Chapitre seize

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« Allez, c'est moi qui paye la suivante, dit Francky en se levant. Que le petit con se lance pas dans un conflit de générations en disant que nous, on a tout eu, blablabla...

— Deux minutes et il va nous dire qu'il a fait la guerre, rigole Karima.

— Hé, le vétéran, se moqua Gwen, ramène des cahouets aussi !

— Pas de problème, Clément, viens m'aider, ordonna Francky.

— Et le s'il te plait ? Oh, le respect, ça marche dans les deux sens ! Faut tout leur dire à ces vieux ! l'admonesta Gwen, avec un grand sourire. Et j’y vais, tu vas pas faire bosser l’infirme !

— Tu sais ce qu’il te dit l’infirme ? râla Clément en se levant.

— Mon dieu, il est vivant ! He’s alive ! »

Clément éclata de rire et s’étonna de la facilité avec laquelle il l’avait fait. Karima le regarda, les yeux pétillants. Mon dieu, c’était tellement simple de vivre quand on n’était pas obligé de chercher chaque goulée d’air pour respirer. Il avait éteint son téléphone portable avant d’entrer dans le bar, il penserait plus tard à tous ces messages ou à toutes les idées qui pourraient passer dans la tête de Thierry pour l’atteindre. Il essayait de se dire que c’était juste de la peur et que rien ne se passerait. Thierry devait avoir compris que l’emprise qu’il avait sur lui était brisée, qu’il ne reviendrait pas.

Brisée, la bonne blague, Clément tremblait encore de tout son être à la moindre pensée d’une rencontre avec lui. Il reporta son attention sur ses collègues, sentant son sourire se remettre en place. Puis quand il les regarda vraiment, le sourire ne fut plus seulement de convenance. Il passait un bon moment, il aimait être là et rire avec eux.

Gwen lui avait dit avoir passé une bonne semaine avec Francky et Karima, ça n'avait pas dû être triste en effet. Clément voyait que ses deux collègues l’avaient déjà adopté. Karima n’avait vraiment pas tort quand elle le qualifiait d’addictif. Il suivit Francky jusqu’au bar.

« Deux pressions, un Picon et un demi pêche, demanda son collègue à la barmaid.

— Plutôt un perrier pour moi maintenant. »

Francky corrigea la commande et eut un mouvement d'interrogation envers Clément.

« Avec les médocs, je suis vite à l'ouest, expliqua ce dernier.

— Plus que d'habitude ? C'est possible ? »

Clément eut un petit haussement d'épaules embarrassé. Son manque d'attention était assez légendaire dans l'équipe. Il ne le faisait pas forcément exprès mais il angoissait vite à propos de choses dérisoires, toujours en rapport avec Thierry, ce qu'il devait faire, ce qu'il aurait dû faire. Ça le maintenait dans une angoisse permanente et sa concentration s’en trouvait impactée. Il détestait être ainsi même si la plupart du temps, il arrivait à donner le change, à maintenir l’illusion qu’il allait bien.

Encore aujourd'hui, il avait sursauté à chaque appel insistant, Thierry enchaînant parfois cinq ou six appels successifs et n’en avait rien montré. Pourquoi Thierry persistait-il à l’appeler ? Pourquoi alors qu’il lui avait si souvent fait comprendre à Clément son inutilité, son incapacité ? Clément espérait juste qu’il ne rentrerait pas un soir pour trouver Thierry l’attendant devant chez lui, il savait qu’il ne réussirait pas à lui faire face. Il crut presque entendre la voix dédaigneuse. Très courageux, Clément, comme toujours. T’as mérité ta médaille de petite fiotte. Quand Thierry en venait aux insultes, elles visaient systématiquement leur sexualité, rabaissant Clément, comme si Thierry lui reprochait sa propre homosexualité.

Une main s’agita devant son visage.

« Hé, tu reviens à l'Est ? s’inquiéta Franck. Fatigué ?

— Un peu, admit Clément. »

Il était épuisé en vérité et s’étonnait que son corps puisse encore fonctionner malgré tout. Il devait dormir à peine quatre heures par nuit, et, chaque nuit, de préférence sur le canapé, avec le murmure de la télévision. Quand le sommeil tardait à venir, il faisait du rangement ou avançait les travaux, il avait enlevé presque tout le papier-peint du salon, jusqu’à tomber de fatigue. Au petit matin, il finissait par regarder le jour se lever en se demandant comment il allait bien pouvoir affronter la journée. Il espérait qu'il ne dérangerait pas Gwen avec ses habitudes d'insomniaque. Il avait essayé cette nuit de ne pas trop sortir de sa chambre et ça avait été une torture. Il ne pouvait même pas aller discuter un peu avec ses quelques amis du net, sa connexion persistant à s’afficher comme « limitée ». Tout comme lui, pensait-il. Francky attira son attention sur Gwen.

