Chapitre 12

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Jonas



J’ai dû aller une minute dans la salle de bain pour passer un peu d’eau froide sur ma nuque. Mais je ne suis toujours pas prêt à y retourner. Mains agrippées au comptoir, la tête penchée, le cœur battant, j’essaie de me ressaisir. Je n’ai jamais autant été happé par de telle pulsion que j’en perds le contrôle. Je suis tellement énervé que des veines me sortent des mains et des avant-bras et une autre vient naitre sur mon front. Elle allume une furie en moi qui m’attire au plus haut point. J’ai tellement envie de lui faire mal et du bien à la fois que je me retrouve là, dans la salle de bain, le pénis bandé. Encore ! Je ne tiens pas dix secondes à ses côtés sans l’imaginer ligotée, à ma merci, attendant que je la fasse jouir. J’ai envie de l’étrangler pendant que je la baise, alors qu’elle me frappe. Toutes les filles que je baise font l’étoile dans le lit et s’offrent à moi sans rechigner. Seyvanna à une fougue qui me fait fantasmer. Aucune fille ne m’a jamais défié à ce point. Pas comme ça.

Seyvanna a tué un de mes hommes, vient d’assassiner une de mes putes et elle a même tenté de s’enfuir par la fenêtre. Putain, je n’ai jamais vu ça ! À part peut-être dans les films de super héros. Mais elle a été élevée avec quel genre de défis, putain ?

Mon pote, Dominik, entre dans la salle de bain et voyant la sueur sur mon front, il referme derrière lui.

—T’es sûr que c’est la bonne, Jonas ?

Je ne le regarde pas et continue garde la tête baissée pour essayer de respirer calmement.

—Elle est parfaite pour le boulot, oui.

—On peut changer les plans si elle ne se soumet pas.

—Non… non, Dom. Elle est parfaite.

—Elle ne tient pas en place. Elle va te manipuler. Aussitôt relâchée, elle va tout déballer à Mikhaïl. Tu ne pourras jamais lui faire confiance. Elle ne marchera pas dans ton plan. En plus, elle est beaucoup trop attachée à son frère pour ne serait-ce qu’envisager de le trahir.

—On ne déroge pas du plan, Dom.

—Comment tu peux rester à ce point, confiant ? En plus, regarde dans quel état tu te mets ? Elle te perturbe dès que vous êtes dans la même pièce. Tu l’as frappée juste pour faire croire que tu la traites comme les autres et qu’elle doit se soumettre, mais putain, Jonas, je te connais! Regarde-toi, t’as des sueurs froides, j’ai vu tes mains trembler. T’es en érection dès que t’es près d’elle. T’as plus aucun contrôle. Si tu finis par te laisser attendrir par ses charmes, elle va te manipuler, moi je te dis. Contrôle-toi. C’est juste une nana.

Contrôle-toi, contrôle-toi, putain, je n’y arrive pas ! J’ai beau tenter de la briser et de la dominer, derrière ma façade, je me sens en fait vulnérable face à sa beauté et son caractère. Je me sens fort de l’extérieur, mais à l’intérieur elle parvient me perturber.

—Écoute, Jonas, on l’élimine et on passe au plan B.

Je me redresse vivement.

—Hors de question. On ne la tue pas. Ça demande du travail de briser l’attachement qu’elle a pour Mikhaïl, mais je sais comment jouer dans sa tête. Manipuler son esprit, la briser pour ensuite lui faire voir un monde meilleur. Elle finira par accepter la mission. Toutes les meufs finissent par m’obéir.

—Non… pas elle. Je ne sais pas… je n’ai pas confiance en elle. Tu peux jouer avec sa tête, mais si son cœur est à Mikhaïl et qu’elle l’aime, tu ne pourras jamais la convertir à trahir sa propre famille.

—Elle ne sait pas ce qu’est l’amour, Dom. Elle pense que son frère est l’homme de sa vie parce qu’il lui a martelé ces paroles durant toute sa vie. Elle pense qu’il n’y a que lui au monde pour elle. Et si on changeait ça ?

—Et tu comptes t’y prendre comment ?

Je songe un long moment, croisant mon regard sombre dans le miroir.

