Chapitre trente-quatre

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Clément se sentait encore un peu mal à l’aise mais il était chez lui après tout, il devait apprendre à ne plus disparaître. Et surtout à ne pas avoir peur. Gwen adorait ses amis, ça se voyait dans la façon dont il en parlait, il n’y avait ni rivalité ou jalousie malsaine comme pouvait le manifester Thierry envers ses amis, plutôt des connaissances d’ailleurs, par rapport à l’argent, une bonne situation ou autre.

Ils commencèrent l’apéro en surveillant les petites qui courraient partout dans le salon et venaient à table juste le temps de piquer une chips dans le saladier.

« Wow, c’est bon ça ! s’exclama Jelani en portant à nouveau à ses lèvres l’apéro maison servi par Clément. C’est quoi ?

— Du vin de chatons, répondit ce dernier. »

Jelani s’étrangla à moitié.

« Mais vous êtes des barbares par ici ! Pauvres bêtes ! »

Liam leva les yeux au ciel devant la bêtise de son conjoint. Clément se prit un fou-rire et Gwen suivit dans la seconde. Il adorait cette capacité de Jé à sortir les pires idioties du monde sans réfléchir.

« Des chatons de noyer ! Pas des chatons miaou-miaou ! expliqua Gwen, riant toujours. Désolé, Clém, j’ai des potes culturellement défaillants.

— Cul… quoi ? Le début, ça va, le reste…, commença Jelani.

— Non, même le début, c’est pas ça non plus… d’après mon souvenir, le peu qu’il en reste ! acheva Gwen. »

Liam pouffa dans son verre, éclaboussant Laurie à côté de lui.

« Mais soutiens-moi un peu, toi, au lieu de te marrer ! l’admonesta son mari.

— T’es grand, majeur, vacciné ! Tu te démerdes ! répondit Liam. De rien, mon amour ! »

Clément calma son hilarité en ressentant un petit pincement au cœur. Gwen agissait différemment avec ses amis, plus franc, moins précautionneux. Et cette petite pique envers Jelani sur ses performances sexuelles. Clément n’avait plus du tout confiance en lui à ce sujet. Il savait que la majorité des choses que lui avaient reprochées Thierry étaient fausses mais après des années à entendre qu’il était nul au lit, Clément avait fini par le penser. Et si Gwen ne trouvait pas son compte dans leur relation ?

Une des petites s’approcha de ses genoux et Clément l’aida à grimper. Un regard vert le regarda avec un certain dédain comme s’il n’était qu’une étape à passer pour accéder au Saint Graal, les chips, bien trop éloignées pour Lou. Clément se mit à rire quand la petite redescendit comme s’il n’avait été qu’un simple meuble. Il avait l’habitude d’être ignoré mais Lou le faisait avec un tel talent que ça en était risible.

« Argh, elle se gave encore de chips, râla Nina.

— Désolé, s’excusa Clément, j’aurais dû l’en empêcher.

— Si tu tiens à tes oreilles, non, tu ne dois pas, répondit Laurie.

— Pas tant que ça, je connais un gars qui martyrise une guitare, fit Clément. »

Les amis de Gwen éclatèrent de rire et le brun fit la tête avant d’esquisser un léger sourire.

« Ça doit pas te déranger ! À ton âge, on est plus dur de la feuille que d’autre chose, répliqua Gwen par habitude des tacles bas quand il était en présence de ses amis. »

Il ne vit pas le petit plissement de lèvres avant que Clément réponde de son « petit con » d’usage qui relança les rires.

« D’ailleurs, comme on parle de mes talents, dit Gwen en se levant.

— On n’en parlait pas, on se plaignait, nuança Laurie. »

Au grand malheur de tous, dès que Gwen sortit l’instrument de son étui et fit résonner trois cordes, les petites étaient déjà à côté de lui.

« Rassure-moi, il a progressé ? demanda Jelani.

— Heu…

— Mens-nous, s’il te plait, supplia Nina.

— Beaucoup, sourit Clément d’un air qu’il voulait rassurant. »

Gwen laissa Lou et Mila tripoter la guitare pendant quelques minutes avant de se lancer. Il n’y eut besoin que d’une dizaine d’accords pour que tous se tournent vers Clément.

