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Une minute de lecture

C’est l’infirmière qui m’a dit de commencer ce journal. Une infirmière très gentille. Grande, la peau caramel. Des cheveux en boucles noirs, souples, à m’en rendre jalouse, si son sourire ne venait pas tout faire : apaiser, rassurer, soutenir, compatir. Je pleurais dans un couloir, après le test. Elle s’est arrêtée, m’a prise par l’épaule et m’a ramenée jusqu’à ma chambre. Toute douce, avec des mots en forme de coton.

Elua, ton père, me cherchait partout. J’ai baissé la tête. Je n’aime pas qu’il me voie pleurer. Ça le fait pleurer aussi.

C’est dur aussi pour lui. J’aimerais que tu puisses le connaître mieux, mon fils. vois L’infirmière… Elle s’appelle Méhia… nous a tendu ce carnet.

« Écrivez. Ça vous libérera, ça vous soulagera. C’est la seule chose qui restera de lui s’il n’est pas viable », a-t-elle dit, de cette voix grave mais rassurante qui fait que ton père et moi lui faisons confiance.

Alors je vais écrire ta courte vie, petit d’homme. Mon petit d’homme. Tu ris quand je t’appelle comme ça.

Dans trois semaines, on saura.

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