Chapitre trente-six

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« Il n’a pas changé, il tient toujours pas l’alcool, leur annonça Nina quand ils rentrèrent.

— Mais il persiste, cet idiot, marmonna Jelani. »

Ils avaient couché Gwen sur le canapé et ce dernier était déjà à moitié en train de dormir, une expression de gamin sur le visage.

« Tu veux de l’aide pour le monter dans votre chambre ? demanda Liam.

— Il ne dort… Non, il va dormir là, corrigea le châtain. »

Liam le regarda fixement. Et Clément se sentit à deux doigts d’avouer tout et n’importe quoi. Il baissa les yeux et commença à délacer les chaussures de Gwen pour lui enlever. C’était tellement ridicule deux hommes adultes incapables de partager le même lit, ou alors très brièvement. Clément restait en général contre Gwen le temps que le brun s’endorme voir un peu plus, mais il ne passait jamais une nuit complète à ses côtés, hormis celle qu’ils avaient passé sur le canapé. Et le dos de Clément lui reprochait toujours cette infamie.

« Comme tu veux, fit Liam. »

Le flic s’installa sur l’accoudoir, au-dessus de la tête de Gwen. Nina vint poser un baiser sur le front de Gwen et lui souhaiter bonne nuit, le brun se retourna en marmonnant, ce qui fit rire son amie, bien entamée elle-aussi. Laurie tendit son appareil photo à Clément.

« Pour mes dossiers, précisa-t-elle. »

Le châtain attrapa l’appareil et prit quelques clichés de Gwen. Il n’avait jamais eu l’occasion de photographier des personnes en train de dormir. Ah si, Mihai, il y a longtemps. Son collègue s’était prêté au jeu avec reluctance, n’ayant pas envie que ces photos se retrouvent n’importe où. Puis quand il avait vu le vieil appareil de Clément, il avait accepté. Et un matin, très tôt, Clément avait passé la moitié d’une pellicule à capter la lumière de l’été sur le corps de son amant étranger, plongé dans un profond sommeil.

Le visage de Gwen était relâché, et cela faisait toujours bizarre à Clément comme s’il n’était habitué qu’à voir un sourire, une grimace, une expression sur cette figure. Mais il se rappela les mots de Liam et se dit qu’il y avait apporté de l’inquiétude… et de la douleur. Gwen fronça les sourcils dans son sommeil et s’agita. Clément appuya sur l’obturateur. Il n’y eut pas de temps d’attente, pas de délai pour voir le rendu de la prise de vue. En cela, le numérique perdait de son suspense. Et renvoyait la réalité très vite dans le viseur.

Gwen n’était pas serein, cela se voyait, se ressentait sur l’image. Sans dire un mot, Clément rendit l’appareil photo à Laurie puis leva les yeux vers Liam.

« Finalement, je veux bien de l’aide pour le monter à l’étage. »

Le silence retomba dans la maison, après des bruits de pas dans le couloir, des échanges à voix-basse devant la salle de bains. Clément prit le temps d’enlever les converses rouges de Gwen, puis les chaussettes mais lui laissa ses autres vêtements malgré le manque de confort. Il défit juste le bouton du pantalon étroit et eut une inspiration qu’il interpréta presque comme une envie de plus. Mais il manquait que les beaux yeux assombris de mascara et de fard à paupières s’ouvrent pour lui donner son accord. Il en avait besoin, il voulait voir dans les yeux de Gwen que tout était partagé. Il s’allongea aux côtés de son compagnon, c’était officiel après tout et tendit la main pour frôler celle de Gwen du bout des doigts. Dans un mouvement inconscient, le brun le rechercha et vint se caler contre lui, déclenchant un frisson dans le corps de Clément.

Il ne pouvait rester ainsi, à laisser Thierry l’emprisonner dans l’existence et l’empêcher d’aimer Gwen. Il en mourrait d’envie d’avoir Gwen contre lui, et qu’il soit complètement nu ne serait pas pour lui déplaire.

Clément se redressa quand la porte de sa chambre s’ouvrit et que des petits pas se déplacèrent sur le parquet. Mila monta sur le lit, rampa par-dessus Gwen qui grogna tel un ours et s’arrêta devant Clément, qui semblait être disposé à l’écouter. Ce dernier reposa le livre qui, malgré des efforts méritoires, n’avait pas réussi à le faire dormir plus que quelques heures.

