Niveau 12 - Multijoueur

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Le trainage par la main commençait à s’apparenter à un préliminaire obligé, d’où ma déception lorsque Émilie, une fois parvenue à l’entrée du bar, s’extirpa de ma poigne.

— Je connais des gens ici, se justifia-t-elle, les pommettes de plus en plus roses.

Sa réaction ne me surprenait pas. Depuis l’inversion, sa jauge d’exhibition n’avait pas arrêté de clignoter en rouge. Et ce n’est pas les regards salaces lancés sur le chemin par plusieurs badauds témoins de nos préliminaires « publics » qui avaient arrangé son état de fébrilité honteuse.

— T’inquiète. La chambre de ma copine est juste à l’étage, là-bas. (Je désignai la porte derrière le zinc.) Je passe devant et tu me rejoins dans quelques secondes. Comme ça, ça sera plus discret. Ok ?

Bon, la moitié du bar se douterait d’un truc, surtout après la scène de ménage de tout à l’heure, mais je me gardai bien de le lui signaler. Elle acquiesça avec mollesse, et je croisai les doigts pour qu’elle ne décampe pas en panique dès que j’aurai le dos tourné.

Alors que je traversai l’allée centrale, j’aperçus Mélissa et le serveur en grande discussion, attablés au fond du petit établissement. Le « jaloux » me tournait le dos. Yeah, pas de meurtre oculaire cette fois ! De toute façon, j’étais tellement euphorique qu’il aurait fallu une vessie particulièrement volumineuse pour pisser sur ma parade. Mon cerveau chantait à tue-tête « Plan à trois, plan à trois, lalalala, plan à trois. » et le nouveau degré d’irréalisme dans lequel ma vie plongeait me donnait l’impression d’être shooté. J’en oubliai même la montagne de problèmes qui accompagnait l’Interface, comme pour en compenser le karma.

De puceau à « ça » en une journée !? Personne ne me croirait jamais, moi le premier.

Je franchis la porte à l’arrière du bar, et grimpai rapidement les marches jusqu’au palier. Ok, ok, respire un coup et calme-toi le steak ! Ce n’était pas le moment de me réjouir trop vite. Mon plan pouvait encore s’écrouler de mille et une manières. Problème nouméro uno : ni Marie, ni Émilie, ne devait se rendre compte de leurs identités respectives. Du moins, pas avant qu’il ne soit trop tard, ou leur animosité mutuelle risquait de péter leur groove. Heureusement, si elles étaient montées comme moi, une fois plongées dans l’extase, elles se poseraient moins de questions. Encore fallait-il les y amener.

Alors que je me stressais le postérieur, Émilie coula sa plantureuse silhouette dans la cage d’escalier. Idéalement placé en surplomb, je ne manquai rien du spectacle de son décolleté. Sainte crotte, comme disent les Anglais, ses seins voulaient vraiment sortir de là. D’autant plus que, rhabillée à la va-vite, je distinguais le haut d’une aréole par-dessus la dentelle. Couplé à son évident malaise, cela ajouta quelques volts à la tension de mon slip.

— Hum, du coup, ta copine est là, murmura-t-elle lorsqu’elle m’eut rejoint sur le palier.

Je contins mes envies de pelotage pour me concentrer sur ses yeux. La jauge d’exhibition ne calmait pas ses clignotements. Si elle continuait comme ça, ça risquait de devenir problématique.

— Oui, chuchotai-je. Je veux lui faire la surprise.

— C’est que… j’aime beaucoup l’idée, mais… je ne sais pas trop pourquoi, je suis pas très à l’aise avec le fait que… qu’elle me voit. Nue.

— À vrai dire, elle n’est pas très à l’aise avec ça non plus.

Je ne me retins de rire lorsque l’image de Marie, cuisses ultras écartées devant la fenêtre ouverte, me revint en mémoire.

— Dans ce cas, dit-elle. On a qu’a juste…

Elle me saisit la nuque avec la même violence qu’un peu plus tôt dans la rue, et m’embrassa à pleine bouche.

