13 minutes

5 minutes de lecture

En soi je comprenais sa crainte et je la partageais, mais dans un sens si je devenais plus forte à chaque mort, c'était une bonne idée.

Je me retrouvai donc seule face au professeur. Il fit un signe : l'un des élèves appuya sur un bouton, créant un dôme de protection autour de nous, enfin autour de moi, lui restant à l'extérieur.

Oui bien sûr, un invocateur, il ne se battait pas lui-même.

Très vite, un amas de roche se dressa. Une montagne de pierre.

Bien. Comment affrontait-on de la pierre ? Je devais avant tout trouver son noyau. Chaque invocation avec son noyau, parfois plusieurs pour les plus puissantes.

Léa, qui s'était installée au bord des gradins toute seule, fini par sourire :

  • J'ai oublié de dire une chose : elle cache sa vraie apparence.

Le professeur fronça les sourcils. Autant lui montrer, je fis donc apparaître mes ailes dans un sourire.

Il voulait me tuer, il y avait un dôme autour de nous, ce n'était qu'une invocation face à moi, je pouvais donc me lâcher. De la pierre. Il devait bien encaisser les coups.

Je partis donc très vite dans les airs avant de redescendre vers lui.

J'avais pris assez de vitesse pour que mon coup soit puissant. Mais il avait simplement croisé ses bras pour encaisser. Quelques cailloux avaient volé, rien de plus. Je repartis très vite alors qu'il dépliait un bras pour me saisir.

Hum, pas simple. Je n'avais pas vraiment d'attaque, c'était peut-être ça que je devais changer.

Comment le battre ? Ou au moins l'affaiblir ? Pour lui montrer que je n'étais pas nulle, s'il ne se soignait pas j'avais peut-être une chance, mais je devais le toucher au même endroit plusieurs fois.

Une diversion…

Oui c'était ça. Je devais le divertir puis le frapper à un endroit où il ne se défendait pas… maintenant comment le distraire ? Ce n'était pas l'invocation qu'il fallait distraire mais Marcus, le professeur, comment ? Le distraire, ou simplement lui cacher la vue. L'arène dans laquelle nous étions était couverte d'une légère poussière certainement pour amortir les chutes en cas de combats.

Parfait.

Je montai au plus haut encore une fois avant de redescendre, mais cette fois je l'esquivai, frôlant le sol devant lui et faisant lever la poussière.

Parfait, on ne voyait plus rien, moi non plus en fait, enfin si un peu, puisqu'il était gris et assez foncé.

Je devais bien viser et être assez rapide pour ne pas qu'il m’attrape.

Bien, retournons en hauteur, je devais faire vite, avant que la poussière ne redescende. Alors je fondis, visant son dos.

Oui ! Je l'avais eu !

J'étais tellement fière que je n'avais pas fait attention. J'étais resté trop longtemps. La pierre de son dos, égratignée par mon coup, se saisit rapidement de ma cheville. La pierre monta le long de ma jambe alors qu'il se retournait pour m'attraper de ses mains.

Ce fut rapide. Entièrement empierrée, mon corps lâcha très vite. Mon esprit sombra.

Le vide, le noir, encore emplit de mes souvenirs. L'arrivée à l'école, il n'y avait pas grand-chose de nouveau. Deux morts proches l'une de l'autre…

Que devais-je changer cette fois ? Pourquoi étais-je morte ? Je n'étais pas assez rapide, pas assez résistante. Je n'avais aucune attaque suffisamment puissante pour le tuer.

Donc, vitesse. Des ailes en plus, quatre petites ailes qui m'aideraient à être plus rapide et agile. Résistance, hum, je voulais quand même garder mon corps comme il était. En avais-je vraiment besoin ? Peut-être pas. Bon. Une attaque, pour tuer une invocation de pierre, il me faudrait quelque chose atteignant rapidement son noyau, ou alors… Si je pouvais être capable de le détecter, n'importe quelle attaque assez puissante pour le transpercer serait suffisante. Bien, changer mes yeux afin qu'ils détectent les noyaux des invocations et pourquoi pas les cœurs de tout être. Parfait, maintenant… Je me verrais bien avec une arme, une lance, pouvoir créer une arme ça je pouvais déjà, mais il me fallait une magie pour la renforcer afin qu'elle transperce de la pierre, mais oui ! L'énergie pure que j'avais dans mon corps depuis ma dernière mort, il me suffirait de la relâcher dans l'arme.

Bien, j'étais prête.

Le vide s’effaça très vite et je réapparu dans la salle d'entraînement, face au géant de pierre.

  • 13 minutes ! C'est bien pour une deuxième fois.

Je souris au professeur, mais il reprit très vite la parole :

  • Alors, comment t'es-tu améliorée pour me vaincre ?

J'écartai légèrement ma main puis imaginai : une lance, mais pas non plus une banale, non, je voulais qu'elle soit classe, alors je la parais de fins détails.

Le professeur eut un sourire ravi :

  • C'est de la pierre je te rappelle.

