Chapitre 6 : Dernier recours

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Californie, fondation WW3, le 17 juillet 2039

 — On a plus de contact avec les équipes Crow Cloud, Divine Light, Unstoppable, Shadows Hunter, les Infinis et les Miracles. Les autres groupes de super-héros tel que les Protecteurs ou Légion sont partis à l'autre bout de l'univers pour régler certains problèmes, explique le ministre de la sécurité, l'air grave.

 — Attendez, on ne compte que vingts groupes de super-héros dans le monde. Combien en reste-t-il de disponible ? demande le ministre de l'économie en faisant les gros yeux.

 — ... Aucun, soupire difficillement celui de la sécurité.

 La réponse a eu l'effet d'une gifle sur tout les autres membres. Le silence envahit la piéce tandis qu'ils s'échangent des regards paniqué. Seul Garden garde son calme, restant statique et guettant leur moindre réaction, l'air ininterressé par l'information donnée malgré sa gravité.

 — M-mais... dégluti l'un d'eux sans pouvoir terminer sa phrase, trop troublé.

 — Les Défenseurs ont était retrouvés massacrés il y a une semaine, on a éttouffer l'affaire, mieux vaut éviter une panique mondial, continu l'homme. Et les Irréductibles ont disparus en laissant derrière eux plusieurs flaques sangs, il y a deux jours nos expert ont réussit à retrouver des traces d'hémoglobine venant d'une personne encore inconnu à notre planéte, quelqu'un qui n'existe dans aucun fichier et qui est qui est sûrement extra-terrestre, son sang était trop différent des standart humains. Les deux assassinats ont était orchestré par le même tueur.

 Un frisson parcours l'échine de toutes les personnes se trouvant dans la piéce, les Défenseurs était le quinzième groupe le plus puissant sur les vingts. Les irréductibles était le treizième. Tous se demande qu'elle genre de monstre aurait pû assassiner des êtres aussi puissant, tout seul.

 — Quoi ? Mais qu'est-ce que vous me racontez ? C'est impossible, personne ne serait capable de faire ça tout seul ! Grogne le ministre de la santé tout en tremblant comme une feuille. Vous inventez des histoires pour que cette vieille folle puisse réaliser son projet de dégéneré.

 — Le monde ignore que leurs seuls protecteurs contre d'éventuels menaces a disparu. Mais si on reste les bras croisés à ne rien faire, ils ne tarderont pas a le savoir, vu que ce sera le chaos absolument partout. - Plus de protecteurs, plus de sauveur, plus d'héros, juste de la destruction, de la ruine et de la violence. L'armée, elle, ne pourrait rien contre un seul supervillains puissant. Le monde deviendrait un enfer.

 Shannon reste de glace face à ce flux d'informations pourtant grave. Elle se tient droite, le regard sévère et fixe les différents ministres. Sans un mot, elle leur lance des regards noirs. Elle veut paraitre dominante, certaine d'elle. La femme sait très bien que c'est maintenant que tout ce joue. C'est à cet instant, que l'ont décidera si oui ou non, Big Hope est un projet à réaliser.

 — Je vais me répéter pour la dernière fois et j'espère que cette fois-ci vous comprendrais tous, finit par annoncer Garden. Big Hope est une solution de derniers recours, ce projet consiste à créer une équipe de super-héros à partir de superhumains non formés et de super-héros professionnel. Cela permettra de donner un apprentrissage plus rapide au superhumains novices vu qu'ils vont apprendre sur le tas, mais cela va aussi créer un nouveau groupe compétant. De plus en plus de menaces tourne autour de notre monde, si nous nous retrouvons sans défense, nous allons tomber. Alors ? Que faisons-nous...

 — Vous vous foutez de nous ! Vous ne faîtes ça que par pure égoïsme. Votre fils vous manque donc vous voulez le ramenez en utilisant ce projet comme excuse, râle le minsitre de la Santé.

 Shannon s'approche de son interlocuteur, les traits de son visages se détendent et elle finis par sourire légerement avant de continuer :

 — Peut-être bien, mais au fond, cela change-t-il vraiment quelque chose ? Je veux dire, je ne mens pas quand je dis que je veux créer une équipe de super-héros qui pourra protéger le monde par la suite. Je trouve au contraire que tout les évenement actuel sont parfaitement la preuve que Big Hope doit voir le jour.

 — Vous allez diriger tout ces gens à la mort ! Ce sont des êtres humains pas de la chair à canons.

 — A la guerre comme à la guerre. - elle s'approche encore plus pour lui chuchoter à l'oreille- Vous devez savoir ça, vous qui avez envoyé des médicaments rares dans des pays pauvres contres de l'armement, et ce, dans le plus grand des secrets.

 Le concerné blêmit et reste bouche-bées face aux accusations, il souhaiterais parler pour pouvoir se défendre mais il ne réussis qu'à prononcer quelques garguouillis incompréhensible.

 — Bon, procédons au votes à mains levés, qui est pour le projet Big Hope ? demande le ministre de la sécurité.

