II - AMARÖSTHELMAR

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     A peine avait-il installé son bivouac que toute son attention s'était portée sur sa récente trouvaille. Cela faisait déjà de longues minutes que le regard de Médès s'était posé sur l'idole, pour ne plus la quitter, la scrutant jusque dans les moindres détails. Il la manipulait de ses mains pour en faire ressortir tous les facettes à la lumière chatoyante du feu de camp. Bien que petite, elle pesait son poids et représentait une entité qu'il n'avait jamais vu : une femme aux courbes généreuses, des cornes ressemblant à celles des grands cerfs poussant sur le front. Des stries taillées ça et là laissaient imaginer que son corps était recouvert d'un pelage assez long. Nul doute qu'il s'agissait là d'un personnage sorti tout droit de l'imaginaire d'un fou, au vu de son apparente invraisemblance. De plus, la taille de la statuette ne présageait pas d'un grand savoir-faire, aussi n'importe quel hurluberlu aurait pu en être l'artisan, œuvrant pour son bon plaisir. Et pourtant la femme au bois de cerf semblait détenir une force sourde, tapie, mystérieuse. Cette aura qui l'entourait était d'ailleurs la source d'un courage nouveau pour Médès, qui se sentait revigoré alors. Se voir être le détenteur d'un objet si étrange, et pour ainsi dire blasphématoire, représentait -outre un risque démesuré et inconscient- l'occasion pour lui de prendre sa revanche sur les récents événements. Médès pouvait à présent s'évader.


En effet, les citoyens de l'Empire n'avait connu aucune autre forme de société depuis plusieurs générations, et ils n'avaient conscience des événements passés qu'au travers de l'histoire que les anciens et le gouvernement avaient répandu. Il n'existait aucune autre version. Difficile d'imaginer alors une autre réalité, ni même d'envisager l'époque actuelle dans la durée. Depuis quand l'Empire était-il en place ? A quand remontent les Âges obscurs ? Nul ne le savait vraiment, les parents de leurs parents étant nés sous l'Empire eux aussi. Et bien que les sujets actuels de l'Empire n'avaient rien connu d'autre que cette institution, le système en place était véritablement récent, sans que personne ne le sache. L'ensemble de la population était assez jeune et ne comptait que sur trois générations, dont la première avait connu dans sa petite enfance le temps jadis et l'installation de l'Empire, tout en étant incapable de s'en souvenir réellement. Les plus vieux en savaient certainement davantage, mais alors que la plupart étaient trop fidèles au Soleil Incarné pour oser trahir son éternité, les autres s'étaient murés dans le silence ou cachés, si bien que l'illusion était parfaite.


Il reposa la statuette, le regard perdu devant lui, ou plutôt dirigé en arrière, vers son passé. Le jeune voyageur contemplait le chemin parcouru.

Médès était le jeune premier d'une ancienne famille d'aristocrate, et qui selon les us et coutumes, était en droit de mener sa vie comme bon lui semblait dès l'âge adulte atteint. On le destina tout de même à la reprise des affaires familiales, en marchand respectable, afin de permettre à sa maison de conserver son statut et d'entrer dans les bonnes grâces des supérieurs hiérarchiques de la société.

De cela, Médès n'en avait cure, car tout ce qui l'intéressait désormais, c'était de douter de ce passé et de se tracer un chemin nouveau dans ce monde, indépendamment de la place que voulait occuper ceux qui portait son nom. Peu lui importait les désirs d'ascension des uns, ni même leurs besoins de sécurité et de sociabilité. Médès voulait savoir. Il avait la certitude profonde que les Hommes, quoi qu'on en dise, avaient autrefois de la ferveur pour autre chose que de simples oboles et un Empereur omnipotent. Il commençait même à croire - bien que cela lui était difficile à concevoir - que la mort du Soleil et la fondation de l'Empire avaient plus de choses en commun qu'il n'y paraissait. Médès ne pouvait tout simplement croire à l'unification la plus simple mais aussi la plus dérangeante de toute une histoire et de tout son peuple autour d'une seule même vérité inébranlable. Et justement, voilà qu'il détenait depuis peu l'effrayante réfutation de tout un régime et de son idéologie, démontant un à un tous les préceptes et croyances inculqués dès l'enfance, installant au plus profond du cœur de l'homme le doute. Quoiqu'il n'était plus possible de douter désormais, car si Médès n'était sûr de presque rien, il était maintenant certain que la plupart de ses connaissances furent basées sur un mensonge, et que la vérité était à chercher ailleurs. Or la statuette constituait son meilleur espoir, le premier indice qui le mènerait sur le chemin de la vérité. Mais toutes ces réflexions ne l'avançaient pas davantage sur la nature de l'objet. Aussi, le jeune homme fit de l'identification de l'idole la première étape de sa quête qui mettait désormais un terme à sa vie d'errance et de crédulité.