« Il a du potentiel le gamin.

— En conneries ou pour le boulot ? demanda Clément.

— Les deux. Mais aussi bien pour l'un que pour l'autre, il n'est pas encore au niveau.

— J'espère bien ! Franchement, avec tes blagues de potache, tu as surtout de la chance de t'être jamais retrouvé avec une plainte aux fesses.

— Tant que c'est pas autre chose ! rit Francky. »

Clément ne rit pas. Il regarda Gwen, aujourd'hui, il avait des yeux magnifiques soulignés d’un trait brillant bleu métallique. Le maquillage avait un peu bougé durant la journée, s'était estompé, mais ça donnait un regard encore plus envoûtant. Il ne trouvait pas ça le moins du monde choquant, il aimait en fait.

« Hé, je déconne, hein, et le gamin l'a bien compris, t'inquiète. Et il sait me remettre en place. Je veux pas finir vieux con, tu sais.

— Ce serait bien de pas en prendre le chemin.

— J’essaie, merci. Et puis, je trouve ça pas mal qu'on ait un peu de diversité dans le monde du bâtiment. »

Francky le fixa.

« Des femmes, des gars gays et qui osent le dire, Clément. »

Clément baissa les yeux, soudain effrayé. Francky était son collègue depuis si longtemps. Mais autant il connaissait sa position sur la place des femmes, Karima ayant bien aidé à la faire évoluer à coups de pied au cul, autant son vieux collègue pouvait encore faire des blagues qui le faisait grincer des dents, encore plus parce qu'il n’arrivait pas à y répondre. Heureusement, Karima le traitait de vieux réac, et il s’excusait en réalisant sa bêtise.

« Et puis, il bosse bien le gamin alors s’il aime se maquiller ou s’envoyer un mec plutôt qu’une femme, je m’en fiche moi, continue Francky.

— Tu parlais de Gwen ? fit Clément en relevant la tête. »

La barmaid revint avec leurs boissons et Francky attendit quelques secondes qu'elle s'éloigne.

« Ouais, de Gwen. Et de… Clément, on sait avec Karima. »

Clément détourna les yeux, gêné.

« Depuis quand... ?

— On a eu des doutes au bout d’un moment mais tu nous disais jamais rien, on a compris que tu voulais pas en parler. Tu te rappelles le chantier de D... ? »

Clément hocha la tête et rougit, sachant exactement ce qu'il s'était passé cet été-là, il y a plus de dix ans, mais pensant avoir été particulièrement discret.

C’était un gros chantier et ils y étaient restés près de deux mois, logés par le prestataire qui avait fait appel à Yves, dans des petits logements d’un ensemble d’appartements locatifs meublés et tous équipés. Karima et Francky, comme un vieux couple sans pourtant l’être, avaient cohabité par habitude, ce qui avait laissé Clément avec un intérimaire.

« Tu partageais l’appartement avec Mihai. Votre salon était mitoyen au notre. Et vous ne vous êtes pas cantonnés à la chambre cet été-là, se moqua Francky. »

Clément se sentit disparaître de honte et en même temps, son cœur fit un bond. Mihai, un bel homme brun, souriant, enjoué, massacrant la langue française et riant des expressions imagées de ses collègues.

Un homme qui lui avait dit doucement, au bout d’un mois passé à vivre côté à côte, à échanger des regards de plus en plus équivoques, de son accent si particulier :

« Dormir avec moi, Clément ? Plus que dormir, tu veux ? » avant de l’embrasser et de l’attirer contre lui.

Mihai ne lui avait jamais rien promis. Ils savaient tous deux ce qu’il en était. Mihai montrait avec fierté les photos de sa femme, de ses enfants, pour lesquels il travaillait. S’il s’était un jour posé la question de savoir ce qu’il voulait vraiment dans la vie, Mihai l’avait vite enfouie sous la peur et les idées conservatrices dominant son pays. Il venait travailler en France et parfois, s’autorisait à céder à ses envies. Ils avaient cédé, tous deux, à beaucoup d’envies cet été-là.

