La Lune

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La Terre a pour maîtres étonnants deux amants.

Hélios, amoureux transi, se ternit, s’efface

Face à la splendeur d’un être de grâce

Qui tournoie, virevolte dans le ciel lentement.

L’Azur n’a pas connu maîtresse plus belle.

Pour elle, les loups hurlent, la Nature ploie devant elle.

Sa gloire éphémère pour une nuit s’étend.

Les mers s’élèvent, comme le ciel admire. Et pourtant…

Pourtant sa Beauté se fane devant d’autres.

Douce messagère d’une passion plus grande,

La Lune rappelle le charme qui est vôtre

Demoiselles ! Charmantes esclandres !

La lueur de cet astre lancinant

Vous rappelle à la douleur de vos amants.

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CLAUDE MOULIN



Bonjour adorable maîtresse, oui je sais, j'ai oublié de t'écrire; c'est pas facile! Choupette me colle un peu trop. Mon espace libertin en a pris un coup, je crois que la sanction ne va pas tarder à tomber.
Tu sais que la haut, je suis bien placé pour voir votre activité.
Mais là chapeau, couper cette odeur de kérozène, je n'ai pas compris de suite. Vous les avez mises ou vos férailles volantes? Je m'étais tellement habitué aux bruits des réacteurs que je dormais comme un chat , quoi!. c'est vrai on dort assez souvent. Devine ce qui trouble mon sommeil maintenant? Les piafs qui gazouillent la nuit, le jour tout le temps, ils me narguent. Le pire quand je me suis penché vers le bas, plus de klaxons, les rues, les routes, les villes, les campagnes le grand désert. Quand vous prenez une décision, vous ne rigolez pas. Tout d'abord je me suis dis le banquier à fumé un pétard de trop, il faut que je descende. Quelle fut ma surprise quand mon pote du bas , m'a raconté ce qui se passait. La petite bébéte était en train de faire du ménage, elle avait même passé la vitesse supérieure. Il s'était retiré dans sa petite maison, comme à son habitude, il pianotait devant l'ordi.Tu connais ma curiosité, il commençait à écrire sur des femmes en blanc, c'est là que j'aperçois (tenue sexy). Mon coeur s'est emballé, qu' es ce qu'il allait m'inventer encore? Hé bien non il rendait hommage aux nanas qui soignent les bobos. Vous les appelez les infirmières, il y a plus qu'elles qui bossent, quelques mecs aussi, mais il les a un peu oublié. C'est pas compliqué, il m'a expliqué qu'elles menaient la bataille de front, et tout le reste, j'ai cru 14-18 à Verdum.
Ecoutant mon coeur et mon instinct de sauveur, je me devais d'aller sur place. Tu sais maintenant quand je démare, c'est plutot Arianne 5 que la deudeuche à Annie.L'attérissage ce jour là m'a emmené dans une bourgade, même pas répertoriée sur la carte. Enfin j'y suis j'y reste, et l'idée m'a pris de rentrer dans cet hopital local.
Whaou! je me suis cru dans le vestiaire de Chanel, des canons de tous les côtés, il y avait juste ses masques qui me perturbaient un peu. Tu connais ma timidité, elles étaient en pause, bien sur je suis invisible, ça papotait, une sur son mec qui la trompait, l'autre sur le chien du voisin ,bref.
Au fond assise, devant ce bureau une qui sortait du lot, le décolleté très appétissant, tu sais prêt à exploser les boutons. Je me devais de l'approcher, le problème, c'est qu'elle m'a découvert, oui elle a un bouquin spécial...
Bon sympas, j'ataque , en faite dès qu'elle a une pause, c'est sa passion elle écrit. Elle me demande de lire son texte...Tu me connais, rien ne m'impressione, mais là ce n'était pas le manège enchanté mais plutot, l'ivresse du plaisir et des sens, dans tous les sens d'ailleurs. Je me suis permis de lui remonter le moral, un peu comme avec toi, peut être plus en détails quand même.
Je serais bien resté , mais déjà Choupette cherchait à me joindre.Il a bien fait mon pote de rendre cet hommage, c'est pas le club med ici, juste l'enfer.
Je dois partir, mais à très vite ma Maue.
Bisous de ton Virgule...
LUI et son pote,