Après de longues heures de voyage sur le dos de son mulet, dont la faiblesse n'entachait en rien l'endurance, il fit halte dans une auberge alors que la nuit tombait. La bâtisse, de dimension modeste et tout en bois, laissait deviner à son allure austère que peu de voyageurs la fréquentaient. L'intérieur était peu éclairé par manque de bougies et probablement de moyens. Sur le mur en face de l'entrée était étendue une étoffe marquée d'un Soleil que les mites n'avaient pas épargnée. Quant à l'aubergiste, c'était un homme trapu, à la moustache grisonnante et au crâne dégarni. Son âge assez avancé aurait pu faire de lui le père de Médès, à moins que le travail et le manque de sommeil - des cernes marquées assombrissaient son regard - n'avait eu que trop d'emprise sur lui. Par chance, Médès n'avait rencontré aucun prêcheur sur sa route, et était donc d'humeur plutôt joviale, aussi il eût la discussion facile avec son hôte, ravi d'avoir enfin un client pour la nuit. Après avoir déglutit un bon potage chaud et avalé sa pinte, il aborda finalement le sujet de la statuette, trop confiant, imprudent ou bien déterminé pour considérer davantage les risques qu'il encourrait :

" Dîtes moi, brave homme, j'ai récupéré plus tôt un sac abandonné dans un fossé, pensant y trouver des objets de quelques utilités...et j'y ai trouvé une étrange statuette, qui ne me dit rien. Regardez par vous-même." commença-t-il en présentant à son interlocuteur là-dite statuette.


L'aubergiste fronça automatiquement les sourcils, visiblement très troublé, et prit précautionneusement l'objet dans ses mains pour l'examiner de plus près.

"C'est curieux..." commença-t-il avec une pointe d'intérêt avant de très vite se raviser, "Mais pourquoi avoir apporté ça ici ? C'est indéniablement un objet impie !"

"Vous croyez ? Je me doutais bien qu'il n'y avait pas son semblable, je n'avais jamais rien vu de la sorte auparavant...vous avez une idée de ce que c'est ?"

"Ecoutez, rangez cela, je ne veux pas de problème. Je suis un fervent citoyen de l'Empire et il serait injuste que je paie pour votre faute."

"Quelle faute ? Pourquoi penser cela ? Je n'en savais rien avant notre discussion..."

"Peut-être, mais cette statuette représente certainement une divinité...c'est interdit."

"Une divinité ? Vous voulez dire...différente de notre bien aimé Soleil Incarné ?"

"Oui, mais je n'y crois pas...seuls ces fanatiques...écoutez, si vous voulez dormir ici cette nuit, rangez là bien, je ne veux plus en entendre parler."


Médès obtempéra, et l'aubergiste se calma légèrement.


"Bon, vous avez payé pour cette nuit alors restez....mais quittez les lieux dès l'aube !"

"Merci mon bon, et désolé je ne pensais pas à mal...mais vous avez parlé de fanatiques ?"

