Chapitre 37 Lame

4 minutes de lecture

Je fus éveillée par un contact sur ma joue, Benjamin.

  • Aller ma belle debout, tu dois te préparer.
  • Hum…
  • Je sais que t’es fatiguée à cause des entraînements mais quand même.

Je souris et m’étirai. Ouvrant les yeux je restai un instant avec mon sourire à le regarder… le costard lui allait bien ! Noir et blanc, un basique mais sans cravate, juste un bouton du col défait, donnant un air plus décontracté. Cheveux coiffés, chaussures brillantes… il était parfait.

  • Aller, je descends discuter avec les autres, habilles-toi.
  • Tu peux dire à Shane de me rejoindre en passant ?
  • Ça marche.

Un bisou sur le front et il s’éclipsa. J’allai dans la salle de bain, mes affaires étaient là. Après une douche rapide j’enfilai la robe.

Shane apparue, déjà prête.

  • Vous m’avez demandée princesse ?

Je lui souris :

  • Pouvez-vous m’aider très chère ?

Elle prit le collier de Benjamin et l’attacha autour de mon cou puis repartit avec un sourire malicieux.

J’attendis. Son maquillage, voilà ce qu’elle était partie chercher. Je pris plaisir à me laisser chouchouter. Far à paupière dorée dans les coins internes puis partant vers le noir, un trait noir fin, mascara, crayon. Shane apposa ensuite une crème sur la totalité de mon visage, puis s’appliqua à cacher les petits défauts. Niveau coiffure… la mage s’amusa à incorporer de toutes petites perles noires sur de fines tresses, comme sa propre coiffure, puis elle me fit une unique tresse sur le côté.

  • Parfaite !

Je me regardai dans le miroir, elle était très douée.

  • Ah non j’ai oublié quelque chose !

Elle me tendit alors de longues boucles d’oreilles. C’est à ce moment que Zach apparu à la porte, Shane le regarda avec méfiance mais je lui fis signe de ne pas s’inquiéter et elle partit.

  • Tu es magnifique poupée.
  • M’appelle pas comme ça.

Il sourit légèrement mais baissa les yeux.

Bon s’il n’a rien à me dire…

Je m’apprêtai à quitter la pièce mais il me retient par le bras :

  • Tu oubli quelque chose.

Je le regardai en fronçant les sourcils. C’est à ce moment que je remarquai sa tenue, costard noir, blanc et rouge. Sa chemise blanche était légèrement parsemée de point rouge, donnant une touche de couleur. Très classe, j’en oubliais presque qui il était.

Il sortit une lanière de cuire de sa poche et se mit à genou devant moi, avançant sa main :

  • Je te l’installe juste.

Je me raidis lorsqu’il remonta la robe mais le laissai continuer, un pas de travers et je l’envoyais par la fenêtre. Il attacha le cuir autour de ma cuisse, puis pris le poignard que j’avais laissé sur la commode.

  • Tu as juste à lever un peu la robe et le prendre, mais fait attention en l’enlevant tu peux te couper.

J’hochai la tête alors qu’il se redressait. Étrangement je ne vis aucune malice dans ses pupilles, aucune envie sadique… Il avança sa main à ma joue et dans un sourire presque triste :

  • Ils ont de la chance de t’avoir…

Je m’éloignai rapidement et passai la porte.

Ouf ! De l’air frais dans le couloir. Mais qu’est-ce qui lui prend… être « gentil » et « sage » comme ça ne lui ressemblait pas du tout…

Je sentis sa présence dans mon dos et frissonnai, comme chaque fois où il m’approchait.

  • On devrait y aller.
  • Oui.

On descendit donc et son attitude redevient normale.

Je rejoignis Zayn devant le garage avec les autres, le vampire me sourit et me prise par la taille pour m’approcher tout en regardant discrètement Zach.

Peut-être se demandait-il pourquoi nous étions descendus ensemble ?

Camel arriva suivit de Benjamin, tout le monde était là à présent. Le loup alpha nous sourit :

  • J’espère que vous avez tous bien dormi, vous en avez besoin.