Je souris aussi et commençais : laissant la magie pure se libérer dans ma main vers l'arme. Je fus très rapide pour la lancer, visant le noyau que je voyais. Simple, rapide et efficace. La montagne s'effondra.

Le professeur se mit à rire aux éclats, puis il applaudit. Il s'approcha ensuite de Léa, je les rejoignis très vite.

  • Bien, on dirait que tu as un très bon niveau, et il ne va faire qu'accroître.

Il se tourna vers le groupe de garçons :

  • Moi qui m’inquiétais puisque vous serez les seules filles, je pense qu'ils n'ont pas intérêt à vous embêter.
  • Mais non on est gentil !

Il sourit puis nous regarda à nouveau :

  • Quelques règles, pas de combat en dehors des salles d'entraînement, si vous avez des comptes à régler avec n'importe quel autre élève de l'école cela se fait dans une salle comme celle-ci, vous êtes sous la responsabilité de tous les professeurs, chacun d'entre eux peut vous demander des comptes. En cas d'alerte, vous vous devez de défendre l'école et tous ceux qui viendrons s'y réfugier.

Léa leva un sourcil :

  • Une alerte de quoi ?
  • Une attaque ennemie par exemple, les habitants de la ville ont pour consigne de venir se réfugier dans les écoles afin d'être protégés.

Une attaque ennemie, des royaumes voisins ou des mêmes terroristes du train.

Léa fini par sourire :

  • On a le droit de sortir de l'école ?
  • Le week-end uniquement.
  • Qu'elles sont les heures de cours ?
  • C'est moi qui décide.
  • Il n'y a aucun cours défini ?
  • Pas pour les invocateurs non, ce sont uniquement des cours de pratiques.

Léa hocha la tête simplement, alors le professeur reprit :

  • D'autres questions ?
  • Non.
  • Bien, allons visiter dans ce cas.

Mais les garçons se levèrent :

  • On peut s'en charger M'sieur !
  • Vous avez surement d'autres choses à faire !

Le professeur fit la moue mais hocha la tête :

  • D'accord mais tenez-vous correctement avec elles.
  • Évidemment !

On partit donc sans le professeur…

Léa ne semblait pas vraiment à l'aise, enfin, plutôt timide. Ils lui posaient tellement de questions, tout en nous montrant le bâtiment bien sûr.

Finalement on arriva aux chambres. Ils restèrent à l'entrée :

  • Ils vous donneront vos uniformes dans la soirée.

Des uniformes, hum. Au moins la chambre n'était pas désagréable. Et on avait une salle de bain privée en plus ! Certainement parce qu'il n'y avait que des garçons.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 6 versions.

Recommandations

Djeb
Le mage conquérant est la quête d'une magie immémoriale. Elle va conduire notre héros dans une véritable épopée à travers l'histoire. Une course contre le temps est lancée . Il ne reste qu'un objet à trouver au nécromancien pour plonger l'humanité dans une ère de ténèbres.
3
4
9
3
Défi
artisanmots

Pour ce défi je ne fais pas oeuvre personnelle, je vais citer un passage de l'histoire de Joseph :
Joseph eut encore un autre songe, et il le raconta à ses frères. Il dit : J'ai eu encore un songe ! Et voici, le soleil, la lune et onze étoiles se prosternaient devant moi.
Il le raconta à son père et à ses frères. Son père le réprimanda, et lui dit : Que signifie ce songe que tu as eu ? Faut-il que nous venions, moi, ta mère et tes frères, nous prosterner en terre devant toi ?
La suite de l'histoire de Joseph confirme cette interprétation du songe, puisqu'il arrive que le père, la mère et les frères de Joseph se retrouvent dépendants de lui.
La question qu'on peut se poser : ce songe n'a t'il pas une autre signification ? Il faut rappeler que l'histoire de Joseph est une ode au pardon. Joseph parvient à pardonner à ses frères, qui ont pourtant envisagé de le tuer, et l'ont vendu comme esclave. Dans les Evangiles, la question du pardon n'est traitée que d'une manière théorique et vague. Dans l'histoire de Joseph, on se trouve au coeur du sujet. Se pourrait il alors que le songe du soleil et de la lune représente la récompense pour s'être montré capable d'un si grand pardon ?
2
3
0
1
JoyceAlias
Les lettres ce terminerons quand elles auront envie de le faire, il peu en avoir beaucoup comme presque pas.

J'ai décidé d'écrire des lettres a celui que j'aime et de les partager, j'ai besoin de me défouler et l'écriture, je pense est une bonne façon de le faire. Je sais qu'il y a plein de fautes dedans, mais me le dite pas, ça vient du coeur et c'est l'essentiel. Ce garçon existe et est pour le moment mon ex, je n'écris pas de la même façon mes lettres pour lui, que mes histoires. Surement, qu'elles sont mieux que mes histoires. Il ne les verra sûrement jamais, sinon cela voudrait dire qu'il est de retour dans ma vie.

Si vous n'aimez pas mon idée ne lisez tout simplement pas, personne vous y oblige. Il y aura une publication chaque jour, normalement.
0
0
0
8

Vous aimez lire Pierre d'âme ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0