45. Musclor et Victor

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Albane

Je frappe au bureau de Nicolas en me demandant ce qu’il peut bien me vouloir. Convoquée dans le bureau du chef de façon impromptue ? Non, je n’angoisse pas. A peine… Et s’il savait pour Julien et moi ? Nous n’avons pourtant pas beaucoup l’occasion de nous voir, de nous fréquenter, autant ici qu’à l’extérieur. Un baiser volé par-ci, un câlin par-là, honnêtement, on dirait plus des potes que des…? Des ? Je déteste ne pas pouvoir mettre de mots sur quelque chose, mais j’ai peur d’en mettre sur celle-ci. Bref… Deux semaines après notre tête-à-tête chaud au possible chez moi, aucun réel moment où la température monte.

- Entrez !

J’entre rapidement et vais m’installer en face de lui, tentant de cacher la petite angoisse qui a pris naissance dans mon estomac. Nicolas me sourit, plutôt bon signe.

- Comment tu vas, Albane ? Rien de particulier à signaler ?

Je panique légèrement et je ne sais comment réagir à sa question pourtant simple. Je ne vais quand même pas lui dire : rien à signaler à part un résident trop excitant quand même !

- Heu… Ça va bien, merci. Rien de particulier à ce que je sache, la routine… Et toi, ça va ?

- Oui. Il faut que je te parle de quelque chose...

- Quelque chose ? Dis-moi tout… Tu me fais peur, je sens que je vais galérer. J’ai fait une bêtise ? Un résident s’est plaint de moi ?

- Galérer ? Toi ? Non, je ne crois pas. Ça fait un moment que tu es sur le service, non ?

- Bientôt trois ans oui… Pourquoi ? Où veux-tu en venir ?

- Je devrais m’inquiéter ? Tu as une bêtise à m’avouer ? Car non, personne ne s’est plaint de toi. Même pas Julien que je trouve moins bourru. Tu l’as amadoué comment l’Ours ? Tu as usé de tes charmes ou quoi ?

Je dois le regarder avec de grands yeux, là tout de suite. Est-ce qu’il est au courant ? Bon sang, c’est la panique totale ! Moi qui ne sais pas mentir, j’avoue que, là, je donnerais cher pour avoir ce talent. Pas de mensonge, juste un détournement de la vérité ?

- Il reprend confiance petit à petit, c’est tout. Les enfants vont mieux, lui a du boulot… C’est la suite logique. Ah, et Jordan l’enquiquine moins.

Détourner l’attention, embrayer sur un autre sujet. Oui, on fait comme on peut ! Mais bon, s’il est vraiment au courant pour Julien et moi, c’est pas ça qui va m’aider…

- Ce n’est pas très professionnel, ces propos, Albane. Jordan est ton collègue quand même. Il n’est pas là pour enquiquiner les gens et surtout pas Julien. Il a encore essayé de te draguer, c’est ça ?

- Qui a essayé de me draguer ? Julien ? Ah ! Non ! Jordan ! Pardon, ris-je nerveusement. Jordan, oui, évidemment. La drague, je peux supporter, j’ai l’habitude.

Je suis sûre que je rougis. Quelle dinde ! Si moi-même je merde dans ce genre de situation, on n’est pas sorti de l’auberge !

- Enfin bon, tu sais comme il bosse, Nicolas, soupiré-je en m’enfonçant dans mon fauteuil avec un air renfrogné. Tu l’as eu comme collègue, tu le connais aussi bien que moi. Mieux sans doute. Je ne fais que constater les choses.

- Oui, je sais, malheureusement. Bref, pour revenir sur ton côté professionnel, je vais en avoir besoin.

- Heu… Ok. Pour quoi faire ? Parce que j’ai déjà un planning bien rempli.