« On a faim, pailla-t-elle. Lou mange son drap. »

Clément se releva brusquement, inquiet, et passa dans la chambre à côté. En fait, Lou ne mangeait pas son drap, elle le tétait avec acharnement et le truc était visqueux à force.

« Gâteau, ordonna Lou en le fusillant du regard. »

Clément se mit à sourire et il lui tendit les bras pour qu’elle puisse sortir de son lit. Il était étonné qu’elle ne l’est pas escaladé d’ailleurs. La couche de la petite était rebondie et Clément s’occupa de la changer en espérant que ça ne demande pas un diplôme d'ingénieur.

Il descendit tenant Lou contre lui, Mila sur ses talons et ils s’installèrent dans la cuisine.

« Qu’est-ce que vous mangez au petit déjeuner ? demanda-t-il.

— De la glace, répondit Mila avec assurance.

— Bien tenté, mademoiselle, rit Clément. »

Il leur prépara un chocolat chaud à chacune, le versant dans un biberon propre pour Lou. Et des tartines, puis il se fit un café, songeur. Non, il y avait quelque chose dans cette cuisine, il aimait. C’était peut-être dû aux deux gamines qui étalaient la confiture à moitié sur la table ou leurs sourires barbouillés de chocolat. Parce qu’objectivement, la pièce était toujours hideuse malgré le coup de peinture qu’ils y avaient passé. Il avait pris son téléphone sans y penser et quand il le sortit pour vérifier ses appels, il tomba sur le message de Liam. Le flic avait raison, il souffrait et faisait souffrir Gwen.

Une demi-heure plus tard, rien ne bougeait dans la maison. Clément, comme à son habitude, était incapable de rester inactif. Alors que les deux petites étalaient des tonnes de jouets sur le sol, il commença à sortir de quoi cuisiner.

« Tu fais quoi ? demanda Mila.

— Un tiramisu.

— C'est quoi?

— C’est un gâteau.

— C'est mieux un gros, pas un petit, dit la gamine.

— Un gros quoi ? demanda Clément, ayant du mal à suivre.

— Un gros ramisu. »

Clément se mit à rire.

« Ça s'appelle un Ti-ramisu, expliqua-t-il.

— Mais c'est mieux un gros ramisu, insista Mila.

— Bienvenu dans mon monde, rit Nina en arrivant, les cheveux ébouriffés. Et merci de t'en être occupé, fallait pas. En fait, si fallait parce que je pense que si c’était de la pomme ce truc, les fruits poussent en enfer. »

La femme porta la main à sa tête en grimaçant. Clément lui servit une tasse du café.

« T'es un amour, Clem, le remercia Nina sans savoir qu'elle reprenait les mots de Gwen. »

Ou peut-être le savait-elle. Gwen semblait partager tant de choses avec ses amis.

« Je te sors quoi ? Du beurre, de la confiture ? proposa Clément.

— Rien, je reprends d’abord forme humaine. Fais comme si je n’existais pas. Tu dois avoir l’habitude, non, Gwen n’est pas du matin non plus. »

Clément se mit à rire.

« Le matin a renié Gwen. »

Nina pouffa et lui sourit. Elle jeta un œil sur ses filles. Lou était en train de se dire que le pantalon de pyjama, c’était surfait et s’en débarrassait. Elle s’attaqua à sa couche mais rencontra un petit problème technique. Sa mère se mit à rire, provocant l’incompréhension du châtain.

« Clém, pour l'avenir, les scratchs des couches, c'est devant, l’informa Nina. Mais je salue l'originalité artistique. »

L'avenir, répéta Clément intérieurement. C'était si idiot de s'imaginer avec... on ne devient pas père à quarante-cinq ans., il s'était renseigné à un moment sur ses possibilités en tant qu'homme homosexuel, avant que la vie avec Thierry ne réduise ses rêves à néants... L'adoption se fermait de plus en plus à l'international et peu de départements avaient placé des jeunes enfants chez des couples gays. Restait la GPA, qui n'était pas dans ses moyens, et la coparentalité dont il voyait la brochure parfaite depuis la veille au soir. Est-ce qu’il pourrait un jour, est-ce que Gwen… Il secoua la tête pour effacer ses rêves ridicules et revint sur sa recette.

