De l'art de jouer avec les mots.

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Un livre, c'est un monde à part entière. A la fois secret et public. Intime et commun. Les livres, dans ma chambre, se sont toujours comptés par dizaines sur mes étagères. Des grands, de petits. Des gros, des fins. Des livres pour enfant. Des livres pour adultes. Des recueils de poésie et des récits d'aventure fantaisistes. Ma chambre est le centre de plusieurs univers. J'ai toujours vu des livres autour de moi, et très vite, la passion des mots m'a attirée.


Des heures durant, le jour, la nuit, à l'école, dans mon lit, sur le canapé, par terre, dans l'herbe, les livres m'ont accompagnée. Ils étaient toujours là, servant de base à mes jeux d'enfants, les longs après-midis passés à courir dans la campagne, avec un ami, pour nous battre contre des dragons et autres monstres effroyables. Nous étions chevaliers, dragonniers, Jedis, voleurs, Marchombres, magiciens, sorciers, épouvanteurs, ... Nous dévorions les livres en bons biblivores. Jamais rassasiés. Mais bientôt, nos petits jeux ne nous amusèrent plus.


Que faire alors ?

Ecrire à notre tour, pour qui sait, un jour peut-être inspirer quelqu'un, qui prendra à son tour la plume et ainsi de suite jusqu'à la fin des temps, déclenchant un petit big bang personnel.


Une simple feuille de papier et un stylo. Il n'en faut pas plus pour pouvoir créer un nouvel être, un golem dont la peau est faite de cellulose et dont le sang est d'encre. Créer des être de papiers, un peu comme Dieu est censé avoir créé les Hommes. Leur faire vivre des aventures qu'il m'est impossible de vivre.


Après avoir passé des nuits à lire, voilà que je passe des nuits à écrire, sans pause. J'écris partout. Dans le bus. Dans le train. Pendant les repas de famille qui s'éternisaient. Pendant des cours. Griffonner des morceaux d'univers entre deux théories.


Ecrire pour oublier le quotidien, pour s'évader. Pour se défouler aussi parfois. On crée ainsi une infinité de possibilités. Car tout devient possible. Les poissons deviennent les maîtres des cieux et les oiseaux hantent les eaux profondes. Qu'importe la logique, du moment que c'est ma logique. Je peux donner un sens à l'absurde. Rendre le beau laid, et le laid beau. Il suffit de demander. Les seules limites existantes sont celles de l'imagination.


Je peux écrire sur commande. Des choses simples mais sincères. Ou je peux utiliser ma plume comme la plus affûtée des lames. Qu'importe. Tant que j'ai mon stylo, je peux refaire le monde. Me faire entendre. Réaliser l'impossible… Ou bien évacuer un trop plein sentimental.


Et si, au fond, écrire était juste un moyen d'exorciser. Exorciser quoi ? Tout ce qu'on veut. Tout ce qu'on veut se sortir de l'esprit. Toutes ces choses qui nous rongent peu à peu.



Et pour quelques instants, être quelqu'un d'autre...

AutobiographieEcrireEcrivainAuteurImaginationLimiteÊtreExister
Tous droits réservés
1 chapitre de 2 minutes
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En réponse au défi

Écrivain

Petit défit auquel j'ai pensé en écrivant, écrire.
Avec vos mots décrivez moi pourquoi vous écrivez et ce que vous ressentez en le faisant
Aucun genre imposé

Commentaires & Discussions

De l'art de jouer avec les mots.Chapitre27 messages | 2 ans

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