Chapitre 33

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Système planétaire d'Oléannis - Siège principal du Conseil Étatique Multiple


Le transmetteur du conseiller Tcuzr grésilla et il débuta son intervention ainsi : 

— Pour comprendre les raisons qui ont poussé Sa Majesté, la Reine Yjilsv à ordonner une intervention armée en direction des humains, il faut en revenir aux premiers incidents intervenus à nos frontières il y a plus de trois mois. Ce fut d'abord quelques escarmouches qui n'ont visé que de petites usines secondaires de transformations d'énergie.                                              Il est à noter que dès ce moment-là le C.E.M. fut informé de ces incidents... Ou plutôt Sak'ri An te'o fut informé ! Il repoussa constamment mes demandes d'intervention à cette même tribune, chers conseillers...

Un tollé général venant de la chambre Oléanne interrompit soudain l'insectoïde. Tcuzr resta imperturbable. Il fixa le médiateur neutre, qui pour la période en cours, était un Epala. Celui-ci  qui se tenait debout près du Président, effleura l'avertisseur sonore afin de demander le silence. Les Oléans se calmèrent. Le Lspwsto reprit la parole :

— Les incidents se sont poursuivis à chaque fois plus nombreux, violents et destructeurs jusqu'à ce qu'il y ait quelques jours à peine, notre complexe de raffinage 4b1 soit attaqué à son tour. Notre reine y avait envoyé des renforts conséquents pour le protéger. Il n'y a eu qu'un seul survivant. Il est mort après avoir fait son rapport à notre souveraine...

Arrivé là, le conseiller insectoïde fit une pause. Puis il révéla :

— Il ressortait de son témoignage, que les agresseurs étaient humains et qu'ils disposaient d'une force de frappe plus que conséquente !

Un intense murmure de consternation jaillit de l'assemblée. Il y avait aussi beaucoup d'incrédulité. Les Epalas surtout ne croyaient pas un mot des affirmations de l'insectoïde. Son représentant couina fortement :

— Avez-vous des preuves de cette soi-disant force de frappe des humains ?

Tcuzr fit signe à un autre insectoïde plus jeune. Celui-ci lui donna une pastille d'enregistrement. Le conseiller l'introduisit dans le lecteur de son siège. Les lumières de l'hémicycle baissèrent, et une image se déploya devant tous...

*

En même temps, le conseiller Lspwsto commentait :

— Ces images ont été prises lors de l'attaque de la raffinerie. Les ramener a été le dernier devoir de l'ultime survivant.

Effarés, les membres de C.E.M. assistaient de visu à l'hécatombe et apprenaient en même temps l'incroyable puissance de feu des terriens. Le Suprême du Karia An té'o, du haut de son perchoir, n'en menait pas large. Les conseillers le regardaient à présent, avec une désapprobation visible. Même la chambre Oléanne était consternée.

Le film se terminait. Tcuzr récupéra la pastille. Il reprit la parole :

— Après ces événements tragiques, Ma Reine a estimé que trop c'était trop. Elle a ordonné une offensive en direction de la Terre...

Il inséra une seconde pastille dans le lecteur...

*

La bataille de l'Amas du Dragon s'invita dans l'hémicycle, au moins une partie. Les conseillers du C.E.M. voyaient toutes leurs échelles de valeur s'effondrer. Sak'ri était livide. Quand ce second témoignage filmé fut terminé, un silence de mort tomba au cœur de l'assemblée.

Une fois encore, tous les regards se portèrent sur le président. L'Oléan sut que s'il ne réagissait pas très vite, il pouvait dire adieu, non seulement à sa position de Président, mais par son intermédiaire, c'est toute la chambre Oléanne qui perdrait sa crédibilité. Il se leva brusquement et s'écria :

— Mystification !

Le conseiller Tcuzr stupéfait rétorqua :

— Je réfute cette accusation. Ces documents sont authentiques !

— Et moi, je soutiens que tout ceci est une machination savamment orchestrée pour saper le C.E.M. sur ses fondations !

Le Lspwsto était comme foudroyé. Il connaissait depuis toujours que la suffisance et l'arrogance des Oléans, mais là, ça dépassait tout. Cependant, le Suprême du Karia An té'o reprenait :

— Chers amis ! Ne vous laissez pas troubler par quelques images qui sont certes effrayantes, mais qui peuvent tout aussi bien avoir été falsifiées !

Toute la chambre insectoïde se leva, furieuse. Les mandibules claquèrent, les traducteurs grésillèrent et de vives protestations en jaillirent.

