Chapitre treize

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Il était en train de craquer lentement mais sûrement. Ça plus la fin de semaine où il n’avait pas chômé, Gwen était à bout. Il avait amené tous les papiers, absolument tous, ses bulletins de salaire, son nouveau CDI, ses quittances de loyer, tout ! Il gagnait plus de trois fois le montant de loyer, certes de justesse, et pourtant, le gars, un jeune con pédant en costard, lui demandait un garant. Il avait la poisse en matière d’immobilier. Ça faisait déjà deux apparts qui lui passaient sous le nez, le gars lui disant qu’ils étaient soi-disant loués à peine mis sur le marché.

« Je n’ai pas besoin de garant, il me semble, dit-il. »

Il se garda de rajouter, pas pour votre arrière-cour minable qui devait servir de poulailler y’a pas deux mois en arrière parce que ça aurait été de la mauvaise fois, l’appart n’était pas de première jeunesse mais il était en état et c’était déjà ça.

« Bien sûr, vous avez tous les papiers de base mais après, le choix en reviendra au propriétaire et il faut mieux avoir plus que moins. Au cas où ! précisa le jeune con en faisant bien la liaison de la locution. »

Gwen se sentait intérieurement vriller et ça ne lui plaisait pas. Il pensa fugitivement que les agents immobiliers devraient tous avoir leur place réservée en enfer.

« Et bien, il choisira avec ce que je lui apporte. Et moi, je prends l’appart tout de suite, pas de délai, à lui de voir…

— Vous ne comprenez pas…

— Si, si je comprends, pas de souci, j’ai pas fait de photocopie de mon cul mais ça peut s’arranger ? Au cas où ? »

L’homme le regarda, choqué, et Gwen continua :

« Après, je sais pas s’il rendra bien en noir et blanc.

— C’est le marché qui veut ça, expliqua l’agent immobilier sans vraiment le regarder.

— Ouais. Bon, je pose mon dossier comme ça, sans garant, et vous verrez avec le proprio ce qu’il en pense.

— Comme je vous l’ai dit, le propriétaire fera un choix entre les candidats et… »

Gwen se leva d’un bond en comprenant d’un coup pourquoi le type le faisait mariner et ce qui posait réellement problème : ses bijoux, ses yeux maquillés. Ce matin, il avait ajouté à son crayon noir du fard à paupières bleu foncé nacré comme ça lui arrivait parfois. Et oui, il savait qu’il paraissait encore plus… efféminé mais il s’en foutait ! Pourquoi était-ce à lui de changer ?

Il se rendit compte qu’il avait baissé sa garde, d’habitude, ce genre de choses, il le flairait dix kilomètres à la ronde mais là, il ne l’avait pas vu venir. Ou plutôt avait voulu l’ignorer pour une fois.

« Ok, fit-il sans chercher à discuter plus avant. J’attends votre réponse d’ici peu.

— Oui alors vous comprenez qu’il y a d’autres visites de prévu et que…

— Dans ce trou paumé du loinloinstan ? »

Le gamin prit l’air offusqué comme s’il tenait une agence sur les champs Élysées.

« C’est un endroit très prisé et la clientèle est très variée, répondit le jeune con sans se démonter.

— Je n’en doute pas, ajouta Gwen. Certains doivent même venir de loin pour vos compétences, j’en suis sûr. »

Le costard-cravate se rengorgea sous le compliment.

Gwen ne se sentait pas d’humeur à lui expliquer le concept de l’ironie ou celui de la discrimination. Et il préféra y aller franco.

« Et sinon, le propriétaire, il vous a demandé expressément de ne pas choisir de pédés ou vous faites du zèle ? demanda-t-il. »

Gwen avait fait exprès d'utiliser un terme insultant parce qu'il savait pertinemment que ce devait être ainsi que ce type le qualifiait dans sa tête. Le jeune con perdit son sourire.

« Nous nous assurons que les locataires correspondent au mieux aux demandes des propriétaires tout en restant dans le cadre de la loi, bien sûr.

