Chapitre 50

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Nos regards se font faces, et je reste à distance d’elle comme si elle était le pire danger de ce monde et bordel elle l’est.

- Mais…qu’est ce que tu fous là ! Dis-je.

- Et bien j’avais envie de venir te faire un petit coucou.

- Tu n’as pas le droit d’être ici !!! Comment t’as pu…

Elle éclate de rire.

- Max, tu n’as toujours pas compris que j’obtiens toujours tout ce que je veux ? Ce n’est pas quelques interdictions qui vont m’empêcher de venir te voir.

- Comment t’as fais !

- Bah…si tu veux je te montre. Dit-elle en caressant son cou jusqu’à descendre…non je dois tourner la tête et ne pas la laisser m’atteindre !

Putain elle est capable vraiment de tout, même de coucher pour obtenir des autorisations ! Sale garce !

- C’est sympa ici, tu ne trouves pas ? Me demande-t-elle en souriant.

Comment ose-t-elle ! Elle m’a envoyé croupir en prison et elle ose venir me voir 1 semaine avant ma sortie. Ma colère monte, et je serre les poings.

- Tu dois m’en vouloir un peu, non ?

Putain elle joue à quoi là ! Je tente de calmer ma haine intérieure, alors qu’elle avance doucement vers moi.

- Reste là bas ! Dis-je

- Oh Max…

Bien que je lui demande de rester loin de moi, elle avance et se retrouve toute proche de moi. Dans ma tête tout tourbillonne, et mon pantalon retient mon érection incontrôlée. Cette fille est dangereuse, destructrice et complètement dingue.

- Maxime, non pitié fais pas ça. Se moque-t-elle en ricanant.

Elle s’amuse à se foutre de moi, juste pour le plaisir de me mettre en rogne. J’ai envie de lui sauter dessus, l’attraper par la gorge, lui fourrer ma queue dans son cul, comme m’ont enculé ces taulards pour lui fendre ses entrailles. Les images de ce que j’ai pu vivre me reviennent comme pour stimuler mes pulsions.

- Oh bébé oui encore !!! Gémit-elle en simulant ses cris de plaisir.

- Sale garce !

Ma queue est du béton, prête à la prendre, prête à la faire crier mais je résiste. Sa robe moulante laisse entrevoir toutes ses formes, et je suis sur qu’elle n’a même pas de culotte. Je chasse l’idée d’y glisser ma main pour vérifier.

- Max, tu sais tu me manques beaucoup. Me lance-t-elle avec son regard de braise.

Son corps est tout proche du mien maintenant que j’ai reculé jusqu’au mur, et je sens son souffle tout proche de moi. Je tente de ne pas la regarder, et je sens mon sang battre dans les veines de ma queue. J’ai envie d’appeler au secours, qu’on la vire d’ici avant que je ne perde le contrôle mais je n’y arrive pas.

- Vas-t’en Cynthia !

- Bah non Maxime je viens juste d’arriver.

- Pourquoi tu me fais ça putain ?!

- Parce que ça m’amuse Max. J’aime tellement jouer avec toi.

Je ne dois pas craquer, je ne dois pas l’embrasser, ni la baiser. Elle me fait vibrer et je ferme les yeux.

- Pitié dégage Cynthia.

Me voilà la suppliant de repartir, même si j’ai qu’une envie c’est de la prendre sur cette table. Je chasse une nouvelle fois cette idée quand je sens la main de Cynthia se plaquer contre ma queue dressée dans mon pantalon.

- Arrêteeeee…Dis-je en serrant les dents tout en gémissant car ça me fait un bien fou de la sentir me toucher.

Je tente de la repousser, mais sa main se resserre et je sens petit à petit ses ongles à travers le tissu de mon pantalon. La douleur m’envahit doucement, alors que mon excitation monte en flèche. Putain la garce, elle sait s’y faire ! J’attrape Cynthia par la taille, m’agrippant à elle pour ne pas vaciller. Je plonge mon nez dans son cou, respirant son parfum enivrant.

- Ca fait mal hein. Dit-elle à mon oreille.

- Je vais te faire du mal Cynthia si tu ne me lâches pas.

- Tu ne peux pas, tu sors bientôt ça serait dommage de repartir pour des années de prison quand même.