—Une femme, par amour, donnerait tout et sacrifierait tout, dis-je.

Je pense surtout à ma belle-sœur en ce moment, Engy, cette meuf qui a tout sacrifié pour vivre dans les bras de mon psychopathe de frère, Jaylen.

—J’en suis conscient. C’est pourquoi elle fera tout pour Mikhaïl, rétorque amèrement mon pote.

—Alors elle doit tomber amoureuse d’un autre…

On échange un regard. Il comprend où je veux en venir... Manipuler sa tête et son cœur, sera mon défi à présent. Pourquoi ? Parce que pour conquérir un réseau criminel d’une telle ampleur en Russie, il faut jouer ses pions à la perfection. Il me fallait un fou, comme aux échecs, ce pion qui élimine la majorité des ennemies, ce pion est Mikhaïl. Il me fallait la tour, un pion malicieux qui distrait l’ennemi et qui protège le roi et il me fallait la dame, qui est l’ultime attaque qui mène généralement à la victoire assurée. Si la dame meurt, bien souvent le roi ne remporte pas la partie. Ces deux pions : sont Seyvanna, elle est la tour et la dame. Et moi je suis le pion du roi, celui qui sort uniquement à la fin du jeu, pour remporter la victoire en tuant l’autre… roi.

Une fois ressaisi, je rejoins Seyv dans la cuisine, toujours ligotée à la chaise. De toute manière, même si elle venait à trouver un moyen de se libérer, elle ne peut pas aller loin à cause de sa cheville qui semble lui être douloureuse. Je remarque un hématome qui se développe sur l’os de sa joue à cause du coup que je lui ai porté au visage. Elle semble me cracher du venin par les yeux. Je n’arrive pas à contrôler mon corps : à peine mon regard croise le sien que je sens mon sexe durcir à nouveau.

Putain !

Je passe une main fébrile dans mes cheveux, puis sur mon visage pour chasser la lueur de désir qui me traverse l’esprit.

Seyv ne peut pas voir l’effet qu’elle produit sur moi. Mon érection qui continue de grandir dans mon boxer, plus je m’approche d’elle, est bien cachée sous la longueur de mon costume.

Elle croit surement que je suis choqué ou attristé qu’elle m’ait enlevé Katerina, mais en réalité, je n’en avais rien à foutre. C’était juste une pute comme les autres. C’est juste que Katerina faisait tout ce que je demandais sans pleurer, comparé à toutes les autres.

Soudain, une image de Seyv, étendue sous mon corps surgi. J’en viens même à entendre ses gémissements. Ce sera mon défi de la convertir : partir de la haine contre moi et le transformer en désir. Désir si fort, si intense, qu’elle renoncera à tout pour moi et deviendra ce que je souhaite.

—Jonas ? m’interpelle Dom, alors que je reste planté là, debout à fixer Seyvanna sans bouger.

Je reprends mes esprits, même si le son de ses soupirs continue d’envahir mes oreilles. Ça l’air si réel... Oh putain… j’adore ça. Et à présent, de nouveaux flashs apparaissent devant mes yeux : Seyvanna, à quatre pattes, qui prend son pied pendant que je le la baise en lui agrippant les cheveux d’une poigne.

Pendant que j’essaie de chasser les images et les sons qui m’envahissent délicieusement, je tire une chaise, la place devant elle, et m’assoie, dossier à l’envers.

—T’es une putain de dur à cuir. Le coup de fuir par la fenêtre, on ne me l’avait jamais fait.

On se trouve à moins d’un mètre l’un de l’autre et elle arrive parfaitement à me cracher au visage.

Je sursaute légèrement… Elle a le don de toujours cracher au coin de ma lèvre. Je m’essuie lentement sans jamais détacher mes yeux des siens.

Oh ce que j’ai envie de lui faire mal. Ma queue pulse, réclamant sa bouche. Ses lèvres sont parfaites. J’ai autant envie de l’embrasser, là tout de suite, que d’enfoncer ma verge jusque dans sa gorge. Mon sexe devient douloureux, tellement que je dois même appuyer subtilement mon avant-bras sur la bosse qui longe l’intérieur de ma cuisse gauche pour étouffer l’agitation dans mon pantalon.