Voyant que l'aubergiste se montrait réticent, Médès avança un disque d'or sur le comptoir. Cela produisit l'inverse de l'effet escompté :


"Je n'ai pas besoin de votre générosité, et vous avez déjà payé votre chambre. J'ai amassé suffisamment d'oboles pour bientôt pouvoir quitter cette masure et vivre une vie fastueuse, le Soleil en sais gré ! Quand à ces fanatiques, si vous y tenez, je vais vous révéler le peu que j'en sais, car j'espère vous dissuader ainsi d'emprunter la mauvaise voie et vous permettre de retrouver foi , mon garçon." rétorqua l'aubergiste en guise de sermon, avant de continuer :

"Depuis longtemps déjà des rumeurs font état d'un groupe de rebelles fanatiques, mais elles se sont intensifiées ces-derniers temps jusqu'à parvenir à mes oreilles. Je ne sais pas qui ils sont, mise à part que ce sont des renégats qui ont répudié l'Empereur et que leur organisation ne cesse de grandir. Ce sont des païens qui vouent un culte envers plusieurs faux dieux...comme celui de votre statuette sûrement, et qui prônent un rejet total des valeurs impériales. Le pire dans tout ça, c'est que la plupart sont des citoyens de l'Empire qui ont perdu la foi et été corrompus...mais ils ont encore une influence limitée, et les légions impériales s'en chargeront bientôt. C'est pourquoi, si vous ne prenez pas garde, c'est la mort que vous trouverez." acheva-t-il, fataliste.


***


Médès avait quitté l'aubergiste à l'aube et s'était engagé sur le chemin de la ville la plus proche. Loin de l'avoir effrayé ni même dissuadé, les informations que lui avait fourni l'aubergiste l'avait ragaillardi. Au fur et à mesure que le mystère de la statuette s'éclaircissait, sa crainte du Soleil Incarné s'estompait autant que sa consistance : tout cela ne lui semblait être qu'un vulgaire décor de théâtre dont il allait percer définitivement le secret. Il ne lui restait plus qu'à entrer en contact avec ces "fanatiques" et écouter ce qu'ils auraient à lui apprendre. Bien que la secte ne comptait en réalité que bien peu de membres, ils se répartissaient sur quasiment la majorité du territoire impérial, si bien que Médès espérait bien obtenir un premier contact dès sa prochaine destination : Amarösthelmar¹.


Les murs de la cité se profilaient déjà à l'horizon. On ne connaissait pas exactement la date de sa fondation, mais elle ne devait pas avoir plus d'un siècle, et pourtant déjà elle faisait preuve d'hétérogénéité dans son architecture, preuve d'un agrandissement successif. Sur le flanc de la montagne, à même la roche, était construit le manoir fortifié qui vraisemblablement en était l'épicentre. Il était constitué d'un donjon que reliait à la falaise un pont massif, suffisamment épais et solide pour que l'on y construisit dedans et dessus. Le donjon n'avait pas de toiture mais une terrasse directement connectée aux appartements sur le pont, et le reste de la bâtisse se poursuivait dans la falaise, dans des salles creusées à travers la pierre.

Sous le pont se formait un cloître dont le mur nord était en fait les racines de la montagne taillées en arcades, et où le premier propriétaire avait eu l'intelligence de faire construire des caves à vins, qui avaient fait la réputation du lieu. Un magnifique jardin agrémentait le cloître, et un petit bassin y avait été creusé, alimenté par une fine cascade. Au fur et à mesure des années, on avait rajouté des bâtiments connexes au cloître et quelques petites tourelles sur le pont. Le tout formait une bâtisse solide et fortifiée qui avait son charme, car on n'avait pas manqué d'y faire aussi valoir l'art, en ajoutant nombre de statues, de bas-reliefs et d'ornements. Tout cela témoignait de la richesse du propriétaire et de l'ingéniosité de ses architectes, qui avaient mis au point un manoir somptueux et atypique, capable de résister à des assauts tenaces. Tout autour du manoir s'étaient élevées des constructions en tout genre, jusqu'à former des faubourgs puis une véritable ville, que des murailles avaient fini d'encercler.

C'était sans noter le clivage important qui séparait le manoir de ce qu'il y avait plus bas, qui ressemblait davantage à un amas désordonné de briques, de bois et de tuiles sombres dans lequel les rues tortueuses peinaient à se frayer un chemin. Grâce aux caves à vin, Amarösthelmar comportait un certain nombre d'auberges et tavernes, qui avaient fait venir de partout des êtres assoiffés et ripailleurs, comme le maillon d'un écosystème où les charognards se regroupent, attirés ici par l'odeur de l'ivresse. Le manoir, dont l'apogée n'était désormais qu'une ombre sinistre qui campait sur les pierres fissurées, dominait désormais une cité de larcins. La saleté était partout et ternissait même les bannières du Soleil, et on avait peine à croire que l'ordre et la droiture impériale y régnait. Pourtant, toute cette populace crasseuse obéissait aveuglément aux lois impériales. Du moins, c'était l'impression que tous s'efforçaient de donner, et les bannières de le rappeler. Mais cette hypocrisie générale ne bernait pas tout le monde, et encore moins Médès.