« Oh bordel, Liam, c’est de la torture ! entendit-il râler. »

Gwen entra dans la pièce, escorté de près par le flic. Le brun avança et se laissa tomber sur le torse de Clément.

« Dis-lui que c’est interdit.

— Quoi ?

— La course à pied. »

Clément regarda Liam qui était chaussé de baskets et prêt apparemment à courir. Il se demanda furtivement de quelle planète venait cet homme.

« C’est vrai, on a un arrêté anti-joggeur sur le village. »

Il sentit Gwen se mettre à rire contre lui. Et Liam eut un rictus. Le brun finit par quitter les bras de Clément avec regret et soutint le regard de son ami.

« On va pas aller contre l’avis de Monsieur le maire quand même.

— Madame la mairesse, précisa Clément.

— Tu vois ? fit Gwen, triomphant, double respect quoi ! »

Gwen sourit mais savait pas avance que c’était aussi difficile de faire lâcher une idée à Liam qu’à Nin son dernier sex-toy.

« Bien essayé, Gwen mais je t’attends dans dix minutes.

— Rha mais fous-moi la paix, laisse-moi mourir… Quand je pense que j’ai aidé à te caser avec Jé... D’ailleurs, pourquoi tu l’emmerdes pas, lui ? Va courir avec ton homme et oublie-moi. »

Liam eut un bruit de bouche indigné.

« J’ai déjà couru avec Jé. Enfin, non, j’ai couru, il a rampé. Donc non merci. »

Gwen se tourna et contempla Clément quelques secondes.

« Sinon, je te propose un pur produit de la campagne, né dans les champs et…

— En fait, je suis né à Paris, mes parents ont emménagé ici quand j’avais deux ans, précisa Clément.

— Je savais pas, c’est vrai ?

— Non mais comme tu étais en train de me vendre pour un marathon, j’ai improvisé.

— Je suis outré, fit Gwen. Je savais pas que tu pouvais mentir. »

Clément détourna le regard, oh si, il le pouvait, ça lui était même tellement facile parfois de ne pas montrer…

Mila tira soudainement Gwen et le poussa pour se mettre devant Clément en protection.

« Il fait un gros-ramisu, alors va-t-en, parrain !

— Un gros quoi ? ricana Gwen.

— C’est une recette ancestrale, expliqua Nina. Allez, file, je crois qu’il te reste huit minutes, maintenant.

— Sept trente, fit Liam. »

Gwen poussa un soupir à fendre l’âme et regarda Clément avec désespoir. Ce dernier lui fit un sourire encourageant et replongea dans sa recette, aidé ou pas vraiment par Mila. Bon, il ne lui restait plus qu’à tenter de pousser Liam sous les sabots des vaches au premier champ rencontré, ni vu, ni connu. Vu le gabarit du flic, il avait intérêt à pas se rater au premier coup.

Dans un temps ancien, il avait dû savoir comment respirer, y’avait un truc avec de l’air, il lui semblait, et un mouvement d’inspiration-expiration mais son cerveau devait pas avoir raccordé tous les neurones pour mettre en place le mécanisme ce matin. Et bon sang, ce n’était certainement pas de la pomme dans cette bouteille ! Liam ralentit un peu pour l’attendre.

« Je voulais te parler, commença son ami. »

Gwen lui lança un regard noir.

« Ça impliquait de me faire courir ? ahana-t-il.

— Non, ça, c’est pour me marrer.

— Enfoiré ! cracha-t-il en sentant son souffle lui échapper. »

Gwen s’arrêta et posa les mains sur ses genoux. Liam le releva et le poussa en avant, marchant à ses côtés. Les endorphines se propageaient dans son corps, le rendant momentanément assez calme. C’était d’ailleurs pour ça que Liam était un adepte du sport, il était accro à la sensation. Il disait ressentir un état similaire à ce qu’on pouvait ressentir après un orgasme. Gwen préférait nettement s’envoyer en l’air que courir. Et il était sûr que Jelani partageait son point de vue. Le brun reprit laborieusement sa respiration alors que Liam ne semblait même pas essoufflé et s’allumait une clope.

