Chapitre vingt-deux

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Clément s’interrogea durant toute la semaine sur le comportement de Gwen. Il ne savait plus quoi en penser. À chaque fois qu’il tournait les yeux vers Gwen, il découvrait ce dernier en train de le fixer. Non, plus exactement de le couver du regard. Comme si le plus jeune s’était découvert une responsabilité envers lui et le surveillait.

Ça n’avait pas échappé à Karima qui brancha le plus jeune gentiment.

« Dis-donc, Sugar, t’as fini de jouer les mamans poules ?

— Je sais pas ce qui est le plus flippant, de se faire appeler Sugar par une quinqua ou de se faire traiter de mère poule ? retorqua Gwen.

— Les deux le sont, en fait. On a l’impression d’entendre une couguar, ricana Francky.

— T’en foutre des couguars, moi, vieux débris ! Ça va, Clément ? demanda Karima en se retournant. »

Ils n’avaient pas de places attitrées dans le camion mais la plupart du temps Francky et Gwen se relayaient pour la conduite.

Cette fois-ci, Gwen n’avait pu s’empêcher de jeter un coup d’œil à Clément dans le rétroviseur central et ça n’avait pas échappé à Karima.

« Je vais bien, répondit Clément. Je devrais pouvoir travailler sans l’attelle lundi. »

Karima hocha la tête puis échangea un regard avec Gwen. Elle ne parlait pas de la blessure de Clément mais plus de son état psychologique. Gwen lui fit un sourire mi-figue, mi-raisin.

Il ne connaissait Clément depuis un peu plus d’un mois et avait compris que ce dernier n’était pas du genre à partager ce qu’il ressentait, dans une retenue pleine de dignité. On peut s’étouffer à force de dignité, pensa Gwen. À souffrir ainsi sans jamais rien dire. Gwen avait toutefois ce petit espoir qui ne le lâchait pas. Clément avait attrapé sa main.

Il s’arrêta pour laisser Karima descendre et ouvrir le portail menant à l’entrepôt. Il gara le camion, en descendit et commença à décharger le matériel.

« Gwen, Clément, vous pouvez venir deux minutes ? appela Yves.

— On finit et on…

— Non, maintenant. »

Ce n’était pas le genre de son oncle de faire preuve d’autorité. Gwen échangea un regard avec Clément et ce dernier secoua la tête. Ils ne pensaient pas avoir fait d’erreurs sur leurs derniers chantiers. Bien sûr, c’était possible mais Clément avait toujours constaté qu’Yves tolérait les erreurs, parce qu’elles étaient humaines et qu’elles arrivaient à tout le monde. Dès lors qu’elles n’étaient pas trop nombreuses et trop couteuses non plus.

Gwen le devança dans le petit bureau. Yves se laissa tomber sur le vieux fauteuil, l’air fatigué et hésitant.

« Patron ? demanda Clément.

— On a perdu le chantier de St L., commença Yves.

— Celui qu’on devait commencer en mai ? »

Yves acquiesça. Clément le regarda. Il avait l’habitude de l’entendre évoquer les chantiers futurs avec ses employés, le fonctionnement de l’entreprise, l’achat de matériel ou d’équipement. Yves n’était pas loin de la retraite et pensait que ses employés auraient l’envie de reprendre la boite. Yves partageait aussi les déconvenues, et la petite prime de Noël ou de vacances ajoutée alors que l’entreprise connaissait un revers, avait une toute autre signification. Mais jamais Yves n’avait eu cet air consterné.

« Qu’est-ce qu’il se passe, patron ? interrogea Clément, ayant un très mauvais pressentiment.

— Le type a appelé pour me dire qu’il avait trouvé un autre prestataire, qui correspondait plus à leurs attentes. On n’avait encore rien signé, on devait le faire cette semaine.

— Merde, marmonna Gwen. C’est grave ?

— C’est pas la première fois qu’on perd un chantier, reprit Yves. Mais…putain de bordel de merde ! »

Yves se leva brusquement, envoyant valser sa chaise à roulettes, son visage rougi sous la colère.

« J’ai appelé mes contacts, pour savoir qui m’a fait un coup de pute pareil, continua Yves, ne s’occupant pas de ne pas être grossier. C’est BatiMontagne qui l’a récupéré.

