Chapitre 2

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  Après des bouchons interminables et une bonne petite demi-heure de maquillage puis de coiffure, je m'isolai dans ma loge et enfilai la première tenue puis je rejoignis le plateau. Je pris place devant un fond noir, sous le feu des projecteurs. Je plissai les yeux et plaçai ma main en visière pour me protéger de la lumière digne d'une supernova qui m'éblouissait. Si les techniciens ne la baissaient pas dans les deux minutes, je n'allais pas tenir longtemps. J'étais très sensible à la lumière. Dieu merci, ils l’arrangèrent rapidement pendant que les assistants ajustaient ma tenue, puis mes cheveux avant de finir par augmenter la puissance du ventilateur, conformément aux instructions du directeur et du photographe. Je pris la pause.

  –C'est parfait Ana, s'enthousiasma le photographe. Tu es parfaite. Maintenant un peu plus de suffisance dans ton regard.... (Je m’exécutai et une avalanche de flashs s'abattit sur moi). Nickel. C'est dans la boîte. Tenue suivante !

  Je retournai dans ma loge pour me changer et en revenant, je m'installai sur un canapé en cuir d’un blanc immaculé, les jambes repliées sur l'assise, le coude sur le dossier pour que ma main puisse soutenir ma tête et je plantai mon regard sur l'objectif.

  –J'aime cette assurance. C'est exactement ce qu'il faut.

  Deux heures plus tard, j'étais de retour dans la voiture en direction du Four Seasons Hotel pour le tournage de la publicité. Cette fois-ci, je jetai un œil au script durant le trajet. Comme la grande majorité des publicités de parfum, l'histoire tournait autour d'un couple. J'allais jouer la femme – sans blague – sauf je n'avais aucune idée de qui allait être mon copain. J'appelai Jacob pour avoir l'info, mais le répondeur fut le seul à me répondre, encore une fois. Je roulai des yeux. À quoi lui servait son téléphone s'il ne le décrochait pas ? Voyons le bon côté des choses, ce serait la surprise.

  Un assistant m'attendait à l'entrée de l'hôtel. Il me guida jusqu'à l'ascenseur et appuya sur le bouton du 52ème étage. Le tournage avait lieu dans la suite la plus luxueuse dont je tairai le prix. Comme nous avions besoin d'attendre qu'il fasse nuit avant de commencer à tourner, je profitai du room service. Le serveur fit une drôle de tête en entendant ma commande. Ceux qui se payaient cette suite ne devaient pas souvent lui commander un Coca et des gaufres au sucre. Ils se privaient pourtant des meilleurs plaisirs au monde. Une fois servie, je m'enfonçai dans le canapé ultra confortable sur lequel j'étais assise, mis mes écouteurs et lançai un épisode de Teen Wolf sur mon portable tout en boulottant.

  –Tiens, tiens... Anastasia, fit une voix étouffée par le son que j'avais déjà dans les oreilles.

  Les joues remplies comme celles d'un hamster, je relevai la tête. Trevor était là, devant moi, son casque de moto sous le coude. Je manquai de m'étouffer en avalant ma gaufre. Qu'est-ce qu'il faisait là ? La suite était réservée pour le tournage. Il n'aurait jamais pu mettre les pieds ici, à moins que... Oh non.

  –Ne me dis pas que tu joues avec moi, fis-je en un souffle.

  –Je crois bien que si, rétorqua-t-il avec un sourire arrogant.

  Je laissai tomber ma tête contre le dossier, fatiguée d'avance par cette perspective. Je m'étais attendue à tout, sauf à lui. Un assistant le débarrassa de son casque et de sa veste de motard puis il vint s'asseoir à côté de moi et passa un bras par dessus mes épaules. Je le retirai tout de suite.

  –Trevor... Qu'est-ce que tu fais là ?

  –Tu l'as dit toi même, je joue avec toi.

  Oui, mais moi j'étais une actrice. Lui, le fils de Noah Shark, PDG de Jaguar, ce n'était pas vraiment son domaine.

  –Je suis la nouvelle égérie de Dior, m'expliqua-t-il.