Après ce premier baiser, tous les soirs, sortant d’une bonne douche fraîche, ils s’étaient glissés encore humides sous les draps à la recherche du plaisir. Clément frémit presque, il n’avait pas repensé à Mihai depuis plus d’une décennie mais l’émotion le submergea. Il revit ces moments, riant, caressant le corps de son amant, le désir montant entre eux. Le désir…

Clément fut partagé entre la honte à l'idée que Karima et Francky aient pu les entendre et ses souvenirs si tendres. Pourquoi n’avait-il pas compris que sa relation avec Thierry n’avait rien de normale ? Le désir, la tendresse avaient été relégués dans une partie éloignée de son univers, hors d’atteinte.

Francky se mit à grogner devant l'air catastrophé de Clément.

« Hé ! Tu me prends vraiment pour un vieux con en fait ! s'écria son collègue. Alors, non, je dis pas, je conçois pas le truc et je préfère pas. Mais pour moi, la liberté et les droits, c'est pour tout le monde, pas juste pour ma pomme. »

Clément hocha la tête, ne pouvant rien dire. Francky avait l'habitude, aussi il posa juste sa main sur son épaule.

« C'est pas un reproche, Clément. On sait que les gars sur un chantier peuvent être particulièrement cons. Gwen nous a fait un topo des remarques et des crasses qu'il a pu recevoir. Ça donne franchement pas une bonne image du métier. Mais nous, tu peux nous faire confiance. On est là pour toi, on te l’a toujours dit. »

Le plus vieux fixa la légère cicatrice sur le bas de la joue de Clément et ce dernier s’agita encore plus sous le regard de son aîné.

Bien sûr qu’ils n’étaient pas dupes, ni lui, ni Karima. Par deux fois déjà, il y avait eu des bleus un peu trop prononcés, surtout ces dernières années. Et ils s’étaient inquiétés, ils avaient tenté de le soutenir, de le faire parler et Clément les avait toujours repoussés, tout à sa peur, à sa honte aussi.

« On est cons, on aurait dû te le dire y’a des années qu’on savait…, culpabilisa Francky. Gwen était fou la semaine dernière, à propos de ce qui t’est arrivé.

— C’est rien, murmura Clément, honteux que Gwen se soit senti si concerné. »

Francky soupira.

« Il y a déjà eu quelques fois où c’était « rien » soi-disant. Et il nous a fallu beaucoup de temps pour comprendre avec Karima. C’est lui ? Ton pseudo-coloc ? »

Clément hocha la tête, comprenant l’inquiétude de son vieux collègue et à quel point il leur avait fait du mal en les repoussant.

« C’est fini ? Tu… tu es parti ? »

Encore une fois, Clément se contenta d’acquiescer, il entendait la sollicitude et ne savait pas s’il la méritait.

« Alors, c’est bien. »

Puis Francky rigola.

« Et tu y perds pas au change niveau coloc, tu vas pas t’ennuyer avec le spécimen, ricana-t-il en désignant Gwen. Mais ôte-moi d’un doute, il ne sait pas que vous jouez dans la même équipe ?

— Non, il ne sait pas. »

Et Clément n’ajouta rien de plus que ces quelques mots. Depuis tant d’années, c’était presque ancré en lui, cette interdiction d’en parler.

Gwen regardait Frank et Clément discuter. La barmaid avait posé les boissons devant eux depuis un petit moment déjà mais ils ne faisaient pas mine de revenir. Clément avait l'air perturbé et Gwen s'était senti très vite concerné. Putain de renard !

« C'est pas la première fois qu'il est esquinté, l'informa Karima brusquement. C'était pas autant la dernière fois.

— Tu veux dire quoi ? demanda Gwen, sentant un très mauvais pressentiment l’étreindre. Que c’est pas la première fois qu’il tombe dans un escalier ?

— Ou qu’il prend une porte ? Oui…, finit-elle par acquiescer doucement.

— Et ça vous a pas inquiété ? l’accusa Gwen d’un ton rogue. »

Il s’en voulut de s’énerver. Qu’avait-il fait lui-même pour Clément ? Pas grand-chose. Et il savait la difficulté de demander ou d’accepter de l’aide.