- Eh bien, tu vas gérer un stagiaire. C’est le fils d’un des membres du conseil d’administration, on est obligé de le prendre. Je suis sûr que tu sauras bien le former ! J’ai tout de suite pensé à toi quand le Président m’a demandé de l'accueillir. Et la bonne nouvelle, c’est qu’il arrive dans quinze minutes, ajoute-t-il l’air visiblement un peu gêné.

- Pardon ? Mais… Sérieusement ? J’ai pas le temps pour un stagiaire, Nicolas. Tu vois mes suivis l’accepter tranquillement ? Irina va rester silencieuse pendant les entretiens, Imani n’en parlons même pas ! Et Julien… Non mais… Pourquoi moi ?!

Un stagiaire ? Bon sang, je n’ai rien contre les stagiaires, hein, entendons-nous bien… Mais je n’avais pas prévu ça au programme. Un stagiaire, ça demande du temps. En plus, là, le gars est imposé par un membre du conseil. Autant dire qu’il est pistonné. Si ça se trouve il sort d’un CAP couverture et n’a jamais mis un pied dans le social ! Ou c’est un mec qui a bossé dix ans dans un bureau et qui va débarquer en pensant tout savoir. Ça promet.

- Albane, tu as réussi à donner le sourire à Monsieur Bourru. Tu devrais pouvoir gérer un stagiaire quand même ! Et puis, tu es la seule à qui je peux demander ça. Je ne vais quand même pas demander à Jordan de former quelqu’un, si ?

- Je… Pourquoi pas à Emmanuelle ? Elle est géniale, elle ! D’ailleurs, je paierais cher pour qu’on soit sur le même roulement, avec Jamila. Ce serait parfait pour moi. A bon entendeur !

Ouais, on peut toujours essayer. Je viens juste de tilter que cela veut dire que Julien et moi ne nous verrons même plus en tête à tête en entretien. Si même ça, ça nous est enlevé… Je ne donne pas cher de notre relation sur le long terme.

- Non, Emmanuelle va bientôt partir en congé maternité, je ne peux pas lui demander ça. Et puis, toi, tu n’en as jamais eu depuis que tu as commencé à travailler ici. Il est temps que tu t’y mettes. Ce n’est pas négociable, Albane. Et je suis convaincu qu’un jeune formé par toi, ça fera un pro super par la suite ! Tu verras, ça va te plaire. Je te connais mieux que toi ! Allez, il faut que tu signes là pour sa convention, et je compte sur toi pour bien l’accueillir !

- Très bien, soupiré-je en signant son papier bon gré mal gré. Dis-moi, c’est quoi la prime pour l’accueil d’un stagiaire, déjà ?

- Toute ma gratitude ! Ça n'a pas de prix, ça, me répond-il tout sourire.

- Ouais, contrairement à mon crédit voiture, dis-je en lui faisant un clin d'œil. Si ça c’est pas de l’esclavagisme, monsieur le chef.

- Allez, je te fais confiance, ça va bien se passer ! Je suis sûr que tu ne pourras plus faire sans stagiaire après cette expérience !

- Et moi, je suis sûre que tu te trompes. J’en ai déjà eu, là où je bossais avant, figure-toi. Pas toujours une réussite. Bref, je vais aller l’accueillir avec mon sourire le plus avenant possible. J’espère qu’au moins, il est canon, ça nous changera de… Oh, pardon, pas professionnel !

Je lui tire la langue et sors du bureau. Oui, c’est ça aussi, avoir un chef qui a été ton collègue, qui t’a hébergée et est devenu ton ami. Pas toujours facile de faire la part des choses, mais je ne remets jamais en doute son autorité et je ne fais pas ce genre de chose tous les jours. Je repasse par le secrétariat pour constater que Jeanine n’est pas seule. La cinquantenaire me sourit, engoncée dans sa robe multicolore.

- Tu tombes bien, Albane. Je te présente Mathieu, le nouveau stagiaire.