Mon excitation est contenue dans les mains de cette garce, et plus elle me fait mal et plus la pression monte. Elle serre d’un coup ses ongles, ce qui me fait jouir en quelques secondes.

- Espèce de garce !

Je vois sur son visage un sourire satisfait.

- Pourquoi tu me fais ça !!! Tu ne m’as pas assez bousillé ? Pourquoi tu te ramènes 1 semaine avant ma sortie, tu veux quoi bordel !

- J’ai croisé Stéphanie, elle n’a pas pris un peu de poids ?

- C’est pour ça que t’es là ?!

Elle ricane sous mon nez alors qu’elle lâche enfin mes couilles mais reste proche de moi, la main toujours dans mon pantalon.

- T’as toujours refusé de me faire un enfant et elle, elle tu lui en fais un ! Pourquoi Max, pourquoi elle et pas moi ! Crache-t-elle à mon oreille.

- Parce qu’elle ne m’a pas foutu en taule ? Parce qu’elle m’a pas détruit ! Mentis ! Qu’elle n’est pas tarée !!! Tu veux que je te liste tout ?

Son regard de furie me fait bander de nouveau alors que la haine brule en moi. Elle me branle doucement et je prie pour débander mais ce n’est pas la peine, elle me fait durcir.

- Pourquoi tu me fais ça ? Dis-je en essayant de me contenir.

- Car t’aime ça que je te caresse.

- Je ne parle pas de ça Cynthia.

Son regard devient glacial.

- Tu m’as trompé Max, t’as été la baiser et tu m’as abandonné ce soir là. Dit-elle en accélérant sa main.

- J’étais bourré ce soir là putain, je ne savais pas ce que je faisais !!!

- Je t’attendais Max.

- Je sais et je suis désolé, je n’ai pas voulu te tromper. Arrête, jt’en supplie arrête ça !!!

Sa main va trop vite !!!

- Et ensuite, tu m’as mise dehors.

- Quoi ? Non je t’ai rendu la liberté comme tu l’as réclamais depuis des mois.

- Mais je ne voulais pas être libre !!! Je voulais rester mais tu m’as dis de partir !!!

Sa main me serre beaucoup trop !!!

- Arrête !!!

- Non Max, tu vas jouir.

- Je ne veux pas.

- Tu n’as pas le choix.

- Oh putain je vais jouir !!! Continue !!!

- Oh oui Max, donne moi ton sperme, il est à moi.

Elle me regarde fière de son pouvoir sur moi alors qu’elle essuie ses mains avec un mouchoir.

- Tu sais après ta tromperie si tu ne m’avais pas demandé de partir, tu ne serais pas là à croupir dans une prison. Je n’arrive toujours pas à comprendre ce qu’il t’a pris ce jour là. Je t’aurais pardonné tu sais.

- T’étais si malheureuse Cynthia. Mais pourquoi tu m’as apporté tes clés que 2 mois après ?

- Ah parce que j’aurais du revenir en courant ? Je ne suis pas comme l’autre chienne Max, tu m’as jeté alors je t’ai laissé souffrir un peu. Tu m’as fais mal Max en couchant avec elle mais t’es à moi. Mais toi t’es vite retourné dans ses bras !

- Toi aussi, t’as été retrouvé Gabriel.

- Oh Max, Gabriel c’est purement pratique.

- Pratique ?

- Je baise avec lui et il m’obéit quoi.

- Alors c’est ça pour toi les gens, tu les manipules pour en faire ce que t’en veux.

- Bah c’est un peu l’idée ouais. Mais t’en fais pas bébé, toi aussi tu deviendras redoutable.

- Non, c’est fini tout ça.

- Non, ça ne finira jamais entre nous. Tu me manques, sans toi ma vie est vide. Dit-elle en laissant couler une larme. Est-elle vraie ?

Je caresse sa joue et l’efface sans réfléchir à mon geste. Je caresse sa bouche de mon pouce puis je recule ma main comme si sa peau me brulait.

- Pourquoi tu m’as mis en prison alors ?

- Parce que tu m’as remplacé Max, je t’ai vu la regarder, l’embrasser dans votre parking à l’hôpital et la prendre sur le capot de ta voiture comme tu le faisais avec moi ! Tu n’avais pas le droit de faire ça ! T’avais pas le droit de vouloir me remplacer, je suis irremplaçable Max !!!

