Attentat

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Un bruit sourd me fit me redresser. Que se passait-il ? Le train s'était arrêté, pourquoi ? Était-ce normal ? Non…  Il nous restait encore plusieurs heures avant l'arrivée à la capitale.

Je descendis de mon lit pour me rendre à celui de Léa, elle dormait encore.

  • Léa ?

Elle bougonna en ouvrant les yeux :

  • Quoi ?
  • Le train s'est arrêté.

Cette fois elle se réveilla bien vite en tournant la tête vers la fenêtre. Elle sembla s'inquiéter :

  • Pourquoi ça nous arrive à nous…

Je fronçais les sourcils :

  • De quoi ?
  • Un attentat probablement.

Elle descendit de son lit pour se rendre à la fenêtre.

Un attentat ? De qui ? Beaucoup de monde possible. Le royaume voisin, d'autres plus éloignés ou encore de simples terroristes n'appréciant pas notre roi.

Je me redressai :

  • Tu veux que j'aille vérifier ?

Léa se tourna rapidement vers moi :

  • Viens voir.

Je m'approchai pour regarder par la fenêtre qu'elle m'indiquait : un petit véhicule s'éloignait.

  • Ils sont déjà partis.
  • Mais pourquoi couper simplement les moteurs ?
  • Les trafiquer, en plein milieu de la forêt.
  • Et il y a quelque chose de dangereux ici c'est ça ?
  • Exactement, si on veut aider ce serait en réparant les machines pour repartir rapidement.

Elle partit vers la porte de la chambre, je la suivis.

Dans le couloir, beaucoup d'autres passagers étaient à leur porte, se demandant ce qu'il se passait.

Un homme, habillé d'un uniforme bleu, fini par apparaître :

  • S'il vous plait mesdames et messieurs, ce n'est qu'une petite panne temporaire, veuillez rester calme et regagner vos cabines, nous repartons dans quelques instants.

La plupart obéirent, mais Léa s'avança prestement vers lui :

  • C'est vraiment une panne ?
  • Oui mademoiselle, nous gérons la situation veuillez retourner dans votre chambre.
  • J'ai vu une voiture quitter le train.

Il se raidit très vite en regardant le reste du couloir avant de murmurer :

  • Pouvons-nous aller discuter ailleurs ?

Nous lui emboitions alors le pas dans un autre couloir, vide, mais il soupira :

  • Vous comprenez bien qu'il est préférable de garder les passagers calmes, nous avons actuellement un problème de moteur et ceux que… que vous avez vu dehors sont partis chercher de l'aide.

Léa sourit en me lançant un regard :

  • Je peux facilement savoir si vous mentez vous savez.

Il se raidit un peu plus :

  • Écoutez, je ne suis pas autorisé à en parler.
  • On peut vous aider.
  • Ce n'est pas à moi de décider de ça…
  • Emmenez-nous à celui qui décide alors.

Il sembla hésiter alors Léa insista un peu plus :

  • Vous savez ce qu'il va se passer si on ne redémarre pas rapidement les machines ?

Il poussa un long soupir avant de nous faire signe de le suivre.

  • Vous êtes qui au juste ?

Léa sourit :

  • Juste une fille de Kanad.
  • Pourquoi êtes-vous aussi entêtée à vouloir nous aider ?
  • Je ne veux pas mourir.

Mourir ? Pourquoi mourir, c'était si dangereux que ça dehors ? Oui, des créatures se nourrissant d'énergie magique, comme celle des moteurs par exemple. Oui c'était dangereux.

On arriva rapidement dans un nouveau couloir où une dizaine d'hommes semblaient paniqués.

  • Mais que font-elles là ?

Celui avec nous s'approcha de celui qui avait parlé :

  • Elles veulent nous aider.
  • Elles ne peuvent pas, ce sont des passagers elles doivent rester dans leur chambre.

Léa voulu s'approcher pour parler mais je la retiens d'un bras, il y avait un danger, juste devant nous, derrière l'imposante porte que les hommes gardaient.

Je fronçais les sourcils :

  • Ce sont les salles des moteurs derrière ?

Les hommes se regardèrent et finalement le chef ; puisque c'était lui qui parlait et vers lequel ils s'étaient tous tournés ; croisa ses bras en voulant prendre un air sérieux :

  • Retournez dans votre chambre vous n’avez rien à faire ici.

Mais je souris en avançant face à lui :

  • Sous votre respect, s'il y a un problème de machinerie, pourquoi personne ne les répare ?