Je dois buguer un petit temps en observant mon petit stagiaire. On n’est pas vraiment sur du petit format, en fait. Un bon mètre quatre-vingts, brun aux yeux verts, barbu et tatoué, dans le genre très agréable à regarder. Vous voyez les pubs pour les sous-vêtements masculins ? Les mecs toujours canons, bien gaulés même si on sait tous qu’ils rajoutent des chaussettes dans leur boxer ? Bienvenue Mathieu !

- Bonjour, souris-je. Moi c’est Albane, enchantée ! Je suis ta référente de stage !

- Bonjour Albane, me répond-il en souriant à son tour.

- Je te fais faire le tour des bâtiments, pour commencer ?

Je prends le temps de lui montrer le bâtiment principal en apprenant à le connaître. Mathieu a mon âge, et, après avoir vadrouillé de boulot en boulot dans divers domaines, il a commencé à travailler en ESAT, une entreprise qui accompagne des personnes handicapées dans le travail. Révélation pour lui, apparemment, le voici à passer et réussir le concours d’éduc et il entre en formation en septembre prochain.

Après la visite, nous nous installons dans le bureau des éducateurs, où Jordan fait le fier en lui expliquant un peu notre travail au sein du centre d’hébergement. Vous la voyez, la blague ? Le mec qui en glande le moins possible, qui lui parle de l’accompagnement de nos résidents ? Je le laisse faire en espérant que Mathieu saura cerner le personnage au fur et à mesure qu’il le côtoiera.

- Mathieu, je vais aller au bâtiment des familles pour faire un tour, tu m’accompagnes ? finis-je par lui demander en voyant l’heure tourner.

- Oui, avec plaisir.

Nous sortons et je profite du moment pour le briefer un peu.

- Dans ce bâtiment, il y a principalement des femmes seules avec enfants. Nous n’avons qu’un homme, et un couple arrivé il y a peu. Comme je te le disais, nous vouvoyons les résidents mais les appelons par leur prénom. Après, certains n’acceptent pas ça. Monsieur Perret, par exemple, le papa solo, veut qu’on l’appelle par son nom de famille. Et selon l’âge des résidents, j’ai tendance à faire de même pour d’autres.

- D’accord. J’imagine que c’est une façon pour ce Monsieur Perret de se sentir important, non ?

- Je ne dirais pas ça comme ça, mais c’est le considérer comme autre chose qu’une simple personne qu’on accompagne. C’est important de respecter leurs demandes. Ce sont des personnes qui ont bien morflé, tu sais, être considéré comme une personne à part entière et pas seulement comme un accompagné, c’est essentiel. On ne bosse pas avec des machines, mais avec des gens doués de sentiments, d’émotions, de peur.

- C’est vrai…

- Ici l’ambiance est totalement différente du bâtiment principal, dis-je en ouvrant la barrière. On a réussi à créer un climat de confiance, un côté un peu familial. Vas-y doucement avec les femmes, certaines sont au premier abord très méfiantes. C’est plus difficile d’instaurer un climat de confiance avec des adultes qu’avec des enfants, tu t’en doutes.

- Oui, mais j’imagine que les enfants permettent de nouer des liens avec les mamans, du coup.

- C’est vrai, pour la plupart. Voici la cuisine, ajouté-je en entrant. Bonsoir Irina.

- Bonsoir Albane, me salue la maman avec son accent adorable.

- Je vous présente Mathieu. Il va m’accompagner pendant quelques semaines.

- Oh, d’accord, rougit-elle.

- Enchanté, Madame.

Mathieu garde une certaine distance mais lui sourit gentiment. Bonne première approche, mon petit.

- Moi aussi… Julien te cherchait, Albane.

- Oh, dis-je alors qu’un sourire naît sur mes lèvres. Rien de grave, j’espère.

- Non, je crois pas. Lui vouloir te demander conseil pour une histoire de travail.

