- Roi de la forêt -

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Elizabeth.

Je n'arrive pas à croire que ça fait déjà un mois que je suis dans le Montana. Je commence enfin à comprendre le sens de la phrase « le temps est éphémère ». J'ai recommencé à apprécier ma vie au ranch. Je me suis plongée dans le travail à fond, ne sortant de la propriété que pour me rendre chez Kim. Elle avait bien compris que les sorties en ville ne seraient pas possibles, mais ça n'a pas eu l'air de la déranger. On a profité des moments ensemble chez elle pour apprendre réellement à se connaître. Elle est devenue une vraie amie. Au premier abord, c'est le genre de fille que l'on va facilement qualifier de hautaine et arrogante. Elle n'en est rien. Kimberley, elle a le cœur sur la main et est toujours là lorsque l'on a besoin d'elle. Elle ne pose jamais de questions personnelles non plus et se contente de vivre avec ce qu'elle a. Une fille en or, je vous le promets.

— Bon, tu es prête ? Ils vont arriver d'une minute à l'autre... me demande Kim.

Je lève les yeux vers elle, pas sereine du tout. J'ai les mains qui tremblent et je suis tendue à l'extrême. Aujourd'hui, c'est le grand jour. Nous sommes devant le portail de Kim, à attendre que les sbires de Jeff viennent nous chercher. Nous avons vu et revu notre plan tout l'après-midi. Nous le connaissons par cœur et tout devrait bien se passer.

— Non mais on n'a pas le choix n'est-ce pas ? répondis-je, anxieuse.

— Non. On n'a pas le choix. Ils sont là, dit-elle fermement, comme pour se redonner contenance.

Je tourne la tête vers la provenance d'un bruit de moteur et j'aperçois un gros SUV noir s'approcher. Toutes les vitres sont teintées. Je me tourne vers mon amie, les sourcils froncés.

— C'est une blague ? Ils se croient dans un film ? m'exclamé-je, presque en riant.

— Oui, tu as tout compris... Leur gang est le plus gros cliché que la terre ait connu. Malheureusement, ils restent dangereux alors... garde tes moqueries pour toi, réplique la blonde, les traits tirés.

Je suis bouche-bée. Le véhicule s'arrête devant nous et la portière coulissante s'ouvre sur Matt qui nous demande de monter, tout sourire.

— Alors mes jolies, vous êtes prêtes à remuer du cul ce soir ?

— La ferme Matt, lance Kimberley en montant après moi.

Il explose de rire, accompagné de Zeke qui conduit. Ils ne sont que deux. Il est rare de voir leur petit groupe divisé.

— Tiens, tiens, vous vous êtes sentis assez en sécurité pour vous promener sans votre meute aujourd'hui ? dis-je acerbe.

— Tu ferais mieux de tenir ta langue Davancour si tu ne veux pas qu'on te la coupe, réplique Matt en se tournant vers moi. Tu as été prévenue une fois.

Je me tais et serre les poings. Je me souviens très bien de la menace de Jeff, son couteau si proche de mon visage. Pourtant, j'ai du mal à croire qu'il l'aurait fait.

Le reste du trajet se passe dans le silence. En arrivant au bar, ils nous font entrer par derrière et nous demandent de les suivre jusqu'à la salle principale. Cette fois, les lumières sont allumées et je peux observer mon environnement à loisir. Il faut dire que le lieu est assez impressionnant. L'entrée donne sur un large bar. Sur la gauche, la pièce s'étend en profondeur, jusqu'à la fameuse scène que j'avais déjà remarquée la dernière fois.

Les rideaux sont ouverts et j'aperçois quelques filles dans les coulisses. Une multitude de tables sont disposées à travers la salle et, parmi elles, les estrades avec une barre de pole-dance en leur milieu. Tout est en bois et cuir de couleurs sombres. Des néons sont accrochés aux murs et des projecteurs aux plafonds. Il y a même de quoi enfumer la pièce. L'installation est remarquable, je n'allais pas le nier. Ce devait très certainement la seule chose dont le gang pouvait être fier. Cependant, je ne suis pas dupe. L'endroit a beau être bien fait, il n'y a qu'à gratter un peu la couche de vernis et de paillettes, pour que l'on découvre les secrets bien sales des Skulls of Hell...

