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Alors que je faisais déjà réapparaître ma lance, mon corps entier se figea :

Arrête. Ne la tue pas.

Léa ? Pourquoi ?

Elle s’enfuit, elle ne nous menace plus, ce serait juste cruel de l’achever.

Hum… Bien. Je fis donc disparaitre mon arme et mes ailes puis retournai tranquillement près de Derek. Autour de lui, beaucoup s’étaient regroupés, et me regardaient avec des sourires. Mais l'agent passa très vite un bras autour de mes épaules :

  • Tu aimes te faire remarquer toi hein ?

Je lui souris mais restai silencieuse.

  • Bon, évacuation annulée hein bien sûr, on les a déjà prévenus.

Très vite les autres s’approchèrent… Une vague de question ! Mon Dieu !

Léa au secours !

Débrouille-toi.

Non pitié sauve-moi… tu peux pas me faire ça…

Bien sûr que si, c’est toi qui as voulu jouer les sauveuses, maintenant tu assumes !

Je t’en prie !

Si je te sauve c’est moi qui devrais supporter les questions…

Je poussai finalement un soupire sans lui répondre. Bon… Rester sagement à les écouter…

UNE HEURE ! Pitié !

La route fut longue jusqu’à la capitale, puisqu’on accompagna le train jusqu’au bout.

Je poussai un long soupir en me laissant tomber sur mon lit de l’école. Léa elle se mit à rire en s’asseyant simplement sur le sien.

  • T’es une célébrité maintenant de quoi tu te plains ?

Je la regardai avec agacement :

  • C’est toi qui devrais l’être je ne suis que l’invocation.
  • Ils ne le savent pas tous.
  • C’est toi qui devrais faire ça…

Elle sourit encore plus :

  • Je ne fais rien moi… c’est toi… donc c’est normal que ce soit toi qui récupères tout.

Je la regardai avec sérieux :

  • Tu n’es pas inutile Léa…
  • Je l’ai été là non ?
  • Non, tu as aidé les deux équipes à communiquer.
  • Tu as fait fuir un monstre qui allait potentiellement tous nous tuer.

On se fixa un long instant avant que finalement je ne me décide à me lever pour aller près d’elle.

Je le sentais très bien, elle était mal.

Alors je passai un bras autour de ses épaules dans un sourire :

  • Je t’ai dit que je changerais ça à ma prochaine mort.
  • Je peux te tuer maintenant alors ?

Je me mis à rire :

  • Essaie toujours.

Elle sourit aussi mais posa sa tête sur mon épaule en fermant les yeux :

  • Je pourrais jamais te tuer, toi ni personne d’autre…
  • Je sais, tu m’empêche même de le faire…

Cette fois Léa se redressa pour me regarder :

  • Tu l’aurais fait ? Tu aurais tué cette créature si je ne t’avais pas arrêtée ?

J’hochai lentement la tête, elle baissa donc de nouveau les yeux :

  • Je ne veux pas que tu fasses ça d’accord ? La vie est bien trop précieuse…
  • Même s’il menace de tuer quelqu’un ?
  • Il y a quelques exceptions bien sûr… Si c’est un ennemi qui lui n’hésite pas à tuer et s’il n’y a aucune autre option.
  • D’accord.
  • J’y tiens vraiment.

Cette fois elle me fixa droit dans les yeux. Je souris en hochant la tête.

Au moins cette règle-là avait vraiment l’air très puissante en elle…

Des coups répétés me tirèrent de mon sommeil. Qui pouvait bien nous réveiller ainsi un Samedi ? Je me levai en grognant pour aller à la porte.

Batiste.

Il me servit un immense sourire avant de laisser ses yeux se balader jusqu’au lit de Léa, elle dormait encore. Alors il murmura :

  • Faudrait que tu la lève.
  • Pourquoi… on est Samedi on a le droit de dormir.
  • Fais pas ta rabat-joie toi hein, je lui en avais parlé, on voulait sortir aujourd’hui, plus on tarde plus il y aura de monde.
  • Hum…
  • Aller réveille-la, je vous attends en bas.

Il partit et je refermai la porte dans un soupir. Pourquoi ne pouvais-je pas dormir ?

Bon, techniquement je n’avais pas besoin de dormir moi, mais c’était le ressentit de Léa. Elle voulait dormir, alors moi aussi.

Je me dirigeai vers la fenêtre et pris un sourire en ouvrant les rideaux.

  • Aller debout ! Il parait qu’on doit sortir aujourd’hui.

Léa bougonna en se cachant sous sa couette.

Mais je partis vers son armoire pour lui sortir des vêtements qui semblaient avoir été préparés la veille :

  • Hey c’est Batiste qui est venu nous chercher, il nous attend en bas.

Cette fois elle repoussa la couverture mais resta un instant allongée, somnolente.

  • Hum… pourquoi déjà ?
  • J’en sais rien, il m’a dit que vous en aviez parlé.
  • Hum… samedi… Oh !

Léa fit un bond pour me prendre les habits des mains et courir vers la salle de bain.

C’est qu’elle se réveillait vite. Et de très bonne humeur.

Elle ne mit pas longtemps à sortir, je l’attendais contre la porte, déjà prête. Léa s’était faite belle, un short en jean, un t-shirt simple mais laissant ses épaules nues ainsi qu’un léger décolleté, très mignonne, ses longs cheveux châtains bouclés brillaient, bien coiffés, elle les avait regroupés sur son épaule droite, laissant une partie de son cou à découvert. Très mignonne. Tout ça pour Batiste bien évidemment !

Je la copiai très vite sur le short, prenant presque le même mais légèrement plus clair. Puis j’optai pour un t-shirt lâche mais court, laissant mon ventre libre. Autant ne pas être habillée pareil.

  • On y va ?

Elle hocha énergiquement la tête et on sortit donc toutes les deux.

Batiste n’était pas seul en bas, beaucoup d’autres garçons, quelques filles.

On sortit tous ensemble de l’école mais plusieurs groupes se détachèrent très vite. Finalement, alors que l’on arrivait dans la galerie marchande. Léa se rapprocha de moi pour venir murmurer à mon oreille :

  • Ça te dérange pas si je pars un peu avec Batiste ?

Je lui souris :

  • Non, vas-y.

Elle me sourit à son tour puis fit signe aux autres garçons autour de nous avant de partir avec Batiste.

Sérieusement. Comment pouvaient-ils rester amis ? C’était tellement évident…

Me voilà donc, marchant avec ce groupe de six garçons, trois invocateurs et trois autres que je ne connaissais pas, génial.

L’allée était bondée de monde, plus qu’à l’habitude, pourquoi ? Une fête approchait. Une fête dont l’origine n’était pas si joyeuse que ça. La mort de l’un des princes du royaume, c’était un anniversaire en quelque sorte. Un peu étrange de changer ça en fête, mais c’était certainement pour ne pas oublier ce fameux prince.

Je marchais, cela faisait un moment que j’avais laissé le groupe s’en aller devant moi. Ces garçons ne m’intéressaient pas, ils étaient bien trop… normaux ? Hum, c’était ça qui me trottait encore dans la tête. Cet inconnu aux cheveux noirs, qui était-il exactement ? Je n’avais aucune réponse, c’était étrange…

Je réfléchissais tellement. Mon esprit n’était pas attentif à ce qu’il y avait autour de moi.

Je ne compris pas. Le noir vient s’installer. Ce n’était pas le noir de Léa… pas celui de mes morts précédentes. Non… juste le noir de mes paupières closes, pourquoi ? Mon corps ne bougeait plus, il ne voulait plus bouger.

Je m’étais… Évanouie ?

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