Dominik me jette un regard à travers sa cagoule, l’air de me dire « putain, qu’est-ce que tu fous ? Ressaisis-toi ! »

—Il est temps qu’on reparte à zéro, tous les deux, déclaré-je. On va discuter un peu, remettre les pendules à l’heure, apprendre à mieux se connaître. Parce que je pense que tu ne saisis pas bien l’opportunité que je t’offre. D’abord, je m’excuse pour le coup, j’ai marqué ton visage et j’ai horreur d’en arriver là. T’es pas une de mes soumisses, alors je dois te traiter comme une alliée.

Elle évite mon regard, mais lorsqu’elle entend qu’elle n’est pas ma soumisse, elle relève les yeux, comme si elle avait cru tout le contraire.

—Je suis conscient que tu tiens à Mikhaïl, à ta famille. Je suis très bien placé pour savoir à quel point même si on a une famille tordue, on l’aime et on reste loyal jusqu’à la mort. Les liens du sang, c’est sacré, voire vital. Mais ce que j’essaie de te montrer, c’est que ta vie appartient à Mikhaïl. Et que je t’offre la possibilité de t’émanciper en tant que femme. D’avoir l’opportunité de tomber amoureuse, d’avoir des gosses, de faire le métier que tu veux, de vivre ta vie, quoi. Et crois-moi, t’auras pas deux fois ce genre d’opportunité.

—Je ne veux pas que tu le tues, évoque Seyv en me contemplant si intensément qu’on dirait qu’elle me supplie.

Je déplace mon érection qui commence à être à l’étroit.

—Tu l’aimes ?

Elle soupire, me montrant que c’est un sujet qui l’embête.

—Tu l’aimes parce qu’il te protège ?

Elle détourne les yeux, ce qui soulage l’engorgement entre mes jambes.

—Moi, je peux le faire. Je peux assurer l’entièreté de ta protection ici. Je ne te ferai pas de mal si tu ne déconnes pas. C’est comme ça que ça marche.

Elle ne répond toujours pas. Je crois que ce qui lui a fait le plus mal entre sa brûlure d’acide, sa chute et le fait qu’elle ait percuté mon capot de voiture, reste mon coup à la figure. J’y suis allé un peu fort. À l’avenir je vais uniquement la gifler. Ça abimera moins sont son magnifique visage. Je préfère voir ses joues rougir d’une gifle violente, qu’un visage défiguré. Si je veux voir des femmes tuméfiées, je n’ai qu’à descendre au sous-sol, dans la zone rouge, pour me faire plaisir.

—Je ne suis pas amoureuse de mon frère, si c’est ce que vous croyez, finit-elle par trancher le silence en nous regardant à tour de rôle. Je suis attaché à lui, parce que je n’ai pas appris à vivre sans dépendre de lui. Si ma famille meurt, je ne suis plus rien et je deviens vulnérable.

Elle n’a vraiment pas l’impression d’être une personne à part entière. Elle n’a pas le droit de prendre de décision, pas de droit d’aimer, pas le droit au plaisir, pas le droit de regarder ailleurs, pas le droit de choisir son avenir. C’est comme une esclave au sein de sa propre famille. En fait, elle ne vit pas. Elle se voit comme un objet utile pour la famille Pavlenski. Un objet de décoration qui doit être impeccable, belle, forte. Et rien d’autre.

—Si tu veux parler, ajoute-t-elle, commence par m’expliquer quelles sont les horreurs que tu trafiques au sous-sol…

Je m’attendais à tout, mais pas à cette question.

—Une forme de prostitution…

—Quel genre ? Parce que moi je me souviens avoir vu une jeune femme se faire poignarder et entendre des cris d’horreur.

—C’est une formule… très…

Je déglutis, incapable de poursuivre. La corde que Dom à pressé contre ses seins pour maintenir son dos contre le dossier de la chaise, me fait apparaître une image d’elle et de moi dans une cellule d’isolement. Je me vois en train de pratiquer du bondage sur elle, écarter ses cuisses alors que les cordes la retiennent en position debout et que je la doigte, jusqu’à ce qu’elle gicle sur mes mains et me supplie de recommence et encore et encore. Je la laisserais là des jours durant. Je pourrais me foutre à genoux et la lécher jusqu’à ce qu’elle coule dans ma bouche… Je pourrais boire son jus de plaisir et me masturber en même temps.