— Quentin ? fit Clément, surpris. »

Quentin avait succédé à son père, décédé il y a peu, à la tête de cette boite située dans un village à quelques kilomètres. Il avait à cœur de développer son entreprise mais il était réglo, pas du genre à démarcher le chantier de concurrents. Ils avaient souvent travaillé ensemble sur des plus gros chantiers. Yves hocha la tête.

« Il était pas au courant que c’était un chantier à nous quand on lui a proposé. Par contre, il… il a entendu des trucs pas sympas, des rumeurs… »

Clément se sentit devenir froid, son ventre se serra et une douleur partit de ses lombaires pour irradier jusque dans ses cervicales. Évidemment. Évidemment ! Il aurait dû s’en douter.

« C’est quoi ? Les rumeurs ?

— Que j’ai un couple de pédés dans mon équipe. Ses mots, pas les miens.

— Putain ! ragea Gwen. C’est beau la campagne, faudrait juste arrêter de baiser qu’entre vous, ça vous réussit pas.

— Gwen, ferme-là, coupa Yves. »

Clément réprima un haut le cœur. Apparemment, Quentin ne méritait pas la bonne opinion qu’il avait de lui. Yves le dévisagea et il ne baissa pas les yeux.

« Désolé, dit Clément. Je… Gwen n’a rien à voir là-dedans. C’est ma faute…

— Je t’ai jamais rien demandé sur le sujet et je m’en foutais royalement, fit Yves, de son ton rustre. D’ailleurs, je vous aurais jamais emmerdé avec ça, tous les deux, s’il n’y avait pas eu…

— Traduction : je suis gay-friendly, j’attends mon badge, ricana Gwen. »

Yves leva les yeux au ciel. Clément eut l’impression que son centre de gravité venait de s’incruster dans ses chaussettes. Même Yves savait… Il en aurait pleuré. Mais pourquoi avait-il cru que ça allait être un problème pour les gens qui le connaissaient et qui l’aimaient. Par contre, il n’avait pas prévu qu’Yves penserait qu’il puisse réellement être avec Gwen. C’était presque risible, on aurait rarement vu un couple aussi mal assorti. Gwen était si… lumineux.

« Et vos histoires, c’est pas mes affaires, hein… Si vous voulez être ensemble, ça me regarde pas, fit-il de sa voix bourrue. »

Gwen sourit à la vue de son oncle qui tentait maladroitement de leur témoigner son soutien malgré le revers que subissait l’entreprise. Par contre, l’expression de Clément le heurta, ce dernier sembla presque honteux et jeta un petit regard à Gwen avant de détourner les yeux. Gwen essaya de ne pas le prendre pour lui, ne voulant y voir que le caractère renfermé de Clément mais il dut faire un gros effort sur lui-même.

« Je sais pas d’où c’est venu, par contre…, commença Yves.

— Moi, je sais. De mon ex… compagnon. Il est assureur. »

C’était ainsi qu’ils s’étaient rencontrés, avec Thierry, sur un chantier après un glissement de terrain important à l’est de la région. Il avait été délégué par les assurances pour suivre les travaux après le sinistre et Clément était là. Thierry lui avait demandé son numéro de téléphone juste avant son départ, Clément interprétant cette demande comme un besoin de garder un contact avec l’équipe sur place sur l’avancée des travaux. Thierry lui avait adressé des regards marqués qui l’avaient mis mal à l’aise puis l’avait ignoré ensuite.

Aussi, quand il l’avait appelé dès le lendemain, c’était la surprise qui avait dominée. Avant de se sentir un peu flatté qu’un homme pareil s’intéresse à lui. Il savait désormais que Thierry ne s’était jamais intéressé à lui autrement que pour donner de l’ampleur à son égo surdimensionné.

Dès le départ, Thierry avait tout fait pour placer Clément dans une position d’infériorité. Comme le restaurant, étoilé, auquel ils s’étaient rendus. Il avait fallu prendre l’autoroute et descendre d’une centaine de kilomètres dans la vallée mais Thierry avait maintenu que le restaurant le valait.

