Les Carabiniers d’OFFENBACH sont là !

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On se souvient peut-être de l’héroïque sacrifice de la 1ère Division italienne des Carabiniers-cyclistes amphibies du Général Offenbach-Moltieri.

Cette brillante unité d’élite fut submergée par la furieuse offensive turque de 1902 pour la maîtrise de la Mer Egée.

Il semblait établi, contrairement à la saine tactique italienne de repli express à la moindre alerte, que nos braves carabiniers s’étaient tous fait tuer sur place sans reculer d’un pouce, probablement surpris en pleine sieste. Considérée comme perdue depuis un an, la Division Offenbach au grand complet vient d’aborder sur les rives du protectorat de Tunisie.

Le général italien avait eu la judicieuse initiative de lever le camp la veille de l’offensive ennemie et de dissimuler sa précieuse unité dans une baie désertique de Crête. Profitant de l’entrée en mer Ionienne de l’Armada turque, les héroïques carabiniers cyclistes se sont alors fondus dans la masse des bateaux marchands chargés du ravitaillement, astucieusement déguisés en pêcheurs libyens.

Le cap réglé sur Naples, c’est cependant à Tunis que la Division Offenbach termina sa glorieuse odyssée, sous les acclamations de la colonie italienne. Celle-ci lui fit un triomphe digne des légions de César, une fois ses valeureux guerriers remis de leur mal de mer.

Quant au Général Offenbach-Moltieri, apprenant que sa solde n’était plus assurée par le Ministère de la Guerre, mais par l’Archidiocèse de Tunis, il offrit aussitôt ses services au Pape Léon XIV qui lui accorda pleins pouvoirs civils et militaires sur l’étendue du Protectorat en échange de sa démission du Grand Orient Rose-Bonbon.

Tunis valait bien une messe.

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