« Menteur ! l’accusèrent-ils avant de rire. »

Laurie sortit un appareil photo d’une sacoche. C’était un bel objet, un appareil photo numérique d’une marque connue. Clément la sentit mal à l’aise dans la manipulation.

« Je sais pas qui m’a offert ce truc, mais cette personne devait me détester, marmonna-t-elle.

— Passionnément même, ajouta Nina avec un clin d’œil.

— Bouchez-vous les oreilles et supportez, ça va être long, soupira Laurie en bidouillant l’appareil. Gwen veut des nouvelles photos de lui avec les deux affreuses. Il a cassé sa tasse, ce crétin et ce truc va à l’encontre du fonctionnement de mes neurones ! Je sais même pas pourquoi j’essaie encore !

— Je peux ? demanda Clément. »

Sans hésitation, Laurie lui fit passer l’appareil. Il le prit avec plaisir, ressentant le poids dans ses mains. Il avait déjà eu l’occasion de tester un appareil numérique et il connaissait la marque, ça se prenait en main assez rapidement. Il bascula tout en manuel et fit les réglages. Il augmenta la sensibilité et garda un temps de pose réduit, avec les enfants, c’était peine perdue de vouloir un portrait posé.

Il se leva et cala une main sur le corps de l’appareil et la deuxième sous l’objectif. Par habitude, il porta l’œil au viseur pour prendre la photo au lieu de faire le cadrage sur l’écran. Il se déplaça silencieusement, posant parfois un genou à terre pour prendre une photo. Il captura les deux petites souriantes, n’ayant absolument pas l’oreille musicale, avec Gwen au milieu d’elles. Il prit toute une série de photo. Et puis, il zooma sur chaque personne, le caractère buté de Lou se devinait dans ses yeux, celui de Mila plus doux et plus espiègle également.

Gwen se rendit compte que Clément le photographiait et il leva la tête. Le brun lui sourit et Clément emprisonna ça dans un clic. Il se releva et descendit lentement l’appareil de son œil. Gwen avait reporté son attention sur la guitare, il ne pouvait guère la quitter des yeux sans se tromper. Clément contempla la photo en train d’apparaître sur l’écran. Ce sourire… Il inspira brièvement. Puis il sentit quelqu’un se pencher par-dessus son épaule.

Jelani entra en contact avec lui de façon bien trop franche. Il entoura ses épaules pour regarder l’appareil.

« Ah zut, c’est parti, tu peux remettre, s’il te plait, demanda le brun. »

Clément tenta de ne pas se figer mais il eut du mal. Il se rendit compte que ses seuls contacts de ces dernières années avaient été Thierry, avec le résultat qu’il connaissait et Gwen. Gwen qui avait pris un temps fou pour l’approcher. Il pianota sur l’appareil pour réafficher la dernière photo et faire défiler les autres.

« Wow ! »

Jelani se tourna sans pour autant lâcher Clément.

« Laurie, c’est pas l’appareil qui a un problème, se moqua-t-il. »

Cette dernière lui renvoya une grimace et Jelani retourna regarder les photos en se rapprochant encore de Clément qui sentait le noir le happer intérieurement.

« Oh, tu as super bien attrapé la personnalité de Lou, on dirait qu’elle va nous bouffer, dit Jé alors que Clément faisait de gros efforts pour ne pas hurler. »

Il savait que l’ami de Gwen ne le faisait pas exprès, que c’était amical. Il savait… mais il se mit à trembler l’espace d’un instant.

« Ah oups, désolé, fit Jelani en enlevant son bras. »

L’homme à la peau de bronze fixa Clément quelques instants et eut un sourire d’excuse.

« Pardon, répéta-t-il.

— Ce n’est pas grave, murmura le châtain avant de rendre l’appareil photo à Laurie. »

Clément passa en cuisine pour se calmer. Ses sentiments s’entrechoquaient constamment. Il avait été heureux de pouvoir à nouveau prendre des photos, faire les quelques réglages qu’il maîtrisait, il devait encore y réfléchir, ce n’était pas instinctif, et voir un moment choisi se figer dans le temps. Et puis, le mouvement de Jelani et ce n’était plus un beau souvenir qu’il avait en tête.

