- Professeur de vie -

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Elizabeth.

L’alarme me tire de mon sommeil profond. J’enfonce ma tête dans l’oreiller et en même temps j’attrape mon téléphone sur la table de chevet. Il est six heure et demie et j’ai envie de mourir. Tout mon corps me fait mal. Je sais que je dois avoir bon nombre de bleus, mais ce n’est pas le pire. Loin de là. Mes courbatures sont absolument terribles. Le simple fait d’avoir tendu le bras pour attraper mon portable m’a arraché une grimace.

— ELIZABETH !

Ma porte s’ouvre brutalement sur Grace qui se rue sur moi. Cowa ne tarde pas à arriver pour se jeter, elle aussi, sur mon lit. Pitié… Je me retiens de couiner de douleur en interceptant le petit monstre dans mes bras. Elle ne se doute pas que le moindre mouvement me demande un effort considérable.

— Eli, faut que tu viennes m’aider à petit déjeuner, papa va bientôt m’emmener à l’école, me dit Grace.

— Je sais ma belle, laisse-moi mettre un short et je descends… répondis-je d’une voix rauque.

À moitié endormie, je me lève et enfile un bas. Cette fois, mon t-shirt trois fois trop grand pour moi annonce « Esprit Parc ». Il est blanc avec des dessins d’arbres et d’animaux en tout genre. Je prends la main que Grace me tend et la laisse me traîner jusque dans la cuisine. Lawrence doit être en train de se préparer puisqu’il n’est pas encore en bas.

— Bon, dis-moi tout, qu’est-ce que tu veux manger Grace ?

— Mmmh… un toast avec un œuf dessus !

— Ça marche princesse.

Je sors une poêle et commence à la faire chauffer. Je laisse l’enfant mettre le pain à griller et j’enchaîne. Je casse les œufs dans le contenant devenu chaud. Pendant qu’ils cuisent, on beurre les toasts qui sont sortis de la machine. La cuisine finit par sentir le pain grillé et le beurre fondu. C’est délicieux. En tout cas, ça a le don de faire apparaître Lawrence.

— Bonjours les filles, bien dormies ? demande-t-il.

— Oui ! Je n’ai pas fait de cauchemars ! piaille Grace, toute contente.

— Très bien aussi merci, terminé-je.

On s’installe tous à table et on mange en silence. Lawrence lit les news sur sa tablette et moi, je ne suis pas encore assez réveillée pour faire la conversation avec Grace.

Lorsqu’ils partent enfin pour aller à l’école, c’est Griffin qui fait son apparition. Il a autant la tête dans le cul que moi.

— On dirait que c’est moi qui t’ai mis la pâtée finalement, murmuré-je, moqueuse.

Il me jette un regard mauvais et se rapproche de moi jusqu’à pouvoir m’attraper le bras. Cette fois je ne peux pas me retenir de lâcher un petit cri plaintif.

— C’est pas moi qui suis courbaturé au point de ne plus pouvoir lever les bras, réplique-t-il sur le même ton.

Je grogne et me détourne pour terminer de ranger la cuisine.

— Et moi ? dit-il, dépité.

— Toi, tu te débrouilles, je sais très bien que tu arrives à te nourrir tout seul. La prochaine fois tu arriveras à l’heure et peut-être que ton père ne mangera pas ta part.

Je lui souris, victorieuse et sors de la cuisine. Se chercher était devenu un vrai jeu entre nous. Je l’entends râler et je pouffe de rire. Je remonte dans ma chambre pour m’habiller. Je fais ensuite ma toilette rapidement et je redescends pour aller m’occuper des boxes. Aujourd’hui, pas de leçon d’équitation : Lawrence doit m’apprendre à conduire le quad. J’ai vraiment hâte. J’en avais fait un peu sur la ferme de mes parents mais je ne l’avais jamais manipulé.

Lorsque j’ai enfin terminé la dernière stabulation, je sors mon téléphone pour appeler mon patron. Notre échange dure quelques secondes, juste assez pour qu’il me dise qu’il vient me chercher. J’ai à peine le temps de sortir de l’écurie que j’entends le moteur du quad vrombir au loin. Une fois le véhicule à ma hauteur, Lawrence m’invite à monter devant lui. Il coupe la machine et m’offre un sourire.

— Ça s’est bien passé avec les chevaux ?

— Oui, tout est propre et Teasle est toujours aussi énorme. Aucun signe du poulain pour le moment, mis à part ses mamelles qui grossissent de jour en jour !

— Bon, très bien. Elle n’en a plus pour longtemps. Pour ce qui est du quad… C’est très simple.

Il m’explique tout en détail. Comment passer les vitesses, mettre la marche arrière… Il insiste sur le fait de toujours repasser en neutre avant d’arrêter le monstre de métal. Oui, en soit, ça ne me paraît pas bien compliqué.