— Non… bafouillai je entre deux coups de langue. J’ai… une… meilleure idée.

Elle arrêta de me lécher la pomme quelques secondes pour m’adresser un regard intrigué.

— Je vais lui bander les yeux. (Déjà fait !) Et je vais faire pareil pour toi. Comme ça, je serais le seul à pouvoir vous voir, ça t’irait ?

— Je ne sais pas trop. Qu’est-ce qui me dit qu’il n’y a pas quinze types libidineux en embuscade derrière la porte pour me mater à mon insu ?

— À vrai dire ils sont trois cents. Je leur aie dit de patienter bien sagement dès fois que je rencontre une jolie femme au hasard dans la rue et que je parvienne à la draguer. Ils ont tous accepté.

Je lançais en parallèle : < Je deviens vraiment parano. Il a raison, ce genre de choses ne peut vraiment pas se prévoir, surtout qu’il est plutôt banal.. > histoire d’enfoncer le clou. Elle émit un petit rire qui les secouèrent, elle et son décolleté.

— Désolé, je sais pas pourquoi j’angoisse comme ça. C’est vraiment pas mon genre pourtant. Tu dois me perturber.

Le regard qu’elle me lança aurait pu faire fondre la calotte glaciaire plus efficacement que le réchauffement climatique. Mon corps entier en frémit, et je dus faire une nouvelle fois preuve d’une force de volonté incroyable pour ne pas me contenter de céder à ses avances. Oui, je sais, je suis un véritable héros du cul !

— Ok, alors attends-moi là.

Je me coulai par l’entrebâillement de la porte. Mes tripes improvisaient des nœuds marins. Dans quel état allais-je retrouver Marie ?

Je n’avais pas fait un pas dans la pièce que je me figeais, dos plaqué contre la porte, bouche bée à en gober une boule de bowling.

La belle brune ondulait du bassin contre un coussin. Les mains toujours attachées dans le dos, elle le maintenait en tenaille entre ses cuisses. L’obscénité érotique de la chose me réchauffa encore plus les sangs. De tous les scénarios que j’avais envisagés, celui-là me prenait de court…. Agréablement.

« Mode sexe – Activation ».

Sa jauge rose se maintenait à 65%, mais ne bougeait pas. Sa jauge de frustration, quant à elle, n’avait pas chuté de ses 100%. Cela expliquait son acharnement.

J’approchai à pas prudent du lit.

— Ça va ? demandai-je.

Marie sursauta, et libéra le coussin d’entre ses jambes. J’appelai « Lecture de pensée ».

« Oh enfin ! Mais qu’est-ce qui me prend ? Déjà que je lui ai fait une… Eurk, comment j’ai pu faire ça ? J’ai jamais été aussi excité de ma vie, c’est pas possible. »

— Prends-moi, supplia-t-elle pantelante. J’en peux vraiment plus.

Toujours sur le dos, elle serpenta du buste et des hanches pour se placer sur le rebord du lit. Elle écarta ses cuisses au maximum. Sa toison gorgée d’humidité sublimait sa vulve aux lèvres épaisses ouvertes sur le petit abyme obscur de son vagin.

Whoâ ! Je l’avais plus frustrée qu’un drogué aux pornos avec deux bras dans le plâtre.

Grisé par cette réalisation, je ne pus me retenir de faire glisser mes doigts le long de ses chairs intimes rougies de désir. Elle gémit un « ooooh oui » qui s’étrangla sur un halètement. Comme une grosse roulure de bidet, j’évitai soigneusement son clitoris. Plus elle serait à point, mieux les choses se dérouleraient. Enfin, j’espérai.

— Elle arrive, dis-je sans cesser mes caresses.

De mon autre main, je récupérai le coussin pour en extirper la taie encore poissée de sa mouille.

— Elle ? parvint à gémir Marie.

J’enfonçai deux phalanges dans son vagin. Elle ondula du bassin pour tenter de me prendre plus profondément.

— Oui, elle. Et elle est très timide alors, pas un mot.