  Ah... Ça prenait sens. Surtout qu'il avait la tête de l'emploi. Il était horriblement séduisant. Le combo muscles, beau blond et prunelle bleue glace faisait des ravages. Et en plus, il avait un charisme de dingue ! Quand il entrait dans une pièce, tous les regards se posaient sur lui, ou quand il marchait dans la rue, les gens se retournaient sur son passage. Et Monsieur l'aimant à femmes savait parfaitement se servir de ses charmes ! J'étais bien placée pour le confirmer. Mais on ne m'y prendra plus. Non, non. J'avais mûri, en quelque sorte.

  En tout cas, passer ses doigts dans mes cheveux et les porter à son nez pour en sentir le parfum n'y changerait rien. Je lui donnai une petite tape sur la main pour que Trevor les lâche.

  Mais il était loin d'avoir abandonné le combat.

  –Tu sais, j'ai demandé à ce qu'on nous laisse la suite après le tournage, susurra-t-il à mon oreille.

  –Je croyais que tu devais voir Skye.

  –Rien ne m'empêche de vous voir toutes les deux en même temps.

  Il me mordilla le lobe. Je m'écartai immédiatement.

  –Arrête, lui ordonnai-je. Je te l'ai déjà dit tout à l'heure, ça ne m'intéresse pas.

  –Oh allez Ana. On s'était bien amusés la dernière fois…

  Oui, c'était même une soirée mémorable. C'était l'un des meilleurs amants qu'on puisse rêver avoir, mais ce n'était pas une raison pour remettre le couvert. Et puis surtout, j'étais actuellement avec quelqu'un et c'était sérieux. Très sérieux.

  Trevor ouvrit la bouche, mais les assistants arrivèrent, interrompant sa tentative de drague. Merci les gars ! Et cerise sur le gâteau, ils venaient pour me conduire dans ma « loge » que je puisse me préparer. Je ne les fis pas répéter deux fois et les suivis en bonne petite fille que je n'étais normalement pas. Trevor m'offrit un sourire plein de promesses avant que je ne sorte du salon.

  Après un beau maquillage effet nude, je revêtis ma tenue, une simple chemise noire d'homme, puis le coiffeur arrangea mes cheveux, leur donnant une allure coiffé-décoiffé. Je jetai un coup d’œil dans la psyché. La chemise m'arrivait tout juste sous la fesse et le tissu noir accentuait la pâleur de ma peau, pas au point de me donner l’air malade, juste un peu plus fragile.

  Officiellement prête, je me rendis dans la chambre, là où allait commencer le tournage. Toutes les caméras étaient déjà en place et braquées sur le lit. Trevor discutait avec le directeur tout en me reluquant de haut en bas dès que je mis un pied dans la pièce et le metteur en scène vint me trouver pour m'expliquer ses attentes. Une fois d'accord sur les différents points, je montai sur le matelas.

  –Jolie culotte, commenta Trevor.

  –Ta gueule, Shark.

  Il rigola jusqu'à ce que le directeur impose le silence. Le tournage commençait.

  Suivant le script, je fis semblant de me réveiller et je regardai les draps défaits. Je portai le col de la chemise sous mon nez et le sentis. Mon regard pivota directement vers la porte. Je descendis du lit et sortis de la chambre. Suivie par les caméras, je fis le tour de l'appartement, à la recherche de celui à qui appartenait l'odeur imprégnée dans la chemise. Je passai dans la cuisine, dans les salons, effleurai des doigts le piano, la bibliothèque et sortis sur le balcon. Ce parfum était partout, mais ce n'était qu'une trace. Mon amant n'était plus ici. Je retournai dans la suite et suivis à nouveau les restes de parfum, cherchant l'endroit où il était le plus fort. Je me retrouvai devant la porte de la salle de bain. Incertaine, je m'arrêtai quelques instants, regardai la porte, puis enfin, je me décidai à l'ouvrir. Je posai la main sur la poignée.

  –Coupez ! C'était parfait Anastasia, on va faire deux autres prises, pour être sûr que c'est bon et avoir d'autres angles, puis on passe à la suite.