Putain, elle m’observait encore après l’avoir libéré de ses entraves chez moi.

- C’est de la vengeance alors…

- Fallait que tu payes Max, que tu souffres un peu, que tu saches ce que ça fait d’être privé de la personne qu’on aime le plus au monde.

- Parce que tu m’aimes toi ?

- Tellement Max, tellement.

Je la regarde et lui souris.

- Bien joué, j’ai failli y croire mais tu sais quoi, ça marche plus Cynthia.

Elle a l’air vraiment désespérée, bouleversée même mais comment savoir ce qui est vrai ou faux avec elle, elle passe de la froideur à la tristesse en un claquement de doigt. Putain il ne faut pas que je la laisse me bouffer le cerveau !

- Va-t’en Cynthia.

- Non, ne me repousse pas encore Max, je veux qu’on se retrouve à ta sortie.

- Alors là tu rêves Cynthia, je ne veux plus te voir, plus jamais !!!

- Tu ne le penses pas Max.

- Si.

Elle enroule ses bras autour de mon cou que je défais aussitôt.

- Toi et moi Max, c’est si fort, on s’est aimé au premier regard.

- Je ne me souviens même pas quand c’était. Dis-je en riant à son nez.

- Si, tu te souviens, chaque nuit tu t’en souviens.

- De quoi tu parles ?

- Tu ne fais plus de cauchemar Max ?

Elle a séché ses larmes et redevient froide.

- Explique, c’est quoi le rapport avec mon cauchemar ?

- Rappelle-toi Max.

Elle me regarde et des images viennent me frapper violemment. Cette fille, coincée dans la voiture, le visage plein de sang et ce regard…ce foutu regard.

- Putain, non, ce n’est pas possible, ce n’est pas toi. Dis-je sous le choc.

- Si Max, c’était moi.

J’ai l’impression que le sol se dérobe sous mes pieds. Mes larmes arrivent et là je ne peux plus les contenir, elle vient de percer la bulle que je me force à mettre autour de moi pour pas qu’elle m’atteigne mais là elle vient de l’éclater.

- Je suis en vie, grâce à toi. Je suis tombée amoureuse de toi alors que je me battais pour vivre et c’est ta force qui m’a permis de tenir.

- Ce…n’est…pas…possible…tu mens ! Dis-je en pleurant, effondré par terre.

- D136 entre les 2 ponts le 16 avril.

Relève-toi Max ! Allez sois le fils de ton père et non la victime de cette femme ! Hurle ma conscience. Je sèche mes larmes et me relève.

- Tu as pu voir ça dans les journaux ou te renseigner, je ne te crois plus Cynthia.

- « Puise ta force en moi, j’en ai assez pour nous deux »

Elle répète mot pour mot ce que je lui ai dis alors qu’elle s’éteignait dans mes bras. Il n’y avait qu’elle et moi, impossible d’avoir cette information ailleurs. Bordel c’est bien elle. Je reçois encore un coup mais arrive à rester debout. Je la regarde, j’ai tellement espéré la retrouver pour savoir comment elle allait, si elle avait survécue. Cette fille m’a obsédé pendant des années. J’avais peur de ne pas avoir réussi à la sauver et elle est là devant moi.

- Putain...Cynthia…

- Tu m’as aimé et jamais oublié tout comme moi. J’ai fais ce qu’il fallait pour qu’on se retrouve Max, pour qu’on vive notre histoire.

- Pourquoi tu ne m’a rien dis ? Tu m’as laissé pensé que t’étais peut être morte !!!

- Tu m’aimais, c’était tout ce qui comptait. Mais t’as tout gâché avec elle.

- Pourquoi t’as attendu toutes ces années après l’accident ?

- J’ai été envoyée dans un centre de rééducation pour mon genou, je ne savais rien sur toi, j’ai du te chercher et crois moi ce n’est pas facile quand on n’a presque rien sur la personne. Vous étiez en tenue de médecin mais trop jeune pour l’être, alors j’ai commencé à faire les hôpitaux et les écoles autour du lieu de l’accident. J’ai entendu ton prénom lorsqu’on attendait les secours. J’avais que ça, j’ai mis des années à te retrouver mais quand je t’ai retrouvé, j’ai plus voulu te quitter. Mais toi tu n’as pas hésité à le faire pour aller la baiser !

