Chapitre 5 Perturbés

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J’étais allongée dans… mon lit, mon nouveau lit. Seule la petite lumière sur ma table de chevet était allumée, sans elle j’étais dans le noir complet… Ce n’est pas très rassurant. Surtout en sachant que des vampires et des loups dormaient juste à côté… Bon, ils n’avaient eu aucune méchanceté à mon égard, ils étaient gentils… Sauf Camel, il paraissait assez colérique… et Zayn qui ne cherchait qu’à me… manger ?

Pourquoi cela m’arrivait-il à moi ? Je n’avais plus que Benjamin… et ces huit autres garçons que je ne connaissais pas et qui semblaient pouvoir me tuer à n’importe quel moment. Ça me paraissait tellement réel… Et puis depuis le temps j’aurais dû m’éveiller ? Dans un rêve on ne se pose pas la question de si c’est réel ou non ?
Je poussai un soupire. Je ne savais plus… Mes idées s’embrouillent… Une larme finie par couler sur ma joue… dehors la pluie contre la vitre de ma fenêtre me fit sursauter. Je ne peux pas dormir ainsi… je n’y arriverai jamais.

Je me levai donc, refermai la chemise que j’avais laissé ouverte ; j’adorais dormir en chemise, celle-ci appartenait à Benjamin ; et sortis.

Où est la chambre de Benjamin ?

Je me dirigeai vers la première porte à ma droite dans le couloir, mais je n’eus pas le temps de l’ouvrir :

  • Je te le déconseille.

Je me retournai pour voir Melvyn s’approcher. Il n’était habillé que d’un jogging, c’était une manie chez eux ? Peut-être pour montrer leurs muscles… même s’il n’y avait que des hommes dans cette maison habituellement…

  • C’est la chambre de mon frère.
  • Zayn ?
  • Oui.

Je fronçai les sourcils :

  • Vous semblez avoir beaucoup de différence d’âge pour des frères…
  • Nous sommes des vampires, nous n’avons que quatre ans d’écart mais il a été transformé avant moi alors… j’ai continué à vieillir physiquement mais pas lui.
  • Donc on peut être transformé…
  • C’est ainsi qu’on se… reproduit.

J’haussai un sourcil. Le garçon sourit en s’appuyant sur le mur près de moi :

  • Deux vampires peuvent avoir un enfant ensemble mais c’est très rare, on ne doit pas être très fertiles je pense.
  • Je vois… bizarre, et un humain avec un vampire ?
  • Je ne crois pas.
  • Loup-garou et vampire ?
  • Je pense que oui… mais pareil c’est rare entre loups aussi donc vampire et loup… à mon avis ce n’est pratiquement jamais arrivé.

J’hochai la tête puis tournai les yeux vers le couloir :

  • Où est la chambre de Benjamin ?

Melvyn sourit et me désigna une porte. Je lui souris puis m’y dirigeai :

  • Merci.
  • Évite de sortit la nuit, Camel n’aime pas ça.
  • D’accord…

J’entrai lentement dans la chambre. Benjamin leva la tête, il était allongé sur son lit. Je m’approchai alors qu’il se redressait pour s’assoir au bord du matelas.

  • Qu’est-ce que tu fais là ?
  • J’arrive pas à dormir.

Rapidement, il m’attira contre lui pour me serrer dans ses bras. J’acceptai cette étreinte en gardant le silence.

Finalement il me souleva, très facilement, pour m’installer avec lui sous la couette… Je me sentis rougir… mais Benjamin me prit le menton pour me forcer à le regarder :

  • On a déjà dormi ensemble non ?
  • Oui…

Il me sourit. Trop beau, avec ses yeux noirs brillants et ses cheveux sombres, sa peau mate et lisse, je l’avais toujours trouvé beau, même s’il s’agissait de mon cousin.

Benjamin finit par me forcer à poser ma tête contre lui.

On avait déjà dormi ensemble oui, plusieurs fois, et il ne m’avait jamais fait quoi que ce soit qui puisse m’inquiéter, donc ça ne me dérangeait pas, même s’il restait un garçon… et un vampire… j’avais confiance en lui.

