Chapitre 16 Une rencontre inattendue - Partie 2

3 minutes de lecture

 Ils marchaient ce jour-là au milieu d'une grande plaine rocailleuse, ce qui leur permettait de voir loin devant eux. Ainsi, dès les premières lueurs de l'aube, ils virent se profiler à l'horizon les contours d'une ville. Ils essayèrent de forcer l'allure, mais le terrain accidenté les empêchait d'avancer très vite, si bien qu'ils mirent plus de cinq heures à atteindre leur destination.

 Ce n'était qu'un petit village, composé d'à peine une trentaine de maisons. Comme dans les villes précédentes, il y régnait un silence quasi spectral. Seuls se faisaient entendre le souffle du vent et un grincement sinistre venant d'une des rues un peu plus loin. Hank soupira.

– Encore une ville fantôme. Au moins, on ne mettra pas longtemps à la fouiller celle-là.

 Il commença à s'avancer dans la rue principale, mais Sin fo le retint par le bras.

– Attend, j'ai un mauvais pressentiment. Soyons prudents.

 Elle tira son épée du fourreau et Hank prit la lance qu'il portait dans son dos. Ils marchèrent côte à côte, remontant la rue principale sur une centaine de mètres, puis ils se séparèrent sur un geste de Sin fo, la jeune femme partant sur le côté ouest de la ville, et Hank explorant le côté est.

 On entendait toujours le grincement et Hank voulait savoir de quoi il s'agissait. Il avançait prudemment, en rasant les murs. Parvenu à un croisement, il se colla dos au mur et pencha la tête dans le coin pour vérifier qu'il était bien seul. Là, il vit enfin d'où provenait le bruit. La porte de la bicoque en face de lui ne tenait plus que par un gond, et le battant se balançait au gré du vent en produisant le gémissement lugubre.

 Hank se raidit immédiatement. La porte en elle-même n'avait rien d'alarmant, mais dans toutes les villes qu'ils avaient visitées, rien n'était détruit de la sorte. Tout était simplement laissé à l'abandon. Cette porte forcée laissait supposer que quelqu'un s'était introduit par effraction dans cette maison. Hank affermit sa prise sur son arme et s'avança pas à pas vers la porte. Au fur et à mesure qu'il se rapprochait, il entendit un autre bruit derrière la porte qui grinçait. Il s'immobilisa et tendit l'oreille. Après quelques instants, il reconnut ce son. Quelqu'un pleurait derrière cette porte, et à en juger par le timbre de la voix, ce quelqu'un n'était pas vieux. Il marcha plus résolument et poussa brusquement la porte d'un coup de lance.

 Au bout du couloir se tenait une petite fille aux longs cheveux blonds pleurant dans ses mains. Bien que ce soit une journée ensoleillée, l'entrée était plongée dans la pénombre. La petite ne semblait pas l'avoir vu. Hank l'interpella :

– Hé petite, tout va bien ?

 Elle leva la tête et poussa un petit cri effrayé en le voyant. Elle recula de quelques pas et se plaqua contre le mur du fond. Hank posa son arme le long de la porte et s'avança vers elle, passant devant un escalier, en levant les mains pour la rassurer.

– N'aie pas peur, je ne te veux aucun mal.

– N'approchez pas !

– Ne t'inquiète pas, je ne te ferais rien. Tu es toute seule ici ? Où sont tous les gens ?

– Tu le sais très bien l'affreux, répondit la petite en avançant son visage d’un air arrogant.

– Affreux ? Dis donc un peu de respect, s’offusqua Hank.

 Hank entendit soudain un bruit sourd derrière lui. Il voulut ramasser sa lance, mais une main lui saisit le bras et le lui coinça dans le dos, puis il sentit le contact glacé d'une lame sur sa gorge. L'homme s'était tapi en haut des marches et avait attendu que Hank lui tourne le dos pour intervenir. Hank s'en voulait d'être tombé si facilement dans un piège si grossier. La petite fille éclata de rire et le pointa du doigt en se moquant :

– Tu t’es fait avoir ! Ça t’apprendra à nous poursuivre. Maintenant tu vas payer pour tous tes crimes !

– Quels crimes ? Écoute petite, je ne sais pas pour qui tu me prends mais...

 Il s'interrompit, car il venait de sentir une secousse au niveau du sol.

– Mais tu ne me tiens pas encore, poursuivit-il avec un sourire en coin.

 Toute la maison se mit à trembler, les murs se couvrirent de lézardes, et des nuages de poussière se détachèrent du plafond.

– Un conseil, ne résistez pas, ça sera moins douloureux.

– Mais de quoi parles-tu ?

 À ce moment, les lattes du plancher volèrent en éclat, et deux énormes mains de pierre sortirent du sol et saisirent la petite fille et l'homme derrière Hank, qui se dégagea juste à temps pour ne pas être fait prisonnier lui aussi. L'homme lâcha un grognement de dépit et la petite poussa un cri de stupeur, au moment où Sin fo rentrait dans la pièce.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 2 versions.

Recommandations

Défi
Madisaurene

Parfois emporté par le courant sans rien pouvoir y faire, tantôt bercé, tantôt balloté par ce flox bien trop puissant. Nous empruntons sans cesse le même chemin aux décors changeant, uniquement mû par la quête du bonheur, fyant tout ce qui nous ferait souffrir. C'est quand elle pris la décision de descendre, et ce pour la dernière fois, ces escaliers qu'elle avait tant aimé monter, quand elle sentis son coeur se briser qu'elle compris. La tristesse s'écoulait tel de l'eau dans une passoire qui finirait par se reboucher, plus légère, enfin apte à aceuillir le bonheur tant rêvé.
1
2
3
0
leotypique

Je m'appelle Léo.
J'ai 10ans.
J'habite dans une petite ville très chaleureuse.
Mais dans ma vie.
Je reçois quelques critiques qui ne sont pas importantes pour moi.
Les gens pensent qu'il me touche dans le cœur mais il me rate toujours !
De plus je connais ces personnes.
Je l'ai vois tout le temps.
Mais depuis tout petit j'ai toujours été différent des autres.
Quand j'étais petit j'écouté du Britney Spears ou du Shy'm et les autres écoutez du Maître Gims ou des autres trucs de rap.
Ou alors c'était aussi pour mon style.

2
0
16
1
AlphoneX

L'ennui m'amie me mit à ton âme soumis
Et la nuit se défit quand ton ris me sourit
Lors ce fut à l'entour des atours de tes jours
Qu'en séjour me lia l'anneau pur en ta cour

Quel anneau diras-tu aurait pu t'enlier
Sans que garde n'aie pris de te le dédier
Mais il n'est que souci d'en ta grâce rester
À temps que soit le dit si tu fus j'ai été

Tel passé qui persiste à devenir cet hui
Qui prévoit devers lui son horizon enfui
Si amante je n'ai douce sour me possède

À quel autre vouloir sourcerais - je mon aide
Afin que mon désir ne soit que tes caprices
Lesquels plus m'éjouissent que feintes d'actrice.
4
2
0
0

Vous aimez lire William BAUDIN ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0