Épisode 62

6 minutes de lecture

Pikachu


Il fait déjà noir à l’extérieur. Toute la Team Pancakes a décidé d’aider la population à dégager les rues des véhicules ou des décorations qui pourraient être endommagées pendant les deux prochains jours. La rencontre importante dans l’auditorium a duré plus longtemps que prévu, car suite à mon discours, beaucoup de Pokémon ont apporté leurs idées afin qu’on puisse protéger notre communauté. Ce soir, il y aura une fouille dans les égouts de la ville, car Madame Qulbutoké a trouvé une lettre inquiétante sous le matelas de son lit, le même qu’elle partageait avec son défunt mari. Évidemment, toute la guilde a été mise au courant. Il y a des espions parmi nous, hélas ils ne se manifesteront pas avant la dernière minute. Et comme dans le plus grand des hasards, Canarticho et Corboss sont introuvables dans tout Bekipan Ville.

M. Mime de son côté, juge qu’il n’est en aucun cas un membre de la secte et il a même montré toutes les parties de son corps à Milobellus à l’inspecteur, pour le prouvé. Il n’y avait aucun tatouage suspect, ni élément qui nous pousseraient à croire le contraire. Sa maison a été examinée fouillée et ils n’ont rien trouvé non plus. Notre patronne a décidé de le croire, puisqu’il travaillera avec Feufôreve pour les prochains jours. D’ailleurs, nous savons désormais que Magirêve est toujours vivante, puisqu’elle doit servir de sacrifice lors du 31 octobre. Mais pourquoi ? Que comptent-ils faire d’elle ? À quoi leur servirait sa mort ?

Crois-tu qu’ils tuent les gens pour obtenir des privilèges démoniaques ? m’a demandé Tiplouf, un peu plus tôt, alors que nous rangions transportions une table à pique-nique derrière le restaurant des Ronflex.

Si c’est le cas, je trouve ça monstrueux… et nous sommes censés être des monstres civilisés…

Ouais… Mes parents vont sûrement arriver ici et se demander ce qui s’est passé à notre communauté. Au moins, on a reçu des nouvelles comme quoi ils sont en route pour revenir, parce qu’ils se sont arrêté en chemin pour envoyer un courriel à Milobellus.

Au moins une bonne nouvelle, avais-je soupiré. Tu dois être content qu’ils soient vivants…

Et comment ! D’après elle, ils vont revenir avec un bébé Artikodin. Tu t’en rends compte ? Ma famille va s’agrandir puisque sa vraie maman est morte…

Wow… Vous allez devoir déménager si ça se trouve. Votre cottage est quand même petit.

Alors que je repensais à cette conversation qu’on a eue, Tiplouf et moi, je m’approche de Ronflex alors que celui-ci soulève la motocyclette de sa voisine, afin de la garer dans un coin plus sécuritaire. Cette partie du quartier semble assez spacieuses pour les combats à venir. Demain et après-demain, personnes ne pourra travailler, sauf les services essentiels comme les cuisiniers ou les hôpitaux. Nous avons tous reçu l’ordre de profiter de ces dernières journées pour préparer les abris des civils et notre équipement. Évidemment, les secouristes seront équipés de leurs outils habituels, afin de les assister durant le conflit.

Tous les arbres du verger de chez Tiplouf ont été vidés de leurs fruits et tous les légumes ont été récoltés. Voltali a fait placer des grilles électriques autour du terrain pour protéger le cottage. Il n’y a que les amis de la famille qui connaissent le code pour entrer. Sinon on doit l’appeler de l’extérieur de la grille pour qu’il ferme la protection. À notre grande surprise, Voltali nous a aussi fourni d’armes paralysantes – des tasers qu’il a fabriqués pour les forces de l’ordre, à la demande de Milobellus. Seuls les policiers et les secouristes sont autorisés d’en transporter. Je n’en ai pas besoin, puisque je connais Cage Éclair, mais ça pourrait servir à mes amis. Ronflex, en face de moi, a trop de grosses pattes pour employer cet objet, donc Lucario va devoir l’aider pour ça.

— Besoin d’aide, Frex ?! lancé-je au gros Pokémon, depuis le sol.

— Non, Pikachu ! J’ai fini mes tâches pour ce soir.

Je grimpe sur son bedon pour ensuite me poser sur son épaule.

— Les autres ne doivent pas être loin, dis-je à son oreille.

Ronflex s’assoit sur son arrière-train et baille.

— Notre équipement est-il à jour ? me demande-t-il.

— Tiplouf, Matoufeu et Bulbizarre s’en chargent.

— Lucario est parti accomplir une mission rapide pour la guilde…

— Ah bon ? Il est parti faire quoi ?

