III

2 minutes de lecture

- Bon, va falloir que j’y aille. J’ai une soirée.

J’ai avalé de travers et manqué de me noyer dans ma bière. On y était, Dieu allait de nouveau me baiser. Je me réveillerais et un silence immense, froid et dur comme une merde séchée envahirait mon âme à tout jamais.

- Y’a pas moyen que t’ailles te marrer sans moi.

- Ben si je m’ennuie, je reviendrai te voir.

- Oui, bien sûr, je vais rester là ! Pendant que tu boiras et t’amuseras, moi et ma bite on va rester bien sagement à la maison en comptant les interminables secondes, dans un espoir déprimant, d’un hypothétique retour de ton vagin vénéré.

- Hey, j’ai pas envie de m’afficher avec toi, y’aura pleins de gens que je connais.

- Ok. Je t’ignorerais savamment jusqu’à ce que tu n’en puisses plus de désir et que tu viennes me violer.

Julie n’était toujours pas d’accord. Je l’ai encore un peu travaillé, lui ai fait écouter quelques morceaux de blues puis elle a accepté. On a décollé.

- D’abord, on va aller se poser dans la zone, une pote doit nous rejoindre, puis on ira au supermarché acheter des bières et une bouteille de vin.

Être sur la route, sous le soleil brûlant de l’après-midi, dans la caisse avec Julie, était un trip d’enfer. Cette fille avait le don de prendre le truc le plus ordinaire et de le rendre intense, passionnant, unique et parfait.

Arrivé dans la zone, je me suis garé sur le côté de la route et on a commencé à se chauffer. J’avais l’impression d’être un gamin sorti du lycée. Son téléphone a sonné.

- Allô ? Ouais, on t’attend, je suis avec un pote.

- Avec un pote ? Oh insulte suprême Diablesse ! J’aurais tellement préféré que tu me définisses comme un véritable sex-toy sur pattes !

Julie a affiché son magnifique sourire pincé et m’a montré son majeur. J’ai regardé autour de moi les champs de cannes et de tomates, l’air chaud, les camions qui passaient, le murmure sourd de la quatre voies et Julie en train de téléphoner dans la lumière humide et jaune de la journée. Je trouvais le décor parfait. J’étais foutu, je l’adorais.

Sa pote est arrivée et on s’est remis en route direction le supermarché. Une fois garés au parking, on s’est présenté. Sur le siège passager il y avait un bébé, tout fraîchement démoulé. Il dormait.

- Ouah mais tu l’as sorti avec pleins de cheveux. C’est un garçon ou une fille ?

- Une fille, elle s’appelle Thalia.

Je me suis tourné vers Julie.

- Ça fait un peu prénom de pute Thalia non ?

- Putain mais tu t’arrêtes jamais toi !

J’ai continué à faire le guignol dans les rayons du supermarché, Julie m’inspirait. Puis on a repris la route direction cette fameuse soirée…

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 1 versions.

Recommandations

jean-paul vialard


Ne cillez pas
Ne battez pas des paupières
Ne vous abritez pas
Derrière le rempart
De vos bras
Supportez la lumière
Regardez la clarté
De diamant
De la Vérité
Ce trépan qui forera vos yeux
Nettoiera vos orbites
Ce seront deux trous noirs
Deux excavations
Où grouilleront peut-être
Une armée de cloportes
Le petit peuple des bousiers
Poussant devant lui
Le Soleil de votre gloire
Passée
0
0
0
0
Défi
Quelqu'un
Réponse au défi "Ton personnage 2" proposé par Oce L.

Ce texte est la suite de l'oeuvre "Tu le regretteras" du défi "Ton personnage 1", je vous invite donc à la lire si l'envie vous chante !

CV
18
21
13
1
Défi
PetrovskyBL
Tout ce qui est, est-ce vraiment tout ce qu'il y a ?
9
9
3
4

Vous aimez lire L'Écrivain Souterrain ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0