J’envoyai < Si je n’obéis pas, il risque de me laisser encore en plan. >, et pour bien ponctuer ma phrase, je taquinai juste une fois du doigt la perle enflée de son clitoris. La belle brune dut se mordre les lèvres pour contenir un cri.

Elle grogna de colère et frustration contenue lorsque j’extirpais mes doigts de sa petite chatte. Je ne résistai pas à l’envie de lécher l’humidité qui poissait mon index. La cyprine de la belle brune avait un savoureux goût, presque sucré, qui m’étonna. Mais pas le temps de me lancer dans la critique gastronomique de mouille. Je refermai rapidement la fenêtre encore ouverte de la chambre histoire qu’Émilie ne panique pas en sentant le courant d’air, et je la retrouvai sur le palier.

Elle se rongeait l’ongle d’un pouce. Sans un mot, je lui montrai la taie récupérée. Elle comprit aussitôt mon intention, se tourna, et retira ses lunettes qu’elle glissa soigneusement dans sa sacoche. Je plaquais le tissu encore humide devant ses yeux, et le ficelait à l’arrière de son crâne avec assez de force pour être certain de l’aveugler. Je ne pouvais pas me permettre que ce masque improvisé se barre au pire moment.

Une fois satisfait de mon bricolage, je la guidai à l’intérieur de la chambre de Mélissa. Nos pas firent grincer les lattes du sol, attirant l’attention de Marie. Installée sur les coudes, buste relevé, elle n’avait pas quitté sa pose indécente, sexe offert.

Un court moment de doute m’étreignit. Deux femmes sublimes en même temps, c’était presque trop pour mes sens. Je calmai mes palpitations en inspirant doucement. Pas de raison d’avoir peur. L’interface me soutenait. Avec elle je pouvais tout faire. Même l’impensable.

Je plaçai la trop habillée Émilie entre les cuisses de la totalement nue Marie. Je saisis la main de la rousse, et la guidai long des cuisses galbées de la brune. Ce toucher fit tressaillir cette dernière. Un sourire aux lèvres, Émilie compris le message. Sans que je ne l’y incite, elle entreprit de tâtonner son chemin jusqu’aux hanches, puis au buste, et enfin à la poitrine de Marie qui se soulevait au rythme de sa respiration de plus en plus rauque.

Lorsqu’elle passa un doigt contre un des tétons sensibles de la brune, ce fut comme le signal de la curée. Marie projeta ses jarrets autour des fesses d’Émilie pour la serrer contre elle. De son ventre affamé, elle frotta son sexe luisant contre l’avant de la jupe, la poissant d’humidité. La rousse, pas en reste, saisit Marie par l’arrière de la nuque pour la plaquer violemment contre sa bouche.

Leurs lèvres devinrent la ligne de front d’une lutte de pouvoir. En dépit de ses mains ligotées dans son dos, Marie tenait bon, sa langue empalée dans la bouche pulpeuse d’Émilie qui lui dévorait presque les lèvres. Leurs jauges de plaisirs montèrent aussitôt, tout doucement.

Obnubilée par son plaisir, la belle rousse en avait oublié sa timidité induite par l’inversion. La jauge « Exhibition », bien qu’encore haute, ne clignotait plus. Elle s’arracha aux baisers de Marie qui grogna de dépit. Comme si le tissu la brûlait, elle retira sa veste et manqua de me la balancer en pleine face. Une main glissée dans son dos, elle fit de même avec son soutien-gorge. Ses gros seins tombèrent comme un éboulis sur le visage de Marie qui ne se fit pas prier pour en happer les gros bouts durs, et déjà tendus. Elle les mordit avec une telle sauvagerie que j’en eus mal pour la rousse. Celle-ci n’y trouva rien à redire, bien au contraire. Arquée en arrière, une main dans le dos de la brune pour la presser encore plus fort contre sa poitrine, elle poussa un petit glapissement qui tenait plus du cri de surprise joyeuse que de douleur.

À voir cette poitrine imposante que les tortures de la brune peinaient à déformer, je me demandai un instant s’il y avait de la chirurgie là-dessous, et puis cette pensée disparut de ma cervelle, aussi rapidement qu’une leçon de math.