Il rentra en ville et pris le temps d'en faire le tour pour prendre connaissance des lieux, avant de s'arrêter à une taverne avec des écuries. Il y laissa son baudet pour quelques disques et ne put s'offrir avec l'argent restant qu'un picrate local, qui coûtait déjà un bon prix parce qu'il venait des fameuses caves d'Amarösthel. Après quoi Médès ne repartit qu'avec son sac de voyage pour déambuler dans les rues en observant les gens, tout en essayant tant bien que mal de rester discret. Mais très vite, il se rendit compte qu'il risquait davantage de s'attirer des ennuis que de repérer quelques potentiels "rebelles", d'autant plus que tous ces bandits étaient rodés en matière de discrétion et le détectaient bien avant lui. Il décida donc de changer de tactique : s'il était évident qu'il ne pourrait démasquer un membre de cette organisation secrète, alors c'était à eux de venir le trouver. Résolu, il se rendit à la plus grande taverne de la ville, construite contre le donjon du manoir, et qui était l'une des plus fréquentée. En effet, la salle était remplie de citadins en tout genre, parmi lesquels quelques gredins, bien que l'établissement était très respectable. Car dans cette ville, deux engeances s'infiltraient partout, comme une gangrène, sans frontières et sans murs pour les arrêter : les rayons du Soleil Incarné, et le vice, l'oraison du criminel. 

Médès rejoignit directement le comptoir, et sans préambule, il harangua bien fort l'aubergiste en lui présentant l'idole :

"Holà brave homme ! Pourrais-tu me dire de quoi il s'agit ? J'ai trouvé cet objet et je ne sais pas ce qu'il représente !"


La plupart des rumeurs de conversations s'évanouirent net. Le tavernier devint immobile et son regard s'arrêta d'abord sur la statuette, puis il analysa Médès de la tête au pied, à plusieurs reprises. Le silence devenait pesant, le malaise s'installait et Médès ravala amèrement son audace. La témérité qui l'avait saisie auparavant l'avait quitté en un instant. Pour toute réponse le tavernier lâcha gravement "On n'aime pas trop les trublions ici." avant de s'éloigner essuyer des verres en l'ignorant, comme si Médès n'existait déjà plus. Un frisson glacé lui parcouru l'échine tandis que de derrière lui provenait le bruit de chaises raclant le parquet. Ni une ni deux, Médès s'élança vers la porte d'entrée sans jeter de regard en arrière. Mais à peine avait-t-il passé l'embrasure qu'on le retint avec force par le bras. Il fit aussitôt volte-face pour asséner un coup de son sac sur la tête de son assaillant, qui tomba à la renverse en lâchant prise. Dans la chute il poussa ses acolytes qui firent quelques pas en arrière tandis que la masse inerte de leur compagnon bloquait la porte. Après quelques secondes où le temps semblait s'être arrêté, Médès s'élança dans la rue à toute vitesse tandis que des jurons éclataient. Bientôt une course poursuite s'engageait et Médès entendit clairement les piétinements effrénés de ses adversaires clapoter dans la boue. Dans sa panique, ses yeux étaient rivés sur la route, concentré à éviter tout obstacle, lorsque les bruits de courses s'arrêtèrent brusquement.


Médès tourna alors la tête pour s'apercevoir que les cinq malfrats à sa poursuite hésitaient, sur la défensive, les yeux fixés sur quelque chose qui le dépassait. En effet, au tournant de la rue, à quelques mètres devant lui, s'était positionné un petit contingent de seulement quatre soldats. Leurs armures, constituées de plates et de maille, luisaient d'un éclat sombre, un soleil peint sur le torse. Médès s'arrêta net de courir et manqua de se vautrer dans la fange.