Les autres chambres indécises, se taisaient. C'est à peine s'il y eut quelques murmures. Sauf la chambre Epala. Son représentant se leva et demanda la parole. Le médiateur neutre actionna l'avertisseur sonore. Le calme peu à peu revint. Sak'ri, qui n'était pas mécontent de son petit effet, dit à l'Epala :

— Nous vous écoutons, Conseiller Zels !

Ainsi celui-ci dit :

— Il sera bien facile de savoir si ces primitifs sont parvenus à lever une telle armée ! Regroupons-nous et lançons-nous à l'assaut des frontières humaines !

Le conseiller Lspwsto protesta :

— Vous voulez entraîner toute la galaxie dans une guerre ouverte, pour prouver que j'ai tort et que mon peuple a été victime d'une mystification ? C'est de l'inconscience pure et simple !

— Si vous avez raison, cher Conseiller, c'est votre peuple qui est et qui sera à l'origine de cette guerre !

La réponse de l'Epala contenait juste ce qu'il fallait de vérité, pour que l'insectoïde se taise. Sak'ri qui jubilait demanda à Tcuzr :

— Avez-vous autre chose à dire ?

Le Lspwsto se reprit. Il répondit :

— Oui... Nous ne participerons pas à une autre offensive contre la Terre.

— Vous faites partie du C.E.M., vous nous devez assistance.

— Comme vous nous avez assisté vous-même, Président Sak'ri An té'o ?

L'Oléan se renfrogna. Ainsi l'insectoïde put reprendre :

— Monsieur Le Président, à compter de ce jour,  considérez que le peuple Lspwsto ne fait plus partie du C.E.M. Cela prend effet dès à présent. Tous nos ressortissants présents sur Oléannis seront partis avant ce soir. La chambre Lspwsto est dissoute, nous nous retirons sur nos territoires. Nous traiterons désormais toute attitude belliqueuse envers la terre avec une position de neutralité totale. Les documents relatifs aux modalités de ce retrait vous parviendront incessamment, adieu !

Sur cette phrase, il ôta son traducteur et se leva. Tous les autres insectoïdes firent de même. Dans un même élan, sous le regard ébahi des autres conseillers, ils quittèrent l'Hémicycle... 

*

Planète terre - Londres - Résidence d'Élisabeth Rochester


Lia s'éveilla en sursaut. Elle se redressa sur le lit et jeta autour d'elle un regard perdu. Brièvement, elle se demanda : "Où suis-je ?"

Puis la jeune fille se rappela. Elle retomba sur ses oreillers en soupirant. Ses yeux fixèrent le plafond. Il était simplement peint en blanc, mais orné d'un lustre de perle vert d'eau. Lia se dit "Il est plutôt joli.", puis pensa subitement que cette chambre était bien différente de sa petite cellule au monastère. Tout ce qui l'entourait lui semblait superflu. Ses minces sourcils se froncèrent. La même impression que la veille la saisit : celle de ne pas être à sa place.

Soudain, elle entendit des bruits de voix. Elle reconnut celle d'Ukal, de sa grand-mère. La jeune fille ne comprenait pas ce qu'ils se disaient. Elle glissa hors du lit et s'avança vers la porte à petits pas. Indécise, Lia ne l'ouvrit pas tout de suite. Puis elle entendit son prénom. C'est Ukal qui le prononça. Alors sans attendre, la jeune humaine poussa le battant.

*

Ukal tourna la tête vers la chambre de Lia quand il entendit le ventail s'ouvrir. En voyant la jeune fille sortir, il lui sourit. Elisabeth, quant à elle déclara :

— Bonjour Lizzie, tu as bien dormi ?

Elle sourit timidement et répondit :

— Oui très bien. Je te remercie.

— Tu as faim ?

— Euh... Oui un peu...

— Alors suis-nous, justement Ukal et moi nous y allions. 

Elle l'invita à la suivre en direction de la salle à manger. Le Kéjo leur emboîta le pas...


Île gouvernementale - Océan Atlantique - Palais présidentiel


Dans le cabinet du chef de l'État terrien, plusieurs personnes étaient présentes. Outre le Président, se trouvait, Nathan Kernec, Ministre des Affaires Extraterrestres,  Arshad, Ministre de la Défense et un troisième homme : le Premier Ministre.

On était au lendemain de la bataille de l'amas du dragon. Malgré les pertes humaines, ils se félicitaient mutuellement de la victoire des humains sur les insectoïdes. Le Président débouchait une bouteille de champagne. C'est le Premier Ministre qui se chargeât de remplir les coupes, pendant que Nathan Kernec objectait :

— Il n'est que dix heures du matin, ce n'est pas un peu tôt pour boire du champagne ?