Je remarquai alors que j’étais en apnée depuis au moins deux minutes. Facile de doubler son record personnel avec un peu de motivation ! Je n’osais presque pas bouger, de peur que la magie ne se brise. Être le spectateur privilégié d’une telle débauche d’énergie sexuelle, d’une intimité si salace, ça me retournait l’esprit et le cœur. Si Mélissa pouvait voir ça, elle serait impressionnée.

Crotte ! C’est vrai ! J’en oubliai le pourquoi de cette situation torride. Je récupérai mon smartphone dans la poche de mon pantalon tombé au sol. Oui bon, j’avais oublié que je n’avais plus de ceinture, alors forcément ! Vous moquez pas, j’aimerais vous voir garder votre concentration dans une situation pareille !

Bref, tremblant comme une feuille parkinsonienne, je déverrouillai le bousin. Plusieurs messages m’y attendaient. Sarah, ma patronne, un numéro inconnu. Chiotte, chiotte, chiotte, cette dose surprise de retour à la réalité sentait le pât…

Marie et Émilie émirent presque simultanément des gémissements étouffés. J’en oubliai aussitôt mes problèmes de pauvre mortel pour contempler ces deux déesses installées tête-bêche, lovées entre les cuisses l’une de l’autre. Les bruits humides de langues, et les halètements rapides emplirent la petite chambre. La jupe de la rousse trainait au sol. Ses jarretelles, et son string repoussés sur le côté laissaient le champ libre à Marie pour explorer les replis de son sexe glabre.

Ce rebondissement dans le spectacle du cul dont j’étais le témoin privilégié manqua de me faire oublier ma mission.

Merde, non ! Du calme à la fin ! Juste quelques secondes, c’est tout ce dont j’avais besoin. Après, je pourrais les rejoindre… du moins si j’en trouvais le courage. Parce que mine de rien, je me tapai quelques complexes face au le talent déployé sous mes yeux. Malgré l’anarchie de leurs corps, les deux beautés savaient ce qu’elles faisaient. Comme si ces ex reconnaissaient le corps de l’autre, et se rappelait d’instinct tous les trucs et astuces qui les faisaient décoller.

D’ailleurs, leurs jauges se remplissaient à un rythme effréné. Je ne sais pas si l’Interface influençait les choses, mais leur plaisir se retrouvait parfaitement lié, toutes les deux à 72%.

Ok, petite cervelle, fais ce que tu sais faire de mieux, arrête de trop réfléchir !

Du doigt, je pressai deux fois sur l’écran de mon téléphone pour lancer la capture vidéo. J’aurai bien pris le temps de faire un cadrage digne d’un Spielberg du cul histoire de garder un souvenir digne de ce nom, mais si je voulais participer à la mêlée, je devais faire dans l’efficace. Je fis juste gaffe à bien filmer les visages – chose compliquée quand ceux-ci sont enfouis dans des sexes - et laissai tomber mon smartphone par terre. Mission accomplie !

En mode autopilote, je m’extirpai de mon slip, et saisit à pleine main les premières fesses offertes : celles très charnues de la brune, allongée sur le dos. Émilie lui lapait la vulve avec ardeur.

Une pensée parasite m’envahit la tête et manqua de me faire éclater de rire. J’allai coucher pour la première fois sur un lit et pas sur la première surface vaguement horizontale venue ! Ça se fêtait !

75%

Je m’enfonçai sans aucune hésitation ni résistance, dans le vagin de Marie. Celle-ci tressaillit un peu, et les parois de son sexe agrippèrent ma verge dans une poigne qui manqua de me faire défaillir de plaisir. J’exhalai un long gémissement qui monta dans les aigus lorsque la langue de la rousse quitta un instant la perle enflée de la brune pour s’aventurer à la base de mon sexe.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, deux beautés qui s’occupent d’un seul sexe, ça ne double pas le plaisir, ça le quadr… oh mais qu’est ce que je foutais à penser maths encore !!! Je prenais un pied monstrueux. Voilà. Point.