                       *

 Le projet Big Hope a été adopté presque unanimement, le ministre de la Santé s'opposant toujours cette idée, il n'a pas voté pour.

 A peine sortit de la salle, Shannon se sent s'affaiblir. Elle sent que toute la pression emmagasiner redescend tout d'un coup et que ses muscles, tendus par le stress, se relâche. La mère essaye de garder le cap et de marcher droit a travers le couloirs mais ses pas se font de plus en plus imprécis et incontrolable. Elle a la sensation de fondre et de se transformer en gelée. Alors, pour éviter la chute, elle s'appuie au mur d'à côté pour prendre une pause. Les fourmis envahissent ses jambes et rester debour devient vite douloureux. Dans un grand soupire, elle se laisse glisser contre le mur afin de s'asseoir par terre. Maintenant, elle ressens une brûlures consumer ses entrailles et elle réussit, à temps, à arrêter une remonter d'acide.

 Puis tout à coup, comme si son instinct maternelle voulait la gifler, inconsciemment elle revoit plusieurs de ses souvenirs avec ses enfants. Son coeur se serre au moment où elle se rappelle de la voix d'Horace quand il n'avait que dix ans, une petite voix assez aïgue agréable à entendre. Sa respiration devient irrégulière quand elle revoit Duncan jouant tranquillement dans le jardin. Et soudainement, elle plonge en apnée lorsqu'elle revoit son mari s'emporter. Elle se rappelle de ce fameux jours, le ciel s'était assombrit, le vent s'était levé et de terribles grondement laissé penser qu'il allait avoir un terrible orage. Son époux était rentré extrêmement furieux du message de menace de divorce envoyé plus tôt dans la journée par Shannon. Elle avait appris que son mari l'avait très probablement trompée, encore une fois.

                      *

 Un éclair avait rettenti et Horace qui était en plein milieux du grand jardin trouvait cela fascinant et merveilleux. Voir le ciel se déchainer, les corbeaux virevolter dans tout les sens, l'enfant trouvait ça tellement agréable. Et même si son petit frére de sept ans, Duncan, tremblait à chaque coup de tonnerre, il restait avec son frère, les deux étaient véritablement inséparables. Toujours a vouloir jouer ensemble, ils étaient vraiment très attaché l'un à l'autre. Alors quand Horace lui a proposé d'aller s'amuser dehors, Duncan avais tout de suite accepté malgré le mauvais temps. Assis dans son fauteil roulant, il regardait son grand frère faire l'idiot en riant.

 A l'intérieur de la maison, les cris fusaient. Shannon hurlait a plein poumons contre son mari qui lui aussi avait l'air excédé. Les deux s'opposaient l'un face à l'autre dans le salon, devant une baie vitrée donnant vue sur le jardin et sur leur enfant. Les adultes étant trop occupés ne remarquait pas l'orage qui a l'extérieur devenait de plus en plus violent.

Tu ne peux pas me faire ça, Shannon ! Tu n'a pas le droit, tu avais promis de me laisser une deuxiéme chance ! Hurla l'homme en s'approchant de sa femme de manière menaçante et les poings trembants. Tu es à moi, et à personne d'autres, tu as accepté ça le jour où tu as accepté ma putain de demande en mariage !

Tu t'entends parler espèce de monstre, je ne suis pas une machine que tu peux posséder ! Réplique Shannon en reculant lentement les yeux remplit de larmes.

Ho, ne me parle plus de robots ! Depuis que tu a créé cette LifeBox tu es obsédé par ça, tu néglige même ton époux. Tu t'es enfermé dans ton laboratoire durant plusieurs mois afin de travailler sur... ces choses que tu as appellé les "Protecteurs". Tu utilise ton invention pour garder le controle sur le monde. Tu n'es jamais présente pour qui que ce soit, pas même pour tes enfants, tu es indigne, alors ne viens pas me traiter de monstre. Moi au moins, je m'occupe de ce qui est important !

 — Moi aussi, mais j'ai un mari toxique qui me pompe tout mon air continuellement. Tu ose me reprocher de ne pas être assez présente alors que toi tu part coucher avec d'autres femmes.

 — C'est ta faute ! Si tu ne me négligeais pas autant, je n'aurais jamais fait ça. Tu ne m'a pas touché depuis plusieurs mois, alors que tu aurais dû accomplir ton rôle de femme et rester avec moi pour mon bien. Mais madame a besoin de jouer les héroïnes et de partir loin et longtemps. Tu me dégoutes à vouloir te faire passer pour une femme modelle alors que tu es loin d'être un exemple à suivre.

 — Sors de chez moi !

 L'homme se rapproche encore et attrape le bras gauche de Shannon puis raffermit sa prise.

Ici c'est chez moi, tu es à moi, tu m'appartiens, tout ce que tu as c'est grâce à moi que tu l'as, donc ça m'appartiens ! Sans moi, tu ne serais rien qu'une pauvre dégénerer, seul et inconnu de tous. Tu n'es rien, sans moi ! Tu me dois tout ! Je ne te laisserais pas me chasser aussi facilement.