Clément ne comprendrait que plus tard, que l’éloignement avait été la raison du choix du restaurant. Les prix étaient excessifs et très vite, Clément s’était senti à la fois mal à l’aise et ébloui du raffinement de l’endroit. Une fois rentrés, Thierry l’avait ramené à son appartement, quasiment assuré qu’ils allaient passer la nuit ensemble. Clément n’avait pas refusé, après tout, il en avait envie aussi. L’homme était séduisant, agréable et il venait de lui offrir une très belle soirée. Il se rendrait compte à rebours combien cette réflexion était biaisée. Et combien Thierry ne donnait jamais pour rien. Il avait l’attente d’une nuit de sexe en l’emmenant dans un endroit hors de prix et en payant l’addition.

Yves le regarda, attendant plus d’explications.

« Il intervient sur les gros sinistres, il a pas mal de contacts dans la région, avoua Clément. Je suis désolé, la séparation ne s’est pas bien passée. On a eu une altercation lundi mais je ne pensais pas qu’il irait jusque-là…

— C’est un connard, coupa Gwen. Un gros connard avec un diplôme encadré.

— Tu vas bien, toi ? l’interrompit Yves. »

Surpris, Clément ne répondit pas tout de suite.

« Oui…

— Bon, c’est le plus important. Allez, filez, bon week-end !

— Oh… Heu… On n’est pas ensemble avec Gwen, commença Clément, ne souhaitant pas que son jeune collègue pâtisse de la situation. »

Yves le fixa et eut un fin sourire.

« Tu l’as pris, tu le gardes, Clément et tu te démerdes avec. S’il tente de revenir chez moi, je lâche les chiens. »

Gwen éclata de rire et finit par entraîner Clément hors du bureau.

Clément était resté morose toute la soirée. Il ne pouvait s’empêcher de penser à Thierry et à sa façon presque méthodique de lui faire du mal. Il se doutait bien qu’il avait dû distiller ses petits mensonges avec habilité, sans se mettre en cause.

Il aurait pu jouer à ça lui aussi mais il n’était pas doué pour faire du mal aux autres, même par vengeance. Il ne comprenait pas le plaisir qu’on y trouvait.

« Hé, fit Gwen alors que Clément rangeait les assiettes au lave-vaisselle et inspirait sous le poids de la journée. »

Gwen tendit la main, c’était le geste qu’il avait pris l’habitude de faire au cours de la semaine pour entrer en contact avec Clément. Ce dernier n’acceptait pas toujours, se contentant parfois de sourire et de lui dire qu’il allait bien. Gwen sentait bien que son intérêt mettait Clément mal à l’aise. Mais en même temps, pouvait-il réellement le laisser gamberger et souffrir de ses pensées à longueur de temps ?

Clément attrapa la main et avança jusqu’à n’être plus qu’à quelques centimètres de Gwen. Il resta juste en face de lui, sans le toucher pendant quelques secondes. Puis il se pencha et s’appuya contre le plus jeune, leurs fronts et leurs torses entrant en contact très légèrement, Gwen ayant quelques centimètres de plus que Clément. C’était rassurant d’entrer dans l’espace de Gwen, pas oppressant comme ça l’avait été avec Thierry. Il ne savait pas vraiment ce qu’il se passait avec lui et ne voulait pas y réfléchir, pas tout de suite. Mais la phrase s’échappa sans qu’il le veuille.

« Pas trop énervé que ton oncle pense que tu es avec un vieux croulant ?

— Un vieux croulant ? Où ça ? M’excite pas comme ça, Clém ! Tu ne connais pas encore mon fétichisme pour les déambulateurs ! »

Clément se mit à rire.

« Désolé.

— Au cas où tu l’aurais pas remarqué, je m’en fous de ce que pense les autres.

— J’ai remarqué. Et j’admire. »

Gwen attrapa son autre main.

« Essaye, tu verras. C’est très libérateur de dire aux gens d’aller se faire foutre. C’est comme un sourire, ça coûte rien et ça peut faire plaisir, ricana le brun. »

Ils se tenaient toujours l’un face à l’autre et Gwen finit par se pencher, prenant tout son temps, et il vint effleurer les lèvres de Clément des siennes. Il murmura doucement, s’éloignant à peine.