Lorsque j’ouvris les yeux j’étais allongée sur le côté. Benjamin avait un bras autour de ma taille mais dormait toujours, le visage caché dans mes cheveux.

Je me défie lentement de son étreinte et me levai. Il ne verrait certainement aucun problème à ce que j’utilise sa douche… les autres étaient peut-être réveillés et je ne tenais pas à sortir dans cette tenue tout de suie. Je fermai donc la porte de sa salle de bain derrière moi et détachai ma chemise pour entrer sous l’eau. Enfin un moment de détente !

J’espérais que la journée soit plus calme que la précédente. Du moins, que je ne me fasse pas attaquer ni quoi que ce soit d’autre…

Je pris un long moment pour me prélasser sous l’eau chaude. Lorsque je sortis entourée d’une simple serviette, Benjamin était toujours allongé mais bien réveillé, les bras croisés derrière ses cheveux noirs. Il leva les yeux sur moi et sourit en émettant un gémissement de contentement.

Qu'avait-il ?

Je fis comme si de rien n’était et m’approchai de son armoire pour trouver quelque chose à lui voler ; puisque mes habits étaient sales et que je n’avais donc rien à me mettre. Je sentis rapidement des mains passer autour de ma taille et Benjamin s’approcha de mon oreille :

  • Il va falloir aller faire les boutiques je crois.
  • Je peux aussi aller récupérer des affaires chez moi.

Il me tourna rapidement face à lui et on se regarda dans les yeux.

  • Je vais chez toi aujourd’hui, avec Xann.
  • Pourquoi ?
  • Pour… effacer la mémoire de ta famille.

Je restai étonnée, la bouche ouverte ne sachant pas quoi dire.

J’aurais pu m’en douter… mais effacer leurs mémoires… ma famille ne saura même plus que j’ai existé…

Benjamin caressa doucement ma joue :

  • C’est nous ta famille maintenant.

Je baissai les yeux, soudainement triste. Benjamin m’attira contre lui, pour me rassurer certainement...

Mais alors, son attitude changea rapidement. Il enfouie son nez dans mes cheveux humides et me serra un peu plus contre son torse en avançant, me collant à l’armoire. Je voulus l’éloigner mais un grognement sourd provenant de sa poitrine me fit m’immobiliser. Mais qu’avait-il encore ? Je me raidis en sentant ses lèvres effleurer la peau de mon cou…

  • Benjamin ?

Après quelques minutes il s’éloigna et n’osa pas croiser mon regard.

  • Excuse-moi…
  • Qu’est-ce que t’as ?
  • C’est… ton odeur.

Je fronçai les sourcils et il me sourit.

  • Elle est assez particulière et… très attirante pour nous, surtout en ce moment.
  • Attirante ?
  • Oui.
  • Mais en quoi ?

Il rigola légèrement.

  • En fait, chaque être à une odeur différente. Les odeurs des loups garous se ressemblent, les odeurs des vampires se ressemblent et ainsi de suite. C’est ainsi qu’on se reconnaît. Toi, tu as l’odeur d’une mage, d’une mage élémentaire même, avec… un petit truc en plus… un peu plus sucré, un peu plus… attirant et… délicieux.

Je restai bouche bée. Mon odeur était… attirante et délicieuse… j’aurais tout entendu.

  • Bon.

Il regarda dans l’armoire et me sortit une chemise.

  • Je vais te chercher un pantalon chez Neil, ça sera déjà un peu plus ta taille que les miens.
  • D’accord.

Je m’assis sur le lit en attendant qu’il revienne. Je n’attendis pas longtemps mais rigolai en mettant le pantalon qu’il m’avait ramené… un jean trop large. C’est horriblement moche ! J’ai l’air de quoi moi comme ça…

Benjamin sourit à ma tête. Je rentrai la chemise dans le pantalon pour faire un peu plus… féminin puis je me tournai face à mon cousin.