  Deux prises plus tard, je pris une petite pause dans ma « loge » le temps que Trevor tourne sa partie. La première chose que je fis en arrivant : chercher mes lunettes. Mon hypersensibilité à la lumière n'était pas mon seul souci oculaire et si je ne portais pas mes lunettes pendant une heure, une affreuse migraine me gagnait. Or, cela faisait deux heures que je n'avais rien sur le nez. Ma tête était dans le même état qu'un potiron dans une soupe : en bouillie. Et encore, c'était un euphémisme, parce qu'une bouillie ne ressent rien quand un marteau vient frapper comme un malade juste derrière ses yeux. Je serrai les dents et étouffai un gémissement après un martellement plus fort que les précédents. Je me jetai sur le petit guéridon près de la porte, récupérai mes lunettes et les mis enfin devant mes yeux. Un profond soupir m'échappa alors que je me laissai tomber sur le canapé comme un phoque sur la banquise.

  La très fine pellicule de poussière avait disparu des meubles, les traces de pinceau, des murs, les microfissures sur les fenêtres également, tous les petits détails normalement invisibles aux yeux humains avaient enfin disparu. Et après une dizaine de minute, ma migraine finit par disparaître à son tour. Mon problème de santé ? J'avais une acuité visuelle beaucoup trop élevée de 30/10, soit proche de celle des rapaces. Sauf qu'un pauvre petit cerveau humain comme le mien ne pouvait assimiler toutes les informations et détails qu'il recevait, ce qui provoquait inlassablement d'horribles migraines. Alors contrairement aux autres, mes lunettes diminuaient ma vue.

  C'était une pathologie étrange et extrêmement rare. La seule personne que j'avais jamais connue avec le même problème que moi était mon frère jumeau, Ilya. Mais depuis qu'il était mort d'une mauvaise chute dans l'escalier, j'étais seule. Nostalgique, je cherchai le dossier qui lui était consacré dans mon téléphone et l'ouvris. Je souris tristement quand sa petite bouille apparut à l'écran. Il avait regardé directement l'appareil au moment de la photo, alors j'avais un peu l'impression qu'il me regardait moi. Une petite boule d'émotion se logea dans mon ventre. Mon frère me manquait tant, dire que neuf ans étaient déjà passés. Parfois, j'avais l'impression que c'était hier…

  –Mademoiselle Baskerville, le directeur vous attend, me prévint un assistant.

  –J'arrive tout de suite.

  J'accordai un dernier regard à mon frère avant de poser mon téléphone ainsi que mes lunettes sur la table basse. Je pris rapidement une aspirine pour prévenir de ma migraine, puis je me rendis à la salle de bain.

  Le metteur en scène nous expliqua ce que nous avions à faire, ce qui me fit grimacer et sourire Trevor. Il arqua un sourcil provocateur, me mettant au défi de négocier une autre fin à la publicité. Et dieu sait que j'étais tentée de le faire ! Mais je savais faire la part des choses entre vie professionnelle et vie privée. Alors je sortis de la salle de bain et me préparai pour la suite.

  Dès que le directeur cria action, je replongeai dans mon rôle. Je devais toujours trouver mon amant, celui à qui appartenait la chemise que je portais. J'étais presque sûre qu'il était là, derrière cette porte. Alors après une légère hésitation, je l'ouvris.

  Trevor était bien dans cette splendide salle de bain tout en marbre beige, à se détendre dans la baignoire à débordement. Je m'arrêtai quelques secondes pour l'admirer. Lui, ses yeux perçants, sa plastique de rêve à demi dissimulée par l'eau... Ses yeux se posèrent sur moi, répandant un frisson de désir dans chaque parcelle de mon corps. Dans un état second, je m'approchai de lui et mis un pied dans l'eau. Trevor me prit par la main et m'attira à lui. Il passa une main derrière ma tête et me massa légèrement la nuque. Puis il m'embrassa passionnément et j'y répondis avec tout autant de fougue.

  –Coupez ! Cria le directeur. C'était très bien.

  Mais Trevor n'en avait toujours pas fini avec mes lèvres et pire que tout, je sentais clairement une certaine partie de son anatomie s'éveiller. Sérieusement ?! J'en étais sûre ! Il était incapable de faire la part des choses. Excédée par son attitude, je le mordis.

  –Aïe ! Ana, tu m'as fait mal.

  –Bien fait.