Le Président répondait :

— À grande occasion, il y a exception !

 Nathan n'avait plus rien dit. Ils prirent le temps de déguster la boisson pétillante.

Ensuite le Président déclarait :

— Parlons sérieusement. Les insectoïdes sont pour le moment neutralisés, mais il est nécessaire de consolider cet acquit.

Il avait posé sa coupe, s'était saisi d'un dossier et avait poursuivi :

— Le service diplomatique de la reine Lspwsto m'a contacté. À l'heure où je vous parle, l'état insectoïde s'est retiré du C.E.M. Il a proclamé sa neutralité et, cerise sur le gâteau, la souveraine Lspwsto veut signer un traité de non-agression avec nous. J'ai répondu que les négociations étaient ouvertes !

Il sortit du dossier un unique feuillet et dit :

— Voici leurs propositions et les nôtres...

Il les avait énumérées.

*

Résidence d'Élisabeth Rochester - Londres


C'est avec appétit que Lia terminait de manger ses pan-cakes. Élisabeth la regardait avec tendresse. L'enthousiasme de la jeune fille pour ce simple petit-déjeuner l'emplissait de surprise, certes, mais également de joie. L'arrivée totalement inattendue de cet enfant dans sa vie, adoucissait sa dureté habituelle. 

Hazil, la Kéjo qui travaillait chez la sénatrice, versa du jus de fruit dans le verre de la jeune fille.  Celle-ci demanda :

— Qu'est-ce que c'est ?

La Kéjo se troubla, elle ne parlait pas l'Oléan. Elle alla regarder la sénatrice qui répondit à Lia :

— Il s'agit de jus d'agrumes, ma chérie. Prends la peine de le goûter, c'est très bon ! 

Ce que fit la jeune fille. À cet instant-là, le téléphone de  la sénatrice sonna. Elle quitta la table pour aller répondre. 

*

Élisabeth revint quelques minutes plus tard. Elle dit à Lia et Ukal : 

— Je dois me rendre au sénat pour une séance extraordinaire. Je serai de retour avant le déjeuner. 

Elle fixa particulièrement le Kéjo en ajoutant :

— Je vous la confie, Ukal. Soyez attentif à son endroit !

Le Kéjo assura : 

— C'est là mon souci, Madame.

Élisabeth conclut enfin à l'adresse de sa petite-fille :

— J'ai commandé quelques vêtements pour toi, Lizzie. Ils devraient arriver ce matin. Essaie-les. S'ils te conviennent, tu les garderas, dans le cas contraire, mets-les de côté, je t'en commanderais d'autres à mon retour.

— Merci, mais j'ai déjà des vêtements, c'est Ukal qui me les a donnés. 

Elle désigna la combinaison, certes pratique, mais peu seyante qu'elle portait. La sénatrice assura :

— Je suis sûre que tu aimeras ceux qui te seront livrés !

Sur ces mots et, après avoir tendrement embrassé Lia, la sénatrice quitta sa résidence, laissant Lia aux bons soins du Kéjo.

Pus tard, Lia était retourné dans sa chambre, Ukal parlait avec sa compatriote. Il y prenait plaisir, car il y avait longtemps qu'il n'était pas rentré chez lui. Contrairement à ce qu'il aurait pu croire au premier abord, Hazil était une femme instruite. Après qu'il se fut étonné qu'elle puisse se contenter d'un travail de domestique, Hazil avait répondu :

— Il n'est pas si simple de trouver du travail pour une non-humaine sur la Terre ! A fortiori quand il s'agit de profession, eh bien disons-le, plus intellectuelle !

Stupéfait, le Kéjo s'était exclamé :

— Les terriens font de la discrimination ?

— Pas de manière officielle, mais leur grande méfiance envers toute espèce autre que la leur, les rends parfois partiaux !

Ukal était consterné par cette révélation. Néanmoins, Hazil assura aussi :

— Cependant, la sénatrice, que l'on pourrait croire totalement xénophobe, l'est beaucoup moins qu'il n'y parait. J'apprécie de travailler pour elle.

Ils avaient continué à discuter...

*

Lia avait regagné sa chambre pour y prier et lire l'Omlipie. Ensuite, la jeune fille rangea le livre religieux et retomba sur l'enregistrement. Tout comme la veille, elle s'était dit : "Je dois le montrer à Ukal !" Elle quitta la pièce pour rejoindre le Kéjo.

La jeune fille le trouva dans le salon, il discutait avec Hazil qui œuvrait dans la pièce en même temps. La jeune fille hésita. Elle faillit rebrousser chemin, mais Ukal l'interpella ainsi :

— Tu as besoin de quelque chose, fillette ?