  • Aller on va manger.
  • Manger ?
  • Oui, le matin on mange hein.
  • Mais… vous mangez quoi ?
  • En général un verre de sang chacun sauf Xann et la nourriture normale.
  • Ah vous pouvez manger normalement ?
  • Oui mais ça ne nous nourrit pas c’est juste du plaisir… enfin quand on arrive à faire à manger...
  • Comment ça ?
  • Tu verras.

Il me prit la main et on descendit donc dans le salon.

Arrivé en bas une forte odeur de cramé me prit le nez, je fis une grimace et mis immédiatement ma main devant mon visage. Xann, Will, Jack, Camel et Melvyn étaient assis sur les canapés, sur la table basse devant eux, des… je n’sais pas trop quoi… complètement cramées, grillées on ne sait comment et certainement immangeables.

  • C’est quoi ça ?

Benjamin se mit à rigoler et s’assit dans l’un des canapés.

  • Ça chérie c’est des biscottes.

Je regardai Will avec étonnement, ce n’était pas le « chérie » qui me dérangeait le plus, des biscottes ? Ça ?!

Ah les mecs, incapables de faire la cuisine !

Xann se mit à rire aux éclats sous le regard interrogateur des autres. Je souris et pris rapidement les… choses qui ressemblaient vaguement à des biscottes, pour aller avec dans la cuisine. En fouinant un peu je parviens à trouver des choses intéressantes… Sucre en poudre, beurre, œuf, miel… tout ce qu’il me fallait !

Lorsque je reviens dans le salon, tous les garçons étaient présents. Tous levèrent les yeux vers moi à l’odeur et des sourires apparurent. Une fois que j’eus posés les cookies sur la table, Will se leva pour m’embrasser sur la joue bruyamment.

  • Enfin une personne qui sait cuisiner !

Je m’assis sur les genoux de Benjamin et on discuta tout en mangeant des cookies, et en buvant des verres de sang pour la plupart… eurk !

Avant de partir seul avec Xann, Benjamin revient avec moi dans ma chambre :

  • Melvyn va t’emmener faire les boutiques.
  • Un dimanche ?
  • Oui, il y a un centre ouvert pas très loin, vous ne trouverez peut-être pas beaucoup de boutique mais au moins de quoi tenir les prochains jours.
  • D’accord…
  • Nous on va voir ta famille, si y’a quelque chose que tu veux qu’on te ramène…
  • Mon ordi.
  • D’accord, quelques habits aussi je suppose, autre chose ?
  • Oui… mes cours peut-être.

Il sourit et vient me prendre dans ses bras.

  • On t’a déjà inscrite dans une nouvelle école, tu y vas lundi.
  • En pleine fin d’année ?
  • Xann est très convainquant quand il veut.
  • Je vois…
  • T’en fais pas ça ira bien, c’est mieux comme ça.
  • Oui, pour ne pas que je revois mes anciens amis…
  • Oui, il faudrait que tu évites de t’en fais des nouveaux… même si c’est un peu inévitable, évite de t’attacher.

J’hochai tristement la tête. Je n’avais même plus le droit d’avoir des amis… Ni de copain bien sûr. Benjamin m’embrassa sur le front :

  • Tu vas t’y habituer, et puis peut-être que certains élèves sont comme nous, au moins des mages, s’ils sont de notre côtés tu pourras rester avec eux.
  • Il est possible qu’ils ne le soient pas ?
  • C’est rare… nos ennemis bannissent tout contact avec les humains normaux donc l’école…
  • Tant mieux…
  • Oui, tu ne risques rien normalement là-bas.

Je soupirai. Jamais je n’aurais pensé que ma vie change aussi radicalement.

  • Il faut que tu sache quelque chose…

Je levai des yeux intrigués, il semblait soucieux, de quoi ?

  • Maintenant que tu as conscience que la magie existe, ton… odeur est plus reconnaissable. Avant, elle était atténuée, parce que tu vivais avec des humains, parce que tu n’avais pas conscience de tout ça, maintenant… ça va être assez différent, nous on va s’y habituer à force ça ne nous fera plus rien, mais d’autres…
  • En quoi ça va changer quelque chose ?
  • Si nous, vampires et loups on est attiré à ce point par ton odeur… imagine les humains qui ne connaissent pas ça… et nos ennemis.