— Aaaaah vous voilà les filles ! Allez-vous préparer, on ouvre dans trente minutes ! Je vous appellerai quand ce sera votre tour ! Demandez au Bunnies de vous filer une place devant un miroir, nous balance Jeff en passant devant nous.

— Aux quoi ? dis-je en me tournant vers Kim.

— Aux Bunnies. Viens, je vais te raconter, dit-elle en m'attrapant par le bras pour que je la suive.

On gravit les marches de la scène puis passons derrière les rideaux. Une vingtaine de filles se trouvent derrière, en train de se préparer pour leur show. Certaines sont à moitié nues, d'autres, le sont totalement.

— Elles, me chuchote mon amie en pointant les filles du doigt, se sont les Bunnies. C'est le nom qu'on leur donne.

Je hoche la tête, intimidée par ces femmes si sûres d’elles.

— C'est vous deux les Titty's Daughters ?

On se retourne pour faire face à une femme d'un certain âge. On hoche toutes les deux la tête. Elle nous jauge intensément puis nous fait signe de la suivre. On lui emboîte le pas sans un mot, jusqu'à notre place. Du maquillage à en rendre dingue une youtubeuse beauté a été soigneusement posé sur la table de la coiffeuse. Il y a aussi deux tenues pendues sur chaque chaise. Je soupire de soulagement en m'apercevant que ce sont des bodies. J'avais peur que l'on se retrouve en bikini ou encore monokini devant la foule de testostérone. Dans tous les cas, j'avais paré à cette éventualité et demandé à Kim de maquiller mon corps pour faire disparaître mes cicatrices. Le fond de teint les avait rendues invisibles.

On s'habille, découvrant la vraie nature de notre costume. J'ai l'impression qu'il a été peint à même notre peau tellement il épouse parfaitement nos formes. À l'avant, le décolleté plongeant s'arrête en pointe juste au-dessus de notre nombril. Dans le dos, l'ouverture va jusqu'à la chute de nos reins. C'est indécent à souhait. Je me regarde dans le miroir, intimidée par la fille qui a remplacé mon reflet habituel.

— Ne t'en fais pas Beth, ça va aller. Ça va durer quinze minutes et ensuite, nous serons de nouveau libres.

Je lève les yeux pour croiser le regard de Kim dans le miroir. Elle est tout aussi tendue que moi pourtant, elle arrive à sourire. Je me force à faire de même et détache mes cheveux pour les laisser tomber en cascade dans mon dos. On maquille seulement nos lèvres, les recouvrant d'un rouge carmin. Le haut de notre visage allait être recouvert par un masque de lionne, ce qui nous arrange bien. Nous finissons de nous préparer pour duper tout le monde.

— Leur thème est quand même sacrément nul, dit-elle en finissant d'appliquer le rouge sur sa bouche.

— Il est à chier, tu veux dire ? continué-je.

On se regarde et on explose de rire. Je suis vraiment contente qu'elle soit là. Toute seule, je pense que je me serais évanouie avant même d'avoir passé une jambe dans le body.

Les Bunnies dansent depuis un bon moment maintenant. Nous, ça fait des heures qu'on attend notre tour. Le temps commence à se faire long et on se demande s'ils ne nous ont pas oubliées. Puis les baffles se mettent à crachoter, la musique n'est plus qu'un fond sonore et la voix de Jeff se fait entendre.

— Aaaah ! Le roi de la forêt a enfin daigné pointer le bout de son nez ! Accueillez chaleureusement Griffin, nous n'attendions plus que lui pour vous dévoiler nos deux « Titty's Daughters » !

Je lève les yeux au ciel puis m'étrangle. Griffin !? Qu'est-ce qu'il fait là ? Je me tourne vers Kim, les yeux exorbités par la surprise.

— C'est quoi ça encore ? lui demandé-je

— Tu ne savais pas ? Griffin fait partie du gang... D'ailleurs, c'est lui qui m'a ouvert mon chemisier et remonté ma jupe pour voir comment j'étais gaulée... commence-t-elle à m'expliquer.

Je suis estomaquée. Je n'en savais absolument rien. Jamais je ne m'étais doutée de son implication dans le gang. Mes épaules s'affaissent face à cette annonce. Pire encore, je perds pied. A cet instant, je serais incapable de me mettre debout, sur mes talons aiguilles démesurés.

— Ils l'appellent le roi de la forêt parce qu'il a décidé de se faire tatouer un crâne de cerf dans le dos, poursuit-elle.