Un long silence suivit, alors je fini par insister :

  • Il n'y a pas à réfléchir longtemps pour comprendre, soit ils sont irréparables, mais dans ce cas vous auriez surement déjà fait évacuer le train peu importe les risques, soit ils risquent d'exploser si on ouvre cette porte et vous chercher un moyen d'entrer.

Il poussa finalement un soupire :

  • Si vous avez compris ça pourquoi pensez-vous pouvoir nous aider ?

Léa s'avança près de moi :

  • Tu es sûre de pouvoir ?

J'hochai simplement la tête, alors elle sourit un peu plus :

  • Si elle dit qu'elle peut c'est qu'elle le peut.

Mais il resta sérieux à me fixer :

  • Sous votre respect, je ne laisserais personne ouvrir cette porte, cela ferait exploser la totalité du train.

Je souris encore une fois :

  • Je n'ai pas besoin d'ouvrir.

Léa m'appuya un peu plus :

  • Ne vous en faites pas pour elle, elle ne craint rien.

Il prit un air encore plus sévère :

  • Je me décharge de toute responsabilité, mes hommes en sont témoins.
  • Parfait, tu peux y aller Feya.

Mais je me tournai vers elle pour murmurer :

  • Si j'ai le choix de tout réparer mais en mourant que fais-je ?
  • Tu reviendras si tu meurs ?
  • Oui mais après un peu de temps.
  • Hum… si tu es certaine de pouvoir tout arranger et que l'on soit en sécurité fait-le, sinon non.

J'hochai la tête et partis ainsi vers la porte. La traverser sans ouvrir, une téléportation sans connaître le lieu de destination était dangereuse. Traverser les murs restait plus simple.

Prêt à exploser, c'était presque ça oui, c'était une véritable fournaise à l'intérieur, mais ce n'étaient pas les moteurs qui s'apprêtaient à exploser : un élémentaire. Bien sûr. C'était efficace : les élémentaires se nourrissaient d'énergie magique, autant qu'il en avait pour monter leur puissance au maximum, lorsqu'ils avaient fini ils exécutaient ensuite les ordres reçus par leur maître. Celui-là devait certainement exploser.

Pour l'arrêter, hum il avait déjà absorbé beaucoup de magie. La seule solution était de la lui reprendre, facile. Je m'approchai donc pour commencer. Il était vulnérable tant qu’il n’avait pas fini de toute façon. Réabsorber toute son énergie ne fut pas bien compliquer, et il disparut instantanément.

Maintenant ? Les machines étaient presque vides. Je devais leur rendre leur magie, mais à première vue elles avaient aussi été sabotés, je devais donc réparer puis leur rendre de quoi fonctionner jusqu'à la capitale, un calcule simple me suffit. Oui je pouvais le faire, réparer entièrement les moteurs et faire repartir le train. Mais je mourrais.

Ce n'était pas normal, je n'étais pas censée avoir… peur ? J'avais peur oui, peur de mourir, pourtant je reviendrais, je l'avais dit, je n'étais qu'une invocation, je ne pouvais pas vraiment mourir, je reviendrais.

Alors je me concentrai, réparant les machines avant de libérer ma magie.

C'était étrange, mon corps se relâchait, se détendait. J'avais pourtant cru que ça allait être douloureux.

Le noir. Le vide. Ce même vide qu'avant. Non… il avait changé, un vide beaucoup plus chaleureux ? J'étais bien.

En ouvrant les yeux je compris : autour de moi tous mes souvenirs flottaient, des images de ce que j’avais vus hors de ce noir. Tout était là, jusqu'à ma mort. Cette image-là était beaucoup plus présente que les autres, parce que c'était la dernière ? Peut-être. J'étais morte. Pourquoi ? Qu'elle avait été ma faiblesse ? Puisque c'était bien ça, je n'avais pas fait d'erreur mais je n'avais pas réussi éviter la mort. Comment pouvais-je éviter ça une deuxième fois ? Avoir plus d'énergie, mais elle me venait principalement de Léa. Avoir une deuxième source ?

L'énergie ambiante, présente partout mais difficile à absorber, les corps humains ne la supportaient pas. Je devais donc changer mon corps, ou au moins mes circuits magiques, afin qu'ils puissent supporter les deux types de magie différentes, ou faire un deuxième circuit ? Oui c'était mieux.

C'était étrange, un frisson chaud me parcourant en totalité. Je levai une main devant mes yeux, oui, ça marchait : mes circuits magiques changeaient, s'allumant alors que la nouvelle énergie me parcourait.

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il disparait et une porte apparait je fut ebaie qui aurais devenier que la reponse et Mais ou je suis ?

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