— Il doit s’assurer qu’il n’y ait pas de danger pour les habitants du Ranch Meuh Meuh qui vont se joindre à nous. Il sert d’éclaireur, en gros, avec d’autres secouristes rapides.

— Ah ouais… J’avais oublié qu’ils allaient nous rejoindre, ceux-là.

Durant la réunion à l’heure du dîner, il avait été décidé que les petites communautés entourant Bekipan Ville nous rejoindraient pour la confrontation contre le culte. Halloween ne risque pas d’être le seul jour où nous lutteront contre ces gens, alors nous devrons rationner nos vivres quelque temps. D’après la lettre de Qulbutoké, une apocalypse se prépare. On dirait vraiment qu’il y croit à cette idée de civilisation détruite.

— T’as pensé quoi de la lettre du zélé, toi ? demandé-je au colosse de graisse.

— Si ce qu’il dit est vrai, alors ils sont des milliers à travers le monde et ils planifient ce moment depuis des décennies, déjà. Ça sent mauvais. La guerre du Golfe Poké, c’est rien à côté de ce qu’ils nous préparent, j’en ai peur.

— Moi, je me demande si les secouristes qu’on a envoyés dans les égouts vont trouver quelque chose d’intéressant. On ne sait toujours pas où se trouve Magirêve…

— Elle est peut-être quelque part là-dedans, qui sait ?

— Est-ce que quelqu’un a pensé à vérifier l’intérieur de l’usine désaffectée ?

Ronflex hausse les épaules. Peut-être qu’on devrait y aller. Je me demande s’il n’y aurait pas un passage secret là-dedans qui pourrait nous guider jusqu’à notre prêtresse.

— Je vote pour qu’on y aille, avec les autres, formulé-je.

— Ouais bah, ce sera sans moi. Je suis trop pour passer par les petits cadres de portes.

— Ça ne fait rien. J’aimerais que tu gardes un œil près de l’académie. Ils ont toujours besoin d’un videur. Ce poste t’irait bien. Beaucoup des civils vont se réfugier là-dedans.

Il opine du chef. Il serait parfait pour ce rôle et il le sait. La Team Pancakes a été assignée près de la fontaine du centre-ville, de toute façon et c’est tout près de l’Académie Pokémon, ainsi que le restaurant de ses parents. Monsieur et Madame Ronflex se sont portés volontaires afin de bloquer les entrées de la ville, ou du moins les protéger. Il y en a trois en tout. La principale qui mène sur la grande-route qui traverse tout le continent, la seconde qui se rend au Ranch Poké-Poké et la troisième qui se rend au sud et travers les bois.

Nous devons nous soucier de ce qui se passe dans les bois, car il pourrait y avoir des repaires de ces criminels. Bien que nous soyons au moins cinq cents membres dans cette guilde, nous ne pouvons pas tout faire par nous-même. Alors, nous devrons compter sur les civils pour quelques tâches. Je reçois en ce moment un message sur le smartphone que la guilde m’a donné récemment. Je le sors de ma ceinture et consulte celui-ci.

— Tiplouf veut qu’on aille le rejoindre dans le réfectoire de l’académie, expliqué-je à Ronflex. On a des barricades à mettre partout dans l’école.

— Encore… ? grogne mon interlocuteur. Arf… Je veux dormir…

— Tu te reposeras quand on aura fini. Allez, debout. On a besoin de ta force.

Ronflex lâche un long râlement alors qu’il se lève et dandine en direction de l’Académie Pokémon. Je sais qu’il a très mal dormi, la nuit dernière, mais là il faudrait vraiment qu’il fasse un effort. Je suis même prêt à l’électrocuter s’il faut le réveiller… ou peut-être que je devrais faire comme Lucario et lui promettre un gros dessert. Ça le motiverait plus.

Annotations

Recommandations

Jean-Marc GACHAN
Liban : A Momentary Lapse of Reason.
Liban : Bref épisode d'une guerre sans raison apparente, sauf, selon moi: le mauvais œil...
Sur demande de mon psychiatre : écrire la cause de l'angoisse et de l'obsession et de la paranoïa, précis, concis, le strict minimum...
22
6
0
4
Anaïs Sieffert
Quand on a de l'ambition, on peut toujours atteindre nos objectifs et changer notre destin !
26
0
0
26
Marine Desvoivre
Comment empêcher une future apocalypse lorsqu'on ne croit pas au dieu égyptien et que l'on est une simple mortelle ? Chloé se remémore tout ce qui lui est arrivé depuis le premier jour de son retour chez elle au déclenchement de toutes ses catastrophes. Une histoire tellement inimaginable et effroyable. Mais tout cela n'est rien, comparé à tout ce qui l'attend encore...
22
29
326
73

Vous aimez lire TeddieSage ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0