Je m’extirpai du vagin offert, ses parois se compressaient comme pour me retenir. Émilie en profita pour me lécher plus en longueur, comme si elle refusait de laisser perdre l’humidité de Marie sur ma queue. Je repénétrai celle-ci d’une traite. Elle frémit violemment, transmettant son plaisir au sexe d’Émilie qui tressaillit et gémit en rythme.

80%

Marie relâcha les caresses de la poitrine d’Émilie et, tendue en arrière avec une incroyable souplesse, glissa ses doigts autour de mon sexe pour caresser notre connexion. Je la récompensais d’un puissant mouvement de bassin.

85%

L’occasion était trop belle pour ne pas en profiter pleinement. La petite chatte de Marie émit un délicieux bruit de succion lorsque je m’en retirais. Mon départ lui fit pousser un geignement de dépit, bien vite étouffé par la vulve d’Émilie.

Je fis le tour du lit au pas de course, et me plaçai du côté de la rousse incendiaire. Son postérieur relevé sur ses cuisses offrait un spectacle époustouflant. La fente de son sexe nu avait les lèvres gonflées, presque rouges, alors que la langue de Marie la parcourait par en dessous.

J’hésitai à pénétrer son vagin. Non pas qu’il n’était pas tentant, surtout qu’il paraissait encore plus étroit que celui de Marie, juste que mon sexe sera alors tout proche de la bouche de Marie et, sans l’Inversion de son dégout de la fellation, je craignais sa réaction.

Émilie décida à ma place. Impatiente, elle poussa son bassin en arrière. Je compris le message et mon gland commença à écarteler son sexe. Elle se cambra, reins creusés, pour m’aider à m’insinuer dans son étroit canal vaginal.

Oh ! Oh ! Oooooh !

Marie et ma patronne ne faisaient pas le poids face à la rousse. C’était, et de loin, le sexe le plus incroyable de ma courte expérience. J’aurai bien envie de faire des comparaisons foireuses à base de gant trop petit et autres étaux de velours pour vous faire partager l’intensité du plaisir que je ressentis à cette pénétration, mais aucun mot ne saurait faire justice à la perfection de cette chatte. Lentement, mon gland repoussait les plis de ses lèvres. J’avais l’impression délicieuse d’ouvrir la rousse en deux. Elle gémissait, sa voix rendue presque rauque à force d’halètement. N’y tenant plus, je m’empalais d’un coup, avec la soudaineté d’un élastique qui casse.

90%

— Oooh, put… gémit Émilie, sa voix étouffée par le sexe de son ex.

Je restai un instant sans bouger, dégustant simplement les trépidations de son ventre, la pression de ses muqueuses et… la langue de Marie autour de mes testicules !

Marie ! La Marie qui détestait les fellations, venait de son plein gré de me lécher ?! Whoâ. J’appelai « Lecture de pensée. »

« Lécher son sexe couvert de toute cette mouille, c’est encore mieux que de faire un cunni. »

Une bouffée de fierté m’étreignit. D’une façon un brin détournée, je lui avais donné goût à la chose. La classe.

Je me mis à bouger, doucement au début, la poigne incroyable du vagin d’Émilie me suppliant presque de rester en elle. Mais sentir la langue de Marie glisser de mes testicules, au-dessous de mon sexe, quasiment jusqu’au frein, alors que je m’extirpais juste à la toute limite, valait tous les sacrifices.

Je me renfonçai brutalement dans Émilie qui tressauta de surprise. La rapidité de mon mouvement surpris un instant Marie, mais ses lèvres retrouvèrent bien vite mes testicules quelles suçota tour à tour avant de les engloutir. J’en profitai pour attraper un des gros seins de la rousse qui débordait sur les côtés du buste de Marie. Après l’avoir soupesé dans ma paume, j’étirais le téton entre mon pouce et mon index s’en aucune retenue, ayant vu que cela lui plaisait. Les palpitations de l’étroit contre ma verge récompensèrent mon initiative.

Émilie ne semblait pas attristée par le manque de cunni soudain. L’excitation brutale qui nous animait tous, presque animale, quasi instinctive – du moins pour ma part - faisait son œuvre. Les jauges du couple sous moi atteignaient les 97,98,99%.