  Je me redressai et, dégoulinante d'eau, sortis de la baignoire. Un assistant m'apporta tout de suite un peignoir crème tout pilou pilou.

  –Il faut refaire la scène ? M'enquis-je en le revêtant.

  –Oui, trois fois, pour qu'on ait pleins d'angle différents.

  Génial... Je soupirai une nouvelle fois, et à juste raison. Trevor continua ses avances, approfondissant un peu plus notre baiser à chaque fois. Je comprenais mieux pourquoi il n'avait pas du tout insisté tout à l'heure, avant de descendre au parking. Contrairement à moi, il devait savoir que nous allions nous retrouver sur le plateau et que les conditions lui seraient bien plus favorables pour me proposer un coup d'un soir.

  Le tournage se termina vers minuit et après avoir bu une bonne coupe de champagne offerte par la maison – sans alcool bien évidemment, je n'en avais pas l'âge – je retournai dans ma loge et me rhabillai. J'étais crevée et ma migraine me faisait de grands signes à l'arrière de mes yeux, me prévenant de son retour imminent. J'aurais donné n'importe quoi pour aller me coucher maintenant, mais je n'avais pas encore fini. Je devais enregistrer une vidéo pour un casting dont je n'avais aucune info et seulement après, je pourrais dormir. J'appelai mon manager mais comme tout à l'heure, il ne répondit pas. Je réessayerais dans la voiture.

  J'étais encore en soutien-gorge quand on toqua à la porte. J'enfilai rapidement un T-shirt et allai ouvrir. C'était Trevor. Je m'adossai à l'encadrement.

  –Que veux-tu ? M'enquis-je avec méfiance.

  Il leva la main et agita les clés qu'il tenait juste sous mon nez. J'aurais mis ma main à couper qu'il s'agissait de celles de la suite. Il me donna gain de cause juste après.

  –J'appelle Skye ou pas ?

  Je pris une profonde inspiration pour retenir ce que j'avais vraiment envie de lui dire. Quand il n'était pas en chasse, Trevor pouvait se montrer super sympa. Alors que là, j'avais juste envie de lui exploser les rotules.

  –Fais ce que tu veux, ça ne me regarde pas.

  Je le plantai sur le pas de la porte pour récupérer mon portable laissé sur la table basse. Je le glissai dans mon sac, mis la sangle sur mon épaule et me retournai. Trevor n'avait toujours pas bougé. Je cherchai à sortir, mais il me bloqua le passage avec son bras.

  –Laisse-moi passer, lui ordonnai-je en le regardant droit dans les yeux.

  –Allez, Ana, je suis sûr que quand tu verras la bête, tu changeras d'avis.

  –Je l'ai déjà vue, je m'en souviens très bien malgré ce que j'avais bu, mais c'est toujours non.

  Comme je n'étais pas très grande comparée à lui, je me baissai pour passer sous son bras, mais il s'interposa une nouvelle fois. Légèrement agacée, je me redressai et tapai du pied. Là, il commençait sérieusement à m'énerver. Dans quelle langue étais-je censée lui dire pour qu'il comprenne ?

  Il posa sa main sur ma joue. La goutte de trop. Tout en caressant ma peau avec délicatesse, il se pencha vers moi.

  –Je te promets une nouvelle nuit inoubliable, susurra-t-il à mon oreille tout en entortillant une de mes mèches autour de son doigt.

  Je relevai les yeux vers lui. Un désir à l'état brut brûlait dans les siens. Je n'avais encore rien dit qu'il me déshabillait déjà du regard tout en s'imaginant probablement ce qu'il voulait qu'on fasse ensemble. Dommage pour lui, ça n'arriverait pas.

  Je le mis à terre.

  Une bouffée de bien-être m'envahit après coup, je me sentais même complètement revigorée, toute fatigue ayant été chassée à grand coup de pied dans l'arrière train par la montée d'adrénaline. Et voir Trevor à terre, les yeux complètement écarquillés par le choc, me procura un certain sentiment de fierté. À la base, j'avais pris mes cours d'arts martiaux afin de pouvoir réaliser moi-même mes scènes d'action, mais ils venaient de se trouver une toute autre utilité. J'allais juste devoir apprendre à me contenir car me connaissant, ça pouvait très vite dégénérer en mauvaise habitude.