Lâche moi, tu me fais mal ! hurla Shannon déséspéré et sans défense.

 Soudainement, un flash blanc venant de l'extérieur les aveugla puis les murs tremblérent, toute l'argenterie tintait. L'homme lâcha prise et bascula en arrière tandis que Shannon s'écroula au sol alors qu'un grondement terrifiant et assourdissant résonna, comme-ci la terre venait de se déchirer en deux.

 Encore sous le choc, la mère se releva difficilement, ses oreilles sifflaient et tout ses membres tremblaient. Elle s'était violemment cogné la tête contre le parquet et saignait légérement, le choc l'avais sonné. Mais une pensée lui traversa l'esprits: les enfants. Elle avait oublié de leur dire de rentrer à cause de l'orage à venir et les avait laissé dehors. Paniqué, elle tituba aussi vite qu'elle le pouvait vers la porte de derrière et sortit. Sous ses yeux, elle vit l'horreur.

 Il y avait une grande trace noirâtre fumante au milieux du jardin, à côté, le fauteils roulant était renversé et les enfants étaient étendus au sol. Et alors, qu'elle se rua vers ses petits, la pluie commença a tomber.

                      *

Non ! Je ne dois pas penser à ça, pas maintenant ! pense-t-elle en séchant les larmes qui coulaient sur ses joues. Je dois rester forte, ressasser le passé est inutile et fragilisant. Je dois me tourner vers le moment présent, et là, ce qui m'importe le plus c'est de lancer le projet Big Hope afin de sauver le seul être comptant à mes yeux !

 Pour mettre en place le projet, la décision à été prise de contacter l'établissement "Emeraudes" en france. Les élèments là-bas sont très prometteur. Surtout, l'une des élèves : Lou-Ann...

                     *

 Maintenant seul chez lui, assis sur une chaise, le ministre de la Santé bouillonne de rage. Au fond de lui, il maudit Shannon et l'insulte de tout les noms. Elle lui avait déjà barrer la route à de nombreuses fois, mais là c'était la fois de trop.

Comment peut elle être au courant du trafic que j'ai mis en place, personne n'es au courant ?!? Elle espionne mes agissements ? Cette vieille folle a toujours était là pour me mettre des bâtons dans les roues ! je dois remédier à ça avant qu'elle ne me jette en taule à cause de trafic d'armes !

 L'homme se léve, regarde tout autour de lui, il est seul, personne ne peux l'entendre. Il ferme ses volets et rideaux. Un rictus malsain se dessine sur son visage alors qu'il se dirige vers sa chambre, il rentre et fouille sous le matelas pour en sortir un livre assez épais. Sur le bouquin est inscrit : liber mortuorum. Il fouille parmis les différentes pages et finit par s'arrêter sur l'une d'entre elle. Quelques images montre un démons difforme et terrifiant. Les textes décrivent le monstre, son histoire, ses transformations et aptitudes et la manière dont l'invoquer et le chasser. L'homme finit par trouver l'incantation d'invocation :

 — Azazel ! Azazel, exi de inferis, et veni ad me ut mortem et chaos extendas! Ostium inferni aperiat et ad me fugias !

 Les lumières se mettent à clignoter, l'air devient glaciale en une fraction de seconde, au sol se dessine au fur et à mesure un pentagramme rouge. Des inscriptions dans une langue ancienne et indéchiffrable apparaissent tout autour. Au millieu de celui-ci, une colonne de fumée se forme, une grande silhouette ailée apparait sous ses yeux, et doucement une créature cornées sort de la fumée qui se dissipe. Azazel est si grand qu'il touche presque le plafond. Celui-ci porte une armure faites d'or extrêmement abimées. Le démon posséde de longs cheveux et des yeux blancs, ce qui renforce son côté glaciale. Et dans une voix rauques et puissantes il demande :

 — Pourquoi m'a tu invoquer, Armann ?

 Le ministre, qui tremble à cause du froid et de peur, réussis à articuler :

 — J'ai be-besoin d'un de tes services, en échange je te do-donnerais l'âme d'une femme importante pour ce monde. Elle s'appelle Shannon Garden...

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Trouver la phrase juste, au plus près de ce que je ressens vraiment, n'est pas toujours facile, aussi il m'arrive de mettre une dizaine de minutes à réécrire encore et encore LA bonne phrase.

Vous découvrirez beaucoup d'éléments assez personnels et des phrases souvent poétiques... Trêve de bavardage, bonne lecture !

PS : Je vous conseille de commencer à lire à partir de juin/juillet 2020 ou même décembre 2020. Les phrases commencent à être vraiment moins médiocres à partir de janvier 2021. Plus les jours passent et plus les phrases s'améliorent (du moins, je l'espère). De moins en moins terre à terre au fil des mois, aussi ^^

Une dernière remarque que je me suis faite il y a peu : la moitié des commentaires de cette... "œuvre" sont des remerciements XD
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