mais c'était agaçant tout de même. C'est pourquoi elle ne perdait pas une occasion de la remettre à sa place. Elle la faisait trébucher, lui faisait d'affreuses grimaces pour la faire échouer aux exercices de maintien, et elle lui avait même coupé les cheveux un jour, et elle ne l'avait pas revue pendant près d'un mois.

 Mais ce jour-là, c'était différent. Non seulement elle s'était rendue au cours de madame Joan, mais elle devait bien se tenir. Son père était venu assister au cours et voulait constater les progrès qu'elle avait faits en danse. C'est pourquoi elle s'évertuait à se souvenir des pas que lui avait enseignés la vieille Joan. Cette dernière s'était installée au clavecin et enchaînait les notes d'un air classique qu'on jouait souvent dans les bals. Tabatha détestait cette musique. C'était un air rébarbatif et répétitif, et madame Joan le leur jouait toujours pour les exercices.

 Elle se souvint qu'un jour, sa mère lui avait fait écouter un autre genre de musique, plus enjoué et beaucoup plus entraînant. Tandis que sa gouvernante continuait à jouer la musique, Eowyn avait entamé une danse qui n'avait rien à voir avec les leçons de madame Joan. Elle n'utilisait aucun des pas conventionnels, et pourtant elle dansait avec une telle passion que de ses mouvements se dégageait comme une évidence.

 Au bout d'un moment, son père était entré dans la pièce. Suzy, la gouvernante, avait cessé de jouer et s'était inclinée devant son roi. Pendant une seconde, Tabatha avait cru que son père allait se mettre en colère, mais au lieu de ça, il avait demandé à Suzy de l'emmener jouer dehors, et quand elle avait revu ses parents au dîner, ils n'avaient cessé de se lancer des regards en coins et de drôles de sourires. Les adultes étaient vraiment étranges parfois.

 Tabatha était en train de faire des pointes lorsque la porte s'ouvrit à la volée. Un des conseillers de son père entra, s'excusa, et alla dire quelques mots à l'oreille du roi. Tabatha n'entendit que quelques bribes avant que madame Joan ne reprenne son clavier.

– … aux frontières du sud.

– Ça ne peut pas attendre ?

– Sire, vos sujets sont obligés de fuir leurs terres.

– Je passe un moment avec ma fille. Je vous rejoins dans mon cabinet dans une heure.

 Le conseiller s'inclina et sortit de la pièce. Tabatha remarqua que son père avait un air soucieux. Elle se promit d'aller le questionner dès la fin du cours, mais Lizzie lui marcha délibérément sur le pied, et elle fut trop occupée à chercher une vengeance appropriée pour s'inquiéter des problèmes de son père.

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