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lynnezella

Lorsque j'étais petite, nous vivions dans une vaste maison au grand jardin pittoresque. Mon père possédait une petite Passat blanche. Lorsqu'elle démarrait, elle faisait un bruit extrêmement spécial. Certains matins, alors qu'il partait travailler tôt, ce bruit particulier pouvait me réveiller doucement avant que je ne replonge dans le monde du sommeil.
Un beau vendredi soir d'automne, dans une atomsphère chargée d'un orage en approche, nous devions partir tous ensemble en vacance. Nous attendions que mon papa revienne du travail pour partir. Comme il n'arrivait pas, ma maman nous envoya jouer dans le galta durant l'attente. Pour les plus petits, nous allâmes jouer dans l'insouciance sans sentir que l'air se chargeait d'anxiété. Plus tard, un monsieur que je ne connaissais pas, vint sonner chez nous. Ma maman le fit entrer. L'inconnu en uniforme lui demanda si ce porte-monnaie était celui de son mari. Elle alla se recoqueviller dans la cuisine avant d'écouter ce que ce monsieur voulait lui dire. Il partit. Plus tard un curé vint chez nous. Nous étions tous assis à l'écouter dans un canapé du salon. Je n'oublierai jamais ce face à face avec cet homme d'église, ami de la maison. Il commença à parler et utilisait des termes très compliqués que je ne comprenais pas. Il parlait de mon papa, d'un train, du coeur et d'hôpital. Il parla de trois jours. Comme les mots s'accordaient bizarrement dans ma tête et que je ne savais pas si je comprenais, une voie aigue sortit de ma gorge " Mais ...mais il est mort ?" Jamais peronne ne me répondit. Je ne vis que des yeux baissés. Mon dernier souvenir de la soirée, c'est moi qui me mouche dans la salle de bains d'en bas avec un de mes frères qui me regarde de ses yeux plissés engloutis par les larmes, la bouche en carré où n'en sortait qu'un cri presque silencieux qui semblait venir de loin.
Au milieu de la nuit, je revois la porte de ma chambre qui s'ouvre et des tantes et oncles qui viennent nous parler comme en plein rêve. La chambre est sombre, les gens chuchotent et la seule lumière provient du corridor où du monde y est amassé pour parler à voix basse.
Depuis cet évènement, il fut une période où je faisais un rêve récurrent. Nous étions dans la maison peuplée d'une luminosité sombre, avec mes fères et soeurs, lorsque le bus familial arrivait. On savait qu'il venait grâce à notre ouïe. C'était le même son que faisait la Passat de mon papa. On courrait à la petite fenêtre près des escaliers qui donne sur le parking et on apercevait le bus d'un violet sombre qui faisait sa marche arrière. Au volant du véhicule, une forme humanoïde, imposante et sombre. Rien que le souvenir ravive ma cadence cardiaque et la paranoïa. Il y avait une règle lorsqu'elle arrivait. Se cacher pour qu'elle ne nous trouve pas en premier. A chaque fois, le même scénario se déroulait. Je me cachais, elle me trouvait et me mangeait le ventre. Toujours. J'avais beau prendre les meilleurs cachettes, elle me trouvait la première. Cela m'obsédait au point que la journée je cherchais des lieux pour lui échapper ne serait-ce qu'une fois. Je me souviens particulièrement de deux de ces cauchemars. Dans le premier des deux, un gros tas de plumes rosées montait jusqu'au plafond du salon. Mon plus grand des frères et la plus petite des soeurs se sont mis à quattre pattes et s'y sont faufiler pour disparaître dans le tas. J'étais sidérée par l'évidence de leur cachette et me réjouissais car pour moi, c'était sûr que je ne serai pas la première dénichée cette fois-ci. D'autant plus, la mienne s'avérait excellente: blottie dans un panier et recouverte de vêtement. La corbeille en question contenait le linge sale. Sûre de moi j'en oublia le chronomètre. Au moment de me glisser dans la cachette, l'ombre me saisit le bras et mon ventre ressenti cette chatouille abdominale douloureuse qui perdura même au réveil. La frustration marqua au fer rouge ce cauchemar dans mes souvenirs. Le deuxième qui peuple ma mémoire, ce fut le plus spécial et le dernier de la série cauchemardesque. Cette fois-là fut exceptionelle: il n'y avait pas juste mes soeurs, mes frères et moi. Il y avait toute la famille. Un gigantesque souper où les adultes mangeaient autour d'une table abondante illuminée par des chandelles flamboyantes. Un de mes frère, mon cousin et moi-même nous trouvions dans l'escalier lorsque le bus arriva. Les deux graçons courrèrent à l'étage se cacher sans donner l'alerte. Moi, je me précipita à la cuisine. Mais je ne mis en garde personne. Le four était arraché comme s'il y avait des travaux et c'était l'entrée d'un tunnel qui partait à angle droit sur cinq mètres environ. Je me cacha dans le trou poussiéreux et attendit. J'entendait le brouhaha de la salla à manger où les grands papotaient dans l'insouciance du danger en approche. Le remord me rongeait et dans mon esprit se formait déjà les cris du carnage. Pourquoi tant de lâcheté ? Je n'en pouvais plus. Cette fois il ne m'aurait pas. Je m'extirpais du sommeil avant la fin du rêve, en pleine conscience de ma victoire et de mon égoisme profond envers les personnes de ma famille. Le monsre et le bus ne sont plus jamais revenus dans mes rêves. Je n'ai plus entendu le son de la voiture. Je le reconnaitrais encore mais son souvenir se brouille dans me tête au fil des années.
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