On s’étonna tous de voir Xann virer au pourpre. Que lui arrivait-il ? C’est en voyant le léger sourire de Loriell que je compris… Neil aussi le remarqua :

  • Loriell ?!

Le mage se mit à rire aux éclats alors que le loup rougissait :

  • T’es pas sérieux !
  • J’y peux rien si j’aime ça à ce point…

Neil fusilla Loriell du regard. Hormis Xann et moi, personne ne semblait avoir compris :

  • On peut nous expliquer ?

Loriell s’élança :

  • En fait j’ai juste pensé à cette n…

Il n’eut pas le temps de finir que Neil lui plaqua sa main sur la bouche. Mais ce fut Xann qui cracha le morceau :

  • Il faudra changer les draps si vous avez salis.

Tous éclatèrent de rire, gêné, Neil alla se cacher derrière Camel, la tête dans les mains.

Mais l’alpha mit fin à son supplice :

  • Bon c’est pas tout ça mais on va être en retard.

Il appuya sur un bouton et la porte du garage s’ouvrit… je n’en crus pas mes yeux… une dizaine de voiture de luxe…

Zayn prit rapidement des clefs sur un tableau et les autres garçons rigolèrent. Alors le vampire me prit la main et m’entraîna vers une sublime voiture décapotable, blanche avec intérieur rouge… une Ferrari california de 2009. Magnifique !

Ce qui était sûr c’est qu’ils s’offraient la belle vie…

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 1 versions.

Recommandations

Kati Mogo
Les nouvelles de Kati Mogo trouve leur origine en Afrique Tropicale. Dans cette première nouvelle, la Madone d'Etam-Kouma, c'est l'histoire d'un couple, promis à se dire oui, sur lequel pèse une menace.
4
4
18
5
jean-paul vialard


Fin d’après-midi, début de soirée
Ménésian a décidé de faire un détour par la Place Denfert-Rochereau, puis regagnera la Rue Visconti par le Boulevard Raspail. Il marche à petits pas, histoire de faire durer le plaisir. Il repense au Professeur Dutilleux. Il la voit nettement placée derrière lui lors des séances d’analyse. Il entend sa respiration souple, il observe le gonflement de sa poitrine qui se reflète sur la lampe en cuivre de son bureau : deux magnifiques globes, deux Jupiter dans le ciel lumineux d’été. Il voit le croisement de ses longues jambes gainées de soie, le golfe de ses hanches, la plaine douce de son ventre. Tout ceci il le voit d’une manière distincte, quasi-magique. Il n’y a qu’une chose qu’il ne ‘voit’ pas, les paroles qu’elle a proférées qui évoquaient sa santé, ses probables séquelles. Tout a été gommé soudain, une vitre embuée sur laquelle passe un chiffon tueur de signes. En réalité Ménésian ne peut se souvenir de son amnésie puisqu’il est amnésique. C’est un peu une double peine, un genre de parole jetée en écho qui ne trouverait de paroi pour la réverbérer. Tout ce qui s’approche, se présente, insiste dans son être est irrémédiablement jeté au plus profond de vastes et sombres oubliettes. Ménésian est à nouveau dans la Rue Cabanis, puis dans le Passage Dareau, puis Rue de la Tombe-Issoire. Mais aucune rue ne subsiste dont il pourrait se souvenir du nom. Et, au titre de cette fuite à jamais des noms, il déambule et déambule à nouveau, parcourant derechef ces rues, comme si elles étaient inconnues, qu’elles conduisaient en direction de territoires encore indéchiffrés. C’est tout de même curieux cette perte de soi à même le labyrinthe des rues. C’est Thésée mais sans le fil d’Ariane. C’est Thésée prisonnier pour toujours dans une manière de face à face éternel dont nul ne peut connaître l’épreuve qu’au risque de sa propre folie.
0
0
0
1
Défi
La Vi-e
Défi 36 : Et si le passé travaillait dans le bar d'à côté ?


Ici vous devrez écrire une histoire courte ou une nouvelle ( ou quoi que se soit ) par rapport à un bar.

Laissez place à votre imagination.
Il n'y a pas de genre imposée, du coup à vos stylos.
1
2
25
6

Vous aimez lire Sucres ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0