Dimanche 2 juin / 2

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Charlotte

Leur maison ressemble à celle que j’aimerais avoir si je pouvais d’un coup de baguette magique la reproduire à l’identique. Le jardin suffisamment grand pour y jouer, mais pas trop pour que l’entretien ne demande pas trop d’efforts, des plates-bandes de fleurs dispersées aléatoirement, mais dans une harmonie sans doute calculée, sans oublier la piscine et la terrasse à demi couverte. Tout est impeccable. On dirait que cette maison sort tout droit d’un article de magazine de déco, tant le moindre brin d’herbe semble coupé à l’identique de son voisin, qu’aucune fleur ne pousse hors de son emplacement, même la terrasse ou les alentours de la piscine sont propres.

Si je repense à notre maison, les jouets traînent partout, les chaises éparpillées là où on les a laissées, il doit sans doute rester encore un verre du petit déjeuner qu’on a oublié de débarrasser. Un buisson vient de perdre ses pétales et j’attends de passer la tondeuse pour que le coin retrouve sa netteté. C’est simple, chez nous il y a de la vie, alors qu’ici on a l’impression que si on fait un pas de travers, on va déranger. Je crains que les enfants cassent un objet ou qu’ils écrasent une rose. Je vais avoir du mal à me détendre dans cette ambiance.

J’observe le jardin, mais aussi la maison. Façade refaite à neuf il y a deux ans, nous apprend Tim, très fier de nous énumérer les nombreux travaux effectués depuis leur emménagement. Cette villa appartenait aux parents de Julie, mais devenue trop grande pour eux, ils avaient trouvé un compromis de vente. Une avance sur héritage, a précisé Tim en nous faisant un clin d’œil. Je surprends le regard de mon mari en direction de la maison et aperçois la silhouette de Julie derrière une fenêtre.

Tim nous entraîne vers le garage et nous présente son dernier achat : un vélo sophistiqué. J’avoue que je n’écoute pas les détails. Le nombre de vitesses tout comme la rapidité du changement de plateau ne me passionnent pas.

Dès notre retour dans le jardin, nous découvrons une table magnifiquement dressée sur la terrasse avec une vaisselle colorée et des serviettes dans les mêmes tons. Les enfants attendent la permission pour se baigner. Tiphaine demande à sa mère au moment où je croise le regard de notre hôtesse qui veut mon avis. Pour toute réponse, je lui souris et elle comprend que je n’y vois aucun inconvénient. Ni une ni deux, ils plongent tous dans le bassin sans se faire prier.

Tim nous entraîne sous un arbre, dont l’ombre est bien agréable et nous demande de nous installer.

— Je vais voir si je peux aider Julie, propose mon mari.

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