"Halte-là, plus un geste !" hurla un premier soldat, tandis que son voisin de gauche bandait un arc dans leur direction.


Le silence s'était de nouveau fait, alors que les regards se croisaient et que chacun jaugeait les risques ou les chances de réussite. Soudain, un sifflement frôla l'oreille de Médès, suivit d'un bruit métallique et d'un cri de douleur : une pierre venait de fuser depuis l'arrière, atteignant en plein visage l'archer dont la flèche vint se planter dans le sol. Médès n'eut pas le temps de faire un geste que ce fut la débandade. Les soldats avaient déjà sorti leur bouclier pour protéger le blessé, qui prit rapidement position aussitôt ressaisit. L'instant d'après, les voilà qui chargeaient en formation rapprochée, boucliers et épées devant eux, ne laissant aux bandits plus que le choix de se défendre. D'autres pierres suivirent la première, mais cette fois pour ricocher sur le métal des boucliers. Médès, tétanisé, ne bougeait pas, et il y aurait laissé la vie si on ne l'avait pas tout juste entraîné dans une ruelle perpendiculaire. Médès ne comprenait plus rien de ce qui se passait autour de lui, mais il n'avait plus besoin de sa tête pour suivre machinalement celui qui le tenait fermement par le bras. La course s'acheva enfin, une fois hors d'atteinte, dans la pénombre d'une impasse. Médès, tout essoufflé, essayait vainement de récupérer un peu d'énergie et de rassembler ses pensées, quand le mystérieux malandrin, dont il ne pouvait distinguer le visage sous sa capuche, entama :


"J'ai rarement vu quelqu'un d'aussi stupide. Par ta faute, voilà qu'ils vont s'entretuer là-bas, et que l'ordre ne sera rétabli qu'avec l'arrivée d'une cohorte, ce qui ne va pas sans nous compliquer la tâche. Que pensais-tu faire, en montrant à tous cette statuette ?"

-"Rien d'autre que trouver la vérité. Je sais que cette statuette renferme un secret, que c'est une hérésie...et je suis déterminé à savoir pourquoi. J'ai entendu dire que certains murmuraient à son propos...à l'abri de manteaux d'ombres, un soulèvement gronde...répondit-il, haletant.

Après un long silence, son interlocuteur repris :


"Cela ne justifie la pagaille que tu as déclenchée totalement inconsciemment." rétorqua-t-il, sévère. "D'autant plus que nous avions déjà remarqué tes agissements, par les mouvements de troupes que tu déclenches à tes déplacements..."

Médès en fut grandement troublé, et même effrayé. Il s'imaginait des légions impériales entières à sa poursuite, tout en rejetant cette idée complètement absurde.

"Des troupes ?"

"Oh juste de petits contingents...mais il semblerait qu'ils aient été envoyé à ta poursuite, comme les soldats que tu as croisé plus tôt. A mon avis, ce n'est pas la première fois que tu sors la statuette de son sac, et quelqu'un t'a dénoncé. Le problème c'est que tu es arrivé ici, et qu'ils t'ont suivis. Résultat, la zone sera passée au peigne fin, et la garde sera grandement renforcé."

"Vous faîtes donc partie de la secte ?"

"La secte, si l'on peut appeler cela ainsi...mais oui. Et tu vas nous rejoindre, que tu le veuilles ou non. À moins que tu préfères que je te crève comme un rat ici même ? Les meurtres sont courants, ici. Mais il est évident que tu dois disparaître d'une manière ou d'une autre, après le grabuge que tu as semé et ce que tu sais... "



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1 : L'étymologie du nom de la ville d'Amarösthelmar découle donc du nom de la fleur Amarös.

Amarös : fleur de l'Amour.

Thel : Maison, foyer, en Langue Souveraine (la langue la plus commune, sorte de latin.)

Mar : suffixe désignant les bourgs, par extension la ville. 

Amarösthelmar était à l'origine un simple manoir (connu comme celui de la ville) auquel on donna le nom d'Amarösthel, "La Maison aux Amarös". Au fil du temps, le manoir devint ville et le nom connu les mutations suivante. 

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