L'ami ailé /2

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Zephyr fit les présentations, et ils embarquèrent le corps de Talixan, auquel Pelon voulait rendre rapidement hommage avant de l'enterrer derrière chez lui. Il laissa entendre que la mort du vieux chasseur allait frapper durement ses nombreux amis, mais ce fut son seul mot sur le sujet. Leur lien était visiblement très fort, car le jeune homme semblait aussi marqué que Zephyr par sa disparition.


Une fois arrivés, il leur intima de rentrer se reposer chez lui pendant qu'il disposerait du corps. Les deux jeunes gens marquèrent un arrêt devant la façade du petit bâtiment à un étage, dont les murs de pierre rétrécissaient en montant. Un style typique des flancs des montagnes, mais rare aussi bas en plaine. Le toit était particulièrement frappant, avec ses planches de bois que laissait à peine deviner une couverture de feuilles de pinski séchées, une plante géante des hauteurs qui assurait une étanchéïté sans faille.

Alors que Pelon engageait sa charette sur un chemin longé de multiples box de chevaux, ils entrèrent timidement dans la maisonette. L'intérieur était chaleureux, à la mode locale, avec profusion de peaux de mouton et de petits meubles en chêne ou en bouleau. Ils décidèrent de se laisser tomber sur un tas de peaux qui leur tendait les bras, et y trouvèrent rapidement le sommeil.

C'est l'odeur du repas qui les réveilla, et Pelon les invita à le rejoindre à table, où il s'était déjà installé en compagnie d'un oiseau. Ce dernier sautilla à leur approche, et émit un petit chant de crécelle.

- Un traquet ! reconnut Zephyr.

- Je vous présente Tric le Traquet, confirma Pelon avec un geste cérémonieux. Il déjeune toujours avec moi. C'est un ami, et il va nous être précieux, vous allez voir.

Il exposa alors son plan : Tric pouvait parcourir de longue distances en vol, et si on lui fournissait une description détaillée des zagarites et de leur chariot, il pourrait sûrement les identifier sans se faire remarquer. A charge ensuite pour eux de le pister, sachant que Pelon disposait de chevaux puissants qu'il mettrait à leur disposition. Personne autour de la table ne savait ce qu'il conviendrait de faire s'ils parvenaient à retrouver les zagarites, mais ils décidèrent de tenter leur chance, en se réservant d'improviser le moment venu.

Zephyr était tout surpris de retrouver en Pelon l'optimisme sans crin de Talixan. Il avait beaucoup pleuré ce dernier, pensant que sa mort scellait irrémédiablement son sort et celui de son royaume. Mais peut-être le vieux chasseur n'avait-il pas dit son dernier mot, selon ses propres termes, en le dirigeant vers Pelon. Et derrière Pelon, vers ces mystérieux "amis" qui semblaient pouvoir se mobiliser à volonté pour leur cause...

Il décrivit donc pour Tric et Pelon le chariot couvert, les zagarites encapuchonnés et les cavaliers. Un doute surgit cependant lorsqu'il se remémora les difficultés de Talixan pour repérer les bandits. Une sorcière parmi eux les rendait invisibles aux regards en journée. Il fallait les chercher de nuit, à la lueur de leur feu de camp.

- C'est plus compliqué, mais pas infaisable, répliqua Pelon en fixant son traquet. Il cherchera de nuit, puisqu'il le faut. En parcourant les quelques routes qui mènent d'ici aux passes dans la montagne, il a toutes ses chances.

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