— Bien sûr, répéta Gwen. »

Et bien sûr, il n’avait absolument aucune preuve à apporter dans ce genre de situation.

Il remonta dans le camion et prit une longue inspiration. C’était vendredi soir, il pourrait découvrir les endroits chauds de la ville la plus proche, il pourrait…

Tiens, il pourrait ramener un mec pour qu’il puisse faire connaissance avec Josh et Orlando, un plan à quatre, super idée ! Son oncle et sa tante lui avaient bien dit de faire comme chez lui mais il doutait que ça comprenait le fait de faire entrer un quasi inconnu dans la maison.

Il était rare qu’il prenne un amant d’un soir. Il préférait néanmoins nouer une relation, au moins amicale, avant de coucher. Dans son ancienne vie, il aurait pu sortir dans n’importe quel bar de son quartier, il y aurait retrouvé des connaissances, aurait échangé avec le barman ou les serveurs, s’y trouvant à l’aise. Mais là, il avait tout à reconstruire. Et en plus, il était enterré en plein milieu des champs. Ca devenait limité pour faire des nouvelles rencontres en dehors des plantes et des vaches.

Gwen avait réalisé qu’il faisait du surplace là où ses amis avançaient dans la vie. Et avait désiré ce changement d’air brutal. Sauf qu’il ne savait toujours pas ce qu’il cherchait. Ses désirs d’avenir étaient encore bien trop flous.

Il reconnut le nom du village alors qu’il passait le panneau. Il l’avait déjà noté à l’aller, se rappelant que c’était là que Clément habitait. À la lumière du jour déclinant, tout paraissait différent, il eut du mal à retrouver la maison, sans même savoir pourquoi il essayait d’y aller.

Parce que Clément l’intriguait, l’inquiétait. Oui, même en ayant autant d’éloquence qu’un poisson rouge dans un bocal, son collègue arrivait à attirer son attention.

Non, ça n’avait rien à voir avec le fait qu’il ait un joli cul, un sourire si particulier et des yeux de la couleur d’un métal liquide. Et qu’il était trop gentil pour son propre bien. Merde, en vrai, Gwen était inquiet, il l’était depuis la dernière fois.

Il stoppa le camion, reconnaissant la petite barrière en bois qui faisait office de portail et l’avancée du garage. Gwen allait repartir, cherchant encore pourquoi il s’était arrêté quand la porte s’ouvrit et que son collègue s’avança sur les pierres de l’allée.

« Oh, j’ai cru que c’était Yves, dit Clément. »

Gwen sauta du camion sans utiliser le marchepied et s’avança. La marque sur la joue de Clément avait commencé à virer au violet mêlé de bleu. La coupure était badigeonnée d’une pellicule de crème. Il avait tout de même ramené son poignet contre lui.

Clément était habillé d’un vieux jean taché, et d’un tee-shirt gris informe qui devraient calmer l’imagination de Gwen au moins pour les deux prochaines heures. Même si ledit tee-shirt laissait apercevoir des biceps joliment dessinés. Avec le froid, une chair de poule se créa sur la peau de Clément et Gwen releva les yeux pour ne pas la regarder.

« Je passais par-là, dit-il, n’ayant jamais entendu une excuse aussi minable. J’voulais savoir comment t’allais.

— Ça va, répondit Clément sans vraiment le penser. Tu veux rentrer ? Prendre l’apéro avec moi ? Ma mère- doit avoir du… enfin, elle faisait du vin de noix et il en reste des bouteilles. »

La tristesse voila les yeux de Clément l’espace d’un instant.

Gwen eut soudain l’impression qu’il marchait sur une corde tendue entre deux falaises et ne savait pas ce qu’il foutait là-dessus. Ne pas regarder en bas, putain, ne pas regarder en bas. Il s’était juste arrêté saluer un collègue, c’était tout. Un collègue qu’il ne connaissait que depuis deux semaines, se rappela-t-il. Mais un collègue qu’il avait trouvé blessé et sans aucun doute traumatisé par une agression quelques jours auparavant. Voilà qu’il se sentait presque une responsabilité envers lui maintenant !

« Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé », disait le renard au Petit Prince. Un des rares livres que Gwen ait lus, ressentant la poésie des mots sans qu’il y ait besoin d’explication. Sauf que Clément n’était pas le renard et qu’il n’avait jamais demandé à être apprivoisé.

« Ça me ferait plaisir d’y goûter, dit Gwen doucement, passant la main dans ses cheveux avec embarras. »

Mais comment en arrivait-il à être gêné, lui par-dessous tout qui n’avait aucun concept de retenue ?

Un sourire effleura les lèvres de Clément comme un rayon de soleil sortant des nuages. Avant que sa main ne vienne cacher sa bouche, comme pour ne pas éblouir Gwen.

« Et merde, pensa le plus jeune. Renard à la con. »

Clément regarda les cheveux de Gwen, oui, ils avaient cette couleur un peu irréelle et il se rendit compte à ce moment-là que ce n’était sans doute pas leur couleur naturelle. Mais ça allait bien à son collègue. Il avait été surpris que le brun lui rende visite mais ça ne lui déplaisait pas.

« Je peux me dessaper sans me les geler ? plaisanta Gwen en refermant la porte d'entrée.

— Tu peux maintenant, enfin, en restant dans les limites du raisonnable, répondit Clément.

— Oh ça va être compliqué, ça ! »

Soudain, Gwen s’arrêta après quelques pas et Clément devina ce qu’il regardait. Faire les changements de domiciliation n’avait duré qu’un temps, après, il avait bien fallu que Clément trouve de quoi s’évader de ses pensées, vu qu’Yves ne voulait pas de lui au boulot. Il s’était donc attaqué à la tapisserie hideuse du salon, décidant sur un coup de tête qu’il pourrait vraiment redonner vie à cette maison comme ses parents l’auraient voulu. Son cerveau était parti dans plein de directions à la fois, évaluant les travaux à faire, le temps, le prix, le détournant du fait qu’il avait dû rejeter plusieurs fois les appels de Thierry et que ses messageries, téléphonique et mail, s’emplissaient de messages qu’il ne voulait ni lire ni entendre.

Clément avait vécu dans la peur de le voir se déplacer jusque-là mais Thierry ne l’avait pas fait, il ne s’abaisserait pas à ça. Ce serait à Clément de venir ramper. Thierry n’était jamais fautif. Clément avait écouté un message, un seul. Thierry s’excusait pour « ce qu’il s’était passé », pas ce qu’il avait fait, non, ce qu’il s’était passé comme s’il s’agissait d’un accident. Grace à son ami d’internet, qui l’avait abreuvé de liens divers sur le processus d’emprise, Clément arrivait à le décrypter quand il n’était pas pris dans l’engrenage. Pour Thierry, Clément était fautif, à chaque fois et le châtain avait fini par le croire à la longue.

Clément reporta son regard sur Gwen qui enlevait sa grosse veste et clignait des yeux en regardant les murs dépouillés de la tapisserie, cette dernière s’étalant encore par lambeaux sur le sol.

« Tu te fous de moi ? fit Gwen en regardant l’avancée des travaux, ne se retenant même plus dans ses formulations.

— Je m’ennuyais, répondit Clément.

— Et tu t’es dit que décoller du papier-peint, c’était un super divertissement ?»

Clément eut un sourire d’excuse devant l’énervement de Gwen. Il avait beau savoir que son collègue n’était pas vraiment en colère, ça lui provoquait la même réaction qu’à chaque confrontation, le cœur qui s’accélérait, le trou dans l’estomac, la peur de ne savoir y réagir correctement.

« J’ai juste vaporisé un peu d’eau pour commencer à le décoller…, commença-t-il à se justifier, ça ne demande pas de gros efforts.

— Ouais, et la spatule a décollé le reste toute seule, et les meubles, ils se sont tirés du mur bien sagement, j’imagine. T’es pas croyable, Clément ! »

Le sourire sur les lèvres de Gwen apaisa la tension que le plus âgé ressentait.

« J’avais besoin de me vider la tête, dit-il, sombrement.

