Chapitre 3

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Je me réveillai tôt pour aller courir. J'étais un peu plus loin de la forêt que l'année dernière maisce n'étais pas dérangeant. A mon retour Stella et Kylie étaient levées et le petit déjeuner était prêt. Je me douchai avant de les rejoindre.

-Comment ça c'est passé se matin ? me demanda Stella.

-Très bien, je suis toujours aussi seule quand je cours dans la forêt.

-Tu doit la connaître par coeur alors, ajouta Kylie.

-En effet. Pendant les vacances, j'ai eu le temps de l'explorer dans les moindres détails.

-Tu ne risque pas de te perdre au moins, enchaina Stella.

-Je ne pourrais jamais me perdre, je vois dans le noir et je peux me téléporter, je te rappelle. Et sinon, prête pour cette première journée Kylie ?

-J'appréhende un peu à vrai dire.

-Ça va surtout être des jeux et de la visite aujourd'hui. Mme Stanford nous fera faire des jeux pour qu'on apprennent à ce connaitre.

-Le fameux jeux où Clément avait tout fait à ta place ?

-Stella ! rigolais-je. N'empêche qu'elle avait vite compris que je n'arrivais pas à dévelloper mes pouvoirs. Mais tu nes as déjà utiliser toi, c'est ça ?

-Oui, enfin surtout par hasard.

-Ce sera facile alors.

-Anna, tu te rends compte qu'on sera les seuls deuxième année là-bas ? Je parie qu'ils vont croirent que tu bénéficie de privilège par ta mère.

-Faudra qu'il me dise en quoi se faire empoisonnée deux fois à la Beltiane, être dans le coma pendant plusieurs mois et avoir été élevè par sonkidnappeur est un privilège.

-C'est quoi la Beltiane ? m'interrogea Kylie

-Une plante donc la fleur est très tosique. Le seul anti-poison connu c'est ses feuilles. Mais c'est aussi une plante trés rare.

On rejoignsi les autres élèves sur le terrain d'entrainement. Mme Stanford fit son discours, le même que l'année dernière. Elle donna ensuite les armes gravées aux première année avant de commencer le jeux. Kylie arrivait facilement à maitriser sa magie. Ce ne serait pas trop dur avec elle. L'après-midi, les première année visitèrent ensemble l'établissement. Je retourna alors sur le terrain d'entrainement où d'utre élèves étaient déjà. je m'échauffa pendant une dizaine de minutes avant de commencer. Vers dix-sept heure, je fus arrêter par le bavardage des élèves présent, mon père venait d'arriver.

-Salut Adriana, commença-t-il.

-Salut, répondis-je sans même le regarder.

-Excuse-moi de ne pas avoir été là hier, comme prévu.

-Tu la trouvé ?

-Non, c'était une fausse piste.

-Alors je n'ai rien à te dire, enchainais-je en empoignant mon épée.

-Adriana, soupira-t-il. Je fais mon maximum pour que tu soit en sécurité.

-Je m'en fou d'être en sécurité ! J'ai besoin de mon père avec moi, pas à l'autre bout de la planette. Tu n'es pas venu de toute les vacances, je ne te vois jamais !

-Je fais ce que je peux Adriana.

-Arrête de mentir. POurquoi tu ne me dit tout simplement pas que tu ne veux pas me voir ?

-Je n'ai jamais dit ça. C'est pour toi que je fais tous ces déplacements.

-Alors reste ici, ne part plus. Sais-tu seulement que j'ai réussi mes examens ?

-Je le sais, ta mère ma la dit.

-Et là encore, tu n'as pas jugé bon de venir me voir ? Après ce qu'il s'est passé les mois précédent.

-J'étais occupé.

-Tu peux dire ce que tu veux, ça met égale.

Je sentais ma magie s'agiter dans mes mains, je ne pouvais plus la contrôler. Pourtant je le devais car il y avait de plus en plus de monde. Les première année étaient revenu. Mon père ne cessait de trouver des excuses à son absence. Le ciel devenait gris et de gros nuage se rapprochait au dessus de nous. Le vent soufflait de plus en plus fort. Tous les éléments devenait fou laors que j'essayais de me calmer, en vain. Clément arriva à ce moment-là mais ne pouvais s'approcher de moi. Il y avait beaucoup trop de monde.

-Je suis là Anna, me dit-il par télépatie, respire lentement.

-Je n'y arrive pas, je ne contrôle plus rien !

-Il faut que tu te calme sinon ça va exploser et tu pourrais faire beaucoup de dégats.

-Je ne peux pas !

-Je dit à ton père de partir.

Le vent était tellement fort que je n'entendais même plus les cris de frayeur des nouveaux. J'avais l'impression que ma tête allait exploser.

-Aide-moi Clément, je ne peux plus tenir !

-Ce n'est pas grave, tu va tout lâcher d'un coup.

-Je ne peux pas faire ça, je vais blesser tout le monde.

