CHAPITRE 89 : À bord du « Kannn » « Tomoya »

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CHAPITRE 89 : À bord du « Kannn »  « Tomoya »

Toshio hésite à révéler la cause de son trouble, préférant prendre le temps nécessaire pour analyser cette situation peu « orthodoxe ».

Pourtant bizarrement il n’y voit rien là de malsain, la beauté transcendantale de Tomoya étant à elle seule si parlante que de découvrir l’amour aussi soudain que lui porte l’IA ne devrait en soit pas le surprendre.

Maintenant il n’a pas suffisamment de recul sur le sujet pour savoir si c’est une bonne ou une mauvaise chose, juste son intuition qui lui dicte d’être prudent.

Toshio voit bien que Tomoya n’en a pas fini avec ses questions, il le prend alors par la taille pour l’emmener dans la partie privative du vaisseau où sans une demande contraire spécifique de leur part, l’intimité reste préservée.

Ce n’est qu’une fois certain de ne pas être entendu par les « oreilles » particulièrement fines que sont les micro-processeurs reliés à ce cerveau très certainement multimillénaires qu’est celle que Tomoya a nommée Alexia, qu’il l’avertit du danger.

- Je pense qu’elle est amoureuse, alors essaie d’éviter les conversations autres que celles liées à notre sort.
- Tu parles bien de ce à quoi je pense là ?
- À Alexia ou l’IA comme tu préfères, c’est bien d’elle que je viens de te mettre en garde.
- Mais enfin « Tosh » !! Ce n’est qu’une machine !!
- C’est là où tu fais erreur, en fait c’est…

Toshio explique alors à son chéri ce que lui-même a appris de la bouche des spécialistes Kallaniens, comme quoi ce sont des cerveaux pensants humains ou non humains, qui servent de matière première et qu’il arrive parfois que certaines émotions refassent surface quand ils ou elles sont mis (es) dans un contexte où le stress ainsi que l’inconnu cumulé au danger devient ingérable.

- Elle a dû du coup reporter son attention sur toi pour éviter le traumatisme qui pourrait lui être fatal.
- Ouah !! Tu parles d’une blague !! Et si… non… laisse !!
- Continue si tu as une idée parce que pour ma part j’avoue être à sec.
- Je pense qu’il sera difficile de lui faire changer d’avis, mais qu’il serait plus facile pour moi de l’accepter si…
- Si quoi ??
- On changeait son prénom, appelant la plutôt « Xi » ou « Raphi » !!
- Dis-moi que tu n’es pas sérieux là !! Allez dis-le pour que je sois rassuré !!
- Pourquoi donc ? Il n’y a que toi qui as le droit de plaisanter ?

Les deux amis se taisent un long moment avant que Tomoya reprenne la parole, toujours apparemment sur le même thème.

- J’en ai des frissons partout !! Brrr !!
- Tu es encore avec ça ?? Demande-toi plutôt comment on pourrait se sortir de cette mouise !!
- Attends !! Tu oublies ce que je suis !!
- De quoi ??
- Tu demandes à un Terrien du vingt et unième siècle comment se sortir d’une situation digne des meilleurs romans de fiction, c’est toi le spécialiste, pas moi !!

Toshio entend bien dans le ton de voix le début de peur insidieuse qui commence à prendre son chéri, en comprenant de mieux en mieux la situation semblant inextricable dans laquelle ils se trouvent.

Un coup d’œil autour de lui et la vue du lit futon enroulé dans un coin de la pièce lui dicte alors la marche à suivre pour détendre l’atmosphère et faire oublier durant quelque temps à son chéri qu’ils sont seuls, perdus dans un univers inconnu.

Tomoya le voit se lever et venir dérouler le matelas, comprenant de suite ses intentions et c’est en retrouvant le sourire qu’il se met nu tandis que son chéri s’active en lui tournant le dos.

Toshio termine par une espèce de couette qu’il tapote avec le sourire, son esprit déjà en connexion avec son bas-ventre.

Il se tourne alors vers son chéri pour lui proposer un petit moment de détente, quand son regard accroche enfin sa nudité et que sa bouche s’assèche devant cette perfection au masculin pour laquelle il se laisse toujours prendre.