— Allez, c’est à ton tour. On va aller nourrir les vaches sur la crête. J’ai déjà tous les seaux dans la remorque, il n’y a plus qu’à y aller. Alors je t’en prie ! Tu n’as qu’à suivre le chemin qui s’enfonce dans la forêt là-bas.

Je hoche la tête et tourne la clef dans le contact. Le tableau de bord émet un petit son aigu puis une fois que les chiffre s’affichent, j’appuie sur le bouton start. Sous le capot, le moteur se met à rugir et un long frisson me parcourt. Je vais conduire un quad bordel ! Excitée comme une puce, je tourne la tête pour jeter un regard à Lawrence. Il m’encourage d’un sourire et je passe la première vitesse avec mon pouce. La machine fait un petit bond en avant, m’arrachant un hochet de surprise. Puis je me mets à accélérer de la main droite. Mes yeux sont rivés sur les chiffres qui montent de plus en plus. Deuxième vitesse. Je lève les yeux alors qu’on s’enfonce dans les bois.

— Attends ! J’ai oublié Cowa !

Je ralentis et m’arrête. Il appelle son chien qui se lève de la véranda pour s’élancer vers nous, la queue se balançant de gauche à droite.

— Allez, à ta place ma belle.

Cowa bondit derrière-lui et s’installe dans la boîte arrière du quad, la langue pendante et la gueule ouverte jusqu’aux oreilles. Elle est heureuse comme jamais.

— Ok, on est bon Eli !

Une sensation étrange me parcourt quand il m’appelle Eli. C’est le surnom que ma famille et Grace m’ont toujours donné. C’est bizarre de l’entendre dans la bouche de Lawrence. C’est comme si j’étais passée de simple employée à quelqu’un de plus important. Je nous remets en route et suis le chemin à travers le bois, laissant le bruit du moteur tuer le silence ambiant.

En sortant de la forêt, nous débouchons sur une première colline. Le chemin me la fait descendre avant de m’en faire gravir une seconde. La vue qui s’offre alors à nous est spectaculaire. Tout autour, les montagnes se dressent, imposantes. La verdure m’éclate à la figure. Mon cœur se gonfle dans ma poitrine face à cette beauté naturelle. Je n’avais jamais vu un paysage aussi saisissant de toute ma vie. Nous entamons une nouvelle descente et je m’arrête sur un plateau où un parc a été monté. J’arrête le moteur et mon patron siffle en mettant ses doigts dans sa bouche. Le bruit strident retentit dans la vallée et, quelques secondes plus tard, un son de cloche se fait entendre.

— Bon, on va verser les seaux le temps qu’elles arrivent, dit-il en descendant du quad.

Je me mets en mouvement et le suit jusqu’à l’arrière de la remorque. Là, on fait la chaîne pour déposer les seaux dans le parc. Cowa nous observe, allongée tranquillement dans sa boîte.

Au fur et à mesure que le troupeau se rapproche, le bruit des cloches se fait de plus en plus fort. Bientôt, je peux apercevoir les premières cornes apparaître en haut de la colline que nous venons de descendre. Avançant d’un pas tranquille, les vaches se dirigent vers nous.

— Ok, Eli, sors du parc, je vais ouvrir.

J’obéis et gravis les barrières en galva pour aller me mettre en sécurité sur le quad. Avec des gestes précis, Lawrence ouvre les barrières, les ovins se mettent à trotter et s’y engouffrent dans un nuage de poussière. Les bêtes se ruent sur les auges remplies de maïs bio.

— Et voilà, on n’a plus qu’à attendre, annonce-t-il, satisfait.

— Elles sont incroyables ! m’exclamé-je en observant les vaches. Et cette vue !

— Oui, on a de la chance !

Il se rapproche de moi et jette un regard circulaire au paysage qui nous entoure.

— Des années que nous sommes ici et je ne m’en lasse toujours pas… murmure-t-il comme s’il avait peur de briser la magie du moment.

On laisse le silence s’installer quelques secondes, seulement interrompu par le bruit des bêtes, puis il reprend la parole.

— Bon, Eli, je ne pense pas que tu sois au courant mais ça va bientôt être l’anniversaire de Griffin et de Grace.

— Non, je ne savais pas effectivement.

— Grace est née le 7 octobre et Griffin le 8. Elle va avoir 7 ans et lui 23. Nous n’allons pas faire de grosse soirée d’anniversaire…

— Même pour Grace ? Un après-midi où elle inviterait des copines ? Ça ne me dérange absolument pas d’organiser un tel événement.

— Non je ne préfère pas… C’est un mois qui va être compliqué... Ce sont les premiers anniversaires sans ma femme. Georgia est décédée peu de temps après, le 8 novembre. Le jour de son propre anniversaire.

La voix de Lawrence s’est brisée sur cette dernière phrase. Je sens sa souffrance. Ses yeux se remplissent de larmes. Il a beau avoir détourné le regard, je l’ai vu. Cowa aussi l’a sentie. Elle vient de se lever pour venir fourrer sa truffe dans le cou de son maître qui s’est adossé contre sa boîte.