Je me traite d'idiote. Comment ai-je fais pour ne jamais voir son tatouage ? Et lui, pourquoi n'a-t-il rien dit ? Ma respiration s'accélère, j'ai l'impression de me noyer avec ce trop plein d'informations. Mes pensées étouffent dans ma tête. J'ai l'impression que tout tourne autour de moi.

— Tiens, regarde.

Kim me tend son téléphone où j'y découvre une photo de Jeff, ses acolytes ainsi que Griffin. Ils sont tous de dos, arborant fièrement leurs tatouages de crânes d'animaux : Jeff a un loup, Caleb un requin, Matt un dragon, Zeke un tigre et Griffin un cerf. Étrangement, sur la photo, c'est le seul qui a choisi un herbivore.

— Allez vient, Beth, on a été appelé.

— Je n'arrive pas à croire qu'il ait porté la main sur toi... murmuré-je.

— Ce n'est pas le moment pour en parler. On a quelque chose à faire, viens ! dit-elle, pressée.

Je plante mes yeux dans les siens, effarée. Elle me sourit et attrape ma main pour me traîner jusque sur scène, devant le rideau fermé. J'ai du mal à la suivre, les informations qu'elle vient de me partager ont eu le même effet que le ciel me tombant sur la tête. Je me force à faire le vide dans mon esprit afin de me concentrer pleinement sur mon objectif : notre chorégraphie. Derrière-nous, j'entends les Bunnies se moquer. Je me tourne vers elle, les joues rouges de honte. Kim m'attrape le visage pour que je la regarde, on ne peut plus sérieuse.

— Beth, commence-t-elle, ignore-les. Une lionne ne se retourne jamais lorsqu'une chienne aboie.

— Tu as raison.

Je prends une longue inspiration, oubliant le monde autour de moi : la lumière vient de s’éteindre. Nous avons seulement quelques secondes pour nous éclipser avant que le rideau ne se lève.

On se dépêche. On se faufile dans les coulisses, à l'opposée de ceux par lesquels nous sommes entrées sur scène. La pénombre nous offre assez d'obscurité pour rester dissimulées. Notre mission ? Trouver le disjoncteur. Nous avions eu un mois pour nous préparer. Kim avait fait jouer son statut de fille de « descendant de familles fondatrices de la ville » pour avoir accès aux archives de la bibliothèque municipale. On avait bien évidemment prétexté un faux projet : celui de faire un mémoire de fin d'études sur l'histoire de la ville. La bibliothécaire n'y avait vu que du feu et nous avait prêté la clef de la salle des archives pour tout le temps où nous en aurions besoin.

Après des heures de recherche, on avait finalement réussi à trouver les plans du Titty Twister. Nous étions ensuite rentrées et avions établis notre arnaque basée sur un élément fondamental : nous ne devions blesser personne. Le plus important pour nous était de leur faire perdre énormément d'argent. Quoi de mieux que de faire fuir les clients ?

— Je ne vois absolument pas où nous sommes... râla Kim.
— Tais-toi, on arrive à côté de la cuisine. La cave est juste en face, tu vois la porte ?
— Oui...

On se faufile comme on peut jusqu'à ladite porte que nous ouvrons pour nous engouffrer à l'intérieur.

— Je peux vous aider ?

On se retourne, le souffle court. Évidemment... le cuisinier. Il nous observe, les yeux plissés, sceptique.

— Et bien... on avait une petite faim donc on s'est dit qu'on pouvait aller piquer deux ou trois petites choses dans la cave, commencé-je, la voix tremblante.
— Il n'y a rien à grailler en bas. Personne n'a accès à l'arrière du bâtiment. Sauf si vous êtes accompagnée par un membre du gang. En l'occurrence vous êtes seules donc vous n'avez rien à faire là. D'autant plus que vos visages ne me disent rien. Vous cherchez quoi ? grogne-t-il, menaçant.

Kim commence à se rapprocher de lui et pénètre dans la cuisine sans se poser de questions.

— On vient de te le dire, on a faim. C'est où la bouffe alors ? lâche-t-elle en furetant.
— Je vais appeler Je...

La poêle s'abat sur le crâne du cuisinier dans un bruit sourd. Je regarde mon amie avec de gros yeux.