Pour Noël, il y a un peu moins de deux ans, Thierry lui avait demandé ce qui lui ferait plaisir. Clément n’avait pas su répondre... Il n’y avait plus rien qui lui faisait plaisir. Thierry avait émis l’idée d’un appareil photo numérique, comme ça, il pourrait se débarrasser de son antiquité. Il aimait son vieil appareil photo argentique mais entre l’achat des pellicules et le tirage, ça revenait vite cher.

Plusieurs fois, son ex avait effectué des recherches sur son ordinateur et posé des questions sur ce qui était le mieux, arguant qu’il n’y connaissant rien. Clément n’avait pu qu’acquiescer sans vraiment savoir quoi dire, faisant croire que l’attention le touchait alors qu’il attendait le coup qui ferait mal. Quelques mois auparavant avait eu lieu le… viol – il réussit à mettre le mot dans sa tête avec moins de difficulté – qu’il avait en partie relaté à Gwen. Il vivait à cette époque dans une sensation hébétée, avec la peur de faire mal quelque chose et que ça se reproduise. Il était comme prisonnier… oubliant tout ce qu’il aimait, oubliant de vivre. Même l’idée d’un appareil photo ne l’attirait pas.

Heureusement d’ailleurs car, sous le sapin, il avait eu un grille-pain hors de prix pour lui.

« Tu en auras plus l’usage que l’appareil, avait dit Thierry. Tu fais plus souvent des tartines grillées que des photos. »

Clément se demandait comment il avait encore pu être déçu malgré tout. Et comment il avait pu être d’accord avec Thierry à ce moment-là, le rejoignant dans l’idée que refaire de la photo était idiot. Il se demandait maintenant si Thierry ne jouissait pas de cette maîtrise qu’il avait sur ses émotions, si le fait de lui faire ça juste avant qu’il n’aille fêter Noël avec ses parents et son frère n’était pas une façon de le marquer pour qu’il n’y trouve pas de bonheur. Du bonheur, il n’en voyait pas la moindre trace nulle part depuis longtemps.

Clément soupira, il venait de basculer dans cet ailleurs sombre et bien trop connu. Dans ces moments-là, il n’avait parfois qu’à se tourner vers Gwen et les bras de ce dernier, sa voix tranquille, s’occupaient de le sortir de là. Il ne pouvait pas, pas devant tous ces gens…

Quelque chose tira sur son pantalon et il sursauta.

« Gâteau ! demanda Lou. »

Bon, en vrai, ça relevait plus d’un ordre impérieux que d’une demande polie.

« Pas maintenant, bichette, on a préparé à manger avec ton parrain.

— Un gâteau ! »

La petite sembla réfléchir intensément. Lui fonça dessus en une étreinte bizarre puis revint prendre une distance de sécurité.

« Non, deux ! »

Clément se mit à rire alors que la gamine le bousculait à nouveau. Il s’agenouilla devant Lou en ignorant le petit rappel de son cœur. Il n’aurait jamais ça et il devait oublier.

« Et si tu m’aidais à apporter l’entrée plutôt ?

— Non. »

Ok, c’était clair, net, définitif. Il rit encore.

« Oh oui, pardon, t’es encore un peu petite pour ça, commença-t-il.

— Non, Lou est grande !

— Assez pour porter la panière de pain ? »

La petite hocha la tête sans pour autant se départir de son regard buté. Effectivement, c’était quelque chose cette gamine, pensa Clément. La petite pointe d’envie se manifesta encore au fin fond de son cœur. C’est sûr, il n’avait pas assez de problèmes dans sa vie, pas assez de blessures qu’il se pensait à même de pouvoir… de pouvoir…

« Allez, viens, bichette, dit-il à la petite fille. »

Gwen gratta une dernière fois sa guitare. Lou avait disparu mais Mila était restée jusqu’au bout avec lui pour chanter Libérée, délivrée. Et elle continuait désormais à mettre l’air dans la tête de tous en courant autour de la table. Laurie le regarda et passa son index de gauche à droite sur son cou, signifiant qu’il était mort. Il lui fit un petit baiser dans le vent en réponse. Il était tellement heureux de les avoir ici qu’il se sentait excité comme une puce, ayant du mal à se poser. Et puis quelqu’un s’amusa à le faire redescendre de son petit nuage.