« Tu parles d’un sportif, commenta Gwen.

— Je suis pas à une contradiction près, répondit Liam avant d’ajouter : Ton mec va mal. »

Gwen grimaça.

« Je trouvais que ça s’améliorait au contraire. »

Liam le fixa longuement.

« Ouais, il est doué pour le faire croire, c’est ça ? s’enquit Gwen, se flagellant mentalement. »

Évidemment que Clément était doué pour ça, il avait des années d’entraînement. Et Gwen l’avait vu à l’œuvre au boulot, la façon dont il prenait sur lui.

« Oh, je pense qu’il veut que ça s’améliore, pour toi principalement. Mais ça ne se fait pas d’un coup de baguette magique, expliqua Liam. Je lui ai donné des contacts pour envisager une suite. »

Gwen le regarda d’un air suspicieux. Il y avait un petit brouillard dans son cerveau à propos de la soirée de la veille – stupide pomme qui n’en était pas – et il espérait que Liam, avec sa délicatesse incarnée, n’avait pas heurté Clément sans le vouloir.

« Sérieux ? Tu fais chier, Liam ! s’exclama-t-il. De quoi tu te mêles ? Tu crois pas que c’est assez douloureux pour lui ? »

La bouche du flic se pinça. Et Gwen pensa que Liam devrait s’estimer heureux que le brun n’eut plus assez de souffle pour se jeter sur lui et le frapper. Pas assez de couilles aussi peut-être, lui indiqua un poster maudit dans son cerveau, parce que le flic était tout en muscles et savait s’en servir.

« C’est pas parce que tu mets un pansement sur une jambe cassée qu’elle fait moins mal, énonça Liam avant de tirer sur sa cigarette.

— Je suis un pansement ? Merci.

— Non, t’es au moins une grosse compresse, proposa Liam avec un rictus.

— Mais quel connard ! clama Gwen, exaspéré et jaloux. »

Il était juste terriblement en rogne que Liam ait vu en une soirée que Clément n’allait pas bien. Liam écrasa sa cigarette en se penchant. Gwen eut une envie démesurée de coller un coup de pied dans le derrière musclé. Puis, il se dit qu’il préférait encore garder ses dents. Est-ce que le gros-ramisu se mangeait sans dents ?

« Un connard qui a raison et tu le sais, fit Liam en rangeant sa cigarette non terminée dans le paquet. Allez, on repart dans l’autre sens.

— J’ai pas fini de t’engueuler.

— Va falloir choisir, tu vas pas pouvoir courir en le faisant, le poussa Liam, repartant à petites foulées légères ce qui donna à Gwen des envies de meurtres.

— T’as pas idée comme je te déteste.

— Bah, avec le boulot, je suis habitué. C’est pas comme si on m’aimait beaucoup en temps normal. »

Gwen tentait de retarder le plus possible le départ de ses amis. Il se sentait pris d’une tristesse sans nom. C’était trop court, deux jours seulement. Et puis, il était un peu anxieux de se retrouver à nouveau seul avec Clément. Présentement, il était dans les bras de Nina et avait Laurie pas loin alors que Clément, Liam et Jé s’occupaient des minis. Ce qui signifiait, leur couraient après dans le jardin. Il entendait les éclats de rire de Mila et les grognements de Lou par la porte-fenêtre ouverte. Il était ravi de voir que Clément était presque à l’aise avec ses amis.

« Vous allez me manquer, dit-il. Enfin, juste un peu, pas non plus beaucoup.

— Je te rappelle que c’est toi qui as voulu partir, lui reprocha Laurie. Et y’avait moins loin si tu voulais faire une retraite mystique. On a des montagnes, nous aussi.

— Dis ça à Clément, je crois qu’il appelle ça des collines.

— Hum… ce mépris des montagnards pour les collines, soupira Laurie en souriant à moitié.

— Il est affreux, hein, se plaignit Gwen. »

Nina le serra contre lui.

« Complètement, compatit-elle. En plus, je suis déçue, il a même pas des meuh-meuhs, il grimpe sur des échafaudages, quelle manque d’originalité !

— C’est sûr que s’il pouvait grimper sur autre chose, marmonna Gwen sans réfléchir. »

Ses deux amies éclatèrent de rire et Nina le câlina.