— Kim ! On n'avait dit pas de violence ! m'exclamé-je, choquée.
— C'était soit ça, soit on se retrouvait dans de beaux draps. Allez, à la cave maintenant !

Elle me pousse vers notre destination. Je manque de me tordre la cheville en faisant demi-tour sur moi-même. On se précipite dans les escaliers que la porte ouverte a dévoilé, allant aussi vite que nos talons nous le permettent.

— C'est ça ! Là-bas ! On a réussi m'exclamé-je ! en pointant du doigt le carré en plastique du tableau électrique.

J'attrape la main de Kim pour me donner du courage. Nous étions proche de notre but : le Graal était devant nous. Je ricane en apercevant la clef sur la serrure. Quels idiots. Tant mieux pour nous, tant pis pour eux ! Je ne regarde même pas les petits interrupteurs, je me jette directement sur le gros.

— Bon, t'es prête ? demandé-je à ma comparse.
— Vas-y.

J'abaisse le levier d'un coup franc du pouce et toutes les lumières s'éteignent, ne laissant plus que les panneaux « sortis de secours » faire leur boulot : éclairer faiblement la nouvelle obscurité ambiante. À l'étage, des fracas et des cris nous parviennent.

— Tiens, coupe les fils !

Elle me fourre une pince dans les mains. Je ne réfléchis pas beaucoup plus longtemps, l'euphorie de la réussite m'empêchant de réfléchir correctement. Je coupe quelques fils au hasard.

— Tu as trouvé ça où ?
— Sur la table là-bas en descendant. Allez, on s'en va !

On remonte à l'étage après que j'ai remis la pince dans la boîte à outils et décidons de nous cacher dans le placard à balais le temps que l'émeute se calme.

— Attends, je reviens...

Je n'ai pas le temps de l'empêcher de s'en aller. Kim ressort et, quelques secondes plus tard, l'alarme incendie se déclenche. À son retour, je ne peux m'empêcher de rire : elle est trempée de la tête aux pieds.

— Tu es folle ! lui annoncé-je.
— Tu ne le savais pas encore ?
— Et dire qu'on ne devait que couper le jus...
— On s'en fou, ces enfoirés le mérite. Ils méritent même bien pire !

Des pas se rapprochant nous font taire.

— LA FERME BANDE DE VAURIENS !

Je reconnais la voix de Jeff. Il est furieux.

— Alors maintenant on va monter au club house. Faire en sorte que les pompiers et la police ne déboulent pas ici et on va discuter de l'avenir de ces deux pétasses, poursuit-il.
— On ne sait même pas si ce sont elles... avance l'un des autres garçons.
— Ah oui ? Tu veux parier tes couilles crétin ?
— Heu, pourquoi John il est par terre ?
— Putain... Emmenez-le. On va aller l'allonger dans une chambre à l'étage.

Leurs voix se font de moins en moins fortes au fur et à mesure qu'ils s'éloignent. J'ai le cœur qui tambourine fort contre ma poitrine. Allaient-ils réellement oser quelque chose contre nous ?
On reste une bonne vingtaine de minutes dans notre boîte avant d'enfin en sortir. Discrètes, on va droit à la porte de derrière. J'enclenche la poignée et pousse la porte, mais rien n'y fait : le battant ne tourne pas sur ses gonds.

— La porte est coincée, chuchoté-je.
— Comment ça ? Laisse-moi essayer.
— Elle est bloquée, je te dis...

Malgré tout, à son tour, Kim essaye : l'échec est cuisant. Bien évidemment, en tant qu'amatrices que nous sommes, nous n'avions jamais évoqué cet éventuel petit problème. 

J'espère que ce chapitre vous a plu ! Le prochain sera publié mercredi !

Faut avouer que les Skulls of Hell ont vraiment des idées nulles... Qu'ils sont complètement débiles et qu'ils donnent pas envie qu'on les prenne au sérieux ! En tout cas, souhaitons bonne chance aux filles !

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Le résumé est plutôt pourri, l’histoire l’est sûrement également, car c’est l’une de mes premières. Elle est d’ailleurs basée sur le jeu Clash Royal, mais je fais en sorte du mieux qu’en je puisse pour que l’on puisse la comprendre sans même connaître le jeu. Pour éviter tout quiproquos, j’ai publié le début de cette histoire sur Wattpad, même si je compte sûrement le supprimer sur cette plateforme (Wattpad) et continuer l’histoire petit ici.
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