Apothéose de Clément le Quinzième

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Les négociations entre le Pape, Donatella, Don Juan et Krogius se terminaient en catastrophe pour celui-ci : le Reich perdait deux cent mille milliards de mille milliards de mark : la dette vaticane éteinte, la malédiction de Fugger disparaissait enfin.

Le soir même, l’ex-Chancelier embarqua sur un cargo à destination de la Patagonie. Les négociations reprirent le lendemain sous un soleil radieux qui saluait le 1er jour du printemps.

Tous les protagonistes de la veille, moins le Chancelier, se retrouvèrent dans le grand salon d’honneur du Bucentaure à l’invitation de Don Juan qui leur offrait l’agrément d’une croisière au large d’Ostie, en route vers Tunis.

Clément XV, rajeuni de dix ans depuis l’extinction de la dette de 1519 regardait d’un œil attendri les deux amants en aparté sur le gaillard d’avant. Désormais tout souriait au Saint Père.

En échange de la bénédiction nuptiale, Don Juan et Donatella, sous l’amicale pression du Cardinal Michieli, avaient promis d’adhérer solennellement au clémentisme au cours de la cérémonie de mariage.

Dans l’euphorie d’une Italie enfin religieusement réconciliée, le Pape avait proposé l’Archevêché de Tunis au Grand Inquisiteur pour prix de la conversion des futurs époux. Carthage, berceau de l’hérésie léontiste, se verrait ainsi amarrée à la vraie foi par le plus zélé de ses serviteurs.

Ainsi rêvait Clément XV en plein extase œcuménique, dans la baie ensoleillée de Pescavidi.

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