Chapitre 07

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Elle prend conscience de ce qui se passe alors que je la regarde et lui souris. Elle est affolée, et je me dois de la rassurer, lui chuchotant que tout va bien aller. Elle est à moi et j’ai rêvé de ce moment. Le dos de ma main caresse sa joue pendant qu’elle tire sur ses chaînes me demandant ce qui se passe. Ma main est humide par ses larmes et j’aime avoir ce pouvoir sur elle. Celui de la crainte, celui qui la poussera à accepter, celui qui la poussera à m’aimer car c’est une évidence.

- Calme-toi, mon amour.

Quand je me relève, elle me regarde en pleurant et je décide de la laisser un peu seule. Lorsque je reviens, je vois qu’elle s’est déjà abîmée les articulations d’avoir tiré sur ses chaînes. Elle regarde ce que je fais, et me supplie de la relâcher. J’avais prévu qu’elle puisse se blesser, je prends donc quelques compresses et nettoie ses blessures. Elle pleure beaucoup, mais je sais qu’elle finira par se calmer.

- Laissez-moi partir, vous êtes qui ? Vous me voulez quoi ? Me faites pas de mal j’vous en supplie !

Je ne pensais pas que ça m’exciterai autant de la voir si apeurée. On dirait un petit animal, elle est magnifique. Il va être temps de lui expliquer ce que j’attends d’elle.

- Je vois que t’es bien réveillée, je vais te demander d’être très attentive à ce que je vais te dire Cynthia.

- Laissez moi partir !!!! Pleure t’elle

- Chuttt et écoute. Tout va bien. Désormais c’est moi qui vais m’occuper de toi.

Elle dit plus un mot, juste sanglote.

- Si t’es coopérative je te promets de ne pas te faire trop de mal et d’améliorer ton confort, mais si tu résistes je serais obligé d’être très méchant avec toi, t’as compris Cynthia ?

- Pitié.

- Chutttt ça va aller. Mon but est de te rendre heureuse mais je sais qu’il va te falloir du temps pour accepter ta nouvelle vie.

- Vous voulez quoi ?

- Toi, juste toi.

- Pitié, laissez-moi partir.

- Jamais. Allez, ça va aller, je t’assure que je ne veux que ton bien. Je vais prendre soin de toi.

Je prends dans ma poche la seringue et le flacon, et elle panique.

- Du calme ma belle, ce n’est pas pour t’endormir. Toi et moi on va beaucoup faire l’amour et je veux pas que tu tombes enceinte donc chaque semaine je vais t’injecter un contraceptif pour pas qu’on se retrouve avec un problème dans ton ventre.

Du moment où je l’ai vu allongée sur son lit, que je l’ai touché, j’ai su que je ne la partagerai jamais. Elle est à moi et rien qu’à moi. Lui faire un enfant serait prendre le risque qu’elle l’aime plus que moi. J’ai pris mes précautions et choisi les meilleurs contraceptifs.

- Pitié faites pas ça !!! Je veux rentrer chez moi.

- C’est ici chez toi mon amour.

Je prépare le petit coton et caresse le coté de sa cuisse avec.

- Faites pas ça, je vous en supplie. Pleure t’elle

- Ça va juste piquer un petit peu, sois courageuse, d’accord ? C’est une toute petite aiguille et si jamais tu bouges, je risque de te blesser et de très mal le prendre.

- Me touchez pas !!! Je vous l’interdit !!!

- Arrête ! Où la prochaine injection sera bien plus douloureuse, avec la plus grosse des aiguilles qui existent et que j’enfoncerai dans un nerf. Tu vas être sage, d’accord ?

Elle répond pas mais ne bouge pas lorsque je lui injecte le contraceptif.

- Et voilà, tu vois c’est rien du tout. Maintenant je vais te mettre un implant et un stérilet en plus.

- Non, arrêtez !!!