- Je vois. On va faire le tour du bâtiment, de toute façon. Je fais visiter à Mathieu. A plus tard, Irina.

Nous sortons de la cuisine pour nous engouffrer dans le hall du bâtiment. Je présente mon stagiaire aux mamans que je croise, et réfléchis à un moyen de le semer pour pouvoir voir Julien tranquillement. Malheureusement, Mathieu me suit comme mon ombre, docilement, et c’est avec un peu d’appréhension que je frappe à la porte de mon résident favori.

Julien ouvre la porte quelques secondes plus tard, un sourire déjà accroché aux lèvres. Oui, je passe tous les soirs où je travaille à la même heure ou presque, il sait donc d’avance qu’il s’agit de moi. Cependant, son sourire se fige et ses sourcils se froncent lorsqu’il repère que je ne suis pas seule.

- Bonsoir Monsieur Perret, dis-je avec un sourire. Je vous présente Mathieu, un stagiaire qui vient d’arriver. Tout va bien aujourd’hui ?

- Un stagiaire ? Pour quoi faire ? Encore un qui vient se rincer l'œil devant la misère du monde ?

- Il paraît que je suis suffisamment compétente pour en faire un éduc bienveillant, que voulez-vous. Nicolas décide, et Mathieu semble plus intéressé par le métier que par le voyeurisme.

- Bonjour Monsieur Perret, intervient le stagiaire en lui tendant la main.

Julien le dévisage mais ne répond pas tout de suite à son salut. Il a l’air furieux de voir que Mathieu va nous empêcher de passer notre petit quart d’heure habituel ensemble. Finalement, il lui tend la main et j’ai l’impression qu’il le fait aussi virilement que possible.

- A cette heure-ci, on ne dit plus bonjour, on dit bonsoir, grogne-t-il, retrouvant à la vitesse de l’éclair ses habitudes d’ours mal luné.

- Vous avez raison, lui répond Mathieu. J’y penserai la prochaine fois.

- Albane, on peut se voir cinq minutes sans lui ? rajoute-t-il toujours sans nous inviter à entrer.

- Je… Monsieur Perret, Mathieu est amené à être avec moi durant plusieurs semaines, vous savez, il va falloir vous ouvrir un peu.

Je lui lance une moue d’excuse, enfin j’espère qu’il le voit comme ça. J’aurais préféré pouvoir l’avertir de ce petit contretemps, malheureusement, tout s’est fait bien trop vite pour que Papa Ours n’ait le temps de digérer l’information.

- Bon, on va y aller doucement… Mathieu, je te propose de descendre à la cuisine du bâtiment, il doit y avoir du monde vu l’heure, tu pourras observer un peu et discuter avec les gens… Je te rejoins rapidement.

- D’accord Albane, à tout à l’heure.

Mathieu me sourit et tourne les talons pour s'engouffrer dans la cage d’escalier alors que je hausse un sourcil en direction de mon Ours.

- On s’est levé du pied gauche ? Je peux entrer ou j’ai droit au paillasson ce soir ?

- Non, je m’étais levé du bon pied, mais Musclor, là, m’a refroidi. Entre, voyons.

J’entre sans hésiter à le frôler et m’imprègne de son odeur. Bon sang, comme c’est dur de rester professionnelle en sa présence. Je n’ai qu’une envie, me jeter contre lui et profiter de son étreinte, de sa passion, et de tout ce que cela implique.

- Pourquoi donc ? Laisse lui une chance, il est vraiment intéressé par le boulot.

- Je ne sais pas, j’ai pas envie de le voir. Tu as dit qu’il était là plusieurs semaines ?

Dès que Mathieu est parti, il s’est un peu détendu, mais je le sens toujours à fleur de peau. Il ferme la porte et la claque un peu brutalement, signe qu’il est énervé.

- Oui, ça va passer vite… Où sont les enfants ?

- Sophie est chez Asma. Elle est vraiment amie avec sa fille et elles passent leur soirée à parler garçons… Et Gabin est dans la salle de bains.