Tomoya lui passe sous le nez avec juste un petit geste du dos de la main frôlant la braguette du pantalon de Toshio en s’assurant au passage de son état, esquissant un sourire satisfait au contact quoique des plus brefs avec la chose déjà en plein émoi.

Il s’allonge alors sur le dos de façon alanguie, cherchant à l’évidence à mettre son chéri dans un état d’excitation tel qu’il sortira de cette espèce de torpeur à la vue de sa propre nudité, pour retrouver cette mentalité de félin qui lui est propre.

Cette fois encore il n’a pas besoin d’en rajouter, la vision qu’il donne suffit largement pour qu’il obtienne gain de cause et que son « petit » ami se rue sur lui en arrachant presque ses vêtements.

Chacun son tour ils prennent le dessus sur l’autre, tantôt tendre et tantôt macho, les petites exclamations de plaisirs fusent à chaque nouvelle initiative, montrant bien combien ils sont parfaitement accordés l’un à l’autre.

***/***

« Quelques heures plus tard. »

Toshio dort dans les bras de son chéri, sa jambe chevauchant son abdomen d’une manière particulièrement possessive.

Tomoya est quant à lui complètement réveillé, regrettant que leurs autres compagnons ne les aient pas suivis dans cette aventure qui pourrait être sans retour.

Passer le reste de sa vie seul avec son compagnon à l’intérieur du « Kannn » ne lui paraît pas pour le moment être un sort bien catastrophique, mais il est bien conscient que les années passant beaucoup de problèmes liés à cet isolement ne manqueront pas d’apparaître, d’où cette pensée de regret de n’avoir pas leurs autres compagnons avec eux.

Une sensation de pression sur son aine le fait sourire, penchant la tête en avant pour vérifier que la cause est bien celle à laquelle il pense.

Le bassin de Toshio est plaqué contre lui à donner des petits coups assurant le va-et-vient de sa bandaison du matin contre le creux de son bassin, sentant les pulsations puissantes du sang engorgeant son sexe.

Tomoya le laisse se frotter contre lui avec un plaisir évident, la douceur du geste tout comme la chaleur du reste du corps de Toshio plaqué contre son propre corps est suffisant pour qu’il le laisse aller jusqu’à la fin sans qu’il ne se sente le besoin de prendre d’autres initiatives, ni qu’il ait l’envie d’y participer à son tour.

D’avoir son chéri gémissant endormi à prendre seul son plaisir au simple contact avec lui, lui amène déjà suffisamment de sensations pour qu’il se sente comblé malgré que cette partie charnelle de son corps se retrouve elle aussi tendue à outrance et palpitante, se décollant sans cesse de manière impulsive de son abdomen en laissant couler un filet incolore montrant l’état de sa propre excitation.

- Arrhhh !! Han… han… han… Arrh !!

L’orgasme fulgurant de Toshio le prend par surprise, le tétanisant à son tour par sa façon de se frotter soudainement à lui particulièrement possessive et virile.

Tomoya porte la main à son propre sexe pour tenter en vain de stopper l’inéluctable, se contentant vaincu d’en limiter les dégâts en se couvrant le gland de ses mains, mais c’était sans compter avec son chéri qui n’est pas sourd d’oreille et a bien compris ce qui lui arrivait, changeant de position d’un mouvement souple pour lui écarter les mains et le prendre en bouche alors que les derniers spasmes terminent de libérer son petit copain.

Toshio nettoie au mieux toutes les traces apparentes avant d’aller lui lécher les doigts encore poisseux, sa petite langue habile passant avec douceur et gourmandise dans tous les interstices, pour ne laisser rien perdre de cette manne qu’il apprécie au plus haut point depuis qu’il est devenu accro à ce goût âcre et légèrement sucré, propre à son chéri.

Un long moment nonchalant suit ce petit plaisir matinal avant que Toshio ne se lève et se dirige vers l’espace réservé à la douche, ravivant inconsciemment l’envie de Tomoya en lui dévoilant ses fesses bien rondes et pommées.

Un petit coup d’œil rapide derrière lui amène le sourire à Toshio qui connaît suffisamment son anatomie pour ne pas être étonné du regard de convoitise que porte sur lui son copain.

- Si elles te plaisent tant, tu pourrais m’aider à les nettoyer ! Hi ! Hi !

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