« Hé ! Calme le ton, petit con ! s’écria Karima. Bien sûr que ça nous a inquiété. On a dit à Clém qu’on était là s’il avait besoin, on a essayé de le faire parler. Il souriait et rigolait disant que cette pauvre porte allait prendre cher. On a insisté et il s’est fermé. Il a jamais… jamais il n’a… Oui merde, bien sûr qu’on aurait dû faire plus ! On a mis du temps à comprendre… on était aveugles…

— C’est qui qui lui fait ça ? Une petite amie ? Son frère ? Tu sais ?

— Il est rentré ici, il l’a quitté, je crois, c’est ça qui est important, dit Karima.

— Ça répond pas à ma question. C’est qui ? »

Clément et Franck revinrent à ce moment-là et Gwen n’eut pas de réponse. Sauf une. La première agression n’était pas fortuite. Et c’était arrivé de façon répétée.

Karima lui lança un regard coupable. Gwen se calma immédiatement. Combien de fois Jelani était revenu du boulot, en colère ou désespéré, car il tentait d’aider des parents, des sœurs ou frères conscients de ce que vivaient leurs proches victimes d’abus mais n’arrivant pas à les sortir de la spirale infernale. Combien de fois Jé avait fait des pieds et des mains pour trouver des solutions pour une victime de violences et que tout s’était écroulé quand la victime s’était retractée sous la peur, retirant sa plainte. C’était tout le contraste de la personnalité de Jelani, l’abruti sans aucune retenue d’un côté et le sauveur de la veuve et de l’orphelin de l’autre, donnant trop à son travail d’assistant social. Autant Gwen avait aimé le premier, autant le deuxième se rendant malade en maintenant un système mortifère en vie lui faisait peur. Liam, lui aussi confronté au plus moche de l’humanité par son travail de policier, avait réussi à modérer Jé, à lui faire lâcher du lest. Et l’effet de Jelani sur le flic blasé avait été tout aussi intéressant.

Comme le disait Jé, il fallait parfois des années avant qu’une victime ose parler, et autant d’autres années pour qu’elle sorte de la spirale. Il regarda Clément, son sourire timide, sa façon de réagir dans les situations de conflits, les sursauts d’angoisse, les absences. Et parfois, juste parfois, le vrai lui qui ressortait, consciencieux, appliqué dans son travail, souriant, et encore profondément gentil malgré tout.

Oui, il pouvait faire illusion, faire croire que tout allait bien. Si Gwen ne l’avait pas récupéré ce soir-là, blessé et choqué, s’il n’avait pas croisé cette doctoresse qui ne croyait pas à la thèse de l’accident, peut-être lui aussi, n’aurait pas compris, n’aurait pas pensé que c’était à ce point.

Il posa brièvement sa main sur celle de Karima, échangeant un regard rapide. La main de la femme trembla sous la sienne et Karima battit des paupières très rapidement pour effacer le fait que ses yeux s’étaient humidifiés. C’était difficile pour les proches de se sentir impuissant.

Quand ils rentrèrent, Clément sentit plusieurs fois le regard de Gwen se poser sur lui.

« Regarde la route, lui conseilla-t-il.

— Oups ! Pardon ! T’es sûr que je suis assuré si je conduis ta voiture ?

— Oui. Mais c’est pas une raison de frôler cette brave dame sur son vélo comme ça.

— Quelle brave dame ? »

Clément eut un frisson de panique.

« Tu ne l’as pas vue ?

— Mais si, je déconne. »

Clément se rencogna dans son siège. Il avait laissé le volant car conduire avec son attelle n’était pas des plus pratiques. Ça ne lui posait pas de problème de laisser Gwen conduire le camion, il se sentait presque protégé par la taille de l’engin. Mais en voiture, il avait toujours un peu peur. Thierry avait tendance à s’énerver, à conduire vite dès qu’il était contrarié et sa grosse berline accélérait un peu trop bien malheureusement. Clément se tendit à l’idée que Gwen put mal prendre sa remarque.

« Je voulais pas t’embêter sur ta conduite, s’excusa-t-il.

— Tu m’embêtes pas, Clém. »

Clément eut un tout petit sourire. Ça lui rappelait la phrase fétiche de son frère. Gwen n’avait rien de Thierry. Il fallait que Clément arrête de juger les réactions des autres à l’aune de celles de son ex.

Son ex… Mon dieu, il venait de le penser ! Ça sonnait… ça sonnait encore trop possessif, trop présent, pas encore assez ancré dans le passé. Mais ça le deviendrait. Il inspira, presque résolu.

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