Chapitre trente-trois

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Gwen trépignait d'impatience. Depuis une heure, il envoyait des messages réguliers pour savoir où ils étaient. Bon, en vrai, il le faisait aussi pour les emmerder un peu. Nina, excédée, avait fini par répondre le très classique et très élégant Dans ton cul à droite au neuvième sms. Et une dizaine de minutes plus tard, Gwen aperçut les deux voitures qui s’arrêtèrent devant la maison. Laurie sortit la première et l’attrapa brièvement dans ses bras, elle n’allait pas non plus flinguer son quota annuel de contacts humains en une seule fois. Nina le câlina un peu plus longuement mais là où il fut particulièrement gâté fut quand Mila sortit de son siège auto et lui bondit dans les bras.

« Hé princesse ! fit-il en caressant les cheveux bruns faits de boucles serrées.

— Je suis pas une princesse, rétorqua la petite avec un air sûr d’elle.

— Ah non ?

— Non, c'est trop nul les princesses, ça se fait empoisonner ou faut les sauver. Et les princes, c'est crétin. »

Gwen se mit à pouffer de rire. Il reconnaissait là les discours de ses amis qui vomissaient les stéréotypes de genre. D'ailleurs, la miss était habillée d'un jogging confortable et de baskets Pyjamasks qui clignotaient à chaque pas. Mila n'avait toutefois pas résisté au tee-shirt à sequins argentés.

Elle passa d'ailleurs la main dessus pour changer le cœur brillant en un beau rose bonbon.

« Mais le rose, j’aime bien quand même.

— T'as bien raison, ma puce. Moi aussi, j'aime ça. Et les couleurs, c'est pour tout le monde. »

De la voiture de Liam et Jelani venaient des cris indignés, les pauvres avaient dû perdre à un jeu et se tapaient à trimbaler Lou. Gwen devina que sa deuxième filleule arrivait au bout de sa patience, minimale la patience, et ne laissait même pas le temps à ses parents de sortir de la voiture. Jelani lui lança un regard exténué par la fenêtre ouverte.

« Tu pouvais pas déménager moins loin, sérieux ? Deux heures et cinquante quatre minutes que je tente de la calmer en lui jetant des bouts de pain. J’y ai perdu des doigts d’ailleurs.

— Pas grave, c’est pas les doigts l’important chez toi, rétorqua Gwen. »

Liam s’esclaffa et éteignit le moteur. Gwen ouvrit la portière et se glissa à côté de Lou en train de tenter une échappée en tirant sur les sangles de son siège auto. Bon c'était pas demain qu'elle ferait Prison Break mais la mini-furie avait de bonnes prédispositions. Il batailla quelques secondes avec la fermeture avant de la libérer. Ce petit monstre bien loin de sauter dans les bras, l'ignora majestueusement et rampa par-dessus les jambes de Gwen pour descendre de la voiture. Ce dernier la suivit.

« Bonjour, fit-il, se penchant sur elle et lui tendant les bras. »

La mini le repoussa en grognant, ne lui accordant pas un regard.

« Lou, tu peux dire bonjour au moins, fit Jelani. »

Pour toute réponse, la petite se laissa choir sur le bas-côté en mode ballot de linge, bouge-moi si tu peux. S’il y avait un bon sens dramatique, pour le côté tactique, c’était pas ça puisque Liam récupéra les douze kilos d’un bras et la fourra sur son épaule.

« Carafon de merde, j’te jure, dit-il.

—On se demande de qui elle tient, rit Gwen en se tournant vers Jé. Elle se rappelle pas de moi ?

— Non elle t'ignore parce ce qu'elle t'en veut d’être parti. Ça t’avait manqué, hein ? »

Jé rit et serra Gwen contre lui. Quelques instants plus tard, Mila leur tournait autour en glapissant « moi aussi, moi aussi » avant que Jelani ne l'attrape et l’ajoute au câlin. Gwen éclata de rire quand Mila repoussa son père pour avoir Gwen tout à elle.

« Oh bon sang, fit-il en faisant semblant de ne pas arriver à la porter, tes parents t'ont nourrie de pierres ?

— Non, répondit-elle très sérieusement, de pâtes et de saucisson.