Presque ! Et heureusement, car je n’aurai jamais eu la force de retenir la vague de plaisir qui me submergea, traversa tout mon corps, pour jaillir puissamment jusqu’au fond du sexe d’Émilie, l’inondant.

Les jauges des deux femmes explosèrent dans un clignotement aveuglant !

Elles jouirent comme deux contraires. Émilie trembla de longues secondes dans le plus grand silence, puis son corps se tendit comme un arc, son vagin serré comme jamais autour de ma verge, accentuant encore plus le plaisir des derniers spasmes de mon éjaculation. Marie bougea à peine. Ses gémissements montèrent brutalement dans les tours pour s’achever sur un explosif « oh putaaaaaaaaain ».

Sa jouissance ne l’empêcha pas, encore pantelante, de continuer à lécher la base de mon sexe, indifférente au sperme qui s’échappait déjà du vagin d’Émilie. Cette vision faillit me faire repartir pour une seconde fournée. Mais avant que je puisse remettre le couvert, l’Interface afficha :

« Succès double. Gain d’XP : 400 XP – Acquérir nouvelle compétence ?»

Les deux exs avaient leur compte. Je me retirai, pantelant en cœur avec les ex-amantes. Émilie se lova contre Marie, et j’enlaçai les deux femmes contre moi.

Ce moment de pure paix ne dura pas.

Mains libres obligent, Émilie retira son bandeau la première. Dès qu’elle aperçut le visage de Marie, elle se crispa, les yeux écarquillés, la bouche ouverte sur un cri muet.

Oh, oh ! Scène de ménage en approche !

Les mains tremblantes, elle arracha le masque de la brune.

— Émilie ? demanda cette dernière, son bronzage prenant plusieurs teintes de blanc.

— Maman ? gémit la rousse.

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01 – La plage.
Il y a tellement longtemps que je n'ai pas pêché dans cette petite anse du massif de l'Estérel.
Pour être perdue, cette petite plage, elle est perdue, discrète et difficile d'accès.
Ce n'est pas la plage propre qu'on aménage pour les touristes. Elle est encombrée de bois flottés, de vieilles tongs dépareillées, de bouteilles en plastique, de débris de filets de pêche, d'algues qui fermentent en se décomposant dans une odeur de pourri salé, en bref, un vrai désastre écologique.
Je suis là, dans ce petit vent froid et salé, sur une langue de rochers, au cœur des bruits répétitifs des petites vagues qui viennent mourir sur le sable ou s'écraser sur les rochers. Il y a aussi le son incongru de l'air poussé et compressé par la mer dans une petite grotte sous-marine qui souffle un râle surnaturel.
Je suis seul devant l'immensité de la mer et du ciel, une canne palangrotte à la main qui s'immerge dans un trou d'une dizaine de mètres sous les rochers. Mes sens sont aux aguets en attente d'une touche, prêts à réagir immédiatement pour ferrer.
Cela ne pite pas beaucoup, comme on dit ici, il n'y a pas de touche franche.
Je surveille de temps en temps l'accès à la plage, j'ai un rendez-vous avec un gros poisson de la pègre. Il veut me consulter pour avoir mon avis, et sûrement me proposer un coup.
J'ai toujours travaillé seul, discrètement, je ne sais pas comment ni pourquoi, il a besoin de moi.
Je n'ai fait que deux gros coups dans ma vie, ce qui me permet de vivre tranquillement, discrètement, sans flamber, je travaille de temps en temps, en tant qu'artisan électricien pour donner le change et être couvert socialement. Je choisis des chantiers faciles parce que je commence à devenir vieux.
Ah, une touche ! Je ferre. Je sens au bout de la ligne le poids d'un poisson qui se défend, il a l'air beau et lourd. C'est un beau sar qui sort de l'eau. Je tourne la tête, un homme descend vers la plage, avec une canne et un seau à la main. C'est peut-être mon rendez-vous qui arrive.
Il me regarde, porte son index droit sur la bouche en signe de silence. Il s'installe à l'opposé de l'endroit où je suis. Il sort un petit carnet vert et écrit quelque chose dessus. Il se déshabille, se met en slip de bain, puis met ses vêtements en boule. Il vient vers moi après avoir déchiré une feuille du carnet vert. Il refait le signe de silence et me tend le papier. Il retourne à sa place, déplie sa canne à pêche, accroche son bas de ligne et appâte l'hameçon. Je suis interloqué. Je finis par lire son mot. « Mettez-vous en slip, je suis sous écoute, faite comme si vous l'étiez aussi. Rendez-vous loin des portables contre la falaise. Merci »
Il fait froid, je vais attraper la crève avec ses conneries. Il doit se cailler aussi. Je me presse de me déshabiller et de filer au lieu-dit.
Dans quelle merde, je me mets ?
C'est un violent ce type, il faut s'en méfier, obéir et respecter ce monsieur, j’y suis obligé.
Je vais essayer de refuser poliment ses propositions.
Il me rejoint sans sourire après avoir fouillé dans son seau. C'est un petit homme maigrelet et chauve. Il doit être très intelligent et violent pour être un chef de la pègre. Il doit avoir des appuis pour savoir qu'il est sur écoute.