Elle cilla. Le Kéjo remarqua son indécision. Il comprit. Elle hésitait à lui parler devant sa compatriote. Il remarqua également l'objet qu'elle tenait entre les doigts. Il lui dit :

— Va m'attendre dans ta chambre, j'arrive !

Aussitôt Lia quitta la pièce.

Ukal proposa à Hazil :

— Nous continuerons notre discussion plus tard, si tu le veux bien ?

Elle lui lança un regard explicite avant de proposer :

— Ce soir après mon service ? Mon domicile est un peu plus loin dans le hall. Petit, mais confortable !

Le Kéjo  eu un lent sourire et cette réponse :

— Vingt et une heures ?

Elle avait acquiescé. Ukal sorti de la pièce. Une fois seule, Hazil resta rêveuse quelques instants, avant de se secouer et reprendre son ouvrage.

Ukal  en entrant dans la chambre posa ses yeux sur Lia, avant d'aller s'asseoir à côté d'elle. Il lui demanda ensuite :

— Que se passe-t-il ?

Elle  donna l'enregistrement en disant :

— L'Ancienne, la veille de sa mort, m'a cédé ceci...

Les yeux de chat du Kéjo examina l'objet en demandant :

— Si tu me racontais dans quelles circonstances elle te l'a offert ?

Lia ne s'était pas fait pas prier...

Quand elle eut terminé,  Ukal soupira :

— Tu as peur de ce que tu pourrais trouver dans cet enregistrement, ce que je comprends. Découvrir des secrets sur les personnes que l'on a aimées, cela effraie. 

— Mais, j'ai promis à l'Ancienne que j'en prendrais connaissance. Je dois tenir cette promesse.

— Je sais...

Il réfléchit, et reprit :

— Je suppose que si tu m'en parles à moi, c'est que tu ne tiens pas à en discuter avec ta grand-mère ?

— Pas tout de suite, je la connais si peu. Je ne suis pas certaine qu'elle comprendrait.

Ukal l'avait contemplée. Elle avait l'air si sage, mais aussi si naïve. Ce paradoxe même la rendait particulière :  

— Je vais faire en sorte que nous puissions visionner cet enregistrement. Mais... Pas ici !

Étonnée, elle avait objecté  :

— Comment ça ?

— Nous irons sur mon navire spatial pour le visionner !

Elle s'était mordu les lèvres avant de dire :

— Il y a sûrement un appareil quelconque chez ma grand-mère qui le permettrait.

Le Kéjo avait répondu :

— Il est préférable de regarder ce document ailleurs qu'ici !

Les sourcils roux de Lia s'étaient froncés avec perplexité : 

— Pourquoi ?

Ukal se demanda s'il devait rentrer dans les détails du fonctionnement du gouvernement terrien. Un état qui, sans être véritablement totalitaire, était basé sur une sécurité extrême et donc une surveillance accrue de ses citoyens. Élisabeth Rochester étant sénatrice, elle n'échappait sûrement pas à cette surveillance. Le Kéjo était sûr que la résidence de la Dame était truffée d'espions électroniques en tous genres.  En définitive il éluda :

— C'est mieux et voilà tout.

La jeune fille le contempla. Elle n'était pas satisfaite. Cependant, elle donna son accord. Ukal conclu :

— Nous trouverons un moment pour  retourner au vaisseau. En attendant, range soigneusement cet objet. 

Elle opina du chef. Ukal changeant de sujet proposa :

— Tu sais, tu n'es pas obligée de rester ici, enfermée dans cette chambre. Si tu venais avec moi dans la pièce à vivre ? 

Elle accepta bien sûr. Tous deux quittèrent la pièce. 


Île gouvernementale - Bâtiment du Sénat

Tous les sénateurs étaient présents quand Élisabeth entra dans l'amphithéâtre sénatorial. Cela n'était pas surprenant. Cette assemblée était l'ultime survivance du régime précédent.

La gouvernance terrienne n'attendait qu'une occasion de la dissoudre définitivement. Il avait déjà réduit son pouvoir à la plus simple expression. Ainsi, elle n'avait plus qu'un rôle consultatif. C'est pour toutes ces raisons que pas un sénateur ne s'était risqué à boycotter cette séance extraordinaire.

En s'installant à sa place, Élisabeth se demandait bien ce qui allait leur être annoncé. Les autres membres de cette assemblée firent de même. Le brouhaha cessa, la sonnerie du début de séance retentit. Le Président du sénat monta au perchoir et il commença à parler...

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