-Ils sont loins, ils ne risque rien.

-Tu es sûr ?

-Certain. Quand tu es prête, arrête de lutter contre ta magie.

-D'accord.


Je l'entendis compter jusqu'à trois et je me détendis un peu. Tout explosa en même temps. On se croirait eu milieu d'une apocalypse. Un rideau de flammes s'élevais autour de moi, emporté par la violence du vent. La pluie aussi était forte. Clément, maintenant juste devant moi malgrè la dangerosité des élèments, savait que je lutais encore.


-Lâche tout Anna ! Cria-t-il par dessus le vent.

-Je ne peux pas, il va y avoir de l'orage.

-Je sui là, enchaîna-t-il en attrapant mes mains. Je ne te lâche pas.

-Je t'en supplis, pas ça.

-Il le faut Anna.

-Pitié Clément.

-Je sais que tu en as peur mais tu doit arrêter de lutter.

-Non...


Il mis ses mains sur mes épaules et utilisa sa magie. Il me brula légèrement mais suffisament pour que la douleur libère enfin l'électricité. Des dizaines d'éclairs tombèrent autour de nous. J'hurlais de peur, blottis dans ses bras. Quand tout ce calma, je pleurais et deux personnes s'approchèrent de nous, Stella et ma mère.


-Mais tu es complètement idiot ! s'écria Stella. Tu aurais pu la blesser, dit-elle en me prenant dans ses bras.

-Merci, Mr Miller, ajouta ma mère.

-De rien, Madame.

-Tu es taré ou quoi ? enchaîna Stella. Tu sais qu'elle à peur de l'orage et tu l'oblige à l'utiliser.

-Calmez-vous Mlle Friz, il as fait exactement ce qu'il fallait.

-Madame, je sais qu'on as pas le droit d'utiliser la magie en dehors des cours mais je crois que c'est trop peu pour Anna.

-Je verrais ce que je peux faire. Merci de l'avoir aider. Que tous le monde retourne dans son châlet ! s'exclama-t-elle à destination de tous les élèves présent.


Accompagnée de Stella et de Kylie, on rentra au châlet. Stella savait de quoi j'étais capable mais Kylie semblait terrorisée.


-Assis toi, je te prépare à boire.

-Merci. Excuse-moi si je t'ai fait peur Kylie. Ma magie est en lien avec mes émotions et j'étais en colère contre mon père. En fait, j'avais peur de moi-même, de ce que j'étais capable de faire si j'arrêtais de lutter contre ma magie. Et puis il y a l'orage et ...

-Tu as astophobe ? demanda Kylie.

-Qu'est-ce que c'est ?

-Une peur anormal du tonnerre et de la lumière.

-Oui c'est ça. Petite, un éclair est passé à quelque centimètre de moi.

-Je comprends mieux. J'avais entendu dire que tu étais puissante mais je ne pouvais pas imaginer que c'étais à ce point.

-Ça m'as fait le même effet la première fois. Merci Stella, lui dis-je en prenant la tasse qu'elle me tendais.

-Et pour Mr Miller ? Je n'ai pas très bien compris ce qu'il s'étais passé.

-Il était notre tuteur, l'année dernière. Il sais ce qu'il faut faire quand je ne contrôle plus ma magie.

-Ce qui explique votre relation. Ce n'est pas dérangeant qu'ils soitvotre prof aujourd'hui ?

-Pas du tout. Excusez-moi les filles mais je suis fatiguée, je vais aller me coucher.

-Tu ne vas pas venir manger avec tous le monde, du coup ?

-Non, je n'ai pas faim.

-Je te prendrais quand même quelques chose.

-Merci.


Dix minutes après le départ des filles, Clément frappa à la porte et entra rapidement.


-Comment tu vas ? me demanda-t-il.

-Je suis fatiguée.

-Excuse-moi de t'avoir brûler tout à l'heure. Je peux voir ?

-Ce n'est rien, tu as bien fait.

-Tu as mis de la crème ?

-Pas encore.

-Je te rejoint avec dans ta chambre.

-Merci.


Je montai dans ma chambre et mis mon pyjama. Quand il me rejoignis, il passa de la crème sur mes brûlures avant que je ne m'allonge contre lui.


-On ne devrais pas ce voir ici. Les filles peuvent rentrer d'un instant à l'autre.

-On as une heure devant nous, Anna, elles sont dans la grande salle.

-Et toi alors ?

-Je prends soin de toi. Tu veux quelque chose de spécial ?

-Juste que tu restes avec moi.

-Je vais rester jusqu'à ce que tu t'endorme alors.

-Merci.

-Je t'aime, princesse.


Comme à chaque fois que j'étais dans ses bras, je m'endormis rapidement, bercer par les batiments de son coeur et sa respiration dans mes cheveux.

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Nouvelle initialement publiée en 2014 dans l'anthologie " Monstres à toute vapeur " aux éditions Lune Écarlate.

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Henri Robert Rivers
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