« Et puis, qu’on me pense avec un homme comme toi, je trouve ça plutôt flatteur, ajouta Gwen. »

Clément réagit en retournant le baiser avec une infinie douceur. Puis une envie dévorante de profiter du moment, de ce baiser pour consoler comme disait Gwen. Sa langue vint lécher les lèvres du plus jeune. Puis il humidifia les siennes et embrassa Gwen.

Gwen, il n’eut que son prénom en tête. Clément attrapa les lèvres entre les siennes et avança sa langue pour venir toucher celle du plus jeune. Gwen, il ne voulait penser qu’à lui et à ce qu’il provoquait dans son corps. Comme un bruissement sur sa peau, une immense vague qui le laissait presque frémissant sans qu’il ne comprenne comment ni pourquoi. Leurs langues entrèrent en contact et tournèrent à un rythme très, très lent. Ils restèrent juste en appui l’un contre l’autre, sans s’enlacer, laissant leurs bouches se découvrir.

Et pour Clément, redécouvrir qu’il pouvait mener un baiser, le guider, l’apprécier, prenant son temps. Gwen le laissait faire et y répondait tout doucement. Mon dieu, c’est bon, pensa Clément. Il n’était plus arrivé à remonter dans ses souvenirs et à y convoquer un moment heureux avec Thierry, un moment comme ça. Tout restait désespérément noir.

Clément interrompit le baiser, son esprit venait de rompre le charme et il eut une brusque montée d’angoisse. Il s’obligea à ne pas bouger quelques secondes. C’est Gwen, essaya-t-il de penser. Mais son cerveau l’entraîna sur les insinuations de Thierry sur son infidélité. Encore une fois, Thierry lui reprochait des choses que lui-même faisait. Il dut se forcer à penser qu’il était libre et qu’il pouvait… envoyer les autres se faire foutre ? Il eut un petit sourire et finit par relever la tête.

Gwen le regardait, estomaqué. Non, c’était même pire que ça, il n’était pas étonné, Gwen se sentait à la limite de l’embrasement. Si on lui avait dit qu’il y avait un tel potentiel chez Clément, il n’y aurait pas cru. Il trouvait le gars beau dans son genre, attirant mais il ne l’aurait pas rangé dans les mecs débordants de sensualité. Et pourtant, ce baiser venait de lui couper le souffle ainsi que sa capacité à réfléchir. Déjà qu’elle était pas bien haute en temps normal. Gwen resta quelques secondes bloqué. Puis un coup d’œil vers les yeux gris lui donna juste l’envie de replonger sur la bouche humide de Clément. Il se retint de le faire quand Clément s’écarta, lâchant ses mains.

« Désolé, fit Clément, soudain honteux d’avoir transformé ce baiser en une préquelle de chevauchée sauvage. »

Vu la tête de Gwen, ce n’était pas ce que le plus jeune avait en tête quand il avait initié un rapprochement. Mais qu’est-ce qu’il lui avait pris, bon sang ? Clément se mit à regretter, il ne savait faire que ça, avoir des regrets.

« Clém, ne t’excuse jamais après un baiser pareil, dit Gwen en tentant de reprendre sa main, laissant leurs doigts se toucher.

— Je… »

Comme il allait encore s’excuser, Clément se tut, les laissant glisser dans un silence embarrassé. Gwen finit par le rompre.

« Tu veux continuer ma série ? demanda-t-il. »

Continuer une série ou te coller à lui sur le canapé ? ironisa Josh dans sa tête.

Mais c’est lui qui m’embrasse comme s’il allait me faire l’amour sur la table de la cuisine, se justifia Gwen. Oh bon sang, c’est tellement une idée…

Il venait d’avoir des images et l’envie fut bien trop présente d’un coup. Bordel, Clément ne pouvait pas rester une gentille plantounette verte ? Non, il fallait en plus qu’il soit bandant au possible.

« Ah désolé, j’ai dit que je jouais avec les autres ce soir. Mais je peux annuler…

— Non, Clém, répondit Gwen. Tu fais ce que tu veux. »

Une demi-heure plus tard, Clément se fit huer par ses coéquipiers, reçut les gifs les plus insultants qui soient. Il se mordit la lèvre pour ne pas éclater de rire mais il le sentit gonfler dans sa poitrine, prêt à sortir. Il avait pris l’habitude d’être discret car Thierry râlait toujours quand il passait trop de temps à discuter.