— T’as pas Youporn ou quoi ? s’exclama Gwen dans un éclat de rire. Quoique c’est plus pour autre chose que la tête… Oups ! Désolé ! »

Clément se mit à rire franchement, portant tout de suite la main à sa bouche pour cacher son hilarité. Il n’aurait pas cru ça possible dix minutes auparavant où pour sortir de ses pensées, il avait eu besoin d’aller gratter le mur de toutes ses forces. De sa main gauche en plus, ce qui était loin d’être une tâche facile. La phrase de Gwen le fit rire mais provoqua aussi un petit pincement à son orgueil. Même avec une connexion internet en état de marche, ça faisait bien longtemps que l’idée de se faire plaisir à lui-même l’avait déserté. Et même son cerveau n’était pas capable de lui envoyer des images qui l’excitaient réellement, elles étaient vite parasitées par des souvenirs indésirables. Il préférait alors ignorer les réactions de son corps, le sexe ne lui manquait pas vraiment.

Gwen jeta sa veste sur un fauteuil se retenant de soupirer son désaccord devant le passe-temps de son collègue.

« Oublie ce putain de renard, se dit-il. Tu n’es pas responsable de lui ! »

Clément attrapa deux verres dans un buffet et une bouteille en verre légèrement opaque, avec une étiquette de confiture collée dessus.

« Ça se boit avec des glaçons mais si tu préfères…

— Non, c’est bon, je m’adapte aux traditions locales. »

Clément s’absenta quelques minutes dans la cuisine pour farfouiller dans le congélateur. Un moment, son malaise se manifesta à nouveau, il ne savait plus comment interagir avec les gens, Thierry l’avait coupé du monde depuis tant d’années. Il revint avec un bol de glaçon. Gwen faisait le tour de la pièce, observant les travaux.

« Comment ça s’est passé, sans moi ?

— Bien, je suis en vie répondit Gwen en riant. Mais juste parce que je cours plus vite que l’équipe de vieux ! »

Clément rit et son esprit se tranquillisa. Ils discutèrent de l’avancée des travaux sur le lotissement et Gwen le remercia pour le vin, qui était parfait. Cela fit encore sourire Clément, à la fois joliment et tristement. Il avait beau connaître la recette, ce ne serait jamais le même vin que sa mère.

Le plus âgé se détendait, peut-être le mélange de l’alcool et de l’antidouleur, mais il en doutait, il n’avait bu qu’un verre. Plus l’effet Gwen apparemment.

« Tu comptes mettre quoi à la place de la tapisserie ? demanda Gwen en désignant le mur du menton.

— Je n’en sais rien, sans doute juste un enduit simple, une peinture dans les beiges. Pour éclairer la pièce, que l’on remarque les poutres apparentes. »

Gwen suivit des yeux le geste de Clément montrant le plafond.

— Ouais, ça me paraît une bonne idée. Une teinte un peu chaude, tirant sur les rouges… Tu veux refaire d’autres trucs ? »

Clément se leva et Gwen l’imita, son verre à la main.

« La cuisine. L’ouvrir sur le salon. Et la façade extérieure, faire ressortir les vieilles pierres… mais c’est un boulot monstre !

— Tu m’étonnes. Après, mettre une vraie cuisine aussi, ça serait pas du luxe, dit Gwen en tournant dans la pièce.

— Pas sûr que j’ai les fonds mais oui, c’est sûr que ce serait un plus pour la vente. »

Gwen s’arrêta, la main sur l’embrasure de la porte menant à la cuisine.

« Tu comptes la vendre ?

— Pas de gaîté de cœur. Oh, je sais, elle est moche et elle ne provoque pas un « coup de cœur », dit-il en mimant les guillemets d’un air blasé.

— Qui a dit ça ? questionna Gwen.

— Le gars de l’agence.

— Non ? À C… ? Un jeune con en costard-cravate avec un air qui te donne envie de l’assommer avec tous les volumes d’une encyclopédie, un par un ? »

Clément se mit à sourire, levant sa main devant sa bouche.

« Ça correspond assez au bonhomme. On a croisé le même ?