« C’était pour lui, hein ? demanda Jé alors que Gwen rangeait sa guitare pour le plus grand soulagement de tous.

— Quoi ?

— La demande de conseils, c’était pour lui. Me prends pas pour un con, je décrypte trop souvent les signes dans mon boulot. Et Liam aussi. »

Gwen regarda son ami, c’était le Jé sérieux, obstiné qui lui faisait face, inquiet également.

« Ouais. »

Jelani lui tendit une des bières qu’il avait en main et ils s’éloignèrent un peu de la table de la salle à manger pour gagner le coin salon et se placèrent devant la porte-fenêtre. La nuit était tombée et il pleuvait. Gwen s’était senti bien, au chaud dans cette maison entouré de ses amis et de Clément, comme dans une bulle. Il ne voulait pas la quitter, ne voulait pas vraiment se rappeler... Jé attendait, patient, que Gwen se décide. Le brun joua avec la buée sur la vitre, y créant une volute qui se transforma rapidement en un soleil comme pour éclairer la nuit.

« Il y a plus que ce que je vous ai dit à l’époque, avoua-t-il en appuyant sa tête contre la vitre. Je le savais pas à ce moment-là.

— Plus ?

— Plus, confirma Gwen sans entrer dans les détails. »

Jelani hocha la tête.

« Ce genre de plus, devina-t-il en portant la bouteille à sa bouche. »

Gwen ferma les yeux. Il se sentait mal à chaque fois qu’il pensait à ce que Clément avait vécu.

« Il y a quoi en cours ? Il a porté plainte ?

— Non, répondit Gwen. »

Le silence s’étira entre eux. Rien, il n’y avait rien. Il ne réussissait pas à reparler à Clément, il ne pouvait tenter de le convaincre de porter plainte sans le blesser, sans lui rappeler. Et il ne le voulait pas. Parfois, lui aussi, il voudrait pouvoir se dire que c’était fini. Et ne pas y penser, sauf que c’était au milieu d’eux, les séparant.

« Hé ! fit Jé en lui posant une main sur l’épaule. Tu t’en sors bien avec lui, on dirait.

— Ouais, peut-être. »

Gwen porta la bière à sa bouche, en but une gorgée, l’avala et lâcha soudainement.

« C’est une putain de torture, Jé ! Une putain de torture ! »

Jelani se tourna vers lui.

« Attends, vous êtes pas ensemble ? »

Gwen hésita. Par moments, il pensait que oui… enfin il l’espérait. Mais ils étaient encore si loin l’un de l’autre, il se demandait s’il pourrait un jour franchir tous les obstacles menant à Clément.

« Si, dit-il. Enfin, je crois, on n’a rien défini, pas mis de mots, en même temps, vu son éloquence, c’est compliqué. »

Gwen ricana avec amertume.

« On s’embrasse, on dort ensemble parfois… enfin, tellement peu souvent que là, je vais dormir sur le canapé… Putain, flingue-moi !

— Wow, Gwen, ça te ressemble tellement pas ! »

Le brun eut une grimace. Bien sûr que ça ne lui ressemblait pas. Et ce n’était pas franchement voulu.

« Je sais, merci ! lâcha-t-il, mécontent que Jé pointe ce qui n’allait pas.

— Hé, calme-toi ! ordonna son ami. Et c’est bien de vouloir prendre le temps avec Clément, surtout s’il a vécu des violences. »

Jé marqua un arrêt.

« Mais dis-toi que tu ne peux pas l’aider pour tout. Il a besoin de professionnel pour certaines choses. C’est le cas ?

