- Cotton Eye Joe -

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Elizabeth.

Je suis exténuée et la journée n’est même pas terminée. J’ai passé le plus clair de mon temps à courir après Grace pour ne pas la perdre de vue dans la foule surexcitée. Je n’ai pas beaucoup vu Kim qui a dû rester avec ses parents la plupart du temps. Tout ça pour recevoir les remerciements de diverses organisations de la foire. Ils ont également fait quelques discours… En somme, ils ont parfaitement joué leur rôle de donateur ! Je suis aussi restée quelques heures assise derrière le stand afin de relayer Lawrence. Les gens sont très gentils et, même si je n’ai pas encore pu beaucoup travailler sur la ferme, j’ai réussi à faire partir quelques cartes de contacts. Lawrence était plus que fier de mon travail !

— Bon, Beth, vient ! Faut que je te briefe sur un ou deux trucs avant ce soir !

Je lève la tête vers Kim en fronçant les sourcils. Qu’est-ce qu’elle avait en tête encore celle-là…

— Me briefer sur quoi ? demandé-je ?
— Viens ! Tu verras ! Et surtout, tu n’oublieras pas de me remercier !

Je me tourne vers Lawrence qui est assis à côté de moi. Il m’offre un sourire et hoche la tête pour me signifier que je peux y aller.

— Moi aussi je peux y aller !? lance Grace qui n’a pas perdu une miette de la conversation.
— Oui Grace, si ton père veut bien, tu peux venir avec nous ! dit Kimberley.
— Il n’y a pas de problème, commence-t-il. Vous allez loin ?
— Non, pas du tout, juste chez moi, répond mon amie.
— ça marche, au moindre souci, appelez-moi.
— A tout à l’heure Monsieur Williams ! lance Kim.
— A tout à l’heure papa ! poursuit Grace.
— A tout à l’heure Lawrence ! finissé-je.
— A tout à l’heure les filles ! pouffe le père de famille.

On se dirige vers la sortie de la foire et marche encore quelques minutes avant de rejoindre une magnifique maison ultra moderne en bois. Comme à chaque fois, je reste soufflée face à la beauté des biens des Jacobson. De forme carrée, la baraque est entièrement faite de baies vitrées sur l’un des côtés, offrant une vue imprenable sur la vallée.

Kim nous fait entrer puis on descend au sous-sol. J’y découvre une immense salle de danse. Les miroirs sur un mur nous renvoient notre reflet. Le parquet grince sous nos pieds. Aux quatre coins de la pièce, des enceintes derniers cris n’attendent qu’à être allumées pour envoyer la musique.

— C’est une blague… Tu vas vraiment m’apprendre à danser ? demandé-je.
— Et oui ! Avec l’aide de Grace ! Tu te sentiras moins ridicule ce soir, je te promets ! rit Kim.

Je grogne en levant les yeux au ciel. À croire que les dieux avaient décidé que je passerais ma vie à danser aux côtés de Kimberley.

— Très bien. Allez-y, je vous regarde ! soupiré-je.
— Trop chouette ! J’adore danser ! s’exclame la fillette.

Grace se met à taper dans ses mains en virevoltant dans la pièce. On se met à rire avec Kim face à ce bonheur si simple. Mon amie va se saisir d’une télécommande sur une table et allume la chaîne hi-fi. Elle sort ensuite son téléphone et pianote dessus un instant avant de relever la tête vers l’enfant.

— Prête ? J’envoie !

Elle pose son portable et rejoint le centre de la pièce ou l’attend la petite sœur de Griffin.

— C’est laquelle ? demande Grace.
— Celle sur Cotton Eye Joe. On commence facile ! lui répond Kim puis elle s’adresse à moi. Il existe des centaines de chorégraphies sur toutes les chansons country. On va juste t’apprendre celles que l’on danse à la foire.

Je hoche la tête et croise les bras. Elle lance la musique et les filles se mettent à sautiller sur place, les mains dans les boucles de leur jean. Leurs talons viennent taper le sol fermement tandis qu’elles se déplacent de gauche à droite. Elles virevoltent sur elles-mêmes, un large sourire illuminant leurs visages.

À la fin de la chanson, elles enchaînent sur le Madison. Leur version n’a absolument rien à voir avec celle que j’ai apprise. Les pas sont plus sophistiqués… Plus compliqués. Elles poursuivent sur une troisième chanson appelée Mr. Lonely. Cette fois, je devine que c’est une danse plutôt réservée aux femmes. Je suis choquée de voir Grace se déhancher avec autant d’insistance à son âge, mais en même temps, c’est tellement adorable…

— Et voilà ! Ce sera déjà bien ! Après, on verra pour les danses à deux ! dit Kim en haletant.