Timidement, je viens poser ma main sur son épaule. Il n’a aucune réaction, ce qui me pousse à accentuer mon geste, allant jusqu’à effectuer des cercles dans son dos.

— Merci Elizabeth… Ce n’est vraiment pas facile. J’ai beau essayé d’être fort… je ne serais jamais un super-héros…

Je sens mes propres larmes monter. J’ai de la peine pour ce grand homme qui doit gérer son élevage et sa famille brisée. Entre son enfant en bas âge et son jeune adulte hors de contrôle…

— Lawrence, vous gérez la situation comme un pro… Peu de personnes seraient capables de faire la moitié de ce que vous faites. Je crois que vous ne vous rendez pas compte de la charge que vous avez sur les épaules. Qu’elle soit de travail ou émotionnelle. Je vous admire beaucoup et je suis ravie d’être à vos côtés que ce soit pour vous aider ou apprendre.

Je lui offre un sourire lorsqu’il daigne me regarder. Ses joues sont humides et ses iris bleus sont toujours noyés par la tristesse.

— Alors dites-moi quoi faire et je vais essayer de vous rendre cette période compliquée un peu plus légère.

Il prend la main que j’ai toujours sur lui, dans la sienne et la presse délicatement dans sa large paume calleuse. À son tour, il sourit et ça me réchauffe le cœur. Cet homme plein de bonté mérite tellement d’être heureux.

— Vraiment merci beaucoup Eli. Je suis très heureux que tu nous aies rejoint. Et surtout, si tu as le moindre problème… concernant Jeff ou quoi que ce soit. N’hésite pas à venir me voir. Je ne peux pas faire grand-chose quant à l’activité du gang mais sache que je serais toujours derrière toi pour leur faire face. Seulement, pour ça, il faut que tu me parles. Ok ?

Je suis sans voix. Émue et touchée au plus profond de moi-même, je hoche simplement la tête. Que savait-il exactement ?

— Pourquoi Steve a fait ça ? questionné-je.

— Mon frère a toujours été un peu différent. Il vivait dans sa bulle dans ennuyer personne. Il était même quelqu’un de plutôt droit et juste. Je pense que c’est la société qu’il a commencé à haïr durant son adolescence. Alors en grandissant, avec sa bande ils ont commencé à faire des coups et de fil en aiguille les Skulls of Hell sont nés. Il a fait un prêt pour acheter son bar. Ça a fait un carton et rapidement il a été plein aux as. Je ne suis plus en contact avec lui depuis longtemps. Mes parents ont aussi coupé les ponts avec lui. J’ai été surpris lorsqu’il a voulu récupérer Griffin dans le gang. Mon fils a longtemps été tenté lorsqu’il était adolescent. Je sais qu’avec Jeff ils avaient déjà fait quelques petites choses pour Steve mais je ne suis jamais intervenu. Je voulais qu’il apprenne de ses erreurs. Puis il s’est éloigné d’eux. À la mort de Georgia, il était tellement plein de colère qu’il s’est facilement fait embarquer par les Skulls. Il est parti de la maison un temps. Jusqu’à ce qu’il se fasse arrêter pour la deuxième fois, la veille de ton arrivée. Je ne sais pas ce qu’il a fait. Je l’ai récupéré au poste de police puis nous sommes allés te chercher. Le problème c’est que je n’ai aucune emprise sur Steve. Il ne me considère même plus comme son frère. Je suis certain qu’il pourrait m’éliminer sans se poser de questions. Donc je reste loin d’eux et Griffin est assez grand pour décider de lui-même ce qu’il veut faire de sa vie.

J’ai écouté son discours sans l’interrompre. Encore une drôle d’histoire. Comme quoi, parfois, il en faut peu aux gens pour qu’ils déraillent.

Je lui jette un regard et on se sourit mutuellement. Lawrence finit par aller libérer les bêtes. Avoir discuté avec lui m’a apaisé. Je savais déjà que je n’étais pas seule. J’avais Kimberley, une tendre et douce oreille à laquelle je pouvais confier mes secrets si jamais l’envie me prenait. J’avais Griffin, prêt à surgir de l’ombre pour venir me rattraper en cas de chute. J’avais Grace qui, par sa simple présence, me rappelait la beauté du monde. Maintenant j’avais aussi Lawrence. Il n’était plus seulement l’homme que j’admirais en silence. Il était un professeur de vie.

***


Un moment de tendresse et de confession, dans la nature, avec les bêtes... Plein d'émotions, encore ! J'espère que ce moment hors du temps entre Lawrence et Elizabeth vous aura plu autant que ça m'a plu de l'écrire !

Je vous remercie chers lecteurs pour vos votes et vos commentaires ! La communauté de LCA (Les Cœurs Animaux) s'agrandit de jour en jour ! Je suis très touchée <3 
À très bientôt pour un nouveau chapitre ! 

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