— Très équilibré ça, rigola-t-il. »

Il s'amusa à lui faire des papouilles dans le cou et elle pouffa. Il la posa et la poussa doucement, elle courut dans le jardin rejoindre Lou qui avait cessé son cinéma, Jelani et Laurie suivirent rapidement, inquiets sans doute à l’idée de la petite dernière sans surveillance plus de deux minutes d’affilée. Mais pour l’instant, elles découvraient le jardin, enfin, la jungle. Occupés dans la maison, ce n’était pas un endroit que Clément et lui avaient beaucoup investi. Les deux petites se ressemblaient énormément, la même peau couleur de bronze foncé, les mêmes cheveux crépus. Mais Lou avait hérité des yeux verts de Nina alors que Mila avait ceux, marrons clairs, de Laurie. Jelani avait la peau légèrement plus foncée que ses filles et les yeux d’un beau marron doux. Liam vint entourer les épaules de Gwen de son bras. Le policier était à peine moins grand que lui mais Gwen ne se serait pas amusé à le provoquer s’il n’avait pas été sûr que Liam prendrait la chose à la rigolade. Liam n’avait aucun souci à ne pas se retrouver physiquement dans ses enfants. Pour lui, l’important ne se situait pas là.

« T’es super bien installé, dis-donc. C’est joli comme tout ici. »

Nina vint se glisser sous le bras de Gwen en frissonnant.

« Ça manque un poil de soleil tout de même.

— On n’a pas vraiment le même climat. »

Clément ouvrit la porte-fenêtre tout doucement et eut cet air timide absolument craquant. Comment Gwen avait-il pu trouver ça énervant l’espace d’une seconde.

« Bonjour, y’a des choses à décharger ? Je peux aider ?

— Ah, Nin, Liam, voici Clément, mon…

— Colocataire, finit le châtain sans même y réfléchir, par habitude. »

Clément sut qu’il venait de faire une erreur quand le visage de Gwen se tordit dans une grimace furtive. Mais ils n’avaient discuté ou convenu de rien. Ils avaient parlé librement de plein de choses mais ils n’avaient plus parlé de qui bloquait encore. Depuis deux semaines, Clément restait de plus en plus souvent dans le lit de Gwen le soir, ou ce dernier venait le déloger quand il l’entendait descendre pour dormir sur le canapé mais niveau relation physique, c’était le calme plat. Ça en devenait même franchement frustrant. Clément était prêt à plus, du moins le pensait-il. Mais il lui était difficile de prendre l’initiative pour plus que des câlins et des baisers qui voulaient les amener tellement plus loin à chaque fois.

Nina, petite brune aux yeux verts, toute en courbes vertigineuses, vint lui faire une bise en le remerciant de l’accueillir. Liam, un châtain aux cheveux bouclés dont la musculature se devinait sous les vêtements, le fixa un petit moment, comme s’il le jaugeait avant de tendre la main. Clément hésita presque à la serrer. Il ne jouait pas de la guitare, certes, mais depuis que Gwen le chauffait sans demander plus par la suite, il s’était rendu compte qu’il n’avait pas tant que ça de problème d’érection, voire pas du tout en fait. Et il tenait à garder sa main droite. Il finit par la tendre à Liam en espérant que ce dernier ne la réduise pas en bouillie.

« Hm… Enchanté, Monsieur le colocataire, fit Liam quand leurs mains se rencontrèrent. »

Clément baissa les yeux, se demandant ce qu’avait bien pu dire Gwen, avant de les relever et de sourire. Liam le regardait avec attention et il n’avait pas cherché à lui broyer la main.

« Une aide ne serait pas de refus, tu n’imagines pas tout ce qu’on doit trimbaler avec les gamines.

— Sans doute que non, répondit Clément avec un petit pincement au cœur. »

L’ami de Gwen le fixa encore de ses yeux légèrement étranges avant de se diriger vers les voitures. Nina regarda Liam et Clément s’éloigner.

