La douche

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Ils étaient allongés côte à côte, les mains de Jean caressaient doucement le corps alangui d'Aurore qui par moment frémissait.

Il lui dit tout bas,

- À en croire ce que j'ai ressenti, tu as été très réceptive lors de cette première leçon. Pour moi ce soir c'est terminé, je ne pourrai pas te donner davantage.

Elle ne disait rien mais elle écoutait Jean parler, il avait une voix douce, qui contrastait tellement avec l'homme arrogant qu'elle avait perçu en lui en début de soirée. Au bout d'un moment elle se leva doucement et se dirigea vers la salle de bains.

La pièce était grande, lumineuse, recouverte de marbre, des miroirs étaient apposés au-dessus de deux grandes vasques, un dressing se trouvait à l'intérieur, une somptueuse baignoire surplombée d'un autre miroir faisait face à une douche spacieuse. Ces glaces donnaient de la profondeur à l'ensemble. Leurs jeux reflétaient l'image d'Aurore dans toute la pièce.

Elle se dirigea tout d'abord vers la baignoire, mais, prise d'un frisson, elle entra dans la douche.

C'était une douche à l'italienne avec des parois protectrices en verre transparent. L'intimité de la personne n'était certes pas préservée, mais le lieu était fastueux. Elle regarda un instant son image dans le miroir d'en face. Elle avait envie de pleurer. Elle venait de se vendre.

Elle tourna les robinets. Un jet d'eau tiède surgit. L'eau ruissellait sur tout son corps dénudé. Elle était bien, se détendait enfin. Elle chassait l'odeur de cet homme, et lavait sa chair de ces souillures.

Tout à coup, Jean entra dans la salle de bains, et tout son être se figea.

- Tu ne pensais pas que j'allais te laisser seule dans un tel moment ! je veux admirer ta nudité, tu es tellement belle.

Elle remarqua encore plus sa bedaine proéminente et elle se dégoûta. Il entra dans la douche, et se mit face à elle. Maintenant, le jet les arrosait tous les deux.

Il lui caressa les épaules, les hanches, il saisit le savon, et se savonna généreusement les mains. Ainsi lubrifiées, elles couraient avec aisance sur le corps d'Aurore, s'attardant sur ses seins, ses hanches, ses reins, son bas-ventre.

Doucement il vint se placer derrière elle, il la plaqua contre sa poitrine, souleva ses cheveux mouillés et répandit dans sa nuque et sur ses épaules des baisers légers, ses mains savonneuses, continuaient à parcourir son être avec fougue. Elle sentait sa peau tout contre la sienne, son souffle court dans son cou lui donnait une sensation de plaisir... ou de dégoût.

Ce jeu dura un long moment faisant naître chez Aurore un nouveau bien-être, elle convulsait. Cet inconnu la touchait, et elle se sentait faiblir. Les doigts de Jean exploraient les moindres détails de sa peau, de son anatomie.

Il commença à frotter lentement son sexe contre les cuisses d'Aurore, le mouvement s'intensifiait, ses mains devenaient plus pressantes. Elle sentit son pénis se raidir contre ses fesses, il continuait ses mouvements. Tout à coup il la retourna face à lui, il était en érection ; Il la plaqua encore plus fort contre lui, elle le sentit sur sa partie intime, les frottements redoublaient elle n'en pouvait plus, elle allait exulter, il poussa tout à coup un râle de plaisir, il se relâchait. Le corps d'Aurore lui, restait tendu par un plaisir non assouvi.

- je vous en prie, libérez-moi ! je n'en peux plus ! le supplia t-elle.

Avec des gestes très lents et des baisers légers il reprit ses caresses intimes jusqu'à son bas ventre, descendant ainsi jusqu'à son point sensible, l'eau tiède qui coulait sur eux les transportait divinement ; elle s'abandonna pour la seconde fois avec autant de plaisir, envahie par un bien-être charnel.

Jean se décala du jet d'eau et se mit à jouer avec les robinets, alternant eau très froide et eau chaude. Soit Aurore grelottait, soit l'eau chaude la cinglait de douleur mais elle n'osait pas bouger de place. Il s'amusait des émotions qu'elle ressentait en alternant les températures. Il avait la maitrise de ses envies, elle était à sa merci, elle devenait sa chose.

. Tu es trop chaude ma douce, il faut bien que je baisse un peu ta température corporelle lui lança t-il. Allez ! ne tarde pas je t'attends au salon.

Il enfila un peignoir et sortit de la salle de bains.

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BENIER



Petites bouches innocentes
Aux lèvres roses finement pétalées
Sourire des yeux, pureté du regard
Amour sans borne, insondable confiance
Gazouillis purs de fauvettes
Amours roses et potelés
Lait, Nacre, Duvet, Dentelle,
Nos bras sont trop courts
Pour vous enlacer,
Trop courts pour vous protéger
Mes enfants, mon Dieu,
Quel monde allons-nous vous laisser ?
Quelle vie vivrez-vous ?
L’angoisse qui me tord le ventre
Ce n’est pas la peur de la mort future
C’est l’angoisse de vous avoir donné vie
Qui soit à malheur.
Petites bouches innocentes
La soie de vos joues se mouille de mes pleurs
Parfums de lait, venez dans mes bras,
Cachez-vous, cachez-moi,
Mères de tous les horizons,
Ecartelées silencieuses,
Réveillez-vous donc,
Ne sentez-vous pas
Votre ventre
Hurler ?





Ouvre tes yeux
Ouvre tes yeux que m’apparaisse un autre monde
Ouvre tes bras que je sente l’afflux du sang
Douleur battue au plus loin du bleu de mes veines
Ouvre tes yeux d’espoir, console-moi des crimes
Contre l’humanité, de l’homme ravageur
Ouvre-moi tes bras d’aube qu’au profond tu m’en caches
La honte d’appeler sur la tête des hommes
La vengeance du Ciel, au moins que ce ne soit
Les mêmes innocents, eux toujours qui se meurent
Ouvre les yeux et montre-moi un monde pur
Ouvre tes yeux, ô mon fils, mon amour, ma chair.



Marie
Marie Marie m’a dit
Pourquoi le ciel est-il gris
Pourquoi le vent s’enroule
Dans les feuilles en frissonnant
Marie Marie m’a dit
Pourquoi le ciel est-il gris
Pourquoi si triste la pluie
Fait-elle pleurer Marie
Le ciel et le vent dans les arbres
Sont une promesse de voyage
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Une promesse d’hier pour demain
Marie Marie ma vie
Marie Marie m’a dit
Mon père, ma mère
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Personne ne les voit
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Dans un miroir
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Plus d idées noires

J attrape un ciseau doré
Tombent les boucles cuivrées
Une à une lentement
Je prends le temps

Je prie, Dieu sait de là haut
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L inconnu caressant ma peau ...

Le soleil émue par ma tristesse
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Je m accorde un instant de faiblesse
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Je sens en moi comme une renaissance
Quelque chose de beau et de touchant
J ai besoin de ces émotions intenses
Pour laver ces actes souillants
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