Elle va chercher une bouteille d’eau et des verres à l’étage puis redescend.

— Tu danses super bien Grace ! Où as-tu appris ? m’enquis-je auprès d’elle.
— Avec maman et Griffin !
— Hé bien ! Tu vas mettre le feu à la piste ce soir ! lui dis-je en caressant ses boucles blondes.
— Non ce sera toi, Kim et moi ! Allez, on recommence ! s’écrie-t-elle.

Après s’être désaltérée, on se met sur une seule et même ligne côtes à côtes. Débute alors de longues heures de torture. La première danse et plutôt simple et au bout de quelques minutes, je l’ai intégrée. Mais au fur et à mesure, je commence à mélanger les pas. J’apprends lentement. Nous rions beaucoup. Nous buvons des litres d’eau. On s’amuse comme des folles. J’ai l’impression d’être en colonie de vacances.

Le temps défile à toute allure. À tel point que je suis surprise de voir l’heure sur mon téléphone lorsque ce dernier se met à sonner. C’est Griffin. Je décroche et m’écarte un peu. Kim éteint la musique.

— Je suis devant la maison, m’annonce-t-il. Papa voudrait que Grace rentre pour qu’elle mange et se repose un peu avant ce soir. Toi, tu fais ce que tu veux évidemment.
— Ok. Je vais rentrer aussi. On arrive !

Je raccroche et me tourne vers les filles.

— Bon, on va rentrer Grace. Merci Kim, tu es une excellente professeure ! On verra tout à l’heure si j’ai bien retenu les pas ! dis-je en riant.
— Je crois en toi ! Filez, je vais ranger ici, on se retrouve à la foire !

On remonte, Grace sur mes talons. Nous rejoignons le pick-up de Griffin et je prends l’enfant sur mes genoux.

— Alors ? Vous avez fait quoi ? demande-t-il.
— Des trucs de filles, ça ne te regarde pas ! lui lance Grace, espiègle.

On se met à rire tous les trois. Le trajet fut court. Une fois arrivés à notre petit cottage de location, nous nous mettons immédiatement à table. Lawrence a préparé une salade que nous engloutissons tous très rapidement. À la fin du repas, Grace et moi nous rendons dans notre chambre. Je ferme la porte derrière moi et me dirige vers notre armoire.

— Alors ma belle, tu as une tenue pour ce soir ?
— Ouiiiiiiii ! Regarde ! Griffin me l’a acheté !
— Elle est magnifique !

Grace sort une robe bleue ciel à bretelle. Le bas est fait de jolis volants.

— Et toi ?
— Je vais mettre ça, c’est aussi un cadeau de Griffin…

Je lui montre ma propre robe, jaune. Elle vient toucher le tissu du bout des doigts, émerveillée.

— Tu sais, il était comme ça avant Griffin. Gentil, dit-elle en levant les yeux vers moi.

Je lui caresse la joue en lui offrant un petit sourire.

Il faut que tu profites de ces instants avec lui… Et surtout, n’oublie jamais qui il est vraiment. Je crois qu’il a du mal à faire son deuil, c’est tout.

Elle hoche la tête et m’attrape la taille pour me serrer dans ses bras.

— J’ai envie que tu restes avec nous pour toujours… Que tu sois ma grande sœur…
— Ce serait bien oui… Nous verrons bien ce que l’avenir nous réserve et surtout, ce que ton père souhaite !
— Je vais le forcer ! Il ne résiste jamais à mes caprices ! s’écrie Grace, sûre d’elle.

J’explose de rire et l’aide à se changer. Je fais de même puis me maquille légèrement. Mascara et rouge à lèvres seulement. J’en fais également profiter à Grace à qui je mets un rose très pâle sur les lèvres ainsi qu’une très fine couche de noir sur les cils.

— Tu es parfaitement splendide très chère ! lui dis-je.
— Et vous donc Madame, dit-elle en prononçant le dernier mot en français.

Au même-moment, mon téléphone émet un bruit sonore. Je regarde l’écran.

[Griffin] : Vous êtes prêtes ? On va y aller.

Je prends la main de l’enfant et nous sortons. Griffin et Lawrence nous attendent dehors, chacun adossé à sa voiture, en train de discuter. Notre arrivée les interrompt. Je sens leurs regards posés sur nous et le rouge me monte instantanément aux joues. Ce sont sans doute les manches longues avec cette chaleur…

— En voilà des jolies danseuses ! Allez ma fille, en voiture ! lance Lawrence à Grace.

