Pensées

Une minute de lecture

   Sommes-nous des hommes ou des sauvages ? Nous jouons sur l'avenir de cette terre qui s'éteint peu à peu. Sous notre domination imaginaire la planète pleure et cri mais nous restons aveugle à sa douleur, sourd à ses protestations. Si la vie doit rester ainsi nous ferons preuve de plus de sauvagerie que nos ancêtres qui, alors, survivaient dans l’ignorance...

   Il me vient soudain l'envie d'écrire et de cracher le flot de vérité qui me ronge.
Le feu de ma haine me consume de jour en jour sans que rien ne sorte. Aujourd'hui, regardant par la fenêtre, la musique dans les oreilles, les mots me viennent d'eux-mêmes.

 Lisez-moi, bande de déchets dont la vie pourrie quotidiennement. La terre ne vous appartient pas. Vous ne m'obligerais pas à suivre votre idéale de consommation grotesque où tout doit mourir. Vous n'êtes que des moutons dont le bélier est corrompu et dégénéré... comme le reste des hommes. A quelques exceptions, vous êtes tous pareils. Je me refuse à m’intégrer dans votre troupeau qui attend que l'herbe pousse plutôt que de chercher ailleurs. Je suis bien trop différente, bien trop loin de vos idées de "vie". Car vous ne vivez pas, vous survivez. Vous stagnez dans une société sourde et aveugle aux supplications du monde. La faune et la flore ne sont pas là pour vous satisfaire ! Puisque vous n'êtes pas capable d'écouter, je parle pour elles et pour tous les autres ; vous qui n'êtes plus rien que l’ombre de votre âme, vous faites pitié. Je ne me battrais pour aucune liberté, je vous laisserais simplement mourir dans votre solitude et votre ignorance. La terre reprendra bien vite ses droits, je vous souhaite, à vous pauvre humains sans cervelle, d'être loin ce jour là.


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- 27 juin 2015

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Qui d'autre que ce bourgeon, né au plus profond de l'obscurité de mon âme, peut dire qui je pense être sans que je le sois vraiment, spectateur de ce que d'autre appel la vie, acteur au mil visages, je tomberai le masque de mon démon.
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