— bonjour Astri,
— bonjour Monsieur.
— appelle-moi Eugène, faisons vite, je me pèle.
— oui Eugène.
— je vais monter un coup, j'ai besoin d'un bon électricien pour le préparer et agir. Plus qu'un électricien, un électronicien et un bricoleur de génie. Tu ne risques rien dans ce coup, si tu ne laisses pas de trace. Tu n'es jamais tombé, tu n'es pas répertorié pour sur ADN, ni sur tes empreintes. C'est ta force, et notre force.
Tu auras les plans et instructions dans une boîte aux lettres. Tiens voilà la clef, l'adresse est sur l'étiquette.
— je touche combien ?
Si ça réussit, tu auras un demi-million d'euros, sinon rien.
— pourquoi m'avoir choisi ? Comment savez-vous que j'ai fait un coup ?
— c'est mon secret, et tu as fait deux coups. Tu vois, tu ne me balades pas, je suis bien renseigné.
— je veux bien étudier la faisabilité. Je donnerais ma réponse après. Ne me dites pas où ça se passe. Je ne veux rien savoir.
— c'était prévu. On communiquera que par courrier, à l'ancienne, une enveloppe, un timbre, l'adresse du nom écrit sur la boîte aux lettres. Ce sera toujours la même boîte aux lettres.
— ok, Eugène.
—le courrier doit se relever le lundi à 5 heures du matin. Les flics dorment ou sont repérables à cette heure. J'ai confiance, tu n'es jamais tombé parce que tu es prudent, discret, très méfiant. Et ça me plaît.
—combien de gens seront au courant de mon existence.
—personne, si on se débrouille bien, il n'y aura que moi. Ce sera mon dernier coup.
—ok, Eugène. Le demi-million sera payé comment ?

Eugène me regarde, se met à ricaner, me tape sur l'épaule.
—l'argent est déjà dans un paradis fiscal. Tu auras un compte informatique et tu auras des bitcoins. Tu les vendras pour les transférer sur un compte à toi.
C'est là que tu peux te faire coincer. À toi de bien jouer.
Bon, je te laisse, j'attrape la crève à poil. Ciao Astri. Ne perds pas la clef, passe lundi à la boîte aux lettres à 5 heures. Soit rigoureux, et pas de téléphone pour aller à la boîte.
—ciao Eugène, merci. Je te tiens au courant. Je jouerai serré.

Eugène va se rhabiller et continue sa pêche. Je fais de même de mon côté en rangeant bien la clef de la boîte aux lettres. Je me repasse la conversation, pour ne pas oublier un détail.
Il ne s'appelle pas Eugène cet animal, je ne dois même pas penser à son vrai nom, pour ne jamais me couper plus tard, on ne sait jamais. Il faut que je me renseigne pour ces bitcoins, j'y comprends rien à ce truc, j'ai lu quelque part, que la pègre s'en servait pour blanchir de l'argent ou pour transférer des fonds sans trace.