— À mon grand désespoir, ce petit con a ruiné mes chances d’avoir une loc dans mes prix. Monsieur n’est pas gay-friendly apparemment. »

Clément fronça les sourcils. Il avait été confronté à ça une fois, une seule lors d’un week-end dans un lieu très éloigné avec Thierry où on leur avait refusé la chambre d’hôtel réservée, soi-disant une erreur informatique. Ça avait mis son ex dans une colère folle qu’il avait reportée sur Clément comme à son habitude. Les week-ends avaient cessé par la suite.

« À ce point ? murmura Clément.

— Ouais, je suis parti pour ré-éplucher les petites annonces, y’a pas beaucoup de petits logements disponibles. Et bordel, mais pourquoi c’est aussi cher par ici ? On paye l’air ou quoi ? »

Gwen eut un gémissement dramatique et se renfrogna à l’idée de passer encore du temps dans la chambre de sa cousine. Il avait bien sympathisé avec Josh et Orlando, mais ne serait pas mécontent de les quitter. Non, en fait, ces gars étaient des emmerdeurs et s’il devait rester une semaine de plus, ils finiraient par partir en envoi express chez sa cousine.

« Tu vas trouver, l’encouragea Clément.

— Ouais, si tu lis dans le journal qu’un conducteur a reculé par accident trois fois sur un agent immobilier, tu sauras que c’est moi ! »

Clément fut pris d’une impulsion dont il ne comprit pas la provenance et à laquelle il céda sans savoir pourquoi. Peut-être juste pour ne pas que cette discussion s’achève. Peut-être pour garder cette sensation de sérénité qui se manifestait quand Gwen était là.

« Tu cherches quoi ? Une col… »

Il trébucha sur le mot colocation tant il avait été employé à mauvais escient.

« Partager un bien, ça t’irait ? reprit-il.

— Une coloc ? dit Gwen ne voyant pas grimacer Clément à l’appellation. Pourquoi pas, oui, ça dépend des gens. Tu connais quelqu’un ?

— Heu… je… je n’y avais pas pensé jusque-là mais… Moi ? Ici ? »

Gwen sentit un frisson lui remonter le long du corps, il ne s’y attendait clairement pas.

« C’est sérieux ou c’est pas réfléchi du tout comme proposition ? rigola Gwen.

— Un peu les deux, je pense. Je te ressers du vin ? »

Gwen regarda son collègue et les yeux gris qui semblèrent s’accrocher aux siens l’espace d’une seconde avant de se détourner, des yeux qui auraient pu dire « S’il te plaît… Apprivoise-moi ! ». Il avait envie de l’apprivoiser, de l’allonger, de l’agenouiller… Oh, bordel ! Il avait besoin d’un bon exorcisme avec Orlando !

« Tu te rappelles que je m’envoie des mecs ? T’as pas de problème avec ça ?

— Je… Non. Tant que tu ne reçois pas une équipe de foot au grand complet. »

Clément baissa les yeux, un peu honteux comme à chaque fois qu’une blague sortait de sa bouche.

« Pardon…

— Ok, je note, pas d’équipe de foot ! Une de rugby, je peux ? Mon dieu, je viens de me faire peur à moi-même ! rétorqua Gwen, riant et frissonnant en même temps. »

Clément leva les yeux. Il contempla son collègue, rieur, assuré, sans aucune peur. Puis il détourna à nouveau le regard. Il ne serait jamais comme lui, jamais.

Gwen sentit qu’il venait de perdre Clément, aussi, il se calma et lui tendit son verre.

« Va pour le vin. On discute de comment tu envisages ça ? dit-il doucement. »

NDA : Citations d’Antoine de Saint Exupéry, Le Petit Prince.

Bonsoir,

Haha, oui, je sais, vous l'aviez vu venir l'histoire de la collocation ! Ça fait tout bizarre cette histoire parce que Clément est très calme extérieurement (moins à l'intérieur malheureusement d'ailleurs) et ça me change des piles électriques de mes dernières histoires.

Merci ! A bientôt.

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