La petite fille me lâche la main pour courir dans les bras de son père. Pour ma part, je lui offre un sourire de remerciement puis me dirige vers mon propre carrosse. Griffin est beau dans sa chemise blanche aux ornements dorés. Elle fait ressortir le teint halé de sa peau. Son jean noir est saillant, épousant parfaitement ses hanches. Pour une fois que ses bats ne tombent pas sur ses fesses…

— Tu t’es acheté une ceinture à ce que je vois ! lui lancé-je, taquine.
— Tu veux que je te laisse y aller à pied Davancour ? réplique-t-il sur le même ton.

Nous grimpons dans le véhicule et suivons Lawrence et Grace.

— La robe te va bien…
— Merci…

Le silence se fait, un peu gênant. Heureusement, nous arrivons vite à destination. Le côté exposition est fermé. Seul le bar et l’estrade principale accueillent le public encore présent. La musique bat son plein. Les gens dansent, les enfants courent à droite et à gauche. L’alcool coule autant que les softs… C’est la fête !

— Enfin ! Vous voilà ! Woaw Beth ! Je n’aime vraiment pas le jaune, mais on peut dire que toi tu le portes bien ! La robe te va à merveille ! Griffin a bon goût finalement ! s’exclame Kimberley en sortant de la foule.
— Oui… et toi tu as bon goût en termes de modèle de robe. Merci encore pour ce cadeau ! répondis-je en la serrant dans mes bras.

Kimberley quant à elle a revêtu une robe blanche, très courte. Très simple. Elle porte également son chapeau, ses bottes et sa ceinture de cowgirl.

— Vous buvez quoi les filles ? s’enquiert Griffin.
— Mojitos ? m’interroge Kim en me coulant un regard.
— Mojitos ! confirmé-je.
— Ok, je vais vous chercher ça.

J’aperçois au loin Lawrence qui tient la main de Grace, un verre d’eau à la main. Cet homme était si prévenant, gentil et attentif… En m’apercevant, la petite fille me fait un signe de la main ainsi qu’un grand sourire que je lui rends.

— Alors avec Griffin ? commence Kim.
— Quoi avec Griffin !? répliqué-je un peu trop vite.
— Oh doucement ! Je voulais juste savoir si vous vous entendiez mieux… Alors ? me dit-elle, ses lèvres étendues en un vaste sourire.
— Oui, ça va mieux. Je pense que l’on peut dire que nous sommes amis dorénavant… Il est toujours compliqué à cerner, mais…
— Qui est-ce qui est compliqué à cerner ? dit l’intéressé en nous tendant nos verres.

Je m’empourpre et manque de ne pas réceptionner ma boisson sous l’effet de surprise. Je ne pensais pas qu’il aurait été aussi rapide à revenir.

— Toi, lâche Kim.

La morue. Je lui lance un regard outré. Comment a-t-elle pu me vendre ainsi !? Elle pouffe, amusée par la situation.

— Moi je suis compliqué à cerner ? répète-t-il en se tournant vers moi, tout aussi amusé que mon amie.
— Oui… marmonné-je, gênée à souhait.
— Pourtant je suis un homme comme les autres, avec les mêmes envies et désir…

Il m’offre un sourire en coin puis prend une gorgée de bière au goulot de sa bouteille. L’enfoiré.

— Arrête avec tes allusions ! T’es vraiment con quand tu t’y mets ! m’empourpré-je de plus belle.
— Pourquoi ?
— Parce que ! Tu vaux mieux que ça !

Je lance un regard désespéré à Kim pour qu’elle me vienne en aide, mais elle n’en fait rien, sirotant son cocktail. La garce… Il ne lui manque plus qu’un peu de popcorn…

Finalement, c’est la musique qui me sauve. Kimberley m’attrape par le bras en entendant la fameuse chanson Cotton Eye Jo. Je ne me fais pas prier pour la suivre et me rue à ses côtés sur la piste de danse. Nous sommes vite rejointes par Grace et toutes ensembles, nous nous calons sur le rythme de la musique, le bruit de nos talons frappant le sol ne faisant plus qu’un avec ceux des autres danseurs.

J'espère que ce chapitra vous a plu ! N'hésitez pas à me laisser un petit commentaire ou une étoile si c'est le cas ! Le prochain chapitre sera posté samedi !

Bon et bien voilà ! Ils s'ambiancent à la foire ! Betty et Griffin prennent toujours un malin plaisir à s'envoyer des piques ! Je trouve que ça sent l'amour vache huhu ! Vous pensez qu'ils vont bientôt sauter le pas du bisou ou pas ? En tout cas, il ne reste plus que 4 chapitres avant de clôturer cette première partie qui se passe en été !

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