- Cynthia, je ne prendrai aucun risque. Écoute, je sais que t’as du t’imaginer un jour être mère et moi aussi je pensais qu’on pourrait avoir un jour un bébé mais je refuse de te partager, tu comprends.

- Vous êtes dingue !!!

- Allez, respire bien, c’est bientôt fini et si t’es bien sage, jte mettrai ton stérilet plus tard, d’accord ? Je comprends que c’est très difficile pour toi mais j’ai besoin que tu obéisses si on veut que tout se passe bien entre nous.

- Pourquoi vous me faites ça. Pleure t’elle

- Parce que je veux pas devoir t’avorter Cynthia. Et t’as pas envie de vivre ça non plus, alors je prends mes responsabilités et je fais en sorte qu’on n’aura aucun accident.

Je lui mets son implant et elle me laisse faire. Je décide donc de tenir mes engagements, et comme on n’a pas encore de relations sexuelles, le stérilet peut attendre.

- Je vais aussi te faire une prise de sang, pour te faire un petit bilan et voir si t’es en bonne santé. Jte rassure, j’en suis pas à ma première prise de sang.

- Non !!! Faites pas ça !!!

- Et voilà, c’est fini. Tu vois, ça c’est bien passé. Il ne tient qu’à toi que ça se passe bien. Je vais te préparer quelque chose à manger, tu as une préférence ?

Elle reste silencieuse et tourne la tête. Ça je ne supporte pas ! Elle n’a pas à m’ignorer ! La colère monte en moi et je m’approche d’elle.

- Je t’ai posé une question Cynthia !

Son silence est insoutenable, et mes veines palpitent. Je tente comme je peux de contenir ma colère mais elle a un très mauvais comportement, et je ne veux pas que notre relation commence comme ça.

- Je t’ai seulement demandé ce que tu voulais manger, pourquoi tu me pousses à te faire du mal ?

Elle est toute grelottante et bredouille qu’elle n’a pas faim.

- Je vais te préparer une salade. Faut que tu manges.

Elle pleure et je referme la porte après lui avoir envoyé un sourire de réconfort.

Je sais que ça va prendre du temps, il faut qu’on apprenne à se connaître, et qu’elle accepte que je sois celui qui lui faut.

Je coupe quelques tomates, de la salade, quelques dés de fromage et un peu de thon. Je lui prépare une sauce vinaigrette que je verse dans un petit ramequin à coté pour lui laisser le choix de l’assaisonnement. Je me prépare la même assiette, deux verres et une bouteille de vin que je dépose sur le plateau.

Quand je rentre dans la pièce, l’effroi se lit sur son visage.

- J’espère que ça te plaira.

- Détachez-moi s’il vous plaît.

- Si tu veux quelque chose, il va falloir coopérer Cynthia.

Je viens de lui rappeler la règle la plus importante.

- Détachez-moi !

Je parle pourtant la même langue qu’elle, mais elle ne comprend toujours pas que si elle veut quelque chose, elle devra d’abord me montrer que je peux lui faire confiance.

Elle regarde autour d’elle comme ci elle cherchait quelque chose.

- Je…je sais pas ce…ce que vous avez fais de mon sac, mais… je…je peux vous faire un chèque si vous voulez.

Sa naïveté m’amuse, comment peut elle croire qu’un chèque va me donner satisfaction.

- Ouvre ta bouche mon amour.

- Qu…quoi ?

- Ouvre Cynthia.

Je plante la fourchette dans une tomate, que je trempe dans ma sauce, que je goûte pour vérifier une seconde fois l’assaisonnement mais elle refuse d’ouvrir sa bouche.

- Écoute, j’ai pas envie de devoir me fâcher pour que tu manges Cynthia. Ouvre ta bouche.

Elle refuse, tourne la tête comme dégoutée et là s’en est trop pour moi.

- Très bien, tu veux pas manger !!! C’est comme tu voudras !!!

- Pitié !!!

Je reprends mon plateau et pars de la chambre furieux. Il va falloir qu’elle apprenne à obéir !!!

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