Bien, je vais laisser venir, et savoir ce qu'il veut que je bricole en électricité. Que puis-je faire de miraculeux en électricité, en électronique ou en bricolage ? Pas aller au compteur et le couper bêtement pour un demi-million d'euros. Non, il y a un truc. C'est quoi l'embrouille ?.
Tient, ça pite, hop ! Une girelle sort de l'eau. Dommage, il fait trop froid, il n'y a pas de daurade au bord. C'est une jouissance à pêcher cette bête, quand on la ramène, il semble au pêcheur, qu'il remonte un fer à repasser.
Je ne pêche pas souvent, alors que c'est bien sympa. Dommage que cette plage soit si sale, et ce souffle de cette grotte finit par lasser et irriter. J'en ai marre, je vais rentrer, je n'ai même pas acheté à manger pour pique-niquer ici.
Mais avant je vais tester ma nouvelle trouvaille, mon invention. Je prends mon téléphone, je compose un numéro, j'attends de passer sur la messagerie, et je raccroche. Normalement dans les cinq minutes, un autre téléphone va me rappeler, me dire des phrases enregistrées, je vais répondre et dire tout haut que j'arrive de suite.
ÇA devrait bien marcher, je teste ce mécanisme depuis une semaine.
Je laisse mon téléphone sur la boîte de pêche, je relance ma ligne. Il suffit d'attendre 5 minutes et je pourrais partir avec une excuse valable.
Voilà ça sonne, c'est bien le numéro de mon téléphone robot. Je parle fort pour que monsieur Eugène entende. Je raccroche et je range ma canne et je m'en vais, sans un regard au soit-disant Eugène.
C'est beau le massif de l'Estérel, en couleur chaude, en végétation, en odeurs, en silence. C'est sauvage, grandiose, beau comme un premier matin du monde.
Je roule doucement pour rentrer chez moi, j'ai faim, mais je prends mon temps pour réfléchir. Je n'ai pas pu dire non, quand il m'a parlé du demi-million d'euro. Ma cupidité a été la plus forte.
Devenir demi-millionnaire en Euro, je n'y avais jamais pensé. J'étais multimillionnaire en francs. Mais, depuis les euros, j'ai perdu le titre de millionnaire. Bon, on va voir et peser la faisabilité de ce coup, ne nous emballons pas.
Trouver une affaire, c'est toujours un coup de chance, ou de hasard. Là, ça me tombe du ciel sans raison. Comment a-t-il su pour mes anciens coups ?
Je ne vois qu'une fuite de la banque, j'ai toujours travaillé en solitaire, la seule faiblesse, c'est de blanchir l'argent pour le remettre dans le circuit légal. C'est incompréhensible qu'il soit au courant.
Je vais rentrer, cuire et déguster mon sar. Il y a longtemps que je n'en ai pas mangé. Celui-là, je sais d'où il sort. Même s'il n'y aura pas grand-chose à manger, le plaisir de la pêche doit finir devant une assiette pour la récompense.
Dans un plat allant au four, un peu d'huile d'olive et des tranches fines de tomates au fond, on met dessus le sar vidé truffé de basilic, on décore de tranches de citron, on verse un grand verre de vin blanc au fond du plat. On arrose le poisson d'un filet d'huile d'olive et hop ! 25 à 30 minutes à four chaud.
Je n'ai pas de vin blanc, ni de belles tomates, ni de citrons non traités. Il faut que je m'arrête en route.
La girelle sera pour le chat.
Mais à quelle heure ça va me faire manger tout ça ?

Au fait, lundi, c'est dans cinq jours, cinq jours de vacances avant les emmerdes. Profite de ces cinq jours Astri… Profite !
Je n'ai aucune idée de ce qui m'attend, ma cupidité va me mettre dans de sales draps, mais un demi-million d'euros cela ne se refuse pas.
Jamais deux coups sans trois, l'adage se vérifie.
Putain, ça me rajeunit, et ça me donne un coup de jeune cette affaire.
 
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