Je la regarde alors qu’elle me fusille du regard.

- Je n’ai pas voulu te tromper ni te repousser Cynthia, je me sentais juste plus à la hauteur.

- Tu ne l’étais plus et c’est pour ça que t’es là où tu es aujourd’hui. Crache-t-elle arrogante.

Elle est si haineuse.

- J’ai une question, c’est bien toi pour le lavabo, n’est ce pas ?

- Plus c’est spectaculaire et plus t’es cataloguée de victime et ton bourreau de monstre.

- T’es barge Cynthia.

- Ouais tout comme toi Max.

- Non je le suis plus, je me soigne de toi !

- Max, on ne peut pas se soigner de moi. Regarde l’état de ton pantalon, j’en suis sur que ça coule tout seul.

Putain elle a raison, j’ai même plus d’éjaculation mais une incontinence de sperme qui s’écoule de ma bite depuis qu’elle m’a touché.

- Pourquoi t’es là Cynthia ?

- Pour qu’on discute, c’est important de discuter, non ?

- T’es qu’une garce, tu es juste venue pour me retourner le cerveau, avoue !!!

- Ton cerveau est retourné depuis un moment bébé, non j’avais envie de te rappeler à quel monde tu appartiens Max et pour que tu me reviennes.

- Jamais je reviendrais vers toi, ma vie est désormais avec une autre.

Elle s’approche de moi et ma queue se dresse comme si elle était un aimant. Je me recule jusqu’à me poser contre la table. Je suis paralysé alors que sa main ouvre mon pantalon et le baisse puis elle se met à genoux me lançant un regard qui me fait couler un peu plus. Non !!!

- Fais pas ça putain, fais pas ça !

Elle me sourit et plonge mon sexe dans sa bouche. Bordel que c’est bon !!!

- Arrête stp, arrête !!! Cynthia…

Je tente de combattre le plaisir qu’elle m’arrache mais impossible. Je ferme les yeux, pendant qu’elle me pompe jusqu’à me libérer.

- T’as toujours aussi bon goût bébé.

- Sale garce !!!

Je l’attrape par la gorge et serre ma main alors qu’elle me sourit. Je la relâche aussitôt alors que la violence bat dans mes veines. Elle caresse mes bras et s’approche de mon oreille.

- Tu as envie de me faire mal Max ?

- Tellement.

- Me cogner, me mettre à terre.

- Arrête putain !!!

- D’accord mais j’ai juste une dernière question bébé.

- Laquelle ?

- Elle aussi tu l’as violais ?

- Tu parles de Steph’ ? Je n’ai pas besoin de la violer. Dis-je moqueur.

- Je ne parle pas d’elle.

Je la regarde sans comprendre sa question et elle me sourit.

- Tu parles de qui alors ?

- Max, tu sais y a qu’une femme battue qui sait en reconnaître une autre mais je ne sais pas si t’as été jusqu’à la violer.

- De quoi tu parles !

- Max, elle était morte de trouille quand tu t’énervais, lors du repas. Elle était pétrifiée. Tu devais avoir tes raisons, on ne bat pas sa mère pour rien.

PUTAIN ! Les images me reviennent et je les déteste toujours autant.

- Alors tu la violais ?

- Non, c’est ma mère putain Cynthia ! Comment tu peux…

- Ca reste une femme.

- T’es répugnante.

- Ca a commencé quand ?

- Ca ne te regarde pas ! Maintenant tu te casses !

- Après avoir répondu, alors.

- Ok. Avant l’accident. T’es contente ? Maintenant tu te barres !

- Pourquoi tu l’as battais ?

- T’as dis que tu te cassais après avoir répondu, j’ai répondu alors maintenant tu sors Cynthia.

- Oui j’ai dis après avoir répondu mais je n’ai pas précisé le nombre de question. Dit-elle avec ce petit sourire de victoire.

Putain elle est vraiment maline !

- Je partirai quand tu m’auras tout raconté.

Mon passé me fait mal. Personne n’en n’a jamais rien su, même pas mon psy mais elle, elle a su le voir. Elle est vraiment très forte !

