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Le champ électromagnétique avait tout ravagé. L'électricité, l'eau courante, les voitures, les avions, cessèrent de fonctionner en une seconde.

Une seconde. C'est le temps que dura le début de la fin.

Cassandra travaillait quand la Terre changea. Une nouvelle ère avait débuté.

Son ordinateur avait planté. C'était le cas pour les autres aussi dans l'agence. Son réflexe avait été de regarder son téléphone. Pourtant en train de recharger, il était éteint et impossible de le rallumer. Elle s'excusa auprès de l'homme qu'elle recevait.

Des bruits de chocs se firent entendre. Dehors, les voitures s'étaient arrêtées sans que l'on s'y attende, provoquant des collisions.

De la nervosité commença à s'emparer des autres travailleurs. On courait vers le responsable informatique. Mais lui non plus, ne pouvait rien faire. C'était une panne de courant.

Au bout de quelque minutes, ne voyant toujours aucunes améliorations, les conseillers congédièrent les personnes qu'ils avaient accueillit. Cela ferait encore jaser sur Pôle emploi. On ne savait pas encore que la panne était généralisée.

Les gens sortaient pour voir ce qu'il se passait. Ils furent accueillis par le silence. Aucun bruit. Juste celui des pas sur le sol. Qu'est-ce qui se tramait ? Le silence était assourdissant. N'avait-on jamais vécu dans le calme ?

Le cri d'une femme fit sortir les gens de leur torpeur. Elle avait embouti les vitrines d'un magasin. Son passager ne respirait plus. Il fallait l'aider. Quelques personnes vinrent en renfort. Il faudrait appeler des secours, des personnes étaient blessées, s'en rendait-on compte, maintenant. Personne n'avait de téléphone qui fonctionnait pour appeler les pompiers ? Comment allait-on faire ? L'hôpital se trouve à combien de kilomètres ? Y-a-t-il un médecin ?

Tout d'un coup, les animaux s'étaient tus et des personnes sentirent malgré elles, une angoisse.

La terre se mit à trembler. Pas seulement dans la ville de Bernaux. Non. Toute la surface du globe se troubla. Des séismes de magnitudes jamais établis, élancèrent la terre toute entière.

Dehors avec les autres, Cassandra se rua à l'intérieur du bâtiment d'où elle venait et se cacha sous les tables à l'entrée, non sans ordonner aux autres de faire de même.

La secousse fut interminable. Comme si la terre elle même, ne pouvait se contenir. Elle était parcourue d'un frisson.

Beaucoup de constructions, autant humaines que naturelle s'éffondrèrent. Il n'y avait presque plus rien de la Grande Muraille de Chine. Des bâtiments entiers s'écroulaient sur eux-mêmes. La falaise d'Étretat n'était plus. De même que quelques villes côtières. Les Pays-Bas n'existaient plus. Des îles furent engloutis dans des failles qui s'étaient agrandie. Notre Dame se fissura dangereusement, mais tint bon, elle gardera une belle balafre.

L'immeuble dans lequel se tenait Cassandra tint bon. Mais beaucoup d'autres, autour, ne résistèrent pas longtemps. Jusque là les yeux fermés, une panique s'empara d'elle, quand en les rouvrant, elle vit l'agence bancaire, d'en face, s'abattre sur les personnes cachées tant bien que mal sous les tables. « Écrasés, ces gens se sont fait écrasés ! » Et si le cataclysme perdurait, elle allait subir le même destin. Les battements de son coeur étaient désordonnés. Elle tenta de se maîtriser.

Enfin, la paix revint. Et quelle paix ! De la poussière en suspend se posait délicatement. Encore tétanisée, personne ne bougea durant les quelques minutes qui suivirent. Tous attendaient. Attendaient quoi ? Personne ne le savait.

Une main agrippa Cassandra, c'était Mathilde, sa collègue.

  • Tout va bien ?

Elle s'inquiéta de l'état des personnes abritairées avec elle. Elles étaient indemnes. Un autre collègue se risqua à sortir de sous la table. Les autres suivirent. Dehors, ce n'était que désolation. De la poussière recouvrait tout. Des fissures parcouraient la route. Des bâtiments effondrés. Des cadavres. La ruine. Le chaos.

Cassandra et Mathilde insufflèrent une entraide pour secourir les rescapés blessés.

Mais Bernaux était bien placé. Bernaux était à l'intérieur des terres. Bernaux ne s'inquiétait pas encore de ce que provoquait un tremblement de terre. Bernaux allait être épargné.

Tous coupés les uns des autres, les pays du globe ne savaient pas que le tremblement de terre avait été mondial. Après tout, c'était impossible. Jamais une telle chose n'avait été envisagée. Et pourtant.

Des eaux s'étaient retirées, silencieusement, sournoisement. Et maintenant, elles revenaient. Plus fortes, plus denses. Des murs liquides aussi compactes, aussi dur que du béton avancaient dangereusement des côtes. Des scélérates et des tsunamis s'abattirent sur les terres proches de la mer. L'eau ravagea tout sur son passage. N'épargna rien. Elle s'insinua dans tous les espaces qu'elle trouva.

Encore sous le choc de la première catastrophe, ce nouveau phénomène en surprit plus d'un. Et des millions de vies supplémentaires périrent.

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