« Des yeux de pluie, un joli sourire et un petit cul musclé, commenta-t-elle en se retournant vers Gwen. Je vois. »

Gwen fit son sourire d’affreux et suivit le regard de Nina sur le fessier de Clément. Il avait littéralement envie d’y croquer dedans. Mais ce n’était pas encore à l’ordre du jour. Il avait bien senti que Clément réagissait de plus en plus quand ils s’embrassaient et ce dernier initiait même des caresses. Mais tout cela restait encore bien trop sage au goût de Gwen. Le dieu de la luxure devait l’avoir renié, encore. Peut-être devrait-il envisager un sacrifice pour retomber dans ses bonnes grâces ? Avisant Jelani, il se dit que ça pourrait être une idée. Il était sûr qu’il ne rencontrerait pas une opposition massive de la part de Liam.

Clément avait préféré faire comme à son habitude : disparaître. Sa chambre devenait bien étroite quand il devait s’en contenter et il comprit ce que Gwen avait pu ressentir en vivant chez son oncle. Les amis de Gwen n’avaient pas l’air méchant, bien au contraire. Mais il avait peur, il était effrayé à l’idée de faire une erreur et de montrer son attachement à Gwen. Que diraient-ils en voyant leur ami si dynamique, si vivant, venir s’enfermer avec un gars plus vieux et inintéressant comme Clément ? Il ne voulait pas faire honte à Gwen. Que penseraient-ils quand il ferait un impair et qu’il montrerait l’étendue de son inculture ? Ou qu’il ne comprendrait pas une blague ?

Il y eut juste deux coups à sa porte avant que Gwen ne se faufile dedans et referme la porte derrière lui. C’était la première fois que le brun s’invitait dans sa chambre. Gwen s’assit sur le lit et rampa un peu pour se laisser tomber sur le torse de Clément. Selon la situation, il prenait le temps de laisser au châtain la décision d’accepter et parfois, il se laissait aller plus directement, se collant à Clément, ayant profondément besoin de contact. Le brun poussa un soupir puis releva la tête.

Il fixa Clément puis poussa un petit grognement avant de se nicher dans le cou de Clément.

« Il y a un problème ?

— J’avais oublié à quel point elles étaient bruyantes. En plus, l’enterrement de Gouzi traîne en longueur.

— De qui ? demanda Clément. »

Gwen se mit à rire.

« De Gouzi, Lou l’a tué. Paillette aussi a passé l’arme à gauche, je crois que Fleur s’en est sortie, c’est une warrior.

— Ravi pour elle. C’est qui ?

— Les escargots de Mila, répondit Gwen. »

Il vit le sourire de Clément s’afficher quand il comprit le jeu des petites.

« Ne ris pas, elle vient de pleurer pendant un quart d’heure pour Gouzi jusqu’à ce que Liam en fasse un enterrement avec tir de fusil pour une mort au champ d’honneur. Par contre, Paillette a juste eu un « oups » alors que c’est elle qui lui a marché dessus. »

Clément finit par rire et Gwen déposa des petits baisers sur ses lèvres.

« Ah et je profite de toi avant que tu aies envie de me lyncher, ajouta Gwen entre deux baisers.

— Pour ?

— Il est possible que Lou ait arraché toutes les tiges de pivoines du jardin.

— Oh…

— Désolé. »

C’était les fleurs préférées de sa mère. Il avait montré à Gwen les quelques tiges susceptibles de porter une fleur. Pas de fleurs alors et plus de mère pour les voir fleurir.

« Clém ? »

Gwen releva la tête et Clément attrapa ses lèvres et l’embrassa tout doucement. Le brun pensa à nouveau à quel point son amour pouvait être envoutant. Il ne donnait pas un baiser qui s’imposait, mais un baiser qui prenait le temps, en douceur, faisant s’élever le désir comme une bulle de savon flottant dans une brise qu’on voyait apparaître, disparaître jusqu’à ce qu’elle explose.

« Ce n’est pas grave, finit par dire Clément lorsqu’il quitta les lèvres de Gwen. Et elle ne l’a pas fait exprès.

— Vu qu’elle avait son petit air démoniaque, je pense bien que si. »

Clément se mit à rire.

« Arrête de prêter à cette enfant des intentions qu’elle n’a pas. C’est une gosse, ça arrache les fleurs pour le plaisir, c’est tout.

— Attends qu’elle repeigne ton salon tout beau avec du ketchup pour le plaisir et on en reparlera.

— Oh, ben, dans ce cas-là, on la fera dormir dans le cabanon du jardin, mais pas avant.