— Non…

— Il lui faut voir un psy et un médecin, peut-être même un avocat aussi… Il lui faut tout ça. »

Gwen hocha la tête. Il ne pouvait qu’acquiescer, il savait que, dans ce domaine, Jé avait raison. Le grand noir continua :

« Tu veux l’aider, ok. Mais ne te perds pas en route. Si tu veux être son amoureux, son amant, son mec, vas-y. Mais ne sois pas un sauveur ou un soignant. Il y a d’autres personnes pour ça.

— Je sais. »

Dans un sens, c’était ce que Gwen avait besoin d’entendre, savoir qu’il ne pouvait pas sauver Clément, pas seul du moins. Jelani lui sourit et ils fixèrent tous deux Clément qui installait quelques plats sur la table avec Liam et Lou, et qui leur jetait un regard interrogatif depuis l’autre bout de la pièce. Clément regarda Jé puis Gwen plus longuement. Il détourna les yeux mais ne put empêcher un demi-sourire de gagner ses lèvres ce qui fit sourire également Gwen en réaction. Jelani se mit à rire.

« Et vu comment il te regarde, je pense qu’il serait pas contre un peu plus de contact ! ajouta Jé en haussant les sourcils d’un air suggestif.

— Tu crois ?

— Oh bordel mais depuis quand t’es devenu aveugle, toi ? J’te reconnais plus ! »

Jelani laissa tomber sa mâchoire en un O parfait.

« Merde ! Putain, Gwen ! T’es vraiment, mais vraiment amoureux cette fois !

— Pas du tout, se récria le brun pour la forme, en sachant qu’il allait se faire chambrer méchamment s’il l’avouait à Jé.

— Mon cul, ouais !

— Va te faire foutre ! »

Jé se mit à rire.

« Liam ! cria-t-il, attirant l’attention de son conjoint. On me dit d’aller me faire foutre !

— Oh la galère ! Je vais encore devoir donner de ma personne ! rétorqua le flic en souriant de l’autre bout de la pièce. »

Jelani prit Gwen entre ses bras. Et Gwen rendit l’étreinte avec joie.

« Ce n’est pas grave si tu es amoureux, mon pote. Et tu verras, c’est chouette de prendre le temps de découvrir l’autre.

— Pfff… c’est quoi votre manie de me dire que c’est magnifique de pas baiser tout de suite alors que vous avez tous commencé par ça ici ? »

Jelani eut la bonne idée de paraître gêné puis il tapota sur l’épaule de Gwen.

« Ne méjuge pas de ce dont il a envie. Et ne le traite pas non plus différemment à cause de ce qu’il a vécu.

— Mais c’est…

— Non, coupa Jelani, très fermement. Être attentif oui, mais ne le traite pas autrement que comme un homme. Il a des désirs lui aussi, faut juste lui rappeler. »

Des désirs, pensa Gwen. Depuis que Clément s’était confié, Gwen avait fait attention à presque tous ses gestes. À chaque geste, il se demandait si ce serait trop pour Clément, si ça ne lui rappellerait pas des mauvais souvenirs. Peut-être avait-il besoin de laisser le naturel s’exprimer. Bon, s’il faisait ça, il risquait de déshabiller Clément en deux minutes chrono et de nicher sa tête entre ses cuisses si on lui laissait trente secondes de plus. Il avait envie de lui faire perdre pied et en même temps, il imaginait à quel point ça pouvait être perturbant de se laisser aller pour quelqu’un qui n’avait plus sa vie en main depuis des années.

« Merci Jé.

— De rien. Évite juste de mettre en pratique mes conseils tout de suite cette nuit sur le canapé, qu’on ne tombe pas sur une scène olé-olé en descendant boire un verre d’eau.

— Parce que ça te gênerait ! Fais pas genre. »

Jelani lui sourit.

« Moi non. Mais lui, certainement. »

Bonsoir, bonsoir.

On continue avec les potes de Gwen, c'est vraiment des chapitres que j'apprécie. Clément est encore bien empêtré dans ses pensées. Je voulais qu'on soit aussi sur une histoire où l'amour ne sauve pas, l'amour aide certes mais il faut aussi se tourner vers les bonnes personnes.
D'où l'intervention de Jelani. J'adore ce perso, à la limite entre l'andouille et le grand maître zen XD !

J'espère que ça vous a plu. A la semaine prochaine !

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