  Sans être totalement remis de sa surprise, Trevor se redressa sur ses coudes. Je m'approchai de lui, le visage dénué d'émotion et m'accroupis à ses côtés. Il me dévisageait comme si un troisième œil m'avait poussé au milieu du front. Je lui offris un magnifique sourire, reflet de l'innocence pure. Ou de psychopathie, ça dépendait du point de vue.

  –La prochaine fois, réfléchis-y à deux fois avant d'insister.

  Je déposai un petit baiser sur sa joue, me redressai et partis, le laissant encore plus perdu. Poussant le vice jusqu'au bout, je lui adressai un petit clin d'œil juste avant que les portes de l'ascenseur ne se referment sur moi.

  À mesure que le numéro de l'étage diminuait à l'écran, je me mis à culpabiliser. Est-ce que j'y étais allée trop fort ? Je l'avais quand même foutu par terre. Non. Je lui avais demandé plusieurs fois de se pousser et lui avais dit que je n'étais pas intéressée. Il l'avait bien cherché.

  Et voilà que j'étais irritée à présent.

  L'interminable descente terminée, je traversai le hall à toute vitesse et une fois dehors, je pris une profonde inspiration. J'avais vraiment hâte d'aller me coucher. Si Jacob ne me répondait pas, il n'y aurait pas de vidéo et tant pis pour le casting. J'aurais déjà suffisamment à faire prochainement avec la promotion d'Éternelle.

  –Tout s'est bien passé, Mademoiselle ? S'assura Logan en m'ouvrant la porte.

  –Oui, oui, marmonnai-je.

  Je m'installai à l'arrière et refermai immédiatement la petite fenêtre derrière les fauteuils avant pour m’isoler de mon chauffeur. Même si Logan était très sympa, je n'avais pas envie de faire la conversation à qui que ce soit, encore trop énervée par le comportement de Trevor. Pour me détendre, je mis mes écouteurs et lançai un album de Red Force. La voix de Michael, le leader du groupe et mon meilleur ami, m'apaisa immédiatement. L'effet qu'elle avait sur moi était magique, comme un baume lénifiant dont on aurait badigeonné mon corps. Plus calme, je rappelai Jacob et cette fois, il répondit ! Alléluia ! Faites péter le champagne !

  –Oui Anastasia, un souci ? S'enquit-il.

  –Non, du tout, je voudrais juste avoir plus d'info sur le casting. Tu as oublié de m'envoyer le dossier.

  –C'est vrai ? Mince, je suis désolé. Je m'en occupe tout de suite.

  Je l'entendis taper à toute vitesse sur le clavier de son ordinateur.

  –Voilà c'est fait. Tu penses pouvoir m'envoyer la vidéo quand ?

  –Dans la nuit, ça ira ? M'assurai-je.

  –Bien sûr. Si tu as des questions, n'hésite pas à m'appeler, j'y répondrai.

  S'il répondait autant que tout à l'heure, j'étais mal barrée. Mais je ne lui fis pas de remarque et raccrochai, j'étais habituée à sa manie de ne jamais décrocher son téléphone. Je remis la musique de Red Force en fond et jetai un œil à mes messages. Celui de Jacob était le dernier. Alors... Quel film allait sortir prochainement... J'ouvris la pièce jointe.

  Je hurlai de joie. Lux, de Jennifer L. Amentour allait être adapté ! Je n'en revenais pas ! ENFIN ! C'était le plus beau jour de ma vie ! Je pardonnai à Jacob toutes ses absences. C'était un manager en or que j'avais là.

  Oh mon dieu. Katy. Il fallait absolument que je joue Katy ! Mon dieu c'était trop génial ! J'allais tout donner pour décrocher ce rôle, c'était celui de ma vie !

  Complètement surexcitée, je rouvris avec empressement la vitre qui me séparait de Logan et me penchai vers lui.

  –Tu pourrais accélérer ? Lui demandai-je d'une voix suppliante.

–Vos désirs sont des ordres, déclara-t-il amusé tout en appuyant sur l'accélérateur.

  Heureuse, je me laissai retomber contre le dossier et envoyai un message à Michael pour l'informer. Pour une journée plutôt pénible, elle se finissait en apothéose.

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