- Elle a trahis mon père.

- Comment ça ?

Fais chier ! Je n’ai pas envie de reparler de cette putain d’histoire.

- Je l’ai chopé avec un autre mec quand j’avais 14 piges. Ca m’a…fait vriller. Elle a brisé quelque chose en moi quand je l’ai vu baiser avec ce type.

- C’était un coup d’un soir ?

- Non, une putain de liaison avec un mec marié lui aussi.

- Me dis pas que c’est lui ton père quand même.

- Putain non !!! Leur liaison datait de la prise de taf de mon père quelques années plus tôt. Elle se sentait seule, il partait à la semaine alors elle a trouvé du réconfort ailleurs.

- Ton père l’a su ?

- Bien sur que non, ça le bousillerai.

- Du coup t’es devenu violent à cause d’elle. Tu l’as battais souvent ?

- Trop.

- Et y a vraiment rien eu de plus ? Allez dis-moi bébé.

- Non Cynthia, y a pas eu plus, je lui faisais suffisamment de mal comme ça et puis c’est ma mère bordel !!!

- Ton père savait que tu violentais ta mère ?

- Non, sinon on se serait jamais croisé. Tu peux aller lui balancer, comme ça il me tuera et t’auras ta petite vengeance.

- J’ai déjà ma vengeance Max, t’as perdu 2 années de ta vie et ta raison.

Je la regarde, alors que mes larmes tombent à terre. Elle voulait me bousillée, et bien elle a réussit.

- Ce n’est pas de ta faute Max si t’es violent, c’est de la sienne à elle. C’est toujours de la faute de quelqu’un si on est fou, ça vient pas sans raison.

- Ah ouais, et toi alors, pourquoi t’es comme ça Cynthia ? C’est quoi ton histoire ? T’as été violée, battue par ton père ?

Elle se met à ricaner.

- Mon père ? Non !!! J’ai eu des parents aimants et adorables. Pourquoi doit-on toujours accuser les parents ? Non j’ai eu une enfance parfaite.

- Raconte, il s’est forcément passé quelque chose. Qui t’a rendu folle ?

- Je croyais que tu voulais que je parte.

- Maintenant je veux que tu me racontes, profite je prolonge ta visite.

Je ne sais pas pourquoi je veux savoir son histoire, peut être que j’aurais des réponses à mes questions, peut être que ça lui donnera une excuse. Non c’est inexcusable ce qu’elle fait mais je veux savoir. Elle s’assoit sur la chaise et je m’assois en face d’elle, rangeant mon sexe dans mon pantalon.

- J’avais 18 ans, je venais d’avoir mon bac et comme mon université était loin j’ai pris une chambre au CROUS.

- Continue.

- Là bas, t’avais un groupe de connard qui faisaient leur loi et leur réputation ne laissait aucun doute sur leur dangerosité.

- De quoi t’exciter alors.

- L’été d’avant j’avais perdu ma virginité avec un pauvre gars et c’était juste très naze alors j’ai commencé à me demander ce que ça donnerait avec un homme plus dur. Ouais ça m’excitait les méchants garçons, surtout qu’ils étaient pas mal, surtout un…Joey.

- Tu l’as dragué ? Manipulé ?

- Non, on ne manipulait pas Joey on le provoquait. J’ai commencé à passer à coté de sa bande et à lui envoyer des regards malgré la peur que j’avais au fond de moi. Cette peur me quittait plus et j’adorais sentir son regard sur moi, on aurait dit un lion près à bondir sur moi. Je me suis renseignée sur lui et j’ai appris qu’il attaquait les filles dans les escaliers. Quand il en voulait une, il bloquait l’ascenseur, l’obligeant aux escaliers puis la violait violemment.

- Alors t’as pris les escaliers.

- Tous les soirs. Jusqu’au soir où il m’attendait. Tout a été très vite, je me suis retrouvée à terre par ses coups, et il m’a violé. Je ne pensais pas que ça serait si violent, si traumatisant, j’avais un fantasme et la réalité était différente, effrayante, salissante. Il m’a arraché mon âme ce soir là et là détruite à jamais. Dit-elle alors qu’une larme coule le long de sa joue.