Dom racle sa gorge voyant que mon regard est sombre et empli de sauvagerie lorsque je lorgne la fille.

Hum… Toucher, goutter et voler le fruit défendu de Mikhaïl… ce serait le pied. En ce moment, juste penser que j’amène cette fille dans une cellule de torture m’excite tellement que mon gland expulse un peu de liquide séminal. Ces quelques gouttes visqueuses et chaudes caressent mon gland en roulant contre celui-ci pour ensuite, s’échouer sur ma cuisse.

À présent, la bête est réveillée et ne pense plus qu’à Seyv. À ce stade, si je ne passe pas à l’acte, je vais rester dans cet état longtemps et ce sera un vrai supplice.

—Très quoi ? insiste-t-elle

—Une formule très spécifique. Pour les amateurs de gore et… de sang.

—Et ça te plait ?

Elle plisse les yeux avec curiosité.

—C’est mon endroit fétiche de tout l’immeuble, mon petit paradis sanglant… Un jour, je te ferai visiter de manière plus… approfondie si tu veux…

—Dans tes rêves, sale pervers, sociopathe.

Oh, ma belle, si tu savais… Si je te faisais goûter à ma torture, tu croulerais sous les supplices des orgasmes multiples.

Cette petite Pavlenski qui ne sait pas s’occuper d’un corps de déesse comme le sien… me rend fou. Si il se retrouve entre mes mains expertes, cette fille va littéralement se liquéfier

Je la fixe intensément. Je la baise des yeux et, elle le sait… elle sonde mon regard, pour la première fois aussi longtemps sans le détourner. Je susurre d’une voix qui lui indique sans détour que :

—Mes rêves se réalisent toujours…

Le corps qui tremble d’impatience, je ne peux rester ici une minute de plus, sinon je vais lui sauter à la gorge, la détacher, la balancer contre la table, lui arracher ses vêtements et la pilonner violemment tout en l’étranglant. Je vais décharger mon foutre en elle, la remplir.

Oh putain…

Je me lève, incapable de rester en face d’elle une seconde de plus et me dirige vers mon bar dans la cuisine et me verse un double, non un triple, Jack Daniel’s. Face à l’îlot de cuisine, elle est assise un peu plus loin derrière moi. Je sens qu’elle me regarde avec agressivité. Je bois la moitié du verre. Le liquide me brûle l’intérieur, ce qui me fait tant de bien. J’expire pour faire sortir la chaleur de ma gorge, attendant que les effets me montent à la tête pour ainsi m’aider à faire évaporer mes idées perverses. Mais je ne ressens rien dans l’immédiat, alors je vide le verre jusqu’à la dernière goutte et m’en verse un autre. Cette fois, j’en ajoute beaucoup plus.

—Je peux en avoir ?

Surpris par cette demande, je lui jette un regard par-dessus mon épaule.

—J’ai la gorge sèche, poursuit Seyvanna. Et si je pouvais avaler un truc pour atténuer la douleur à ma cheville, je ne dirais pas non.

—Oh… j’ai un autre truc que tu pourrais avaler pour étancher ta soif…

Elle plisse les yeux, comprenant que je parle de ce que ma queue peu lui offrir dans sa bouche.

Pourquoi elle a changé d’attitude et se montre… moins pétulante. Un moyen de m’approcher d’elle pour qu’elle puisse tenter quelque chose ? Voyons voir ça de plus près… si tel est le cas, je veux voir sa tentative.

Sous les yeux de mon pote qui resserre son arme dans ses mains, prêt à toute éventualité même si Pavlenski est attachée, je m’approche d’elle, d’un pas lent et mesuré.

