CHAPITRE 12

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L'Oléan, dès l'entrée de son vaisseau dans le canal de circulation, se dirigea vers  la couchette. Seule Lia l'avait utilisée depuis le départ du monastère, sans qu'aucune opportunité pour Me'cko de s'y reposer ne se soit présentée. Il s'y laissa tomber, commença à ôter ses bottes, avant de  remarquer un objet briller sur le sol. Curieux, le gardien le ramassa. La stupeur l'envahit quand il le reconnut, il s'agissait de la chaîne et de la médaille de Lia. L'Oléan se dit :  "Elle a dû tomber quand son sac s'est renversé."                                           

Soudain, un total accablement l'emporta. Il serra le bijou dans son poing fermé en gémissant : "Que l'Omniscient me pardonne  ! Oh Vénérée Aïeule, qu'ai-je fait ? J'ai abandonné ma petite sœur !"

Il arracha son turban, le jeta à terre, ses oreilles s'agitèrent en tous sens, les émotions de l'Oléan, soigneusement contenu jusqu'ici, prenaient le dessus, plongeant Me'cko dans un état de stupeur totale. Alors, il se recroquevilla sur le sol, en gémissant et en hurlant, soudain ses cris cessèrent, cependant, il resta catatonique..... et le temps passa...  

*

Planète Haloj - Faubourg de la cité principale

Lia s'était assoupie. Un grand remue-ménage la sortit de sa torpeur, affolée, elle se redressa, s'enfonça plus encore dans le creux où elle s'était réfugiée. De là, l'adolescente restait quasi  invisible,  mais entendait des gens crier, d'autres vociférer des ordres, elle percevait le bruit de coups également. Épouvantée, l'adolescente n'osa plus bouger. Une voix domina les autres pour demander le calme. Les cris diminuèrent, mais pas les gémissements. Cette voix reprit :

— Nous sommes des miliciens. Nous veillons sur votre sécurité. Il ne sera fait de mal à personne, nous recherchons une humaine responsable de troubles publics, aujourd'hui en fin de matinée. Il suffit que l'un d'entre vous nous dise où elle se trouve  et nous vous laisserons tranquille ! J'attends !

Immobile dans son renfoncement, la jeune fille retenait son souffle. Quelques minutes passèrent, et la voix reprit :

— Cela me peine vraiment. Je pose une question et personne ne veut répondre ? Alors que je suis un homme empli de compassion. Vous ne me laissez pas le choix...

Là, celui qui avait parlé s'adressa aux autres miliciens ou plutôt, aboya l'ordre suivant :

— À vos armes, messieurs... En joue...

Lia comprit que le milicien allait tuer tous ces pauvres gens si elle restait dissimulée, sa fibre religieuse reprit le dessus, elle cria :

— Ne tirez pas, je me rends !

La novice sortit lentement de sa cachette, les bras en l'air, en s'avançant vers l'escouade armée...

*

Les regards se focalisaient sur l'adolescente dont la peur était si forte, qu'elle trébuchait à chaque pas. À tout instant Lia risquait de s'effondrer. La jeune fille puisait dans sa fierté les forces nécessaires pour aller au-devant de cette bande d'hommes sans scrupules. Quand elle s'immobilisa  face à leur chef. Celui-ci la contemplait, si menue, si fine et vulnérable. Pourtant il devinait chez elle un courage qui forçait l'admiration. Elle parla et ce fut pour dire :

— Je vous en prie, laissez toutes ces personnes s'en aller à présent.

Le visage ocre du milicien se détendit légèrement. Ses lèvres lippues esquissèrent une grimace. Pas vraiment un sourire, mais cela s'en approchait. Lia avec effroi, le regardait. Il dit :

— Je n'ai qu'une parole, humaine.

Il ordonna à ses hommes :

— Baissez vos armes et faites évacuer tous ces parasites.

Ainsi ne resta-t-il bientôt que les policiers. Les bras levés, Lia était à leur merci. Le chef des miliciens s'avança vers elle en reprenant :

— Tu as raison, humaine, d'être raisonnable. Cela ne peut que...

Soudain l'officier se tut, son regard venait d'accrocher l'Ocle'o scintillant sur la robe grise. Intrigué, il s'approcha en demandant :

— C'est quoi ça ? Un bijou ? Où l'as-tu volé ?

Avançant une main menaçante pour l'arracher, il l'effleura l'artéfact. Brusquement, une puissante vague d'énergie jaillit de l'Ocle'o et le frappa, ainsi que les autres miliciens. Tous s'écroulèrent sur le sol, fauchés comme de vulgaires brindilles. Ils sombrèrent dans l'inconscience.

*

Lia resta interdite quelques secondes, puis réalisa qu'il valait mieux qu'elle se sauve. Ainsi prit-elle ses jambes à son cou et quitta les lieux. Elle prit une direction au hasard, sans savoir où elle allait et comme si elle avait à ses trousses une meute de monstres affamés.

*

Quand le Kéjo arriva, quelques minutes plus tard, il s'interrogea. Les miliciens sortaient à peine de leur évanouissement. Il jugea bon de ne pas s'attarder, mais se dit : "Elle m'a échappée de peu."  Il prit la même direction que la jeune humaine. Le Kéjo était déjà hors de vue quand le chef des miliciens se remit sur ses pieds. Furieux, celui-ci fulmina : 

— Petite garce. La prochaine fois que je t'ai en ligne de mire, je ne te raterais pas.                                Puis il décrocha son transmetteur et contacta son Q. G.