« Ok, c’est pas encore la chevauchée sauvage, on a compris mais tu as trouvé autre chose, chouchou, commença la brune.

— Quoi ? La frustration ? J’étais pas non plus sur une optique de vie…

— Gwen, il te regardait avant-hier et il souriait, rappela Laurie.

— Oui, il sait sourire et alors ? »

Nina soupira comme s’il avait une moitié de cerveau et qu’il fallait tout lui expliquer. Elle devait être la sœur cachée d’Orlando en fait. Version dark side avec bottes de cuir et fouet.

« Tu étais en train de jouer de la guitare et on souffrait tous le martyre. Mais lui, il te regardait comme s’il avait de la merde dans les oreilles et s’en foutait royalement, il te prenait en photo comme s’il capturait la plus belle chose au monde. Alors, crois-moi, un gars qui te regarde comme ça alors que t’es en train de tuer l’âme de la musique, il t’aime, ça c’est sûr. »

Laurie ricana aux mots de sa compagne.

« Pas mieux, fit-elle. »

Puis elle tendit la main à Gwen.

« Allez, trouve-toi une utilité, je crois que Lou a planqué des duplos dans les tiroirs de la cuisine en mode jeu de piste. T’as envie de t’y coller, hein ?

— En fait, je révise mon jugement, vous allez pas tant me manquer que ça. »

Plus tard, ils chargèrent toutes les voitures. Mila sauta dans les bras de Gwen puis dans ceux de Clément. Elle lui murmura :

« Je suis contente que tu sois l'amoureux de parrain. J'aime bien le gros-ramisu.

— Et tu connais pas encore l’énorme-ramisu, ni le gigantesque-ramisu, plaisanta Clément en la reposant. »

Lou vint tirer sur son pantalon, ce qui attira les regards de tout le monde. En quelques instants, le monde sembla s’arrêter. Gwen se sentit projeté dans un univers parallèle où Lou était une petite fille normale. Quoi qu’après les posters démoniaques et un dieu lunatique, il n’était pas à un monde parallèle près.

« Gâteau, ordonna alors la fillette avec un regard noir.

— J’ai pas de gâteau, bichette, s’excusa Clément en se baissant. »

Gwen se mit à rire.

« Oh purée, je suis jaloux, fit-il. Deux jours et elle lui dit gâteau ? Je suis dégouté.

— Mon père a mis quatre mois, commenta Liam. »

Clément tourna la tête, ne comprenant pas et n’aimant pas cette situation. Gwen perçut son malaise et expliqua tout de suite :

« C’est un mot que Lou dit parfois quand elle aime bien quelque chose. Ou quelqu’un.

— En même temps, a-t-on déjà trouvé aussi bon que des gâteaux ? fit Jelani. »

Liam, Gwen, Laurie et Nina se regardèrent.

« En fait, c’était pas une question, coupa Jé. »

Clément sourit et tendit les bras à la petite. Elle lui rentra dedans à la manière d’un bulldozer puis fit la même chose à Gwen et finit par se réfugier dans les bras de Nina.

« C’est en progrès, elle m’a même pas mordu cette fois, rigola le brun. »

Les embrassades se terminèrent et les mains s’agitèrent par les vitres des voitures. Les deux véhicules disparurent dans le tournant un peu plus loin, laissant à Gwen un sentiment de vide. Ça avait été bien trop court. Et il ne les reverrait sans doute pas avant l’été.

Des mains le firent pivoter. Clément le prit tout doucement dans ses bras et le serra contre lui longuement, sans rien dire. Une de ses mains vint inciter la tête du plus jeune à venir se caler contre lui et l’autre se mit à caresser les cheveux. Gwen noua ses mains dans le dos de Clément.

« Je te lâche pas, Clém, je te lâcherai jamais, murmura le brun sans vraiment savoir pourquoi il répétait ses mots alors que c’était lui qui avait besoin désespérément sur le moment des mains qui l’entouraient et le caressaient. »

Bonsoir, voilà fin du petit week-end entre amis. J'ai mis les minis un peu plus en avant dans ce chapitre. J'espère que vous avez aimé. Et Liam est juste un connard, je sais, mais je l'adore XD.

A bientôt.

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