— Vendu ! »

Gwen reprit les lèvres de Clément puis s’arrêta au bout de quelques secondes.

« Sauf que y’a pas de cabanon dans le jardin, n’est-ce pas ?

— Non, sourit Clément.

— Et tu comptes te cacher encore longtemps ? reprit Gwen. »

Clément détourna le regard. Est-ce que Gwen allait lui reprocher son manque de communication avec les autres, sa difficulté à mener une conversation ?

« Je ne voulais pas vous déranger, fit-il. »

Gwen fit un sourire et s’installa à califourchon sur Clément, une position que le châtain trouvait monstrueusement excitante.

« Moi, j’adore quand tu me déranges, murmura-t-il. Tu crois que tu peux me déranger un peu plus encore ? »

Gwen se mordit la lèvre et sourit.

« J’ai l’air encore bien trop rangé aujourd’hui. »

Cédant à l’appel, Clément se releva et se lécha les lèvres avant de fondre sur celles de Gwen. Il n’avait plus vécu ça depuis longtemps, le fait qu’on cherche à attiser son désir et Gwen y réussissait parfaitement. La porte s’ouvrit brutalement et une petite masse se jeta sur eux.

« Parrain ! s’écria Mila. »

Clément tenta de s’écarter de Gwen, leur position était trop équivoque, même si Mila n’avait que quatre ans.

« Mimi, on entre pas dans les chambres des autres comme ça, gronda Gwen sans pour autant descendre de Clément alors que ce dernier tentait de l’y pousser. »

Le petite ne fit même pas attention aux mots de Gwen. Elle sauta sur le lit, rebondit encore une fois. Clément put enfin se défaire des cuisses de Gwen autour de ses hanches et se redressa.

« Qu’est-ce qu’il y a, mademoiselle ? demanda-t-il à Mila.

— Maman dit que mademoiselle, c’est nul, que c’est pas juste parce que les garçons, on dit pas mondamoiseau.

— Non, on dit jeune con, c’est pour ça, ricana Gwen. »

Clément lui jeta un regard noir pour le langage.

« Mais toi, t’as le droit ! fit Mila à Clément qui se sentit anobli par la réfléxion. »

Elle bondit encore sur le lit. Elle s’était changée en déballant ses affaires et portait un déguisement de princesse avec le diadème assorti malgré les propos à son arrivée. Il était parfois difficile de ne pas céder à la tentation d’une belle robe à froufrou, Gwen le comprenait parfaitement.

« Vous êtes amoureux ? chantonna Mila.

— Heu…

— Papa, il est amoureux de Papajé et il m’a grondé parce qu’il était sur les genoux de Papajé et que je les embêtais. Mais eux, ils étaient tous nus. »

Gwen finit par exploser de rire. Bon, au moins, elle n’avait pas raconté, comme elle l’avait dit à la maîtresse et aux copains de son école, que le travail de son Papa, c’était de mettre les menottes aux voleurs. Et aussi à Papajé quand il n’était pas sage, mais que les voleurs au moins, ils gardaient leurs vêtements... Et qui était le con qui devait la récupérer à la sortie de l’école ce soir-là ? Gwen, parfois, se demandait si l’univers n’avait pas une dent contre lui.

« Ça arrive parfois aux papas, commenta Clément qui réussissait à rester sérieux.

— Connaissant Jé et Liam, ça doit arriver souvent, ricana le brun.

— Gwen ! »

Son amoureux, comme disait joliment Mila, eut son sourire de gamin.

« Oh, tu sais, mes amis sont loin d’être prudes et ils ont dû expliquer à Mila que…

— Je dois pas entrer dans leur chambre sans faire toc-toc ! Parce que des fois, ils se font des bisous partout. Même sur les fesses ! Mais c’est des bisous que pour les grands, expliqua la petite fille avant de se désintéresser de la conversation pour sauter sur le lit à plusieurs reprises. »

Jusqu’à ce qu’un craquement se fasse entendre.

« Mila, stop ! C’était quoi ce bruit ? demanda Gwen. Mila ! Je t’ai dit d’arrêter ! Stop, putain ! »

Clément attrapa la petite dans ses bras et l’enleva du lit pour la poser sur le sol.