*

Deux heures plus tard - Quartier des dignitaires

Les gardes Epalas étaient revenus bredouilles. À présent, ils essuyaient la colère du Prima, qui les insultait copieusement et leur jetait :

— Alors, non seulement vous n'avez pas pu trouver cette humaine, mais les miliciens Halojs vous ont devancé ?

L'un d'eux tenta de dire :

— Honorable Prima, elle leur a échappé.

— Heureusement pour vous, bande de limaces, sinon vous seriez déjà tous morts.

Sa face poilue était à cet instant, toute hérissée. Il reprit :

— À présent, pour l'avoir, il va falloir non seulement surclasser les Halojs, mais aussi toutes les autres races supérieures présentes sur cette planète. Car vous l'ignorez sans doute, mais plusieurs commandos viennent d'être formés afin qu'elle soit rattrapée et capturée.

Soudain, il s'arrêta de hurler, son minuscule museau frémit, il grinça des dents en réfléchissant. Les autres se regardèrent sans comprendre. Soudain le Prima demanda :

— Où a-t-elle été repérée pour la dernière fois ?

C'est le chef des gardes qui répondit :

— Dans les faubourgs, au sud de la cité, juste à la limite des carrières de marbre rouge.

Le Prima s'avança vers une console, effleura le clavier, un écran holographique se déploya. Il pianota sur le pupitre sensitif, sans cesser de fixer l'écran. Une carte de la cité apparut. Il pointa le doigt sur un quartier en disant :

— Donc elle a été vue ici. Il est improbable qu'elle retourne dans la ville, elle va rester à la périphérie. 

Il caressa le clavier. L'échelle se réduisit au seul faubourg sud. Le Prima eut un petit couinement de contentement, il déclara ensuite : 

— C'est ce que je pensais... La présence des carrières ôte à l'humaine toute possibilité de retraite ailleurs que vers la cité... Elle est coincée comme un rat de Sek. Finalement, je vais l'avoir ma chasse.

Il pivota vers les gardes et leur ordonna :

— Obtenez-moi une meute de Luppulo, je veux être sur le site dans moins d'un quart d'heure.

Ils s'empressèrent d'obéir, et sortirent rapidement. Le Prima se dirigea vers le mur. Là était accroché son fusil de chasse. Il vérifia que le chargeur était plein, puis il se dit enfin : "Oui... Je vais l'avoir ma chasse. L'humaine est d'ores et déjà à moi."

Il quitta la pièce à son tour...

...

Annotations

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Adrien de saint-Alban


Ce qui s'est passé au Fouquet's m'a accablé. Cela m'a souillé. La République a été souillée et chaque français BHL a été souillé dans son âme. Comme tout ce qui le rattache à son pays.

Pourquoi?

Pourquoi avoir uriné dans un violon, un stradivarius qui plus est ?

Pourquoi avoir avoir violé le panthéon français du caviar ?

Pourquoi avoir souillé le penchant cynique de nos élites?

Dégueulasse ? Oui, franchement dégueulasse ! Ceux qui ont commis de tels actes ne sont pas des citoyens, ne sont pas dignes d'appartenir à la communauté nationale des amateurs de caviar et avaleurs de truffes.

Je suis un clochard et je pleure Monsieur. Oui, je pleure.

Cela m'a fait mal au ventre de voir le Fouquet's brûlé, incendié par des minables. Je pleure car c'est la France qui m'a jeté comme une merde que l'on a blessée, que l'on a violée. Je plains ceux qui ont commis cet acte impardonnable. Si j'étais vulgaire je dirais les fils de p..., mais je respecte leurs mères à ces salauds car elle n'ont rien à voir.

Elles n'ont fait qu'engendrer des monstres à leur corps défendant.
Uriner dans un violon ferait il avancer les choses?


Pourquoi cette violence gratuite ?


Je suis un clochard et j'aime le Fouquet's. Paris la ville des SDF morts dans la rue. Il y en a eu 566 d'après un décompte officiel. Il y en aurait six fois plus d'après une source plus proche de la réalité. L'autre réalité est là . A cette tragédie humaine s'ajoute l'insulte suprême. Celle de voir un restaurant, le Fouquet's disparaître, brûlé, cramé. Le panthéon des clochards de Paris abandonné aux flammes. Ces salauds incendiaires ne pas sont des citoyens français .Ce ne sont que des moins que rien sans conscience et sans mémoire.


Sans âme.

J'ai la haine Monsieur. Oui, au nom de qui, au nom de quoi se sont permis ces salauds de commettre cet irréparable ?

Non, ces criminels ne sont pas français Monsieur. Ce sont des monstres Monsieur. Ce sont des hommes. Oui, Monsieur des hommes.

Adrien, clochard à Paris
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Maze-Runners
Voilà ce que j’aimerai lui dire, à cette personne qui m‘a menti.

Pour plus de détails, lisez : Huit mois ( en cour d’écriture )
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Adamantblack
- 2 Mai 1998. La bataille de Poudlard.

Voir l'histoire sous une autre forme. Sous un autre regard. Peut être que pour certains il n'était que l'arrogant et insupportable petit serpentard. Le vantard au sang pur, ou encore le pauvre traître méritant le pire des châtiments à la fin de cette histoire. Mais venez découvrir son point de vue sur la bataille de Poudlard. Découvrez comment il a pu s'en sortir et surtout évitez l'inévitable : Azakban. Découvrez comment l'odieux et ennemi du trio d'or est tombé amoureux de celle qu'il n'aurait jamais osé aimer un jour.
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