- Bien, alors, pitié, arrête de ronchonner et embrasse-moi, souris-je en lui faisant un clin d'œil.

Julien ne se fait pas prier et m’enserre dans ses bras puissants pour déposer ses lèvres sur les miennes, sa langue venant titiller immédiatement la mienne. Je me sens tout de suite transportée et mon désir monte en flèche. Comme toutes les fois où nous pouvons partager un court instant d’intimité, j’en profite à fond, mais comme à chaque fois, il est trop court, la peur d’être surpris nous ramenant rapidement à la raison. C’est à la fois tellement excitant… Et tellement frustrant.

- Dommage que ton stagiaire ne soit pas resté. J’aurais pu lui apprendre deux ou trois trucs, rigole-t-il, visiblement calmé par ce baiser torride et passionné qui me donne envie de le déshabiller et me jeter sur lui.

- T’es terrible, ris-je. Il va falloir qu’on soit d’autant plus ingénieux pour se trouver ne serait-ce que quelques minutes, maintenant… Tu pourras remercier ton pote Nicolas, je n’ai pas eu mon mot à dire.

- Putain, fait chier Nicolas. On n’y arrivait déjà pas beaucoup… Tu as vraiment dit qu’il allait rester plusieurs semaines ? Et il va être tout le temps dans tes basques ?

- Je vais faire en sorte qu’il bosse aussi avec Jamila et Jordan, mais l’idée c’est qu’il soit avec sa référente, quoi... Et oui, je crois que c’est quatre ou six semaines, j’ai signé sans faire gaffe, ça m’a totalement blasée…

Je grimace et pousse un soupir. C’est tellement difficile, déjà, de se trouver un petit moment à deux, que je désespère déjà à l’idée des prochaines semaines.

- Faut que j’y aille, ça va paraître suspect si je passe ma soirée en tête à tête avec l’homme le plus sexy du bâtiment.

Je lui souris et me mets sur la pointe des pieds pour l’embrasser au coin des lèvres. Julien glisse son bras autour de moi et me serre contre lui en grognant.

- On est que deux dans le bâtiment, Albane, ton compliment est pourri, bougonne-t-il sans pour autant me lâcher.

- Jamais satisfait, Monsieur Perret ! Allez, à demain, Papa Ours Sexy. Dis bonjour à Gabin de ma part quand il sort de la douche !

Je me défais de son étreinte et n’ai pas le temps de clencher la porte qu’il est contre mon dos et glisse ses mains sous mon tee-shirt pour venir les poser sous ma poitrine. Ses lèvres viennent butiner la peau de mon cou, sa barbe me chatouille la nuque et son souffle me fait frissonner. Un doux mélange d’érotisme et de sensualité, de tendresse et de passion. Un sentiment de manque atroce. Julien me retourne dans ses bras et prend possession de ma bouche comme s’il arrivait en terrain conquis. Soyons honnête, c’est le cas ! Il me presse de son corps contre la porte tout en promenant ses mains sur mes fesses et pendant que sa langue danse avec la mienne. Mes hormones sont au supplice, mon corps prend sa dose, mon cœur valdingue dans ma poitrine alors que je m’agrippe à lui comme je peux.

C’est lui qui rompt le contact et moi, en pauvre petite chose fragile, je me retiens à lui, les jambes flageolantes.

- Un problème, Madame l’éducatrice ? me dit-il avec un sourire goguenard.

- Aucun problème que Victor ne pourra régler, merci.

- Victor ? C’est qui, lui ? Un copain à Musclor ? bougonne-t-il en se renfrognant.

- Pas que je sache, ris-je. Victor est planqué sous mon lit, je te le présenterai, un jour, promis. A demain, Monsieur Perret.

Cette fois je fais vite pour sortir, même si je n’ai qu’une envie, rester là et profiter.

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