Camael : Bravo @Argentik. Tu te fais une petite spé carpette, c’est nouveau ?

Argentik : Ça change un peu, d’habitude, c’est toi.

Camael : Je laisse ma place aux anciens. Le respect, quoi.

Dyaketh : Le respect est mort ce soir.

WookiesFirst : Owinbowé !

Le rire s’amplifia dans son corps. Il devinait cette fois avec une parfaite exactitude ce qui allait se passer. Il aimait cette guilde parce qu’il y avait des personnes de tout âge et de tout horizon et qui partageaient cette envie de jouer sans se prendre la tête. Les premiers gamins étaient arrivés quelques mois auparavant et ils avaient tellement pris leurs aises qu’ils ramenaient maintenant d’autres joueurs.

Dyaketh : ?

El Ludodor : On demande ou on demande pas ?

GarsHell : Je parie sur un truc de vieux.

WookiesFirst : Toi, tu vas avoir des problèmes… De gros problèmes.

Clément eut du mal à s’arrêter de rire. Il sentit une présence derrière lui et sursauta. Sa première réaction fut d’abaisser la fenêtre de dialogue et de se sentir immédiatement sur la défensive.

« Oh pardon, je voulais pas être indiscret, dit Gwen. »

Clément se tourna vers lui et attendit quelques secondes, tentant de faire redescendre la tension en se murmurant à l’esprit que c’était Gwen et que tout allait bien.

« Je voulais juste savoir si je pouvais te piquer un cône vanille, demanda le brun.

— Bien sûr, sers-toi.

— Non parce que tu les as planquées dans un coin obscur du congel. Donc je pose la question.

— J’ai fait ça ? murmura le châtain.

— Oui, après, c’est ton rangement. Si les glaces vont dessous les haricots verts, ok. »

Clément passa la main dans ses cheveux. Avait-il vraiment caché les glaces comme à l’époque où Thierry s’offusquait qu’il achète des trucs caloriques ?

« Tu en veux une ? demanda Gwen.

— Pardon ?

— Une glace ? »

— Non merci, on va relancer une partie. »

Il eut un petit sourire.

« Enfin, s’ils veulent encore de moi…

— Tu m’as l’air d’être tombé sur une sacrée équipe, remarqua Gwen. »

Le plus âgé leva les yeux et se tourna vers le brun.

« C’est des amis en ligne, je sais que c’est pas…

— Ils te font sourire, ils te font du bien, donc on s’en fout qu’ils soient en ligne ou ailleurs, non ? »

Gwen allongea la main et tout doucement, la passa dans les cheveux de Clément avant s’éloigner.

« Continue à jouer et compte sur moi pour manger tes glaces, ne t’inquiète pas, je gère ça.

— Je m’en doute.

— Lécher des trucs, ça me connaît. »

Clément rit franchement pour cette fois. Mon dieu, mais il n’avait donc pas de limites ?

« C’est marrant comme ça peut prêter à interprétation ce slogan, ricana Gwen.

— Je crois que je n’étais toujours pas prêt, prévint Clément. Pour tes blagues pourries.

— C’est ça qui est drôle, Clém, se moqua Gwen. »

Clément détailla les lèvres du plus jeune, il avait envie d’attraper sa nuque et de l’abaisser jusqu’à lui. Gwen provoquait encore cette sensation entre douceur et excitation. Clément ne pouvait pas y céder, pas encore. Il ne savait pas ce que c’était que de se laisser entraîner ainsi par son désir. Il détourna le regard et ré-afficha le dialogue entre les membres de la guilde. Il n’avait plus à se cacher de personne, il était chez lui. Et c’était Gwen.

Bonsoir,

Encore un postage à l'arrache parce que j'ai apporté des modifs de dernier moment à ce chapitre, quelques passages n'étaient pas prévus et puis, voilà, l'idée et l'envie et paf... ça fait des chocapics. Ah non, pardon, c'est pas ça XD. Donc, n'hésitez pas si vous voyez des fautes, la relecture n'est pas mon fort.

Merci à vous d'être là, ça fait presque un an maintenant que je me suis remis à écrire et wahou, quel plaisir ! Et quel bonheur d'être lu et apprécié !

Merci et à bientôt.

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