« Ça doit être une latte à mon avis. »

Clément souleva le matelas pour constater les dégâts. Mila commença à chouiner à l’idée d’avoir fait une grosse bêtise.

« C’est rien, bichette, la latte est juste déboitée, dit Clément pour rassurer la gamine. »

Nina passa la tête par l’embrasure de la porte restée ouverte.

« Ah, elle est là, je la cherchais, vous faîtes quoi ?

— On remet une latte du sommier, répondit Gwen. »

Nina fixa le brun avec un sourire et ce dernier devina ce qu’elle allait faire.

« Je ne demande pas comment ça a pu arriver, n’est-ce pas ? Mais chouchou, t’étais pas en apprentissage de la délicatesse ? rigola-t-elle.

— Autant que toi du tact, répliqua Gwen. »

Clément baissa les yeux et se concentra sur cette fichue latte. C’était déjà embarrassant que Mila les ait surpris l’un sur l’autre, si en plus, Nina se mettait à faire des commentaires, il n’était pas sûr de pouvoir le supporter. Il se sentait comme dans un autre monde, tous ces gens qui vivaient presque librement leur sexualité, leur amour. Ça existait donc ? Il avait oublié, non, il n’avait jamais appartenu à ce monde. Il était à la fois effrayant et attirant.

Il inséra une extrémité de la latte dans un embout, puis banda ses muscles pour la plier.

« Hum, un bel homme au travail, fit Nina. Je suis pas de ce bord mais j’ai quand même des yeux pour apprécier. »

Sous le choc, Clément lâcha la latte qui glissa sur le sol.

« Quoi ? fit-il en levant les yeux vers l’amie de Gwen.

— Ah, il n’est pas au courant ? rit-elle en se tournant vers le brun.

— Non, sourit Gwen avec un petit soupir.

— Au courant de ? demanda Clément, ne comprenant rien. »

Il ramassa la latte et la réinséra d’un côté avant de la plier à nouveau.

« Tu es beau, Clément, énonça Nina. »

Il lâcha encore la latte qui s’éjecta pour faire une glissade jusqu’au mur.

« Arrête de le perturber ou on va jamais y arriver, finit par dire Gwen en riant. »

Le brun alla ramasser la latte et essaya de la rentrer sous les yeux déconcertés de Clément. Il s’y reprit à deux fois pour enclencher la latte.

« Hum… du mal à emboiter certaines choses dans d’autres ? se moqua Nina.

— Non, je m’y reprends à plusieurs fois, il paraît que c’est meilleur, rétorqua Gwen. »

Nina récupéra Mila dans ses bras.

« Allez, je t’embarque, toi, il faut laisser les grands emboiter des trucs, fit-elle en entraînant la petite en dehors de la chambre. »

Gwen réussit à mettre la latte et se redressa. Il chercha les yeux de Clément. Ce dernier avait un petit sourire.

« Quoi ?

— Je crois que j’ai une âme d’Orlando, avoua-t-il.

— Mince et c’est seulement maintenant que tu t’en rends compte ? s’esclaffa Gwen. J’aurais pu te le dire dès le début, Clém. »

Gwen se rapprocha et lui attrapa la main.

« Tu me trouves beau aussi ? demanda Clément à Gwen.

— Oui.

— Malgré mon âge, mon sourire pas joli… »

Gwen le coupa d’un baiser léger.

« Oui. Et en fait, j’aime ton sourire un peu particulier… Il m’excite grave, avoua Gwen. Ah ! Stop ! Arrête ! Interdit de l’utiliser sans prévenir ! »

Riant, Gwen attrapa les lèvres de Clément entre les siennes, capturant le sourire doux.

« Allez, viens, on va pas tarder à faire l’apéro. Tu vas voir, mes amis sont sympas. »

Clément ne répondit pas. Il ne doutait pas que les amis de Gwen soient sympas. Il doutait de lui-même.

Bonsoir, un chapitre un peu plus léger avec l'arrivée des amis de Gwen. Je crois que ça fait partie des chapitres que j'ai beaucoup aimé écrire pour un petit retour à la normale...

Et petite annonce : ça y est, j'ai fini d'écrire Tu dormiras un jour !!! On est rendus à 50 chapitres quand même et un chapitre bonus à priori.

Merci et à bientôt !

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