Une fois devant elle, ma ceinture est à la hauteur de sa bouche. Bien que je rêve de sentir ses lèvres envelopper ma bite, je place plutôt le verre. Je verse lentement le Jack Daniel’s au bord de ses lèvres et sur le coup, elle s’étouffe, comme si l’alcool ou les vapeurs lui avaient piqué la gorge. Puis, je recommence. Plus elle avale, plus je verse. Si je fais sauter le bouton de mon costume pour enlever mon veston, pour qu’elle voie l’énorme érection gonflée juste sous son nez sans le savoir, je suis certain qu’elle va mouiller dans sa culotte. Même si elle me hait, elle me veut. Ou du moins, j’éveille en elle, une curiosité qui la dépasse. Quand elle boit l’alcool à grandes gorgées avec ses yeux qui sondent les miens, dur de ne pas l’imaginer faire exactement ce regard brûlant si elle était en train de me sucer.

Je la laisse continuer de se désaltérer, réalisant qu’elle vide totalement le verre, ce qui me laisse sans mot. Elle veut être saoule ? Sa blessure lui fait à son point mal ? Elle ne le laisse pas paraître si c’est le cas.

Lorsque j’enlève le verre vide, d’un pouce, j’attrape la goutte d’alcool qui fuit à la commissure de ses lèvres et sous son regard de biche, je fourre mon pouce sur ma langue, pour l’essuyer.

Dans ses yeux brille une douce ivresse. Elle sent les vapeurs d’alcool lui monter à la tête, mais Seyvanna reste très lucide. Elle est capable d’en prendre bien plus avant d’être inapte.

—Merci… souffle-t-elle.

Maintenant que je n’ai plus rien à boire, je retourne au bar et me verse à nouveau un verre. En me retournant, j’appuie mes hanches contre le comptoir et regarde Seyvanna qui tourne la tête en direction de mon pote avant de l’interroger :

—Toi, pourquoi tu ne retires jamais ta cagoule ? Je peux voir ton visage ?

Je décide de répondre :

—Aucun de mes gardes n’a le droit de retirer sa cagoule ici, et surtout pas tant que je ne leur en intime pas l’ordre.

Elle a l’air déçue de ne pas pouvoir voir Dominik, alors soudainement, j’ai envie de lui faire plaisir :

—Dom, retire ta cagoule.

Il s’exécute tout de suite, lâche son arme qui est retenue par la ganse en bandoulière sur son épaule et tire sur sa cagoule pour libérer mon visage. Sa tignasse d’un brun pâle et emmêlée s’expose, tout comme ses yeux, sa mâchoire carrée et sa barbe de trois jours. Je peux lire dans les yeux de Seyv qu’elle le trouve beau. Mon pote est beaucoup plus entraîné que moi. Son corps est musclé de partout. Contrairement à moi qui suis svelte et beaucoup plus grand. Mon corps est découpé, fort, mais je ne suis pas une machine de guerre comme Dominik.

Contrairement à lui, ce qui est le plus dangereux chez moi, c’est mon esprit malin et tordu, mes jeux et mon pouvoir de domination mental. Avec un esprit malicieux comme le mien, j’arrive à avoir à mes pieds une poignée d’anciens militaires, un business qui rapport des millions, bientôt plus. Je peux aussi avoir toutes les meufs qui me font envie. Mes hommes sont forts, mais il vénère chez moi, la puissance de mon esprit qui bâtit un empire, ce qu’eux ne pourraient pas accomplir. Physiquement, je ne pourrais pas défendre cette fille si j’étais seul contre la mafia. En revanche, je suis assez intelligent pour râbler chaque situation, voire asservir des hommes qui massacreraient toute personne s’en prenant à elle, tandis que moi, je serai assis sur mon fauteuil à boire mon verre, me délectant d’une fusillade sanglante orchestrée par moi.

—Tu peux partir… dicté-je à mon pote qui remet sa cagoule.

—T’es sûr ? T’as pas besoin de…

—Non, l’interromps-je, reviens à l’aube. Je m’occupe d’elle cette nuit.

Il acquiesce après avoir laissé écouler quelques secondes, s’assurant vraiment que je ne requière pas son aide et s’éloigne vers la sortie.

Je sens Seyvanna soucieuse de ne pas savoir ce que je compte faire lorsque Dominik aura franchi les portes.

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