Je me raidis. Ça voulait dire quoi ? Que tous les garçons seront après moi ? Au secours…

Benjamin me sourit et me serra une fois de plus dans ses bras.

  • T’en fais pas, on te protégera. Même si tu ne les connais pas, maintenant que tu fais partit de notre famille ils seront tous toujours là pour te protéger.
  • Même Zayn ?

Il sourit et me regarda avec amusement.

  • Ne te fais pas avoir par Zayn, il cache très bien son jeu.
  • C’est-à-dire ?
  • Tu verras bien un jour.

On partit très peu de temps après eux.

La voiture s’arrêta sur une place de parking. Melvyn conduisait, à côté de lui Will était tout excité, moi j’étais à l’arrière, avec Malec. A la base j’aurais simplement dus être avec Melvyn, mais Will avait insisté pour venir et puis Camel avait insisté pour que Malec nous accompagne par sécurité. Étant véritablement le plus musclé de la bande… Malec semblait servir de garde du corps.

Ainsi, on partit tous les quatre vers l’entrée de l’immense centre commercial.

On se retrouva très vite dans les cabines d’essayages. Lorsque je sortis habillée d’une robe bustier beige, les trois garçons restèrent un instant à me regarder sans parler. Ce fut Malec qui parla le premier :

  • Faut faire gaffe à ce que ça ne fasse pas trop pute.

Melvyn lui lança un regard noir, mais le garçon n’y fit pas attention et me sourit.

Ce n’était qu’une petite vanne, rien de plus. Cette robe ne faisait pas du tout pute en réalité ! Bien au contraire.

Je défilai ainsi, ce fut surtout Will qui donna son avis sur les habits. A vrai dire, il était un peu le seul à avoir véritablement quelque chose à dire… les autres n’y connaissant rien. Mais je savais si la robe m’allait ou non rien qu’en regardant leur tête…

  • Au final à la sortie de ce magasin, j’avais surtout pris des robes.
  • Mais vous avez combien d’argent en fait ?
  • Xann nous a donné un budget de six-cent euros.
  • Six-cent ?!
  • Oui, il a prévu que tu prennes beaucoup de chose.

On ne prit pas que des vêtements, pleins d’accessoires, des sous-vêtements, des chaussures bien entendu, des crèmes… tout ce qu’il me fallait quoi. Finalement, on se retrouva dans des rayons de produits alimentaires. Malec me regarda alors avec des yeux assez… joyeux :

  • Tu sais faire quoi à manger ?

Melvyn et Will rigolèrent. En effet, j’avais bien remarqué, aucun des neuf garçons ne savait véritablement cuisiner… l’exemple des biscottes de ce matin en était une belle preuve. Faire griller des biscottes…

  • Plein de choses.
  • Tu pourras nous faire un truc pour ce soir ?
  • Quoi ?

Les trois se consultèrent du regard et finirent par sourire :

  • Des crêpes.

Je rigolai.

Alors comme ça ils adoraient les crêpes ?

Une fois tous les ingrédients dont j’avais besoin acheté, plus quelques autres petites choses pour les prochains jours, on se rendit à un… boucher. Melvyn partit avec l’homme en arrière-boutique, certainement leur approvisionneur de sang…

Melvyn n’était pas encore revenu, Will perdit son sourire habituel et regarda autour de nous. Malec s’approcha de moi.

  • Quoi ?

Aucun ne me répondit mais ils semblaient soucieux.

  • Malec, ramène-la à la voiture, j’attends Melvyn.
  • Ok.

Malec me prit le bras et me tira derrière lui. Mais que se passait-il ?

Je sentais par sa prise sur mon bras que Malec était énervé, il regardait autour de nous avec attention.

Peut-être s’attendait-il à ce qu’on se fasse attaquer ? Peut-être avaient-ils senti une odeur étrangère et que s’était pour cela qu’ils étaient comme ça ? Tout ce que je sais… c’est qu’on n’atteignit jamais la voiture.

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