Prisonnière

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Cette suite ressemblait, en tout point, à celle dans laquelle elle s’était retrouvée avec Jean deux mois auparavant ; grande spacieuse

À peine avait-elle pénétré dans la chambre, que Jacques disparut dans une pièce adjacente, la laissant seule dans l’immense salon de réception.

– Mets-toi à l’aise, lui dit-il, je reviens.

Elle ôta son manteau, ses yeux se portèrent sur les tapisseries et les meubles d’époque en bois de rose aux lignes raffinées. Au loin, elle apercevait la tour Eiffel. L’endroit se voulait somptueux, pourtant, le doute s’empara d’elle, le repensa à Laurent, et se demanda pourquoi elle avait accepté la proposition de cet homme. Elle dissipa très vite cette pensée. Il lui plaisait tout simplement, en plus, il lui avait proposé une somme confortable. Le doute s'estompa.

Au bout de cinq minutes, Jacques revint. Il avait enlevé cravate et veste, et négligemment ouvert les premiers boutons de sa chemise. En décontracté, elle le trouvait encore plus attirant.

– Viens, lui dit-il.

Il l’entraîna vers la chambre ou un immense lit à baldaquin, avec une tête de lit à barreaux, occupait l’espace.

Jacques déboucha la bouteille de champagne, en remplit une coupe et s’installa dans le fauteuil Voltaire, face à Aurore.

– Maintenant, lui ordonna-t-il, déshabille-toi !

Ces paroles la déstabilisèrent et elle se mit à tressaillir. Elle ne s’attendait pas à une telle demande formulée avec aplomb et de brutalité de la part de cet homme.

Jacques reprit d’un ton plus ferme.

–Tu as entendu ce que je t’ai demandée ! Déshabille-toi ! Pas trop vite pour que je puisse admirer chacun de tes gestes, mais, déshabille-toi !

Le ton se voulait direct et impératif. Elle s’exécuta. La soirée prenait une tournure qu’elle n’aimait pas.

Par des mouvements lents, elle retira tout d’abord ses talons aiguilles, ainsi que tous ses vêtements un à un, Jacques la regardait avec un demi-sourire narquois en buvant sa coupe.

Au bout de quelques minutes, elle lui faisait face, à demi nue, n’ayant gardé sur elle que sa culotte et son soutien-gorge.

- Tu comprends ce que je t’ai demandée ? lâcha-t-il d’un ton impératif. Je te veux nue face à moi.

Le malaise devenait de plus en plus perceptible, elle s’exécuta et enleva culotte et soutien-gorge. Nue devant Dupieu, elle ressentait la peur, elle se mit à trembler.

Posant sa coupe de champagne, il se leva et s’approcha d’elle.

– Tu grelottes de froid, ou de peur ? l’interrogea-t-il.

– Les deux, répondit-elle à voix basse.

– Calme-toi, tout va bien se passer, on va juste se donner un peu de plaisir ensemble. Lève tes bras au-dessus de ta tête.

Elle obtempéra.

– Parfait, ne bouge pas, reste ainsi.

Il lui fit face en se frottant à elle et commença à la caresser à partir des cuisses, s’attardant sur son intimité et sur le pourtour de son nombril, jouant avec ses seins, frôlant ses aisselles et remontant jusqu'aux poignets. Puis, ses doigts reprenaient le même chemin en sens inverse.

Au cours du dîner, le regard d'Aurore avait été attiré par les ongles de Jacques. Ce dernier les avait longs. Pour un homme tel que lui, élégant et soigné, ce détail l’avait interpellée.

Pourtant, alors que les doigts de Dupieu couraient sur son corps, elle était partagée entre la peur et une sensation de désir qui montait de plus en plus en elle.

Ce jeu dura de longues minutes. Ainsi immobile, les bras levés au-dessus de sa tête, Aurore avait du mal à maintenir cette position qui devenait très inconfortable. Elle avait hâte que ce jeu sensuel cesse et qu’ensemble il passe à autre chose.

Tout à coup, Jacques se positionna derrière elle, il se mit à l’embrasser langoureusement dans le cou, elle se sentait défaillir. Pas encore, c’était vraiment trop tôt, pensa-t-elle, mais Dupieu lui faisait un tel effet qu’elle n’arrivait plus à se maîtriser. Ses mains excitaient son corps. Lorsqu'il fouilla son intimité avec son doigt, il constata qu’elle mouillait.

Il lui glissa à l’oreille :

– Je vois que c’est le moment poupée, on peut commencer.

Puis, il reprit ses caresses. Et, alors qu’il lui prenait les poignets, elle sentit une paire de menottes se refermer sur ces derniers.

Elle se mit à crier.

– Non pas ça ! Je vous en supplie, je ne veux pas que vous m'attachiez, libérez-moi.

Trop tard, elle était désormais sa prisonnière.

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Bonjour,

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