- Cynthia…

Je caresse sa joue pour effacer sa larme, et elle love sa tête dans ma main puis continue.

- Mais il ne voulait pas juste me détruire, il me voulait pour lui. D’après lui j’avais du potentiel à faire de moi une pute, que ça m’aiderait à payer ma chambre, il voulait m’entraîner comme il disait pour me rendre meilleure. J’avais peur de lui mais j’avais aussi envie de lui, je ne pouvais pas lui dire non, j’aimais qu’il me force, qu’il me frappe, m’humilie en me balançant quelques billets. Il m’a éduqué, il a été mon mentor et j’étais folle de lui et lui de moi. Chaque fois que je prenais les escaliers, il y allait plus fort et me payait plus m’offrant une vie des plus confortables.

- Tu…étais…

- Oui Max j’étais une pute. Sa pute. Je ne couchais qu’avec lui. Il m’offrait une vie de luxe et moi je le laissais me faire ce qu’il voulait, je suis devenue la princesse de celui qui faisait peur à tous le monde. J’étais respectée, j’avais de l’argent, du sexe hardcore, j’aimais cette vie.

- Pourquoi alors t’as arrêté ?

- Car j’ai croisé ton regard.

- Quoi ?

- Le jour de l’accident sa violence l’a submergé. J’ai cru qu’il allait me tuer et j’ai eu peur de mourir. J’ai pu m’enfuir et prendre ma voiture et puis y a eu cette route…Max je ne voulais pas...

Elle me regarde alors que je bloque sur les derniers mots.

- Ce n’est pas à cause de l’accident que j’étais en sang Max mais à cause de lui. Il m’avait frappé la tête par terre et ça m’a ouverte, j’avais du sang sur ton le visage. Je ne voyais pas bien la route à cause de ça et de mes larmes…

- Non, ce n’est pas toi qui as dévié ce soir là Cynthia, j’étais là c’est la voiture de mes potes qui zigzaguait.

- J’aurais peut-être pu les éviter si je voyais bien.

Elle porte la même culpabilité que moi pour ce soir là.

- Non t’aurais fini dans le ravin, comme tu me disais, on n’est pas coupable.

- Je ne regrette rien Max, sans cet accident, je ne t’aurais pas connu, je n’aurais pas arrêté avec Joey, va savoir comment j’aurais fini, tu m’as sauvé bébé, pas que de l’accident, tu m’as sauvé de lui.

- Alors je ne suis que ça, un sauveur ?

- Non !!! Lorsque tu m’as regardé j’ai su que c’était toi l’homme de ma vie, j’ai su que mon avenir était avec toi. J’ai eu le coup de foudre pour toi Max, et toi aussi. Non ?

Les images me reviennent de ce jour là…un regard qui a hanté mes nuits depuis car il faisait battre mon cœur. Je n’ai jamais posé de mot dessus, elle vient de le faire. Quand je dis que cet accident a changé ma vie.

- Je n’en sais rien.

- Max, je t’aime encore.

- Stp arrête, tu perds ton temps. Je ne t’aime plus Cynthia, c’est Steph’ maintenant ma compagne.

Les mots brulent ma langue car c’est un mensonge, je l’aime encore mais c’est ma seule chance pour m’en sortir. Je ne dois pas retourner dans mes travers.

- Je ne te laisserai jamais tranquille, t’es à moi Maxime. Tu peux lui faire autant d’enfant que tu voudras, l’épouser même, mais je serais toujours là et là. Dit-elle en pointant son doigt contre mon cœur et ma tête.

- Je ne t’aime plus.

- Tu mens très mal Max. Tu ne peux pas me mentir, je sais lire en toi.

J’appuie sur la sonnette pour indiquer la fin de la visite et son regard se durcit.

- Tu ne peux pas m’oublier. Personne ne le peut Max, personne. Me lance-t-elle avec un sourire suffisant.

Elle repart et lorsque j’arrive dans ma chambre, je regarde dans mon pantalon, et les ongles de ma furie m’ont laissé des marques qui sont au bord du saignement. La garce. Mais le pire c’est que je ne sais pas ce qu’elle vient de faire en moi, je sens que je ne suis plus le même mais je ne sais pas encore ce qui a changé et ça me fout la trouille.

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