Le monde où nous vivons laisse-t-il place à la rêverie?

Une minute de lecture

Le personnage du Voyageur immobile rêvasse dans l’épicerie où il semble se rendre régulièrement. Grâce à son imagination, il voyage sans bouger, se croit dans la cale d'un bateau de marchandise.

Mais le monde d’aujourd’hui laisse-t-il encore place à la rêverie ?

Pour commencer, j’affirmerais cette question avec la rêverie synonyme de passe-temps. Je me contredirais ensuite dans un second temps avec la rêverie interdite par un monde où tout va trop vite.


De nos jours, il nous arrive régulièrement de devoir faire de longs trajets, que ce soit en train, en bus, en voiture ou encore dans je ne sais quel autre transport. Ces moments, souvent ennuyeux, sont largement propices à la rêverie qui aide donc à faire passer le temps.

La rêverie est aussi là dans les textes poétiques, fantastiques ou encore fantasy où l’imagination est souvent la clé.


Au contraire, les nouvelles technologies font de notre monde un d’immédiateté où tout va très vite, voir trop vite, où l’être humain se doit d’être plus performant, et donc plus réactif. Ces contraintes font que le temps passé à la rêverie est en constante diminution.

De même, au collège, nous sommes toute la journée dans le bruit, entouré d’élèves bruyants. Il nous faut rester concentré sur le cours sous peine de punitions. Les temps libres que l’on nous laisse ne sont pas plus propices à la rêverie, de part les cris des élèves ou encore même leurs paroles. S’isoler devient mission impossible et la rêverie est donc barrée de nos habitudes. Une fois chez nous, elle n’est une fois de plus mise de côté car notre priorité est de faire nos devoirs, de nous préparer au lendemain, ect… Je pense pouvoir ajouter que les conditions sont peu différentes au travail, pour les adultes donc.

Désormais, lorsque nous nous ennuyons, il nous suffit d’aller sur un ordinateur, notre téléphone ou un autre écran alors que, avant, ce temps   libre était passé à la rêverie.


Je pense pouvoir dire, pour conclure, que le temps passé à la rêverie est bien souvent déterminé par les occupations des personnes, par l’envie qu’elles ont de rêver. Ainsi, pour trouver cette place, il faut au départ le vouloir, ce qui devient de plus en plus rare de nos temps.

Annotations

Recommandations

Défi
no97434

Un lundi arc-en-ciel, écriture/partage, accueillir un sourire et Vous à la nuit.
629
213
21
4
PM34
Un petit livre sans prétention où je parle de moi.
Entres anecdotes plus ou moins lointaines et portraits de gens plus ou moins proches, je me confie en me disant que ça pourrait peut-être intéresser quelques personnes.
131
306
232
30
Défi
docno

— Laurent, tu es ignoble. Tu es tellement sexiste et macho et beauf et ringard… tu.. tu mériterais de te réincarner en femme ! Il te faudrait écarter les cuisses pour un abruti…
— Ah mais arrête ! C’est dégueulasse ! Rien que l’évocation me soulève le cœur. Tu es pas bien toi !
— Tu vois !
— Je vois rien du tout Lydia ! Tu es complètement dingue. Ton cerveau est malade de pondre des idées pareilles.
— D’ailleurs peut-être que dans une vie antérieure, tu étais une femme ! Ta virilité en prend un coup hein, petit mec ?
— Mais ça existe pas la réincarnation ! C’est des conneries… Petit mec ?
— Oui, petit mec ! Ah tu crois que ça n’existe pas ?
— Nan, ne me dis pas, en plus, que tu crois à ces fadaises. Mais y a pas de limites à ta bêtise alors ?
Il faut tout le self contrôle de Lydia pour supporter cette injure. Elle serre les poings et me fait face les yeux brillants.
— Je suis hypnothérapeute, je peux te faire retrouver ta mémoire karmique et te révéler tes vies antérieures.
— Pfff, encore ces histoires. J’y crois pas à ça non plus Lydia. T’es complètement allumée, aujourd’hui. Tes hormones te travaillent ? Les Anglais débarquent !
— Grrr ! Oh le… Laisse-toi faire et tu verras ! Tu n'as pas le courage hein ?
— Moi, pas le courage ?
— Oui, tu es lâche !
— Moi, lâche ?
— Tu te dégonfles devant une femme ?
— Tu tiens vraiment à te ridiculiser ?
— On verra bien. Tu es tellement fort que tu crois qu’on ne peut pas t’hypnotiser ?
— On ne peut pas !
— Assieds-toi là !
Assis sur le canapé, Lydia me fait face. Elle me fixe intensément de son magnifique regard de braise. J’aime quand elle est comme ça, ardente. J’ai encore plus envie d’elle. Je suis sûr qu’elle le sait et qu’elle en joue. Ses mains se posent sur mon visage. Elle appuie sur des points précis. Elle murmure et compte à rebours. Soudain elle presse mes tempes. J’entends le murmure, mais je ne distingue pas les paroles. Et un flash.
70
26
49
9

Vous aimez lire Jo. Loschnel ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à Scribay !
Sur Scribay, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de Scribay !
0